Ce n’est pas nouveau, nous savons tous que les rappeurs (à quelques exceptions près) s’aiment eux-mêmes avant d’aimer leurs fans. Cet amour peut se matérialiser sous de multiples formes mais aujourd’hui c’est une forme bien particulière qui nous intéresse, à savoir leur double pixélisé. En effet, nombre de rappeurs ont succombés aux chants des sirènes des éditeurs de jeux-vidéo qui leur ont promis plein de pépettes en échange de quelques séances de motion capture ou de doublage pour prêter leur voix à leur avatar. Nous n’allons pas faire un gros inventaire de tout ce qui a été fait durant les 15 dernières années mais plutôt citer les plus gros exemples qui ont marqué l’industrie vidéoludique.
Pour commencer tranquillement, sachez que lorsque nous parlons de jeux vidéo, il ne s’agit pas forcément de console ou de jeux portables. Depuis le début des années 2000, de nombreux amateurs plus ou moins talentueux se sont lancés dans la création de jeux en flash accessibles gratuitement sur certains sites. Parmi ceux-ci on en retrouve notamment un avec un rappeur que nous connaissons très bien, j’ai nommé Eminem. Dans Eminem Mania, le rappeur de Détroit doit sauter de plateforme en plateforme pour récupérer des disques d’or tout en évitant de se faire attraper par la sécurité. Les commandes sont simples, les flèches pour se diriger et la touche Z pour sauter, permettent une prise en main très rapide. C’est donc le genre de jeu que n’importe qui peut faire sans avoir à se ruiner en droits à céder aux artistes. Vous pouvez vous même y jouer sur cette page.
Malgré tout ce sont bel et bien les jeux-vidéo des gros éditeurs qui attirent le plus les rappeurs. Parmi les favoris des décideurs du monde du jeux-vidéo on retrouve en tête Snoop Dogg et 50 Cent. Bien que beaucoup d’autres rappeurs aient vu leur double numérique prendre vie, ce sont clairement ces deux-là qui mènent la danse. D’un côté Snoop Dogg multiplie les apparitions avec True Crime : Streets of L.A, Fear & Respect ou encore Def Jam Fight For New York.
Dans ce dernier il fait bien comprendre « qui est papa » avec son statut de boss. Concernant 50 Cent, c’est une autre histoire. Vous le savez certainement, Curtis James Jackson est un entrepreneur dans l’âme et plutôt que d’apparaître comme un personnage parmi tant d’autres au milieu d’un casting trop fourni il a préféré éditer ses propres jeux et devenir son propre héros. Bien que ses deux jeux, 50 cent : Bulletproof et 50 Cent : Blood on the Sand, n’aient pas rencontrés un véritable succès commercial, ils ont le mérite d’avoir pu combler ses fans en leur offrant pendant quelques heures la possibilité de devenir leur idole, et c’est déjà très beau.
Une fois les têtes d’affiches passées, il reste quand même de quoi faire grâce à d’autres jeux qui empruntent le nom de leurs protagonistes avec notamment Wu-Tang Shaoline Style. Ce jeu sorti sur la première Playstation en 1999 mettait en scène Method Man, RZA ou encore Ghostface Killah dans des combats pouvant aller jusqu’à 4 joueurs (une chose rare pour l’époque) et finissant souvent dans un gros bain de sang. Le petit plus qui a participé au succès de ce jeu est sans nul doute la manette spéciale Wu-Tang qui l’accompagnait. Bien que pas très ergonomique, ce pad avait réussi à décrocher assez rapidement le statut de pièce de collection pour tous les fans du groupe.
Après avoir vu quelques rappeurs dans « leurs éléments », il y en a d’autres qui ont décidés de se faire plaisir et de s’offrir des apparitions en tant que guest stars dans des jeux divers. Ils sont beaucoup à s’être prêté au jeu tels que Redman dans NBA 2K10 sur Dreamcast, Q-Tip dans Knockout Kings 2000, Lil Jon dans Tony Hawk’s American Wasteland, Ludacris dans NBA Ballers Phenomen ou encore Drake, Bow Wow et d’autres dans NBA 2K11. Ce sont des exemples parmi tant d’autres. Les plus belles apparitions sont selon nous Mr West dans NBA 2K10 et Busta Rhymes dans MTV Celebrities Deathmatch. Ce dernier était une sombre bouse techniquement parlant mais proposait malgré tout un divertissement de premier choix tellement il était drôle. Chaque personnage disposait d’une attaque spéciale en lien avec son univers et c’était souvent très comique.

Et voilà, on a à peu près fait le tour de ce qu’il se fait de mieux et de pire dans les apparitions de nos rappeurs favoris dans des jeux vidéo. Comme vous avez pu le constater, ils sont très friands des jeux de sports, de combats et d’aventures. Etonnant ? Pas vraiment, mais c’est ça qui nous plait et heureusement, ils ne s’arrêtent pas là. La prochaine fois, nous ferons un petit tour d’horizons des jeux musicaux auxquels les rappeurs ont prêtés leurs douces voix.
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