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Critique : Alicia Keys tente l’approche du phoenix

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Alicia Keys est un mirage. Apparue parfaite dans un genre musical légèrement désert il y’a de cela une décennie, elle insuffle un vent nouveau de par la simplicité de sa musique. Un piano, une voix et une plume, c’est tout ce qu’il faut à la chanteuse prodige pour se hisser en haut de tous les sommets à la sortie de son premier album Songs In a Minor. Cette perfection elle l’atteint grâce une sincérité et un talent que l’on retrouve deux ans plus tard dans The Diary of Alicia Keys.

Malheureusement Alicia Keys se lance ensuite dans divers projets (cinéma, livres…) qui l’éloigneront quatre longues années des studios. Quand elle revient avec As I Am, la magie musicale n’opère plus, on en a fait une reine de beauté superficielle à l’écriture anodine, les ventes suivent forcément avec une telle réputation mais le mirage s’est dissipé, sa musique n’innove plus (en dehors de quelques chansons remarquables) et durant son absence d’autres chanteuses se sont placées sur le même créneau avec succès, rendant la musique d’Alicia Keys presque banale et plus commerciale.

Avec The Element of Freedom, elle tente à nouveau d’imposer sa musique, en essayant de la rendre plus massive, plus pop, elle touche un public toujours plus large, mais les productions étouffant sa voix elle ne connaît pas un réel succès critique. Pourtant engagée dans de nombreuses causes humanitaires, on ne ressent pas non plus vraiment cette envie de se battre dans ses chansons. Son talent est loin d’être exploité.

On a donc fini par imaginer Alicia Keys perdue après l’éclosion de chanteuses comme Adèle, qui rafle toutes les récompenses avec une musique très proche de celle offerte au commencement par Alicia Keys. Pourtant, aujourd’hui encore, quand on me demande de fredonner une chanson, ce sera toujours les quelques notes de Fallin’ qui feront vibrer mes cordes vocales, et son disque Unplugged tourne toujours de temps à autres dans nos lecteurs de musique.

C’est pourquoi un peu plus d’une dizaine d’années après les débuts d’Alicia Keys, on s’interroge sur ce Girl On Fire qui s’annonçait entre retour aux sources et réelle introspection vers une nouvelle évolution. Alors nous l’avons écouté, pour mieux vous le raconter.

Subjugués par sa voix, on oublie souvent qu’Alicia Keys est avant tout géniale au piano. C’est pourquoi elle s’évertue à introduire chacun de ses albums par une courte mélodie dénuée de toutes voix. Ici le titre latin De Novo Adagio suggère la nouveauté, pourtant les notes poussent à la mélancolie. Rapidement les notes s’accélèrent, une voix apparaît pour nous confirmer un changement avec Brand New Me, une nouvelle Alicia Keys affirme avoir trouvée une nouvelle liberté. Bien aidée à la conception par Emeli Sandé, on arrive à apercevoir la touche de douceur explosive apportée par la britannique. Une fracture est établie verbalement avec le passé, pourtant Alicia Keys passe la totalité de la chanson à rassurer son interlocuteur, estimant ce changement pas si grave. En tout cas c’est avec une nouvelle coupe de cheveux qu’elle se montre dans un clip assez classe.

Regardez : Brand New Me – Alicia Keys

Malgré cette belle introduction, Alicia Keys retrouve la cacophonie décriée lors de la sortie de son dernier album. When It’s All Over est beaucoup trop bruyante, la voix croule sous le poids de la musique et des effets sonores. On n’a même pas envie de se concentrer sur ce qu’elle dit, on veux juste passer à la chanson suivante. Jamie XX, à la production, nous avait pourtant habitué à mieux. Enfin passons à la fin de la chanson le temps d’entendre le fils d’Alicia Keys, Egypt, rendre sa mère heureuse. Seul moment agréable d’une chanson épuisante.

Ça ne va pas s’arranger tout de suite puisque le piano reste au placard sur un Listen To Your Heart qui se présente dans un style qui ne sied absolument pas à la chanteuse, incapable d’exploiter sa voix sur cette mélodie trop pesante et rapide. Les paroles toujours totalement anodines vous disent d’écouter votre coeur, comme un million d’artistes l’ont déjà fait. Et puis vient le massacre de Swizz Beatz et Dr. Dre, qui semblent vouloir faire d’Alicia Keys la nouvelle Rihanna le temps d’un New Day qui nous exaspère au plus au point, mais qui plaira surement aux fans de cette nouvelle soupe qui nous accable.

Pire, Nicki Minaj s’invite sur une version Inferno de Girl on Fire et si on avait pas déjà entendu la version originale c’est à ce moment précis que l’on aurait stoppé notre écoute et tiré un trait sur Alicia Keys. Pour se rassurer on se met le clip de la version originale tout de suite, largement moins bruyant, Alicia Keys arrive à exprimer la puissance de sa voix.

Regardez : Girl on Fire – Alicia Keys

Arrivés à la moitié du disque, la flamme d’espoir tend à s’éteindre, c’est pourtant là que le bruit cesse et commence à faire place aux douces mélodies qui vont si bien à Alicia KeysFire We Make est un échange sensuel entre la belle et Maxwell, qui viennent légèrement raviver la flamme. Suit Tears Always Win et l’on retrouve définitivement la voix puissante qui nous a abandonné depuis Brand New Me. Écrite par Bruno Mars, la chanson triste sur le papier ne l’est pas vraiment musicalement, on a alors du mal à croire en la sincérité du propos mais passons.

Not Even A King nous permet de retrouver Emeli Sandé à l’écriture, et on peut dire que la présence de la chanteuse lors de l’élaboration de ce disque semble salvatrice. Ici le piano reprend sa place de choix, la voix d’Alicia Keys se remet à s’amuser avec les différentes octaves. Les paroles signalent que l’argent ne fait pas le bonheur avec un certain style dans l’écriture qui s’avère très plaisant puisqu’abordant l’adage avec une réelle émotion amoureuse. L’amour, quasiment toujours au centre de cet album, ne déroge pas à la règle sur la ballade That’s When I Knew.

Peut-être la seule fausse note de cette seconde partie d’album, Limitedless vient lui s’aventurer sur les plates-bandes de Béyoncé, mais force est de constater qu’Alicia Keys est limitée quand elle s’aventure en dehors de ses ballades. La chanson qui suit était attendue. Frank Ocean à l’écriture de One Thing arrive à rendre les paroles de la chanteuse un peu plus travaillées qu’à son habitude, et malgré une voix qui n’exploite pas sa puissance, elle arrive à séduire sur cette ballade très douce et surtout intéressante à l’écoute grâce à des mots qui s’écoulent sans tourner en boucle comme trop souvent sur ce disque.

Vient la conclusion, qui s’avère également être la chanson la plus belle de ce disque. Vous ne serez pas étonnés de retrouver à nouveau Emeli Sandé à l’écriture de 101. Une chanson qui laisse pour la première fois transparaître une tristesse sincère et au combien magnifique pour conclure.

Ce Girl On Fire est un album qui nous laisse un sentiment plus que mitigé, sans la présence d’Emeli Sandé et quelques autres artistes en soutient à l’écriture, Alicia Keys fonçait droit dans le mur, jouant avec le feu en s’essayant à des choses qui ne lui vont pas. Swizz Beatz doit comprendre par exemple que sa femme n’est pas Rihanna ni Beyoncé, elle est bien plus talentueuse au piano que n’importe quel autre artiste de la scène R&B. C’est bien sur ce point qu’il faut insister à l’avenir et arrêter de vouloir la placer dans l’air du temps. Alicia Keys est une artiste hors norme qui n’a guère besoin de s’adapter à la soupe moderne pour vendre. Peut-être aussi faudrait-il déléguer l’écriture des chansons un peu plus souvent quand on s’aperçoit que la plume d’Alicia Keys a tendance à tourner en rond, peut-être trop heureuse pour écrire avec sincérité aujourd’hui comme il y’a dix ans. Oui, souvenez-vous quand Alicia Keys n’était pas encore un sex-symbol.

Regardez : Fallin’ – Alicia Keys

Cet album se divisant en deux parties, l’une exécrable et l’autre agréable, on va devoir encore attendre un peu avant de savoir la direction choisie par Alicia Keys pour son avenir musical. En attendant, pour tout connaître sur les dates de sa tournée et puis sur tout ce qui concerne la chanteuse en général, rendez-vous sur son site officiel très réussi.

[MAJ] Bridget Kelly : Une livraison de dernière minute

Bridget Kelly - Special Delivery sur Soul Ton OreilleNous l’avons bien compris, être une signature Roc Nation requiert beaucoup de patience tant le lancement de ses artistes peut être lent (excusez l’euphémisme). En témoignerons J. Cole qui malgré l’agacement de ses fans, délivrait son premier album Cole World: The Sideline Story deux ans après sa signature ou encore Jay Electronica qui… eh bien il semblerait que celui-ci joue le remake du fameux Detox de Dr Dre. Cependant, les choses paraissent se concrétiser pour Bridget Kelly. Après avoir passé deux ans en incubation au sein du label dont Jay Z est à la tête, la chanteuse new-yorkaise offrait l’an dernier l’Ep Every Girl, son premier essai gratuit. Sur l’opus teinté d’un rnb aux empreintes rock la première dame de Roc Nation prouvait qu’elle n’était pas une simple doublure d’Alicia Keys. Malgré son affiliation au rappeur de Brooklyn, le projet de qualité ne fit pas grand bruit. Mauvaise stratégie pour la promo autour de celui-ci ou absence totale de promo, la chanteuse est toujours inconnu du grand public. Bridget Kelly continue cependant son bonhomme de chemin et nous offre enfin un premier extrait de son album à venir, le titre Special Delivery.

Introduit au public sur scène lors de l’Essence Music Festival le mois dernier par une Bridget Kelly en larme, Special Delivery dévoile une facette plus soulful de la chanteuse qui défini son style musical comme une rencontre entre le rock et le rnb. À l’heure où le tweet et autre statut Facebook sont les moyens les plus sollicités pour les règlement de compte Bridget Kelly choisi de se tourner vers l’ancêtre des réseaux sociaux pour adresser ses adieux à son partenaires comme au bon vieux temps. La lettre manuscrite ici se chargera de faire ressentir à son destinataire la conviction placée derrière chacun de ses mots. La ballade résulte d’une co-écriture avec Crystal Nicole (Rihanna – Only Girl entre autre) et est produite par Eric Hudson (plus récemment derrière Mary J BligeWhy feat. Rick Ross).

Écoutez: Bridget Kelly – Special Delivery

Si l’opus toujours sans titre aujourd’hui devait voir le jour cette année, on imagine qu’il se verra repoussé à 2013 pour des raisons de timing. En attendant cette livraison spéciale, sachez que l’Ep Every Girl est toujours disponible en téléchargement gratuit.

MaJ : Nous vous présentions le single Special Delivery de Bridget Kelly il y a quelques mois, voici maintenant le clip.

Regardez : Bridget Kelly – Special Delivery

#Tweetzik : Alicia Keys – Brand New Me

Si Alicia Keys était en feu il y a quelques semaines, c’était peut-être pour renaitre de ses cendres aujourd’hui avec Brand New Me. En tous cas on peut difficilement affirmer à la vue de cette vidéo que le feu soit nocif pour les cheveux.

Regardez : Alicia Keys – Brand New Me

Critique: Miguel – Kaleidoscope Dream

Miguel Kaleidoscope Dream sur Soul Ton OreilleChez Miguel on dirait bien que 2012 rime avec productivité. Après la série Art Dealer Chic qui se déclinait en trois volumes de micro Ep en début d’année, l’arrogant crooner lève finalement le voile sur Kaleidoscope Dream. Ce second opus diffusé de manière inédite afin de s’adapter à un nouveau mode de consommation de notre musique, révèlera plus tard Miguel, se verra organiser une sortie en trois temps avec des intitulés digne des chapitres qui composent la série l’Avatar : le dernier maître de l’air. Une émergence de nouveaux artistes quasi quotidienne accordant à l’auditeur, selon lui, que peu de temps à consacrer à la découverte d’un « long » projet (et ce n’est pas nous, addict de bonne musique, qui allons le contredire), il laisse le choix à son public de découvrir l’album par petite portion. Sera alors divulgué en juillet dernier, l’Ep Kaleidoscope Dream: The Water Preview réunissant les trois premiers titres de l’album, suivi en septembre de Kaleidoscope Dream: The Air Preview contenant les trois suivant. Nous sommes de ceux qui avons préféré attendre que l’intégralité de l’opus débarque à la troisième place des charts US en un mois d’octobre comblé de bonne musique, avant de passer à une dégustation auditive.

Regardez: Miguel – Adorn

Refroidi par le personnage, nous ne cacherons pas qu’il nous a fallu du temps avant d’accorder une chance juste au travail de Miguel. En curieux ivrognes nous avons fini par faire l’impasse sur son impertinence qui a vite fait de provoquer chez nous une certaine antipathie et ce look qui frôle la surenchère, et ce sans regret. Peut on le blâmer d’être lui même quand sans cesse nous déplorons le manque d’individualité de la scène musicale. D’ailleurs avec ce second essai censé dépeindre un portrait plus franc et plus concordant du personnage de Miguel, le chanteur à la banane brushinguée qui apparemment en inspire jusqu’en France, nous invite à franchir l’étape des apparences, comme une sorte d’introduction de l’artiste à un public qui, comme nous, en auraient une vision préconçue. Quand All I Want Is You, ce premier opus délivré en 2010 et porté par le hit Sure Thing était basé sur le romantisme, son digne successeur, lui, se voit chargé de diverses missions.

 L’artiste accordant à ses songes une certaine importance, Kaleidoscope Dream c’est d’abord la bande originale de ses rêves kaléidoscopiques. « Je pense que les rêves symbolisent la plus pure des formes de fantasme que l’on libère à travers notre subconscient. Ils représentent la plus réaliste des libertés que l’on peut expérimenter, sans aucune « censure » et totalement créatif » expliquera Miguel. Ainsi le projet se veut aussi une ode au rnb, du moins ce qu’il fut dans un passé plus ou moins éloigné. Faisant référence à la soul présente derrière cette musique sans barrière qui jusqu’une certaine époque n’avait pas peur de s’unir à d’autre genre tel le hip hop ou le rock, le chanteur regrette la créativité de ce style que l’on ne pouvait enfermer dans une boite. Allant jusque qualifier le rnb moderne de « paresseux à en devenir un cliché », il espère, pourquoi pas, inspirer la génération actuelle porteuse de ce style à un peu plus d’inventivité, lui qui dit célébrer l’individualité.

 Regardez: Miguel – Do You

 Encore une fois on constate que Miguel se démarque de ses camarades de la vaste cour qu’est le r&b. Pendant qu’une majorité des acteurs du genre le soumettent à des limites plus que restrictives, rendant ce style musical très vite répétitif, le chanteur est parmi cette nouvelle vague d’espoir au sein de laquelle nous citeront Frank Ocean, The Weeknd ou autre Jhené Aiko, qui contribue à gommer, sinon à repousser ses frontières pour le moins lassantes. Il sera comparé à Prince pour ses alternances aisées du grave et du falsetto, bien que l’on pense que son look y soit pour beaucoup. Un Miguel flatté déclinera le compliment trouvant la remarque injuste envers la légende. Le natif de L.A élève tout même le niveau, déjà de par ses textes. Si les thèmes abordés dans ce style musical, que l’on se permettra d’appeler les basiques du genre, sont généralement centrés autour de l’amour et du sexe, les virées en boites et des tunes qu’ils en pleuvent, ce qui soyons honnête ne reflète pas vraiment la réalité, et bien devinez quoi, Kaleidoscope Dream n’échappe pas à la règle et connait bien ses fondamentaux. Miguel décrit comme un perfectionniste par ses collaborateurs y ajoute néanmoins sa petite touche, et hop la formule nous convainc. Le séducteur ne se contente pas de se reposer sur l’atout percutant qu’est sa voix, munie d’une plume affûté il nous pond des textes plus personnel, plus réfléchis et apparait même sur certain titre en penseur notamment sur Where’s The Fun In Forever. Le son est ici sensuel et les instrumentales efficaces. Si l’on ne trouve pas forcément de morceaux calibrés radio, on est confiant quant à l’aisance de certain titres à se faire leur place sur les ondes. Co-produit par Miguel, Kaleidoscope Dream compte des productions de Salaam Remi, Pop & Oak, ou encore Jerry Wonda.

 De ses inspirations éclectiques, Miguel nous offre un second opus plus électrique. Un rnb aux sonorités orientées rock avec des basses bien prononcées dominent le projet comme sur Arch & Point, déjà extrait du second volume de Art Dealer Chic, il réapparait dans Kaleidoscope Dream. L’artiste décrira alors l’opus comme étant plus progressif: « …dans le sens où cette fois je puise d’avantage dans mes influences alternatives que j’incorpore ensuite dans ma musique » à Miguel d’ajouter.

 Kaleidoscope Dream s’ouvre sur une version longue du hit Adorn que l’on ne présente plus. Si la première fois ses 2min 20 nous avaient conquit et amené à accrocher au travail de l’auteur, il va de soi que nous sommes ravi de voir ce chef d’œuvre complété. Samplant Time Of The Season de The Zombies, Don’t Look Back vient prendre le relai. Le titre aux sonorités et textes sombres nous évoque le travail de Jhené Aiko. Quand le quotidien The Boston Globe vient reprocher à Miguel les effets qu’il y incorpore non seulement à ce titre mais aussi sur Do You, déclarant y voir dans ce genre d’écho un usage de gadget inutile mais aussi un manque de confiance en sa voix de la part du crooner, nous n’y trouvons rien de bien dérangeant. Cet effet vient ajouter un aspect envoutant totalement cohérent avec le thème de Kaleidoscope Dream, qui rappelons le se déroule autour des rêves. Arrive The Trill, l’un de nos coups de cœur du disque. Si vous vous demandez à quoi ressemble une virée nocturne avec Miguel, en voici une entrainante illustration.

 Regardez: Miguel – The Thrill

 How Many Drinks? suinte l’arrogance de Miguel, il faut se faire à l’évidence celle ci n’est jamais bien loin. Si le crooner à dans le passé partagé son désir de travailler avec la scène de L.A dont il est originaire et fier, citant Jhené Aiko ou en encore Thurz comme potentiel collaborateur, Alicia Keys est la seul invité sur Kaleidoscope Dream et tenez vous bien, pour des cœurs. Née accidentellement d’un délire lors d’une rencontre à la Jamaïque, Where’s The Fun In Forever qu’il co-écrit initialement avec Pop & Oak et Steve « Ace » Mostyn pour l’album à venir de la pianiste, lui sera finalement restitué par madame Swizz Beats au grand désespoir de son Girl On Fire.

 Ça semble désormais être LA tendance, après Brian Mcknight et son How Your Pu**y Works (If You’re Ready To Learn) qui avait fait des indignés, puis Big Boi et Theophilus London avec She Said Ok, ces titres que l’on ne sait guère à quel degrés les appréhender, voici Pu**y Is Mine qui colle parfaitement au genre. Mélodies et instrumentales plutôt convaincantes sous des textes entreprenant et totalement décalé. En live les esprits frileux devront s’abstenir, il semblerait que des fans de la Bay Area prenant les paroles au pied de la lettre, rentreront, pour certaines du moins, avec un souvenir plus torride que les mouchoirs trempés de sueur de Frank Michaël. Le projet se clôture néanmoins sur une note plus sérieuse avec les textes profonds d’un Candles In The Sun revisité. Sur une version plus émotionnelle du titre déjà présent dans Art Dealer Chic Volume 3, Miguel s’interroge sur la conscience, l’avidité et la morale de notre société pour une conclusion réussie.

 Pour Kaleidoscope Dream on restera sur une impression d’un presque sans faute. Le projet est cohérent, les textes soignés. En ce qui concerne les mélodies, Miguel réussi le pari de se renouveler, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Nous retiendrons les titres Kaleidoscope Dream qui mérite bien de baptiser l’album, l’entêtant The Thrill et Candle In The Sun pour notre mention coup de cœur. Bien qu’il peut être délicat de se prononcer si tôt, l’opus semble disposé à traverser le temps. Certain couronne le chanteur du titre de crooner de chambre à coucher, pour notre part, si cette assurance insolente permet à Miguel de nous fournir une musique de qualité, on fera preuve d’indulgence. Nous ne comptons pas quitter ce train pris en marche à la prochaine station.

 Regardez: Miguel – Pu**y Is Mine

#Tweetzik : M. Fiona ft. B.o.B – Change The Record

Quand on n’aime pas la partition jouée, on en change ! C’est apparemment le message prôné par Melanie Fiona et B.o.B, qu’elle mobilise pour la vidéo de Change The Record extraite de son second opus, The MF Life. On fera bonne usage de ce conseil qui nous est prodigué, en s’écoutant encore une fois Change The Record.

Regardez : Melanie Fiona feat. B.o.B – Change The Record

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