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#Tweetzik : un Childish peut en cacher un autre

En pleine tournée européenne, notre ami Gambino fait étape à Londres pour deux concerts complets et passe évidemment par les studios de BBC 1Xtra pour nous offrir une reprise du classique I’d Die Without You. Accompagné très légèrement, c’est une performance presque parfaite que Childish Gambino propose là, toute en douceur. C’est bon, c’est agréable, c’est énervant puisque quoi qu’il touche ou tente, ça à l’air de marcher, mais quelle joie pour nos oreilles.

Regardez : I’d Die Without You – Childish Gambino

Découvrez : Le R&B Saint Heron de Solange

Saintrecords_HEADER-ARTICLES’il y a bien une personne qui œuvre pour que le R&B revienne à son état de grâce, c’est la petite sœur de qui vous savez : Solange Knowles. Celle qui ne fait rien comme personne et surtout pas comme sa sœur qu’elle admire pourtant, vient de sortir une compilation Saint Heron. On vous propose tout de suite de quoi vous mettre dans l’ambiance et en parle tout de suite après.

Écoutez : Solange – Cash In

Solange a créé avec sa bande de copine, en mai dernier, son label Saint Records, une plateforme qu’elle présente comme le renouveau du R&B. Pour illustrer ses propos, elle a sorti en novembre dernier une première compilation Saint Heron ou l’on retrouve des artistes talentueux mais encore trop peu connu, comme : Jhene Aiko, Sampha, Kelela, Petite Noir, Iman Omari, Starchild, Jade le fleur pour ne citer qu’eux….. 11 artistes indépendants qui viennent poser leur voix et leur musicalité et originalité sur un projet innovant dont le but est de redonner une seconde vie au R&B. Découvrez donc, BC Kingdom et son titre Lock Up.

Regardez : BC Kingdom – Lock Up

Avec ce nouveau projet, Solange veut « célébrer et continuer à cultiver le style R&B, tout en créant à travers cette multitude de connexions un nouveau (ou renouveau) courant musical ». Celle qui se revendique indépendante et sans étiquette, réussit une grande prouesse et nous surprend encore. Fini donc le R&B sucré, moelleux, pailleté, Saint Heron nous livre 12 titres dans la mouvance actuelle : lover, trap music, électro avec des sonorités soul, africaine, hip hop des années 90. Un savant mélange de personnalités que l’on vous conseille d’écouter pour toutes les petites pépites qu’il contient.

Écoutez : Kelala – Go All Night

Pour aller plus loin :

Que devient All 4 One ?

ALL4ONE

And I swear by the moon and the stars in the skies
I’ll be there
I swear like a shadow that’s by your side
I’ll be there
For better or worse till death do us part
I’ll love you with every beat of my heart
And I swear

Vous l’avez reconnu ? Eh oui, aujourd’hui on revient sur l’un des tubes de 1994 ! Ils sont quatre mais ne font qu’un : All 4 One, un pour tous, tous pour un, sont devenus cette année-là les mousquetaires du RnB, faisant d’une reprise un tube (presque) intemporel. On se regarde le clip tout de suite et on débriefe après.

Regardez : All 4 One – I Swear

Le saviez-tu ? I Swear a été nommé parmi les plus belles chansons d’amour du XXème siècle. La vérité.

Ah ce clip, qu’en dire ?.. Kitsch et fidèle aux standards RnB/pop de l’époque, il a donc bien (mal) vieilli et suscite irrémédiablement un petit sourire à son visionnage (on vous a vu, pas la peine de se le cacher). Ces quatre jeunes qui courent (dans le vent), ce gros plan sur le pied dans la flaque d’eau (ils n’ont cependant pas 4 ans…), ce petit duvet moustacho-facial, ces poses pleines de mélancolie sur le toit… Magique. Et pourtant, ce premier single extrait de l’album éponyme du groupe a immédiatement cartonné : numéro 1 pendant plusieurs semaines, nommé pour la Chanson de l’Année en 1994… les menant d’ailleurs à la sortie d’un autre succès, I Can Love You Like That.

Regardez : All 4 One – I Can Love You Like That

Le saviez-tu ? Le groupe a sorti un tout premier morceau avant I Swear, lui aussi classé au top single. Il s’agissait de So Much In Love, aux forts relents Boyz II Men-iens. Plus RnB, moins pop, il leur aura donc fallu attendre de jurer pour que l’amour du public se montre au grand jour.

Avec une carrière qui s’étend de 1994 à… aujourd’hui (!), All 4 One a réussi à perdurer malgré quelques conflits avec leurs maisons de disque. Très populaires de l’autre côté du monde, ils ont même sorti en 2004 un album exclusivement disponible en Asie, impliquant donc des tournées au Japon, en Indonésie, en Chine ou encore en Australie.

Leur tout dernier album, No Regrets, est sorti en 2009 et leur permet de continuer d’emprunter la voie RnB/pop, avec pour premier single My Child, au sujet assez inhabituel et finalement plutôt appréciable. Dans l’exécution, on reste bel et bien dans le RnB des 1990s, et ce même dans la vidéo (oh ces chorégraphies et ces tenues coordonnées !), mais le résultat final n’est pas complètement à jeter.

Regardez : All 4 One – My Child

Le saviez-tu ? L’un des membres du groupe, Delious Kennedy, est l’un des co-fondateurs du Catalina Film Festival, sorte d’équivalent à notre Festival de Cannes à nous.

Vite écartés du devant de la scène internationale mais toujours forts de leur réputation et marqués par leurs succès du début, All 4 One reste finalement l’un des groupes incontournables du genre dans le milieu des années 1990. Avec 3 nominations aux Grammy Awards en 1995 et la victoire pour I Swear, on ne peut nier le succès populaire du groupe. On ne sait pas pour vous, mais on a le sourire à l’écoute de ces morceaux. Et même si l’on pourrait espérer du mieux au moins visuellement parlant depuis ce temps, le groupe se fait représentant du RnB mielleux d’une époque déjà loin derrière nous mais qu’on appréciait plutôt bien.

Découvrez : Mack Wilds et son amour pour New York

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Il était une fois, un jeune homme ambitieux et plein d’envies. Né à New York en 1989, il commence sa carrière devant les caméras dès son plus jeune âge pour rencontrer un premier vrai rôle en 2005 dans la mini-série Miracle’s Boys. Il apparaît ensuite dans diverses séries avant de se faire remarquer dans la mythique The Wire puis d’obtenir le rôle qui montrera sa frimousse au monde entier de par son succès auprès des ados et quelques jeunes adultes nostalgiques des années 1990 : le reboot de Beverly Hills 90210, nous nommons… 90210 ! Campant le rôle de Dixon, féru de musique et DJ en devenir, Tristan Paul Mack Wilds (ou connu comme Tristan Wilds dans le show biz télé, et en tant que Mack Wilds dans la musique – schizophrénie quand tu nous tiens !) profite de ce rôle pour gagner en expérience et épaissir son carnet d’adresses. Peut-être lui devrons-nous l’apparition de Snoop Dogg ou encore de Nelly dans ladite série ?

Peu importe, Mack Wilds connait du beau monde et a pu se montrer dans un certain nombre de clips ces dernières années : Jay Z, Wale, Alicia Keys… Et le clip illustrant l’un des morceaux les plus marquants de cette fin d’année : Busta featuring Q-Tip, Lil Wayne et Kanye West. On vous laisse la vidéo ici et trouvez Charlie. Enfin Mack.

Regardez : Thank You de Busta Rhymes feat Q-Tip, Lil Wayne & Kanye West

Une surprise de voir Mack apparaître ici et esquisser deux pas de danse, mais occasion en or pour nous de rebondir et parler de sa carrière musicale, deux mois après avoir découvert son album (nos plus plates excuses). On se dit alors : le mec connait visiblement du beau monde, il sort un album dans la plus grande discrétion et il a joué dans 90210. Sentiments confus et mitigés de prime abord, on se demande à quelle sauce nos oreilles vont être mangées. Eh bien étonnamment, cet album est honnêtement bon. Parce qu’en plus quand on creuse un peu, on voit qu’il est produit par pas moins que Salaam Remi et quelques autres producteurs plutôt renommés : du Ne-Yo par-ci, du James Poyser par-là, une touche de Pete Rock ici et une pincée de DJ Premier là. Nous voilà donc avec New York: A Love Story et à la première écoute, on espère sincèrement que l’entourage ne fait pas tout le boulot et que Mack Wilds a de quoi faire honneur au carnet d’adresses.

Démarrage réussi et en force avec Wild Things, featuring Method Man (quand on vous dit que le p’tit jeune ne rigole pas niveau collaborateurs !) sur une production reprenant le légendaire Wu Tang Clan Ain’t Nuthin To F’ Wit. Ça pourrait sentir la facilité de jouer la carte du Wu, mais on ose imaginer que l’exercice est loin d’être facile et finalement la mayonnaise prend, et elle prend bien, propulsée par la production impeccable.

Ecoutez : Wild Things de Mack Wilds featuring Method Man

Premier single extrait de l’album, Own It est encore une fois aidé d’une prod efficace, et Mack Wilds en profite pour passer sans difficulté d’un phrasé rap à des refrains chantés. Il monte dans les aigus pour apporter plus de couleurs à sa performance sans trop de mal. Le visuel par contre n’aidera pas à accrocher au son : on sent que le rappeur/chanteur a grandi devant les caméras et en fait des caisses dans son clip, tout comme lors de ses quelques apparitions télé récentes. Dommage puisque ce qui passe très bien à l’écoute perd de son authenticité et de sa qualité en vidéo, en tous cas pour nous.

Regardez : Own It de Mack Wilds

Keepin’ It Real doux et smooth comme il faut, est enchaîné par le plus lourd U Can Cry To Me, profitant de la collaboration de Raekwon et Dougie Fresh, ni plus ni moins, sur une production de Salaam Remi encore et toujours. Un morceau surprenant tant il est efficace et bien exécuté, avec ses couplets rappés et ses refrains chantés, mettant bien en avant la voix de Mack.

Sur Sober Up, produit par l’excellent James Poyser et Salaam, il nous raconte son ivresse : si on aurait pu se passer des commentaires « off » ici et là, Mack Wilds mène l’exercice de A à Z et passe du chant au rap sur un rythme posé agréable. Puis vient l’exercice casse-gueule au possible, la reprise qui en général fait rentrer chez leurs mamans les quelques fous qui s’y attaquent : une reprise, difficile à assumer si ratée, de… Remember The Time. Rien que ça. Pas échaudés en ayant passé les 11 premières pistes avec un contentement non-dissimulé, on se doute tout de même que les fans absolus de Michael Jackson vont crier au blasphème. Nous, on trouve l’exercice réussi : c’est doux, c’est moelleux, c’est efficace, c’est propre. Nous n’y verrons pas en Mack Wilds le nouveau King of Pop mais sa prestation est loin de gâcher ce morceau imprimé dans les mémoires collectives.

Ecoutez : Remember The Time de Mack Wilds

Fier d’être new-yorkais, Mack Wilds n’hésite pas à mentionner encore et encore son lieu de naissance au cours de l’album, allant même jusqu’à consacrer une chanson à un produit qui visiblement (et après vérification auprès de new-yorkais) n’est disponible que dans la Grosse Pomme : Duck Sauce. Un morceau anecdotique mais qui en dit suffisamment sur l’attachement à sa ville de Mack Wilds, et assez différent du reste de l’album, étant cette fois entièrement produit par Pete Rock, tout comme The Art of Fallin’.

Alors qu’il avait tenté sa chance dans le monde de la musique il y a 3 ans sans grand succès quand bien même en pleine lumière avec sa carrière d’acteur et entouré alors de disciples de l’école Jazzy Jeff, ce n’est qu’en cette fin d’année que Mack Wilds réussit à marquer les esprits, grappillant au passage une nomination aux Grammy Awards dans la catégorie Best Urban Contemporary Album. Une surprise quand l’album est tout frais et sa carrière encore aux prémices, mais une preuve supplémentaire que Mack Wilds, ce n’est pas qu’un carnet d’adresses impressionnant quand bien même il est servi par les productions impeccables de Salaam Remi. Marqué par le hip hop et le RnB des années 1990 dans lesquels il a grandi, le jeune homme réussi le pari de faire un album solide, gage d’un succès futur s’il consolide ses atouts.

Que devient… Blackstreet ?

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Shorty get down, good Lord
Baby got ‘em open all over town
Strictly bitch, you don’t play around
Cover much ground, got game by the pound

Oui madame, oui monsieur, aujourd’hui, on revient sur l’itinéraire de Blackstreet (itinéraire, street…), le groupe RnB majeur des années 1990. En ce moment, tout Londres ne parle que d’eux, de Ginuwine, de Sisqo ou encore de Faith Evans, la grand messe du genre ayant eu lieu à la Wembley Arena le 16 novembre dernier. Occasion en or donc de parler du groupe que l’on n’a pas oublié malgré le temps passé. Allez, on se fait plaisir, on se met dans l’ambiance avec, vous l’aurez reconnu, No Diggity.

Regardez : No Diggity de Blackstreet feat. Dr Dre et Queen Pen

Le saviez-tu ? Le groupe aurait dû s’appeler Stonestreet (oui, ils aiment bien les rues !). Mais plutôt que de donner au groupe le nom de famille de son chanteur Joseph, les compères ont suggéré de fusionner le surnom de Chauncey (« Black »), pour donner… Blackstreet ! C’est bien, vous suivez.

Lancé en 1993, le groupe se fait connaître du grand public avec Baby Be Mine, produit par Teddy Riley. Smooth et groovy, la couleur du groupe est marquée dès le début de sa carrière et le restera malgré les nombreuses évolutions dans sa composition. En 1996, leur second album Another Level les propulse un niveau au-dessus (Another Level, un niveau au-dessus…) : c’est l’album de No Diggity, du larmoyant Don’t Leave Me… C’est l’album des Grammy Awards aussi… C’est l’album 4 fois disque de platine aux États-Unis… C’est l’album des collaboration avec Jay Z, Mase… C’est l’album qui les fait tourner avec New Edition en 1997.

Regardez : Fix (Remix) de Blackstreet feat Ol’ Dirty Bastard et Slash

Le saviez-tu ? On espère que tu le sais quand même ! La version original de Fix contient un sample de The Message, de Grandmaster Flash & The Furious Five. Rassure-nous, tu connais Slash aussi ?

En 1999, leur album Finally est lancé avec Girlfriend/Boyfriend, voyant Janet Jackson mais aussi Ja Rule et Eve collaborer avec Blackstreet. Cet album leur permet d’accéder au top 10, mais n’atteint pas le succès phénoménal d’Another Level. Finalement, Finally (finalement, Finally…) est l’album de la rupture et le groupe se sépare peu après. En 2000 cependant, Teddy Riley a des remords et suggère au groupe de reprendre son chemin, amenant à la sortie de Level II en 2003. Sans grand succès.

Aujourd’hui, on peut encore voir une formation « bis » de Blackstreet tourner aux États-Unis, chacun de ses membres historiques étant retourné dans un relatif anonymat. Mis à part Teddy Riley, qui en plus de son autre groupe, Guy au début des années 2000, a réussi à persévérer mais aussi se diversifier : il a produit quelques titres de Twenty, des Boyz II Men, l’autre formation new jack /RnB de l’époque, et encore aujourd’hui, notamment pour des groupes de K-Pop ou encore Lady Gaga ! La musique n’a décidément pas de frontière.

Pour le chanteur Chauncey Black, les années qui ont suivi la rupture du groupe n’ont pas amené des nombreux projets, si ce n’est une collaboration avec Kery James en 2008 sur Encore, extrait d’A L’Ombre du Show Business. Pour Dave Hollister enfin, la chanson est toute autre. Cousin de K-Ci et Jojo, fort d’apparitions notamment sur deux titres de Tupac avant Blackstreet, puis sur la BO de Romeo Must Die ou avec Keith Sweat après Blackstreet, il est peut-être celui qui aura fait fructifier son organe vocal le plus longtemps. Jusqu’à maintenant encore, représentant fièrement le groupe à Londres.

Ecoutez : Encore de Kery James feat Chauncey Black

Le saviez-tu ? Après un accident de voiture à Los Angeles, Dave Hollister s’est tourné vers l’Église. Traumatisé et changé, il quitte le navire RnB pour se tourner vers le gospel et prêcher la parole divine.

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