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Le dernier album de Brian McKnight au banc d’essai

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Comme tout le monde le sait Brian McKnight est un chanteur de R&B multi-instrumentiste qui connut un fort succès dans les années 90. Il est l’un des rares artistes de cette belle époque à avoir réussi à traverser les années sans qu’on ne l’oubli. Après une dizaine d’albums, dont Anytime en 1997 et Back At One en 1999, le quarantenaire aux multiples récompenses a vendu plus de 20 millions d’albums à ce jour dont certains classés triple platine. Il revient aujourd’hui avec son quinzième album More Than Words, composé de 15 titres qui vous replongeront dans l’âge d’or du R&B.

Dès les premières notes de Sweeter le vibrato reconnaissable entre mille de Brian McKnight nous fait frissonner. Deux décennies après ses débuts, son grain de voix n’a pas subit l’érosion du temps. Dans 4th Of July on comprend que McKnight est heureux de la légèreté d’une nouvelle relation et il se fait admirateur secret dans She Doesn’t Know. Dans le titre éponyme More Than Words, coécrit avec Colbie Caillat, McKnight promet une relation durable « I’m gonna be more than words » (traduisez « je serai plus que des mots »).

Ecoutez : Brian McKnight – More Than Words

Sur les deux derniers titres Brian McKnight est accompagné par ses fils, chacun ayant coécrit le morceau qu’ils allaient interpréter : Brian McKnight Jr sur Ididntreallymeantoturnuout, dans un univers rappelant fortement celui de Stevie Wonder, autant que Letsomebodyluvu, et Niko McKinght sur The Front, The Back, The Side où ils évoquent les médias et autres sextos.

Ecoutez : Brian McKnight & Brian McKnight Jr – Ididntreallymeantoturnuout

En dehors de Don’t Stop, premier morceau de l’album qui est plutôt funky, et Made For Love qui se teinte d’électronique (synthé) pour sonner 80’s, il n’y a pas de grande surprise ni de prise de risque avec More Than Words. Brian McKnight a simplement fait ce qu’il sait faire de mieux en laissant derrière lui quelques viles tentatives dans la chanson érotique, entre autres. Le son est le même qu’il y a vingt ans et les paroles toujours aussi réconfortantes. L’échec de Just Me en 2011 a du le rappeler à l’ordre. Lui au moins ne se rend pas ridicule à se jeter dans la pop music pour être dans l’air du temps et paraître plus jeune pour se frotter aux nouveaux tels que Miguel et autres Chris Brown. Les fans de la première heure se réjouiront de ce dernier album qui sonne déjà musicalement comme un vieux CD retrouvé dans les affaires de sa grande sœur.

Pour aller plus loin :

 

#Tweetzik : Alicia Keys – New Day

Après nous avoir dévoilé la semaine dernier le clip de Fire We Make, Alicia Keys récidive avec le clip du morceau New Day que l’on avait découvert l’an dernier. Une vidéo qui nous montre une Alicia chantant et dansant dans les rues de New York et sur scène aussi, cela entre-coupé d’extraits de la lyric vidéo de l’époque et de graffitis divers et variés. C’est un jour nouveau pour ce morceau issu de l’album Brand New Me d’Alicia Keys, Enjoy !

#Tweetzik : Janelle Monáe – Q.U.E.E.N.

Janelle Monáe, la chanteuse à la houpette de fou furieux est de retour et elle semble avoir garder la pêche qui la caractérisait. Vu qu’Archandroid date de 2010, son futur album The Electric Lady est plus qu’attendu et on sent que le repos lui a été profitable. Là elle est de retour avec un premier single plutôt funky intitulé Q.U.E.E.N., où elle est soutenue par la voix énigmatique de la reine de la nu soul Erykah Badu.

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Découvrez: Sabi ou les mélodies du soleil californien

SABI-WTDTA_HEADERDes textes légers – qui n’occupent d’ailleurs pas forcément une place importante dans sa musique – comblés par quelque « wooohoo, lalala » et autres onomatopées qui n’ont d’autre objectif que d’inviter l’auditeur à se dandiner en rythme avec l’interprète. Cette interprète c’est Sabi, et même si elle n’a pas ambition à révolutionner le monde aux travers de son art, il n’en est pas moins efficace. Transpirant l’amour et l’insouciance mûris au soleil californien, ces refrains entêtants ont été fredonnés par plus d’un l’été dernier.

Nombreux sont ceux qui lui prêtent une ressemblance physique avec la très regrettée Aaliyah, de là à s’autoriser un parallèle entre le travail des deux artistes il y a un énorme pas qu’ici chez Soul Ton Oreille, nous nous abstiendrons de franchir. Les plus pinailleurs rechignent à laisser la musique de Sabi se frayer un chemin jusque une oreille trop subjective, dévouée à feue Babygirl (figure emblématique des heures glorieuses du rnb), dont la plastique de la chanteuse de L.A semble malgré elle provoquer la nostalgie. Plastique qui se dresse cependant en atout lorsqu’elle revêt les différentes casquettes de chanteuse, danseuse et actrice. Née d’une mère salvadorienne et d’un père afro-américain, Sabi le sait très tôt, elle veut divertir, faire le show.

Regardez: Sabi – Where They Do That At feat. Wale

Du large panel duquel l’artiste tire ses influences, elle se compose un univers musical éclectique, à forte dominante rnb néanmoins. La chanteuse cite Bat For Lashes, Lauryn Hill, Florence and The Machine ou encore Lykke Li parmi ceux qui l’inspirent. Wild Heart, par sa production viendra ajouter le dubstep aux différentes nuances de son éventail. Sorti en 2011, le titre sera l’un des premier singles dévoilés sous « l’ère Sabi« .

Autre moitié du duo hip hop The Bangz, c’est malgré le succès qu’elle rencontre avec Ella Ann, sa partenaire de l’époque, que la voie solo s’imposera à elle. En 2009, le véhicule d’Ella Ann pris entre des tirs croisés, la chanteuse sera gravement atteinte par un projectile. C’est la fin de The Bangz.

Regardez: Sabi – Wild Heart

Pour son premier album initialement prévu pour 2012 chez Warner Bros Record, Sabi fait appel aux services de Diplo, Benny Blanco ou encore Cirkut (derrière Wild Heart et Where They Do That At), pour un opus aux sonorités pop, rock alternative ainsi que d’urban music. Le projet dont l’intitulé nous est toujours inconnu fait pour le moment place à 0 – 60, mixtape ou EP chargé de lui paver la route. Avec pour premier extrait Champagne, 0 – 60 en préquelle est annoncé pour 2013 tout comme l’album, dont nous ne manquerons pas de vous reparler une fois sorti.

Regardez : Sabi – Champagne

Vos Choix Musicaux #52 : l’alphabet Soul, G comme

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Cinquante-deuxième édition de Vos Choix Musicaux, celle où je me rends compte qu’il n’est pas si aisé d’écrire un nombre en toutes lettres. Qu’importe car finalement c’est hors sujet, ce qui nous intéresse c’est le nom de l’artiste qui commence par un jet… Pardon, un « G », toute lettre qu’il soit. Retrouvez-nous très vite sur la page Facebook officielle de STO pour que nous complétions cet alphabet de la soul tous ensemble.

G comme Goapele :

Discrète et subtile, humaniste et engagée, Goapele Mohlabane est une de ses artistes qui justifie le poids des mots de ses chansons par la pugnacité de ses actions dans la vie réelle. En effet, la chanteuse de nu-soul/RnB est une fervente activiste contre les injustices de ce bas monde d’un côté, tandis que de l’autre, elle a signé quatre albums depuis 2001. Don’t Be Shy le morceau ci-dessous n’apparaît sur aucune des tracklists d’albums, seulement sur l’EP éponyme que Goapele sortit en 2008, trois ans après la sortie de son troisième opus Change It All et trois ans avant la sortie de Break of Dawn. Du coup Don’t Be Shy n’est assurément pas le titre le plus connu de Goapele, mais il a le mérite de résumer parfaitement l’univers de la chanteuse à la voix qui touche l’âme et le cœur. On y va ?

Ecoutez : Goapele – Don’t Be Shy

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