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Vos Choix Musicaux #53 : l’alphabet Soul, H comme

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Vos Choix Musicaux, c’est LA rubrique où vous nous faites part des artistes et clips qui vous font plaisir à l’oreille. Restez attentifs et inscrivez-vous sur la page Facebook officielle de STO, régulièrement nous vous posons la question de savoir quel est votre artiste préféré. Les propositions qui auront le plus de « j’aime » seront retenues pour être publiées dans notre alphabet de la soul. Nous en sommes donc à la lettre H et vous avez retenu…

H comme Hindi Zahra :

Un choix qui change tiens ! Hindi Zahra est une chanteuse marocaine dont l’univers est emprunt de culture berbère et de sonorités acoustiques variées touchant tant musique soul, jazz, folk et musiques traditionnelles qu’on rapprocherait plus aisément des musiques du monde. Elle chante et manie deux des langues qu’elle pratique (dont l’anglais) et son unique album Handmade sorti en 2010 est à découvrir tant il est éclectique, unique même. Si vous ne la connaissez pas encore, regardez Beautiful Tango et n’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire pour nous dire ce que vous en avez pensé.

Regardez : Hindi Zahra – Beautiful Tango 

Découvrez To Dust, le dernier album d’Alice Russell

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Nous l’avons évoquée sans jamais vous la présenter officiellement. Mais qui ne connaît pas Alice Russell ? Voilà quelques années déjà qu’elle réinvente le gospel en le mêlant à des sonorités plus actuelles. Cette british blonde à la voix puissante et sensuelle, l’« Aretha Franklin aux yeux bleus » comme la nomme le label Tru Thoughts, sort cette année son cinquième album solo, To Dust. Inspirée par la soul, la funk et le jazz c’est tout naturellement que ces univers sont dignement représentés dans cet album. Auteure, compositrice et interprète, Alice n’est pas une débutante. Elle a connu ses premiers concerts dès son plus jeune âge dans les chorales que son père organiste dirigeait mais c’est en 2002 qu’elle passe professionnelle en collaborant avec le DJ et producteur anglais Quantic. Alice Russel devient alors la voix du groupe de latin jazz The Quantic Soul Orchestra et ils sortiront ensemble trois albums. Elle devient l’égérie du label Tru Thoughts et multiplie les featurings avec les autres artistes et groupes du label tels que Nostalgia 77 et The Bamboos. Elle sort alors trois albums, Under The Munka Moon en 2004 qui réunit ses différentes collaborations et influences soul, jazz, funk mais aussi électro, hip hop et trip hop. En 2005 paraît son deuxième album mais premier en solo, My Favourite Letters, qui ira jusqu’à séduire Massive Attack. Le DJ Gilles Peterson (Erykah Badu, Jamiroquai) fait son entrée et la prend sous son aile. Suivront des concerts en Europe, aux États Unis et en Australie aux côtés de grands noms de la musique tels que Femi Kuti, The Roots ou encore De La Soul. En 2006 elle sort son troisième album Under The Munka Moon II. Une fois encore c’est un album de collaborations et remixes. Il y figure notamment une reprise soul de Seven Nation Army des White Stripes.

Regardez : Alice Russell – Seven Nation Army

En 2007 elle partage la scène du MIDEM avec Amy Winehouse pour représenter le Royaume Uni et enchaîne les collaborations avec Mr Scruff, Skeletons ou encore Fat Freddy’s Drop. Elle quitte Tru Thoughts et crée son propre label Little Poppet avec lequel elle sortira en 2008 Pot Of Gold, un album soul et old school enregistré en condition live qui rencontre un franc succès, notamment grâce à sa version du Crazy de Gnarls Barkley.

Regardez : Alice Russel – Crazy

Après avoir séduit les afficionados de musique vintage elle touche un public plus électro en 2009 avec Pot Of Gold Remixes, un double album qui rassemble la crème des DJ anglais du moment. David Byrne, musicien et chanteur de Talking Heads, et le DJ Fatboy Slim invitent Alice Russel sur le concept album Here Lies Love (qui relate la vie de l’ancienne première dame des Philippines et de sa gouvernante) aux côtés de Tori Amos, Sia, Cindy Lauper ou encore Camille. L’année dernière elle sort un album  soul, folk, blues et gospel en duo avec Quantic, Look Around The Corner, en hommage à Minnie Riperton et au mythique label chicagoan Chess Records. L’album est une réussite. Nous voilà en 2013 avec To Dust, le cinquième album solo d’Alice Russell sorti en février dernier chez Differ-Ant Recordings, son nouveau label après que Little Poppet ait fait faillite. Il s’agit de leur première production. Deux ans de dur labeur et de déboires l’ont inspiré pour l’écriture des quatorze titres composant son exutoire To Dust. Des textes mélancoliques sans tomber dans le pathos et des rythmiques équilibrées et toujours la même force dans la voix. Le premier single Heartbreaker aborde la séparation en mêlant pop et funk. Le clip montre l’acteur Harry Schearer (The Simpsons, Godzilla, The Truman show, Small Soldiers…) se travestissant en Alice Russell.

Regardez : Alice Russell – Heartbreaker

De manière générale The Dust se fait plus moderne que ses albums précédents mais l’ambiance soul est toujours de mise. Breakdown, titre présent dans la B.O. de Magic Mike de Steven Soderbergh, frôle même le hip hop et l’intro A To Z est un alphabet à tendance électro. Dans Citizens et For A While, Alice Russell fait de sa voix un instrument à part entière en l’utilisant merveilleusement pour les harmonies vocales. Il n’y a pas de doute, tel un phœnix Alice Russell renaît de ses cendres, c’est le message qu’elle passe à travers le titre éponyme To Dust (traduisez : De la poussière). C’est sans contexte un album qu’il faut écouter, que l’on connaisse la carrière de la chanteuse ou non, avec une oreille attentive car chaque texte contient un message d’espoir.

Pour aller plus loin :

Des nouvelles de Clarisse Albrecht

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Courant 2011, après l’avoir découverte avec Você Me Dà, nous avions l’espoir de voir sortir le premier album de Clarisse Albrecht. Malheureusement aujourd’hui cet album n’a toujours pas vu le jour, mais Clarisse continue son petit bonhomme de chemin et nous présente son nouveau titre, Não Posso Parar, traduisez « je ne peux pas arrêter » dont le clip est réalisé par le dominicain Ivan Herrera (Ne-Yo, Kat DeLuna, Daddy Yankee…). Avec ce titre tout en bossa nova Clarisse Albrecht se fait plus sensuelle pour nous parler de rupture amoureuse. Elle est actuellement en tournée en Amérique Latine pour la promotion de ce nouveau titre. Nous espérons vivement que son talent traverse les océans car elle n’est pas très connue en France mais rencontre un certain succès en Amérique Latine et en Afrique.

Regardez : Clarisse Albrecht – Não Posso Parar

Pour aller plus loin :

#Tweetzik : Féfé – Les Recettes des Féfé

Feniksi prépare son retour. Après un premier album plus que réussi et le fait d’avoir dévoilé le titre Parodie, le « vilain petit canard » et ex-Saïan Supa Crew revient à feu doux avec Le Charme Des Premiers Jours avec un autre clip teasing sous forme de recette de cuisine. Les deux singles de Féfé sont déjà disponibles tandis que l’album arrivera en même temps que les bourgeons dans le courant du printemps.

Regardez : Fefe – Le Charme des Premiers Jours (Les Recettes de Féfé)

Critique : Lady réchauffe notre hiver

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Au coeur d’un hiver en tous points londonien, c’est bien d’Angleterre que viennent les premiers rayons de soleil de cette année 2013. Lady s’accorde au pluriel, puisque la dame est en fait duo, deux ladies que l’on découvre dès l’aube d’une année nouvelle. Nous n’allons pas les présenter à nouveau, mais on peut d’ores et déjà vous dire que Nicole Wray et Terri Walker sont complémentaires. L’album qui vient tout juste de sortir porte le nom de cette alliance des plus efficaces. Lady donc, se compose de 11 pistes et vous allez vite comprendre pourquoi nous avons adoré.

Le ton est donné dès les premières secondes, puisque la soul transpire de chaque note. Les deux voix se mêlent rapidement à la symphonie lancée par Tell The Truth, chacune avec ses subtilités, l’une plutôt dédiée aux choeurs quand l’autre s’attribue des couplets plus rythmés. Les deux se rejoignent sur un refrain qui ne laisse aucun doute sur le talent des Lady. C’est Money qui prend la suite avec la même formule, cette fois appliquée à une chanson plus légère et fraîche que la précédente qui lorgnait du côté de la mélancolie romantique. Cette chanson a presque tout d’un classique, intemporelle, on peut facilement la dater du siècle précédent, tout en appréciant la modernité de l’enregistrement.

Ecoutez : Money – Lady 

Cette impression de nostalgie appliquée aux méthodes des temps présents se fait en fait ressentir sur la totalité du disque, tout en laissant une place à la diversité apportée par les voix du duo, mais également par des orchestrations de grandes qualités. Il est en fait difficile de croire que nous sommes face à un premier disque, à l’écoute de certaines chansons comme Hold On, mais quand on s’intéresse aux parcours solo des deux dames, il n’y a franchement rien d’étonnant.

Si on se complait dans notre amour de la vieille soul remise au gout du jour par Lady on se rend bien compte que les deux chanteuses sont bien ancrées dans leur époque. Pour preuve le clip de Get Ready qui les montre bouger au rythme de leurs voix dans un quartier du sud de Londres, habillées comme de vraies dames modernes. Un vrai plaisir pour les yeux et les oreilles.

Regardez : Get Ready – Lady

C’est en fait bien le but affiché dès la création du duo par le label de Brooklyn, Truth & Soul, que de faire revivre cette soul qui manque à beaucoup de monde. Celle des années 60, qui alternait sans problème entre la légèreté et la tristesse d’une histoire d’amour. Par exemple, Karma fait parti de ces chansons à la tristesse lancinante qui se rapproche parfois du jazz dans sa musicalité, tout en laissant toujours le leadership aux voix. Parce que si les voix sont exceptionnelles, il faut louer la qualité des musiciens et des compositions qui tissent la toile de fond sur laquelle les chanteuses ont tout le loisir de venir s’exprimer. Sweet Lady démontre par ses changements de ton et de rythme, la virtuosité des musiciens qui alternent sans discontinuer entres les différentes émotions que veulent faire passer les chanteuses. Parfois une certaine ironie s’empare de la composition des chansons, comme sur Please Don’t Do It Again qui pourrait faire croire à une chanson guillerette, alors que les mots chantés sont assez durs derrière cette légèreté.

Les faux pas sont rares, mais comme il faut un peu contrebalancer la réussite de Lady, on peut regretter certaines chansons un peu moins marquantes comme Good Lovin qui peine à nous atteindre quand Waiting On You, la conclusion de l’album, en fait un peu trop dans le déversement d’émotions, sans que les instruments rattrapent le fil à cause d’un mixage sonore un peu raté. Entre ses deux chansons on trouve la plus moderne mais néanmoins plaisante Habit qui délaisse un peu la vieille soul pour ressembler un peu plus aux premières chansons d’Alicia Keys, ou encore à certaines sonorités qu’on retrouve chez Lauryn Hill.

C’est l’avant dernière piste que l’on retient pour conclure notre critique, car If You Wanna Be My Man se place assez bien entre les deux époques, à l’image de ce duo qu’on prend un vrai plaisir à découvrir. Vous l’avez bien compris, le premier contact avec Lady est plus que concluant car elles se placent sur un segment un peu oublié par les nouvelles chanteuses de soul. Cette soul ancienne que l’on retrouve avec le plus grand plaisir grâce aux méthodes d’enregistrements modernes qui confèrent encore plus de charme à cette musique. Enfin soulignons le talent des deux chanteuses, à qui nous souhaitons toute la réussite du monde, et pour les soutenir il ne faut pas hésiter à rejoindre leur page Facebook.

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