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Soul Ton Actu #001

Une semaine dans le monde de la musique, c’est des clips, des sorties d’albums, des informations en tout genre et beaucoup de bonheur pour nos oreilles malgré des déceptions parfois. Cette semaine, nous vous proposons une toute nouvelle rubrique sur Soul Ton Oreille : Soul Ton Actu, 4 actualités qui ne nous ont pas échappé et qu’on vous offrira dorénavant chaque week-end pour qu’aucun d’entre vous ne rate quelques-uns de ces événements, majeurs ou non, qui font le quotidien de la musique, souvent côté coulisses.

Les Beasties Boys sont définitivement dans la légende avec leur entrée au Rock And Roll Hall Of Fame ! Neuf albums dont le dernier Hot Sauce Committee Part Two sorti l’an passé, une carrière commencée en 1986, un groupe qui a révolutionné le monde du hip hop dans les années 1990 avec des opus vite passés dans la catégorie des classiques, les Beastie Boys sont les troisièmes à représenter le hip hop au Hall Of Fame après Run DMC et Grand Masterflash and the Furious Five.

Hommage du monde de la musique et occasion en or pour The Roots, Kid Rock et Travie McCoy de proposer un medley des tubes du trio (le groupe n’a pas pu performer, MCA n’ayant pas pu assister à la cérémonie pour raisons de santé malheureusment), le groupe a été présenté par Chuck D et LL Cool J, qui n’ont pas manqué avec Quest Love de noter l’importance du groupe dans la musique des 20 dernières années. S’ils scandaient « Ali Baba and the 40 thieves » sur leur premier album Licensed to Ill, on peut dire que cette récompense, ils ne l’ont pas volée ! La cérémonie sera diffusée le 5 mai sur HBO, en attendant, ne manquez pas la mixtape Grand Royal offerte par Mike Boogie, son hommage à lui aux Beastie Boys.

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L’heure des classements sonne et le premier à nous donner le vertige est celui de Forbes qui propose sa liste des artistes hip hop les plus riches. Peu de surprises au menu, le top 3 étant tenu par Sean « Diddy » Combs (fortune estimée à 550 millions de dollars), suivi de Jay-Z (460 millions) et Dr Dre (270 millions, merci HTC et Beats by Dre !).

Les trois poids lourds sont suivis de Bryan Williams (co-fondateur de Cash Money Records, maison de disque de Drake ou Nicki Minaj) et 50 Cent. La question aujourd’hui, c’est de savoir qui sera le premier artiste hip hop à devenir milliardaire en dollars. Sur qui placez-vous vos paris ?

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Janet Jackson n’a pas fini d’entendre parler du fameux « Nipplegate » : rappelez-vous, lors de la mi-temps du Superbowl 2004, la chanteuse a offert une prestation osée qui choque encore nos amis américains, son camarade Justin Timberlake lui arrachant innocemment une partie de sa tenue pour laisser entrevoir ce sein qu’on ne saurait voir.

Huit ans après, la polémique est toujours présente : passée par presque tous les tribunaux américains pour juger la responsabilité de la chaîne CBS dans cet événement so shocking, l’affaire avait connu un premier résultat en 2008, dédouanant le réseau télévisuel. Mais c’est sans compter sur la FCC (Federal Communications Commission, équivalent du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel en France) qui après la Cour Suprême en 2009, a demandé un nouveau jugement de l’affaire : le sein de Janet devant la Cour Suprême, sûrs qu’il y aura du monde au balcon !

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Vous souvenez-vous d’Arrested Development ? Ce collectif avait connu un succès considérable avec son tube People Everyday en 1992 (20 ans déjà !?). Surprise cette semaine avec l’apparition sur la toile d’un nouveau clip sorti en début de mois et illustrant leur titre Living. Hymne au changement, support à ceux qui font quelque chose pour changer le quotidien et le futur, appel à la spiritualité, Living propose un clip parfois étonnant, à base de boucles d’oreilles artisanales XXL, des vers de terre sur un visage et de l’eau qui essaie de se frayer un chemin dans la coupe afro de la chanteuse sans explication. Agréable surprise tout de même de revoir le groupe d’Atlanta en vidéo !

 

Handmade, l’album fait maison de Hindi Zahra

Parce qu’il n’y a pas que la soul et le rap et parce qu’on en a assez d’entendre que du ricain à la radio, chez Soul Ton Oreille on a décidé de vous parler d’Hindi Zahra. Cette jeune artiste marocaine n’est pas une novice mais seuls les aficionados se souviennent de Bounz en 2005 paru sur le premier volume de Black & White Skins, collectif monté par Spleen. En 2007 elle assure les premières parties d’Oxmo Puccino et Yael Naim. L’année suivante Alain Souchon fait appel à elle pour lui donner des cours d’arabe accéléré pour qu’il puisse chanter en arabe son titre Sidi Ferouch sur l’album Ecoutez d’où ma peine vient.
Après quelques scènes comme La Bellevilloise ou La Cigale, Hindi Zahra et sa voix blues teintée de reflets roots aux accents anglais et berbères séduit définitivement un public en manque de simplicité et de poésie. C’est donc tout naturellement qu’elle reçoit en novembre 2010 le Prix Constantin pour son album Handmade, et trois mois plus tard la Victoire de la musique, catégorie album de musique du monde.

Mais Hindi Zahra n’est pas qu’une voix. A 18 ans elle quitte l’école et dégote son premier job au Louvre. « J’ai rencontré l’art. J’étais une enfant contemplative avec la nature. Les tableaux me procuraient la même sensation ». Mais la musique, depuis toujours, nourrit son imagination. Il faut dire qu’avec une mère chanteuse reconnue dans son village et des tontons musiciens Hindi Zahra a de qui tenir ! Alors elle continue de travailler des textes mélancoliques tout en composant ses mélodies, sans oublier ses racines qui l’inspirent toujours : Oum Khalsoum, Ali Farka Touré, Ismaël Lo…

En un an elle compose une cinquantaine de titres dont le sublime Beautiful Tango. Cette chanson d’amour dont dit-elle « J’étais sûre de cette petite musique et soulagée que cette mélodie arrive enfin avec son écrin de mots, naturellement». Beautiful Tango, dont le clip est réalisé par Tony Gatlif, est saluée par le mensuel The Wire qui compare Hindi Zahra à Billie Holiday. « Le jazz, c’est le seul endroit où j’ai pu reconnaître des notes de chez moi. Le jazz, c’est la liberté de créer. C’est une grande école ».

Parmi ces cinquante titres on retient aussi Oursoul, traduisez « notre âme » (our soul en anglais), mais qui en berbère signifie « le passé révolu » où elle évoque les rêves déchus d’une fille promise au mariage.

La musique d’Hindi Zahra c’est du blues oriental, de la soul nomade, du jazz tzigane. Sa signature c’est son timbre un brin voilé et les onze titres composant son album nous invitent à un voyage dont on ne veut surtout pas revenir.

Imik Si Mik, l’un des autres titres présents sur l’album et aussi l’un des plus beaux, illustre parfaitement la simplicité d’Hindi Zahra.

Alors pour ceux qui la connaissent déjà, nous vous souhaitons un bon moment à replonger dans son bel univers. Et pour ceux qui ne connaissent pas encore Hindi Zahra, nous vous souhaitons une belle découverte.

Willis Earl Beal aux origines de la soul

Il y a quelques semaines nous vous faisions découvrir l’histoire incroyable du vagabond Willis Earl Beal. Son album étant sorti, il est l’heure de s’intéresser à sa musique, aussi primaire soit elle. Acousmatic Sorcery regroupe 11 chansons enregistrées à divers moments de sa vie sur cassette et adaptées aujourd’hui pour une sortie CD. Ce qu’offre ce disque est de la soul à l’état brut. Celle que l’on entend plus, car masquée par les couches d’arrangements en studio, celle qui vous emmène dans un autre espace-temps. Bond en arrière au cœur d’une civilisation où la technologie ne sert pas de cache-misère. À l’écoute de la voix de cet homme qui a vécu une vie rarement facile, l’émotion nous submerge.

Des chansons à la musicalité incertaine et simpliste, il est difficile de dire que l’on a déjà entendu quelque chose qui y ressemble. Et si c’est le cas, la voix de Willis Earl Beal, parfois puissante, parfois faible mais toujours sincère, finira pas vous convaincre que vous êtes face à une œuvre réelle. Acousmatic Sorcery, où quand la soul s’élève au rang d’art brut. Si ce n’est pas déjà fait, il est temps pour vous de rencontrer l’âme de Willis Earl Beal et de redécouvrir ce qui rendait la musique belle, la sincérité.

Vivez Monotony de Willis Earl Beal :

Nous vous conseillons donc d’acheter Acousmatic Sorcery, et de lire le booklet qui l’accompagne (un véritable livre) vous ne le regretterez pas. Quand on voit ce qu’il est capable de faire avec un magnétophone, on peut attendre énormément de la suite, et ses performances live ont ce don particulier de nous rendre impatient.

Découvrez Warm My Soul de Blundetto

Blundetto (de son vrai nom Max Guiguet), nous transporte une fois de plus dans une ambiance chaude et mystérieuse qui sent bon les seventies. Entre reggae, afro-jazz et soul sur fond de funk blaxploitation, il crée une atmosphère plus dub et captivante que son premier opus Bad Bad Things sorti en 2010.

Toujours bien entouré (on se souvient notamment sur ce premier album de Voices avec Hindi Zahra) il nous offre cette fois un superbe duo avec Hugh Coltman. On y croise aussi des collaborations avec le skateboarder Tommy Guerrero, le chanteur de reggae Courtney John, l’électro-soulman Aqeel, le quintet parisien Akale Wube et le new-yorkais Jahdan Blakkamoore.

Après avoir jeté une oreille très avisée on peut scinder l’album en deux parties. Les six premiers titres nous transportent, par leur côté transcontinental entre autres, et les cinq derniers plutôt décevants avec des instrus basiques, qui n’apportent rien à l’album. C’est pourquoi nous préférons vous parler des six premiers titres (on aurait même pu s’arrêter au cinquième mais j’aime beaucoup trop la voix d’Aqeel).

Pour démarrer cet opus nous retrouvons donc Akale Wube pour Rocroy, une bonne instru afrobeat à laquelle il manque (cruellement) une voix chaude et rauque. Pas besoin d’attendre la fin de l’album pour entendre la soul de Hugh Coltman sur Hercules, reprise d’Aaron Neville, accompagné par le compositeur et multi-instrumentaliste Shawn Lee. Ensuite, Aqeel nous rappelle à nos bons souvenirs hip hop-soul des années 90 avec It’s all about, tout simplement magnifique.

On retrouve ensuite à nouveau Akale Wube, toujours sur une instru afro-jazz, avec Crowded Places. Arrive en piste 5 le titre éponyme Warm my Soul, tout en douceur, sublimé par la voix de Courtney John. On comprend aisément pourquoi Blundetto l’a choisi comme titre de l’album. Le morceau suivant, est le dernier à nous avoir plu, I’ll Be Home Later, à la mélodie caribéenne, est plutôt classique mais sauvé par la voix d’Aqeel. Et enfin, n’oublions pas pour autant les « outsiders » Final Goodbye, Treat Me Like That, Walk Away Now, Since You’ve Been Gone et la version dub de Hercules.

Mais pour finir et vous inciter à vous pencher sur cet album, comment ne pas terminer avec le titre éponyme ? Vous nous donnerez votre avis par la suite.

Découvrez : la soul/funk d’Electric Empire

Electric Empire, c’est un groupe de 3 professionnels passionnés nous venant d’Australie. Le trio nous propose un vrai univers soul/funk que l’on croit tout droit sorti des années 70 tellement il sonne vintage. C’est d’ailleurs assez surprenant d’avoir à l’esprit des images de Curtis Mayfield, Al Green ou Stevie Wonder en les écoutant. Ils ont réussi a récupérer tout l’esprit magique des plus grands de la scène soul et l’ont mis au goût du jour avec habileté. Car ce n’est pas un album poussiéreux pour autant, bien au contraire, il contient toutes leurs autres influences et une fraicheur bien d’aujourd’hui.

L’Angleterre a su très vite détecter leur talent, un article dithyrambique dans le magazine Blues and Soul et la diffusion de leur tube Baby Your Lovin ont suffi à faire largement parler d’eux.

Ils ont ainsi pu avoir rapidement la reconnaissance de leurs homologues américains en faisant les premières parties de Mayer Hawthorne et d’Aloe Blacc, rien que ça. Et c’est maintenant nous, chers Français, qui avons la chance de pouvoir les découvrir. Leur album, qui souffle un vent de fraicheur soul sur 14 pistes, sera disponible le 17 avril prochain. Et ils seront en tournée dans toute la France en mai, avec notamment deux dates à Paris, le 8 mai au Trianon et le 16 mai à La Belleviloise (mais nous ne manqueront pas de vous en reparler dans la rubrique des sorties du mois de mai). Et pour patienter avant la sortie officielle de leur album au titre éponyme, nous vous laissons confirmer, nous l’espérons, votre première impression avec ce deuxième titre funky à souhait, Have You Around.

Pour aller plus loin :

 

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