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Critique : Different Pulses d’Asaf Avidan, très attendu

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Il y a quelques jours sortait l’album tant attendu de notre OVNI Asaf Avidan, Different Pulses. Puisque c’est chose faite allons voir ce qu’il a dans le ventre. A la première écoute, deux constats se font. Le premier est que le morceau, désormais connu par tous, One Day/Reckoning Song remixé par Wankelmut n’est pas présent dans l’album. Le second est que, si bon nombre d’entre nous pensait que le succès de la version de Wankelmut présumait un éloignement d’Asaf Avidan de son ambitieux folk rock, eh bien ce n’est pas le cas. Celle-ci a essentiellement servi à faire connaître Asaf Avidan en Europe, et c’est plutôt réussi. La veine folk rock est respectée tout au long des onze titres composant l’album, la production est soignée et l’électro très savamment dosée pour laisser à la voix d’Asaf Avidan toute la place qu’elle mérite. Dès le premier morceau éponyme Different Pulses vous voilà englouti dans les écorchures de la voix abîmée d’Asaf Avidan qui vous caresse et vous transporte dans cet univers qui lui est propre avec ce chant lancinant.

Regardez : Asaf Avisan – Different Pulses

Autre moment fort de l’album la balade A Gun & A Choice, qui raconte avec une montée de cuivres en puissance l’amour d’une femme pour un homme qui l’a abandonnée et abîmée. Nous retenons aussi le refrain efficace de Cyclamen « I know I am dying, Still I’m gonna go trying, I’ll make it better »/ »Je sais que je meurs, je vais continuer d’essayer, je vais faire mieux », (le cyclamen est une plante qui a la particularité d’avoir chaque mois des espèces en fleurs… nous vous laissons méditer là-dessus). Thumtacks In My Marrow rappelle le Bang Bang de Nancy Sinatra, avec un texte spleenien qui pourrait être tiré des Fleurs du Mal de Baudelaire. Deux balades clôturent l’album, The Disciple, chargée de mystère, presque angoissante, et Is This It, où, la voix fragile, Asaf Avidan se fait tendrement mélancolique pour vous ramener doucement à la réalité.

Regardez : Asaf Avidan – Is This It

L’univers de Different Pulses est résolument, et volontairement, sombre et mystérieux. Il y a de la profondeur qui émerge de chaque son, chaque tonalité et sa voix vous crève le cœur. Ce sont des mondes différents, des pulsations différentes qui vous attendent avec Different Pulses dont vous ne sortirez pas indemne. Alors puisqu’Asaf Avidan sera en tournée cette année un peu partout en France, faites vous plaisir en allant le voir sur scène. Il sera notamment à l’Olympia le 9 avril prochain. Et en attendant, ne vous privez pas d’écouter encore et encore ce bel album.

OVNI : Le talentueux Asaf Avidan

Depuis Janis Joplin on n’avait pas entendu de voix si envoûtante. Et pour cause, cette même tonalité, cette même mélancolie et une tessiture reconnaissable entre mille. Asaf Avidan est un auteur-compositeur interprète Israélien qui a de la magie dans la voix. Fils de diplomates, son enfance est bercée entre New York et la Jamaïque. Il étudie le cinéma d’animation à Jérusalem puis la rupture avec sa compagne de longue date va marquer un tournant dans sa vie. Après avoir vécu à Tel Aviv pour travailler dans l’animation il retourne à Jérusalem et décide de faire de la musique sa seule activité. Inspiré par Led Zeppelin, les Doors, les Stones ou Neil Young c’est naturellement qu’il se tourne vers un univers folk, rock et blues. En 2006 il sort un premier EP de six titres Now That You Are Leaving qui évoque ses déceptions amoureuses et c’est l’encensement.

Regardez : Asaf Avidan – This Cool (extrait de Now That You Are Leaving)

Fin 2006 il réunit quatre musiciens, le bassiste Ran Nir, le batteur Yoni Sheleg, le guitariste Roi Peled et la violoncelliste Hadas Kleinman. Ensemble ils deviendront Asaf Avidan & The Mojos. Après quelques concerts entre Israël et les États Unis (ils seront notamment finalistes du MEANY Fest, festival new yorkais visant à dénicher de nouveaux talents) ils entrent en studio en 2007 pour enregistrer The Reckoning, leur premier album dans un esprit folk-rock. Plusieurs maisons de disques se disputent le groupe mais Asaf Avidan et son frère et manager Roie Avidan décident de continuer seuls et fondent leur label Telmavar Records. Un an après la sortie en mars 2008 de The Reckoning, Asaf Avidan & The Mojos se voient remettre un disque de platine : c’est la plus grosse vente réalisée en Israël par un label indépendant. Le titre Weak est un succès, il est le titre phare du film L’Arbre de Julie Bertuccelli avec Charlotte Gainsbourg et le clip est élu clip de l’année. En 2009 ils font une tournée à travers l’Europe et jouent dans de nombreux festivals, The Reckoning sort en Europe, reçoit d’excellentes critiques et atteint la huitième place des ventes sur iTunes France.

Regardez : Asaf Avidan – The Weak (extrait de The Reckoning)

En septembre 2009 Asaf Avidan & The Mojos sortent leur second album Poor Boy/Lucky Man en Israël qui parle d’un garçon né avec un trou à la place du cœur. Cet album sort en deux versions avec deux pochettes différentes, laissant ainsi le public décider du sort du garçon, pauvre (Poor Boy) ou chanceux (Lucky Man). Après cinq mois il est disque d’or. La critique se fait enthousiaste et l’album sort dans plusieurs pays d’Europe jusqu’à être élu album du mois en avril 2011 par de nombreux médias dont Libération. Pendant ces deux années ils vont donner des concerts, participer à des émissions et des festivals partout dans le monde, de la Chine au Canada en passant par la France. Fin 2010 sort en Israël le troisième album du groupe, Through The Gale. Cet album concept narre l’histoire d’un capitaine et son équipage à la recherche de l’immortalité. Il contient une version symphonique de The Reckoning Song avec Shlomi Shaban au piano. En juillet 2011 le groupe annonce faire une pause, c’est le début de la carrière solo d’Asaf Avidan. Cette année il sort Avidan In A Box, album acoustique où il reprend ses propres compositions, disponible uniquement sous format numérique.

En attendant la sortie de son album Different Pulses prévue pour l’année prochaine, le DJ allemand Wankelmut remixe Reckoning Song, présent sur le premier album éponyme du groupe qu’il formait avec The Mojos. C’est ainsi que One Day/Reckoning Song débarque sur les ondes et crée le buzz autour de la voix griffée et haut perchée d’Asaf Avidan.

Regardez : Asaf Avidan – One Day/Reckoning Song

Asaf Avidan sera en tournée en France au printemps 2013 dont un passage à l’Olympia le 19 avril. Autant dire qu’il n’a pas fini de souler nos oreilles.

Pour aller plus loin :

Découvrez : Willy Moon, le crooner expérimental

Au premier contact avec Willy Moon on est d’abord frappé par son physique longiligne souligné par une classe vestimentaire qui rappelle furieusement les fifties. On comprend à sa façon de bouger qu’on est face à un personnage atypique. Le jeune néo-zélandais à en effet tendance à danser comme James Brown, son physique aux antipodes de celui du roi de la soul funky crée un effet réjouissant, amusant.

C’est en voyant la pub du dernier iPod que sa musique est venue caresser notre oreille. Le rythme de Yeah Yeah s’alliant parfaitement à la publicité bondissante d’Apple.

Regardez : Willy Moon – Yeah Yeah

Pourtant sur le papier la musique de Willy Moon n’a rien de commerciale. Après ce premier contact avec le chanteur on s’est intéressé plus sérieusement à son background. S’il a commencé à chanter, c’est de son propre aveu parce que son ordinateur en était incapable. Malgré son style, on comprend donc qu’il est bien en phase avec son temps. Créant sa musique sur ordinateur à la manière des producteurs de l’industrie du hip-hop il se fait repérer sur MySpace par Island Records qui craque sur I Wanna Be Your Man, le premier vrai single du chanteur. Un premier EP du même nom suivra en début d’année 2012. Composé de musique très expérimentale, ce disque est difficile à définir, sa voix se retrouvant souvent en retrait par rapport à la musique on arrive parfois à croire en une erreur de mixage sonore. Néanmoins quelques chansons comme Yeah Yeah se démarquent particulièrement, et Willy Moon commence à se faire un nom grâce à des articles de The Guardian et Q Magazine qui font de lui une des personnes à suivre en 2012.

Jusqu’ici pas de quoi s’emballer pour le rock/blues expérimental de Willy Moon. C’était sans compter sur le second single distribué sous le label de Jack White, (Third Man Records) qui va s’avérer être une petite bombe. Railroad Track sample la même chanson qu’a samplé Kanye West pour son célèbre Jesus Walk. Et c’est tout simplement qu’aidé par une fougue extraordinaire, Willy Moon va envoyer ce morceau dans une autre dimension. Pour ne pas vous mentir, sur les 315 000 vues que compte le clip sur Youtube, au moins 5000 sont à attribuer à votre humble serviteur. En effet cette chanson entêtante a su nous toucher en plein cœur. En bonus, sur la face B du single de Railroad Track, on trouve une reprise de Bang Bang le classique de Nancy Sinatra repris de bien belle manière par Willy Moon qui parvient à faire passer une véritable émotion à travers sa voix éraillée. C’est donc avec un grand intérêt que nous allons suivre à notre tour la carrière de ce jeune crooner qui risque de ne laisser personne insensible à son style et à sa musique. L’album devrait voir le jour en 2013, mais en attendant on vous conseille fortement de jeter une oreille sur la chanson qui nous a fait chavirer et de bookmarker son site internet.

Regardez : Willy Moon – Railroad Track

O.V.N.I : Hanni El Khatib, le rock à l’état brut

Le rock a tendance à fonctionner par cycles, révélant depuis les années cinquante des artistes enragés qui finissent par se calmer en vieillissant laissant la place de la révolte aux générations qui suivent. C’est donc avec une certaine rage au ventre qu’Hanni El Khatib débarque en 2011.

Si son nom pourrait nous faire croire, par simple cliché, qu’il a tourné avec Khaled et Rachid Taha c’est parce que le jeune californien est d’origine palestinienne par son père et philippine par sa mère. Mélange qui ne se ressent pourtant ni sur son physique, ni dans sa musique. Non, car Hanni El Khatib et sa gomina sont totalement ancrés dans la culture californienne des rockeurs d’un autre temps. Fan de skateboard et de grosse Chevrolet, sa musique transpire cette ambiance qui rappelle le rock de garage qui a tant fait rêver.

Regardez : Dead Wrong – Hanni El Khatib :


Hanni El Khatib attire d’abord la lumière avec une chanson facile à appréhender par toutes les oreilles, plus funky que rock’n’roll, Dead Wrong. Ses choeurs et sa musique légère n’auront aucun mal à vous faire rentrer dans l’univers romantique du rockeur. Sort ensuite son premier album Will The Guns Come Out qui va séduire la critique sans le moindre problème. À la manière de The Black Keys, Hanni El Khatib offre un audacieux mélange entre un rock défouloir et un blues plus sentimental. Ainsi la romance, ses hauts et ses bas, a une place de choix au cœur du disque avec des ballades douces comme Wait. Wait. Wait, ou des titres un peu plus violents comme Loved One ou Fuck it. You Win. On apprécie clairement le contraste entre ses deux styles qu’Hanni El Khatib maitrise aussi bien dans les deux cas grâce à une voix qui s’adapte aussi facilement aux ballades qu’au gros rock gueulard.

Regardez : Loved One – Hanni El Khatib :

Du côté des instruments, le son semble tout droit sorti d’une époque révolue car quand d’autres sortent tout l’attirail des garage band, comme les batteries, la guitare électrique et tout ce qui peut faire le bonheur d’un jeune californien dans la fleur de l’âge, lui nous séduit avec des chansons qui se contentent d’une simple guitare. Autre point positif pour Hanni El Khatib, il a tendance à mettre toutes ses chansons en vidéos. On se retrouve souvent face à des jolis films en noir et blanc, extrêmement rythmés et jouissifs qui appuient à merveille sa musique. Un bien bel exemple avec Come Alive et sa jeune héroïne plutôt énervée.

Regardez : Come Alive : Hanni El Khatib :

Vous commencez surement à saisir l’univers dans lequel évolue Hanni El Khatib et pourquoi il faut le surveiller de près, mais sachez qu’en plus de cela, il s’avère plutôt accessible comme le démontre les superbes Concerts à Emporter, réalisés par le site français de La Blogothèque dans les rues de Paris. L’occasion pour vous de découvrir d’autres titres et notamment le très doux Wait. Wait. Wait. Si vous n’êtes pas rassasiés il ne vous reste plus qu’à profiter de son live à la Route du Rock.

Pour aller plus loin rejoignez sa page Facebook qui mérite clairement d’avoir un peu plus de fans et découvrez nos autres O.V.N.I.

Retour sur celle que l’on appelle BeeKay

BRIDGET KELLY - EVERY GIRL sur Soul Ton OreileC’est un certain 11 Septembre 2009 que Jay-Z, en boss de Roc Nation, décidait de présenter Briget Kelly, sa toute nouvelle protégée lors d’un concert donné en l’honneur de la commémoration des événements tristement célèbres du 11 Septembre 2001. On parle là d’une sacré initiation pour la chanteuse jusque là inconnue au bataillon, qui se retrouve pour son premier show à assurer à la place d’Alicia Keys les refrains d’Empire State Of Mind, véritable carton de 2009 devant un Madison Square Garden plein à craquer. Tout le monde se demande alors qui est cette brunette au pommettes prononcées et à la frange symétrique qui accompagne la légende de Brooklyn. Sa performance ayant convaincu, elle sera alors embarquée en tournée par Jay-Z afin de l’assister sur le nouvel hymne de New York lorsque la virtuose du piano ne pourra faire acte de présence. Cette expérience sans doute inoubliable pour la récente signature de Roc Nation s’apparentant sûrement à un rêve, en particulier pour une native de Manhattan n’omet cependant pas d’estampiller Bridget Kelly de ce tampon de doublure officiel d‘Alicia Keys.

Regardez: Jay- Z – Empire State Of Mind feat Bridget Kelly (live)

Comme ses confères J. Cole et Rita Ora signés eux aussi chez Roc Nation depuis 2008, il faudra beaucoup de patience à Brigdet Kelly avant de délivrer un premier projet. Un public témoin, lors de ces scènes, de son potentiel peut être acquis de sa formation à LaGuardia (école d’art renommée dont elle est  diplômée et sur laquelle est basée la célèbre fiction Fame), est partagé entre les comparaisons inévitables avec Alicia Keys et l’attente d’en voir plus. Elle annonce précipitamment après son show au Madison Square Garden l’arrivée d’un album en 2010 et balance dans la foulée quelques teasers alléchants de ce qu’elle nous réserve, assez pour éveiller la curiosité sans trop en dévoiler. Citant parmi ses influences Alicia Keys, Pink ou encore Alanis Morissette, le premier opus de Bridget Kelly devrait prendre selon elle une direction musicale plutôt agressive, elle définie son style comme une rencontre entre le rock et le rnb. Et avec Jay-Z comme mentor on se doute que la chanteuse ne bénéficie pas des mêmes connexions qu’un bleu ordinaire. On s’attendra à retrouver sur l’album de la chanteuse des collaborations avec des personnalités respectées du milieu notamment Ryan Leslie mais aussi Linda Perry, No I.D. et David Hodges membre de Evanescence.

Regardez; Ryan Leslie & Bridget Kelly – Sound Of A Heartbreak

L’album ne sortira évidement pas en 2010. Bridget Kelly qui avouera l’avoir un temps jugé fin près, décidera de se replonger sur sa confection. Sur les conseils de son mentor Jay-Z, elle lui accordera plus de temps afin de le perfectionner. L’opus supposé être autobiographique prendra alors une direction plus émotionnelle que le rock agressif prévu puisqu’il se calquera sur l’humeur de la chanteuse qui a évolué depuis. Il sera donc question d’un Ep gratuit intitulé Every Girl afin de rendre l’attente plus agréable. Tout semble s’arranger pour Bridget Kelly, avant qu’un imprévu ne vienne perturber la sortie de ce nouveau projet, nous l’appelleront « l’Affaire Thinking About Forever« . Ce chef d’œuvre posté sur Life + Times, blog de Jay-Z, accompagné de quelques mots afin de présenter l’artiste et signé de son « modeste » pseudonyme Andy WarHov, aurait déjà été publié la veille sur le blog du collectif Odd Future mais cette fois chanté par leur crooner Frank Ocean. Tout cela fini par semer la confusion et ce n’est que des mois plus tard qu’une Bridget Kelly amère acceptera de révéler ce qu’il s’est passé. On apprendra alors que l’équipe de la signature Roc Nation a en effet engagé les services de Frank Ocean qui écrira Thinking About Forever pour elle. Malheureusement, pendant que l’on peaufinait les derniers détails de l’Ep Every Girl sur lequel le titre figurera, le chanteur choisissait de revenir sur son contrat en dévoilant sa démo ici nommée Thinking About You, allant alors classer la version de Bridget Kelly au rang de reprise. Le public ensuite ne pourra s’empêcher de prendre partie pour le meilleur interprète qu’il aura défini.

Regardez: Bridget Kelly – Thinking About Forever (version acoustic)

En octobre dernier sortait finalement Every Girl propulsé par le titre Seek and Destroy. La première chose qui frappe à la vue de la jaquette de Every Girl, c’est le nombre de nom apparaissant au crédit de la composition de l’Ep. Bridget Kelly n’est l’auteur d’aucun titre de son projet. Every Girl réuni les écrivains les plus en vogue du moment, parmi eux Ne-Yo, Ester Dean, James Fauntleroy II, Frank Ocean ou encore The Dream. L’emploi de ces noms qui seront placé en évidence en tant qu’unique élément de promo pour le projet, supposé être personnel de surcroît passera mal auprès du public. Peut être est ce le facteur qui empêchera l’auditeur de lui donner une écoute juste et cela sera bien dommage. Every Girl est un projet de qualité. À mis chemin entre le rock et le rnb, on y sera agréablement surpris par les capacités vocales de Bridget Kelly. Sur les morceaux Seek and Destroy, Every Girl et Love You After All on retrouvera notamment grâce à sa voix rocailleuse l’aspect agressif que la chanteuse avait auparavant prédit. Puis sur les balades Thinking About Forever et Stranger To Love elle fera démonstration de ses qualités d’interprète. La mention coup de cœur sera attribuée à In The Morning et White Lies pour leur écriture soignée. Ses deux titres prennent même des allures de story telling, Whites Lies nous évoque un peut la saga Trapped In The Closet de R. Kelly.

Regardez: Life +Time présente Bridget Kelly

Vous l’aurez compris nous somme séduit par l’Ep Every Girl de Bridget Kelly. La combinaison des genres rnb et rock lui assure un style singulier et on espère que l’album toujours en préparation se jouera sur ce terrain. Si nous avons relevé un bémol, il s’agira du fait que les titres n’aient pas été écrit par elle. Cette pratique plutôt courante est, peut être à tord, diabolisée par les puristes, voilà pourquoi les plus grands chanteurs qui y ont recours auront tendance à ne pas le mettre en avant. C’est peut être ici que l’équipe de Bridget Kelly aurait peut être fait un faux pas, se servir de ces grands noms n’est pas la meilleure stratégie de campagne. Après l’épisode Thinking About Forever, c’est un autre scandale qui viendra entacher l’image de Bridget Kelly et il implique cette fois la chanteuse de Young Money, Shanell Woodgett. La protégée de Lil Wayne qui est en effet l’auteur du titre White Lies affirmerait ne pas avoir été consultée pour l’utilisation de son morceau et comme toute adulte mature c’est via son compte Twitter qu’elle fera part de son mécontentement. Et plus tard lorsqu’en pleine interview radio il sera demandé à Bridget Kelly le nom de l’auteur du titre Stranger To Love celle-ci se verra dans l’incapacité de répondre.

Regardez: Bridget Kelly – Interview

Depuis sa sortie, Every Girl ne semble pas suffisamment exploité, on déplore une réalisation de clip quasi inexistante. Le travail de promo autour de ce projet de qualité est difficile à comprendre, néanmoins Bridget Kelly se produit sur scène, ce qui devrait lui être bénéfique. La chanteuse de Roc Nation était dernièrement à l’affiche de l’Essence Music Festival à la Nouvelle Orleans où elle décidait de dévoiler deux titres inédits. Le public eu donc l’honneur de découvrir en avant première This Is Love premier single de son album à venir ainsi qu’un second extrait intitulé Special Delivery. Bridget Kelly annonçait dernièrement que son opus était bouclé. Bien que charmé par la nouvelle nous préférons ne pas nous emballer, qui sait, nous seront peut être prochainement surpris par une livraison spéciale.

Regarder: Bridget Kelly -Special Delevery

Pour aller plus loin:

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