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#Tweetzik : Skylar Grey – C’mon Let Me Ride

Skylar Grey, la petite protégée du producteur Alex Da Kid et de l’éminent rappeur Eminem revient sur le devant de la scène avec un troisième single sorti il y a peu (en attendant l’arrivée de son album Invisible), chanson où elle s’amuse à parodier les chansons pop anglaises où la suggestion sexuelle sont plus qu’équivoques. C’est léger, pas forcément très recherché, au point tel qu’on aurait presqu’envie de faire rimer « bicycle » avec « testicle. » Alors Skylar, on se lâche on dirait ?

Regardez : Skylar Grey (feat. Eminem) – C’mon Let Me Ride

Critique : Les bouchers vous invitent chez eux

Slaughterhouse est une sorte de dream-team formée en 2008 par quatre MCs talentueux et reconnus. Crooked I, Joell Ortiz, Joe Budden et Royce da 5’9’ lancent un premier album éponyme en 2009 avant de rejoindre l’aile protectrice d’Eminem sous le label Shady Records en 2011 pour préparer un album avec l’aide d’une maison de disque majeure.

L’univers sanguinolent des 4 rappeurs de la boucherie débarque donc en septembre dans les bacs avec Welcome to our House. Un album qui s’ouvre tout simplement avec The Slaughter, traduisez le massacre, et ses bruitages sortis tout droit du plus crade des films d’horreur. Tronçonneuse, cris de panique d’animaux massacrés, puis d’humains… Âmes sensibles s’abstenir. Pourtant la tirade de fin d’introduction lance le disque sur une autre voie, « Le MC est un soldat qui ne recule devant aucun défi [...] Slaugtherhouse, seul les vrais MCs y sont autorisés. » L’enchaînement avec Our House se fait dans la douceur, on y retrouve Skylar Grey au refrain et Eminem dans un de ses couplets dont il a le secret. La production est plutôt douce et laisse les rappeurs apporter leur touche spéciale en se passant le relais sur les 6 minutes d’une chanson qui ouvre l’album d’une bien belle manière.

Rapidement pourtant la violence des rimes revient sur Coffin avec un Busta Rhymes qui joue parfaitement son rôle de dynamiteur soutenu par une musicalité explosive même si on trouve ici les membres de Slaughterhouse un peu en retrait. Vous reprendrez bien un peu d’Eminem sur Throw That, un morceau au rythme bizarrement changeant, plaisant mais sans plus. Arrive le premier son clippé de l’album, Hammer Dance, qui n’est pas le meilleur mais qui a le mérite de laisser la tête d’affiche aux membres de Slaughterhouse.

Regardez : Hammer Dance – Slaughterhouse :

Toujours seuls sur Get Up ils offrent une performance bien plus plaisante avec de quoi faire lever la foule le temps d’un morceau ou au moins vous faire bouger violemment la tête avec votre baladeur dans le métro. Ça bounce et ça dure comme pour chaque chanson du disque, peut-être le principal avantage d’être un super groupe, chacun donne tout durant 1 minute et on se retrouve avec des morceaux de 5 minutes sans réelle baisse de régime.

Cee-Lo sur My Life, rejoint le groupe pour poser un refrain qui file à toute vitesse, l’introduction du clip est assez surprenante, le reste assez classique, mais vu qu’on est sympa on vous met ça là, juste en dessous.

Regardez : My Life – Slaughterhouse feat Cee-Lo :

Léger interlude pour reprendre son souffle le temps de nous rappeler que « L’échec n’est pas une option. » Et on enchaîne sur Flip a Bird, qui se démarque légèrement de la première partie de l’album avec un rythme plus posé et un refrain entêtant assez amusant, on sent que Slaughterhouse est un peu plus à l’aise à cette vitesse, ils se permettent même de casser le rythme en pleine phase avec une belle dextérité, une belle chanson sans le moindre doute. Puis Swizz Beatz débarque et fait du Swizz Beatz note pour note à croire que le bonhomme est incapable de faire autre chose que ses boucles usées jusqu’à la moelle. Le pire est peut-être que le morceau a eu l’honneur d’être mis en vidéo… Si vous aimez Swizz Beatz donc ne ratez pas Throw it Avay, les autres passez directement à la chanson suivante, ou amusez-vous à écouter Swizz Beatz vous répéter qu’il n’est pas Jay-Z. (Comme si on n’avait pas remarqué…)

Regardez : Throw it Away – Slaughterhouse feat Swizz Beatz :

La chanson suivante, Rescue Me s’ouvre avec la voix de la douce Skylar Grey avant de faire exploser vos caissons de basses avec une production bien relevée qui sert parfaitement les grosses voix de Slaughterhouse. L’apparition de Swizz Beatz n’est qu’un mauvais souvenir et on retrouve le rythme amené par Flip a Bird qui permet véritablement aux rappeurs d’exprimer leurs talents comme sur Goodbye, un joli moment d’émotion dans ce monde de brutes. La suite alterne le bon sur Our Way, The Other Side ou Asylum, encore en featuring avec Eminem, et le moins bon avec Die, Walk of Shame et un Place to Be beaucoup trop bruyant en featuring avec B.O.B.

Au final on est plutôt heureux de retrouver les daltons de Slaughterhouse, et on sent que l’influence d’Eminem leur a été bénéfique. Reste maintenant à créer un univers plus consistant autour d’une identité qu’ils ont pourtant déjà bien défini sur certaines chansons de Welcome to Our House. Album qui aurait pu être une vraie pépite s’il avait été plus court, mais nul doute qu’il faut faire des compromis pour faire plaisir à tous dans un groupe de 4, surtout quand on est signé sur un label comme Shady Records, mais franchement, ils n’auraient pas pu se passer de Swizz Beatz ?

Pour aller plus loin on vous laisse retrouver différentes informations sur le site officiel de Slaughterhouse.

Invisible, le premier single de Skylar Grey

Ceci est le dernier post à propos de Skylar Grey, car à moins d’un truc de fou qui passe dans mon oreille en provenance d’elle, c’est fi-ni !

Invisible, son tout premier single officiel (au-delà de Dance Without You que Skylar a présenté récemment aussi), vient d’être dévoilé il y a un peu plus d’une heure et en exclu mondiale sur une radio américaine KiisFM (102.7 à Los Angeles) et là, patatra : le soufflet tombe et le pétard est bien mouillé. C’est loin d’être une catastrophe et limite agréable à l’oreille, c’est juste que c’est de la soupe tellement réchauffée que la saveur agréable de l’époque a presque disparu. Il faut dire que les collaborations qui ont fait connaître l’anglaise étaient tellement de haute volée que l’on en attendait beaucoup du lancement en solo de la protégée du beatmaker/producteur Alex da Kid ; certains diront qu’ils l’ont vu venir, pas moi. Mais comme votre avis importe plus que le nôtre, on ne peut plus subjectif, nous sommes curieux d’avoir votre avis sur la question. Alors, qu’en pensez-vous ?

Dance Without You, Skylar Grey en solo

Le voilà enfin, le tout premier single de Skylar Grey, anciennement connue sous le nom de Holly Brook (qui est aussi son vrai prénom.) Dance Without You est une production Alex Da Kid,  a qui l’on doit pas mal de bombes de ces derniers mois : on lui doit les notables The Way you Lie (Part I et II) interprétés par Rihanna et Eminem et Words I Never Said de Lupe Fiasco et I Need a Doctor avec Dr. Dre et Eminem ici encore, parmi tout plein d’autres chansons qui nous ont marqué dernièrement (avec un peu de Skylar à chaque fois, vous l’aurez noté.) La reine des featurings apparait ici toute seule comme une grande, avec un titre qui préfigure comme porte-étendard de son album à sortir un de ces jours.

Après deux écoutes, je n’accroche pas vraiment à Dance Without You, mais sans doute que son vrai premier single saura être plus surprenant (ou pas d’ailleurs.) En tout cas Skylar Grey a pour mérite de proposer gratuitement Dance Without You aux internautes (en téléchargement sur son site à partir de demain 7 juin 2011) et pour le reste, on verra bien d’ici à la sortie de son tout premier morceau officiel (à sortir dans le courant du mois de juin.)

Ecouter : Skylar Grey – Dance Without You

Source : Soulculture.co.uk

Lupe Fiasco : Words I Never Said

En pleine promotion de son album LASERS, Lupe Fiasco nous gratifie aujourd’hui du clip de Words I Never Said qu’on vous laissait écouter il y a quelques temps. On peut toujours dire qu’on est bien loin du Lupe qu’on aime, ou en tous cas du Lupe que j’aime. Un clip très sombre, une femme soumise à un lavage de cerveau, des personnes muselées (toutes sauf le MC de Chigaco bien évidemment, avant qu’il ne se fasse arrêter par des policiers cachés derrière des masques à gaz)… Ah et surtout, un Lupe en mode Bruce Lee x Prison Break dans une scène des plus étranges en fin de clip. On s’y retrouve presque dans le texte, le morceau dénonçant principalement la politique américaine, et donc la vision « répression » peut s’entendre. Mais le clip est également tellement loin du teaser, plus humain et moins paranoïaque dirons-nous et aussi plus proche de ce à quoi Lupe nous a habitué par le passé, que ce clip est d’autant plus décevant. Tout comme LASERS. Je vous l’avais dit, on s’y retrouve en fait.

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