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Critique : Stone Rollin’ de Raphael Saadiq

Un petit retour sur un album dont nous voulions absolument vous parler, et dont le monde de la Soul se souviendra comme étant l’un des meilleurs de ce début d’année 2011. Je veux parler de Stone Rollin’ de Raphael Saadiq. Dans la lignée de son précédent album The Way I See It, il propose ici un opus à la hauteur des espérances de son public. Avec un côté néo-soul/funk et un retour sur les 50’s-60’s, Saadiq parie sur un effet rétro en effectuant un retour à ce passage de l’histoire de la musique Afro-Américaine. Et ma foi, c’est fort réussi ! C’est vrai, et avant même d’écouter l’album la pochette te mets dans l’ambiance ! L’esthétique est au rendez-vous et tout y est, des choucroutes sur la tête aux chemises à carreaux.

Musicalement parlant, tout pareil. On a droit aux paroles candides qu’on aime bien, à des instrus variées avec des guitares électriques au son vintage très présentes sur Radio ou Stone Rollin’, mais aussi à de la soul bien dégoulinante avec cordes et cuivres à l’image de Good Man. Un morceau sur lequel d’ailleurs, la part rap/chant de Taura Jackson ajoute de la fraicheur et une réelle plus-value. Quant à la voix de crooner de Monsieur Raphael Saadiq, elle ne manquera pas d’en surprendre plus d’un avec The Perfect Storm. On notera aussi l’influence de Stevie Wonder sur Go to Hell ou Movin’ Down The Line, autant au niveau du chant que de l’orchestration. Raphael Saadiq produit ici un album complet dans la lignée de ses de ses prédécesseurs tels que Curtis Mayfield ou encore Al Green, crooners à la voix frêle. En conclusion, face à un tel niveau artistique, les Ben L’oncle Soul et consort n’ont qu’à bien se tenir (ou pas).

Ecoutez l’album Stone Rollin’ de Raphael Saadiq sur Deezer

Raphael Saadiq – Good Man

Raphael Saadiq – Stone Rollin’

Jour 12 : Le meilleur duo hip hop et RnB

Allez on revient sur les bases positives des ondes véhiculées par le hip hop, après une session assez ténébreuse hier. Le mot « featuring » revient si souvent dans le rap et le rnb qu’on était obligé de parler des duos qui nous ont marqué :

Quel est le meilleur duo hip hop et rnb ?

C’est la question que nous nous posons aujourd’hui et que l’on vous pose aussi. Autre chose, saviez-vous que vous pouviez trouver l’intégralité des thématiques à venir pour les 30 Jours du Hip Hop ? C’est sur la page Facebook dédiée à notre évènement. Allez tous à vos commentaires !

La réponse de Jav JuneNas (feat. Lauryn Hill) – If I Ruled The World

Un duo efficace, un clip réussi et un refrain désormais légendaire.

La réponse de John : Nelly (feat. Kelly Rowland) – Dilemma

Qui n’a pas saigné ce son ? Je me souviens encore de ces jours où Nellyville tournait en boucle dans mon bon vieux lecteur CD. L’époque où porter un pansement sur la joue c’était cool (ou pas), et où les baggies  n’étaient pas encore en voix d’extinction. Ah que de souvenirs !

La réponse de Mike : Nelly (feat. Justin Timberlake) – Work It

Tout comme John, Nellyville est un album qui a tourné en boucle lors de sa sortie il y a presque dix ans ! Ca me renvoie sur un des morceaux phares de l’album, Work It, un des titres qui m’a permis d’accepter définitivement Justin Timberlake dans le milieu du hip hop et du rnb.

La réponse de MimounaThe Roots (feat. Erykah Badu) – You Got Me

Bon c’est peut-être plus soul que strictement RnB mais c’est pour moi la meilleure collaboration, celle qui ne vieillit pas et qu’on prend toujours plaisir à réécouter.

La réponse de Pierre : Kanye West (feat. Jamie Foxx) – Gold Digger

Une bombe, je ne saurais définir ce morceau par un autre mot. C’est une tuerie efficace comme l’on n’a que rarement vu. Merci Messieurs West et Foxx !

La réponse de Rafik : Method Man (feat. Mary J. Blige) – All I Need

C’est l’un des premiers titres qui me soit venu en tête.

Idlewild, l’album : Outkast s’amuse toujours

Avant de parler plus en détail de la bande originale / l’album Idlewild (le concept n’est pas évident), revenons sur les autres apparitions petit et grand écran des deux compères d’Atlanta.

Non contents de mettre sur pieds ce film, André 3000 et Big Boi ont en effet pris part à différents projets avec plus ou moins de réussite. Apparaissant au générique de quelques séries télé, sous leur nom civil le plus souvent (André Benjamin et Antwon Patton), le passage devant la caméra des deux rappeurs a permis d’enrichir la liste des artistes hip hop qui font des apparitions dans les séries US : The Shield pour l’un, New York Unité Spéciale pour l’autre. Mais rien de mémorable là-dedans, ni dans les quelques films où ils apparaissent également. Le projet le plus notable est à mettre au crédit d’André 3000, qui a créé (il en est aussi producteur exécutif et il y prête évidemment sa voix) Class Of 3000, une série animée diffusée en 2006/2007 sur Cartoon Network (UK et Australie). Le dessin animé raconte l’histoire de Sunny, musicien renommé qui se lasse de la célébrité et retourne à A-Town (tiens donc) donner des cours de musique à un groupe de gosses aux caractères déjà bien affirmés. La série n’a pas carto(o)nné malgré son originalité et le fait qu’elle propose un éveil musical aux plus jeunes avec les différents style proposés. Un aperçu juste ici pour les enfants que vous êtes restés :

Reparlons maintenant d’Idlewild, l’album. Difficile de qualifier le disque : bande originale parce composée de chansons toutes faites pour la comédie musicale mais pas exactement bande originale du film puisqu’il contient aussi quelques titres du précédent opus d’OutkastSpeakerboxxx/The Love Below… Passé ce problème de définition, Idlewild contient quelques morceaux qui ont fait plus récemment le succès d’Outkast, notamment le titre culte (tant pour le clip, qui pour le coup ne reprend rien de l’univers Idlewild, que pour le son), j’ai nommé Morris Brown, featuring Scar et Sleepy Brown (et aussi Janelle Monáe dans la vidéo) :

Le résultat global de l’album est évidemment dans la veine du film, où les genres musicaux et les époques se côtoient et se mêlent, entre jazz, blues, rap, fanfare, RnB… Ça fusionne de partout et on reconnaît bien là l’envie d’expérimentation d’André 3000 et de Big Boi. Ce dernier nous prouve aussi que ses qualités de MC se bonifient avec le temps et j’ai personnellement un préférence pour les chansons sur lesquelles il pose, non pas parce qu’elles sont plus hip hop mais parce qu’elles sonnent plus funky et énergiques. Ne manquez surtout pas Call The Law, avec une Janelle Monáe pleine de swing et de funk et je retiendrais aussi Mighty « O », Chronomentrophobia ou encore PJ & Rooster (jazzy à souhait). La fin de l’album est plus mélancolique et calme que le reste, peut être parce qu’il suit légèrement la progression du film.

Idlewild reste le pari (osé) de faire un film et une B.O. dans l’atmosphère des années 30 sans se limiter au cabaret en proposant des sonorités hip hop pour ne pas juste rendre hommage à une époque. Un joli méli-mélo musical en somme, certes pas du calibre des précédent albums d’Outkast, mais qui vaut la peine qu’on lui prête au moins une oreille (deux c’est mieux).

KiD CuDi – Angels & Demons

A l’image de Pharrell Williams, Kid Cudi nous apparaît comme un petit génie, avec des productions toujours mélodiques et harmonieuses à souhait, entre hip hop et rnb avec une pointe de pop qui fait toute la différence. Autre point commun, ils savent tout deux très bien s’entourer, comme ici avec The Clipse (bien que leur partie ait été supprimée) sur un morceau initialement prévu pour Man On The Moon: The End Of Day, mais qui n’a finalement pas été retenu. Mais aujourd’hui, vous pouvez l’écouter grâce à Soul Ton Oreille ! Alors on dit quoi ? Merciiiiiiiii Salades Tomates Oignons !

KiD CuDi – Angels & Demons

Late Nights & Early Mornings, le clip

Commencer tard la nuit et finir tôt le matin, mais de quoi parle Marsha Ambrosius ? Il est question de sexe biensûr et ici, l’ex-Floetry donne de sa personne avec le clip de Late Nights & Early Mornings, l’histoire de deux couples qui finiront au lit ; avec préservatif pour l’un, sans protection pour l’autre… Pour le reste, je vous laisse découvrir cela, mis en image à travers une métaphore plus ou moins explicite. Comme on dit, sortez couverts !

Et pour ceux qui l’ont raté, Soul Ton Oreille a interviewé Marsha Ambrosius il y a quelques semaines à l’occasion d’une semaine spéciale Floetry et pour la sortie de du premier album solo de Marsha (également appelé Late Nights & Early Mornings) interview à retrouver par ici !

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