Extrait de Paris Sud Minute, après Réel et Pétasse Blanche, cette fois c’est Bla Bla Bla qui a le droit à son clip. Le collectif a choisi de partir de l’autre côté de l’Atlantique pour tourner cette vidéo pleine de clichés issus des banlieues chics américaines. Un sample qui passe crème avec un refrain entêtant et des images soignées (notamment au niveau des couleurs) cela dit on se demande tout de même si c’était nécessaire de faire tout ce chemin pour quelques paires de fesses, un skatepark et une tondeuse, mais bon !
Et si nous vous racontions l’histoire de cette rappeuse américaine qui répond au nom de Snow Tha Product ? Pour la petite histoire, au début elle avait décidé de s’appeler Snow White the Product mais Disney est passé par là pour demander des droits d’utilisation du nom de son héroïne, elle a donc opté pour Snow tout court. Cette jeune californienne a 25 ans, toutes ses dents (semble-t-il) et déjà 6 mixtapes et un album « homemade » à son actif. A l’heure actuelle Snow est en train de préparer son tout premier album studio qui devrait sortir chez Atlantic Records (AR) cette année. Cette nouvelle galette sera une grande chose mais à la fois une simple confirmation de ce que nous savons depuis pas mal de temps maintenant, Snow Tha Product à du talent, et pas qu’un peu.
Cette Blanche Neige latino-américaine a un vrai flow, une personnalité qui envoi du lourd et aujourd’hui, grâce à AR, les moyens de gagner sa vie en faisant ce qu’elle aime. C’est pour ces raisons que nous l’apprécions sur Soul Ton Oreille. C’est une femme qui en veut et qui ne s’arrêtera pas avant d’avoir tout raflé. Pour en arriver là elle a commencé à s’intéresser à la musique très tôt notamment en faisant parti du groupe de mariachi de son grand père en Californie. Après cette période, elle a commencé à taper des frestyles avec ses amis et au fil des gens qu’elle croisait pendant ces soirées, Snow a fini par rencontrer le propriétaire d’un studio qui lui a proposé d’enregistrer quelques morceaux (accompagnée de sa maman hein, elle était encore adolescente à cette époque).
Snow Tha Product – Woke Wednesday
A partir de là Snow décida de s’investir vraiment dans la musique et bougea au Texas. C’est là-bas qu’elle commença à être payée pour ce qu’elle faisait de mieux, rapper. Avec sa petite bouille elle avait tout ce qu’il fallait pour réussir… et ça n’a pas loupé. Après quelques scènes locales et des apparitions au festival SXSW, bien connu pour porter les artistes montants, elle réalise son premier album indépendant, Unorthodox, d’où sont extraits ses deux premiers titres. Woke Wednesday fera le tour du monde sur les internets qu’on aime tant.
L’année d’après, en 2012, les choses s’accélèrent clairement pour elle. Snow enchaîne les apparitions sur les albums d’autres rappeurs texans et sort sa dernière mixtape en date : Good Nights & Bad Mornings. C’est d’ailleurs cette galette qui servira de base pour l’album à venir cette année. Pour vous donner une idée de l’évolution de la belle, vous trouverez ci-dessous le morceau Cookie Cutter Bitches.
Snow Tha Product – Cookie Cutter Bitches
C’est ce genre de titre un peu « brut de pomme » qui a participé à la monté de Snow Tha Product. Elle aborde dans ses morceaux beaucoup de problèmes que la gente féminine rencontre, que ce soit dans leur parcours professionnel ou dans leur vie sentimentale. Elle a sa façon à elle de raconter ses histoires qui touchent un peu tout le monde et même si certains morceaux tels que Drunk Love ne plairont clairement pas à tout le monde, elle a ce qu’il faut pour souler nos oreilles et c’est ça qu’on aime.
Le 8 avril prochain Mihuma donnera naissance à son EP La Lettre Ecarlate. Mais avant cela, laissez-nous vous présenter cet amoureux de la poésie et de la chanson française. Pour vous donner une idée, Mihuma c’est une sorte de Bashung qui réciterait du Baudelaire comme un Gainsbourg. Mihuma est un poète dont le rock indé et le rap sont les instruments pour nous narrer les peurs, fantasmes et espoirs de ce trentenaire de la capitale, d’origine malienne. Artiste complet, cet auteur, compositeur et interprète a débuté dans un groupe de rap amateur puis fait ses preuves avec le projet Music’All (label Black Stamp Music) où il a côtoyé de près des artistes tels que Sydney (H.I.P.H.O.P.) Féfé, Casey, Busta Flex ou encore Oxmo. Dans la foulée il rencontre le réalisateur Mitch Olivier (Bashung, Doc Gynéco, Anis, Booba, Les Rita Mitsouko…) et c’est le début de leur collaboration.
Mihuma s’entoure alors du guitariste Stéfane Goldman (Imany), du bassiste Noël Assolo (Rita Mitsouko) et du batteur Franck Mantegari (Music’All), nommés Les Crotals, pour raconter la colère, la frustration mais surtout l’amour dans une sorte de road trip douloureux à travers La Lettre Ecarlate.Mihuma nous confie que s’il a pris le parti de ne parler que d’amour dans les 6 titres qui composent son EP c’est parce qu’il a eu un parcours amoureux assez chaotique et qu’il avait pas mal de choses à exprimer à ce sujet. Preuve en est avec Crimes et Sentiments (dont le clip est fortement inspiré du monde de Tarantino dont Mihuma est fan) extrait de La Lettre Ecarlate.
Regardez : Mihuma - Crimes et Sentiments
Il y a aussi un côté sombre chez Mihuma. Il ne s’en cache pas et ça se ressent sur certains de ses textes comme Là-Bas où le poète laisse le micro au cowboy rockeur pour un texte plus rebelle.
« Là-bas c’est pas chez nous / t’façons on est chez nous nulle part / ça veut dire qu’on est chez nous partout / viens, on est peut être pas nombreux mais on respire / la rage au ventre et l’amour en bandoulière / et on avance, et on avance, et on avancera / de la première seconde à la dernière »
Par ailleurs Mihuma est en quart de finale de l’édition 2013 d’Emergenza, tremplin musical via lequel il espère faire connaître sa musique à un plus large public et parfaire son jeu de scène. Vous le retrouverez également en showcase le 10 avril à l’International (Paris 11ème) dans le cadre du Hip Hop with No Nation. Le concert commencera à 21 heures et puisque l’entrée est libre, pourquoi ne pas en profiter pour vous faire votre propre idée sur ce dandy du flow.
Nous ne vous en avions encore jamais parlé, bien que nous suivions son actualité, mais il est temps de nous rattraper et de vous présenter C-Sen. Flynt nous avait pourtant prévenu avec son « Paris Nord sale rime avec épine dorsale », et le moins que l’on puisse dire c’est que le 18ème arrondissement de Paris regorge de talents et de MCs ayant des choses a dire, puisque c’est de cet arrondissement que ces deux là viennent.
Le C.Sen est une de ses perles, aussi méconnue par le show business qu’appréciée par ses pairs. Il nous dépeint son univers quotidien sans fioritures ni paillettes superflues, car comme il le dit si bien dans une interview, « le médiocre peux devenir quelque chose de beau, pour peu qu’on lui donne sa chance ». Un Mc tout en simplicité, pour des rimes qui ne le sont pas tant que ça. Que rajouter de plus quand ce dernier déclame sur son classique Anti Héros« Comme le soleil, j’suis toujours à l’ouest quand j’me couche » ? Le constat d’une vie quotidienne, loin du show business, la vie d’un être comme vous et nous, en somme.
Regardez : C.Sen - Anti-héros
Loin de ce rap game cumulant autant les clichés que les fessiers bombés dans les clips, à une époque où beaucoup d’acteurs du mouvement, parmi les plus médiatisés notamment, semblent se complaire dans une pale copie du modèle Américain. Le C.Sen n’hésite pas à égratigner l’image du rappeur aux dents longues et à l’ego qui va avec, en assumant ses contradictions, ses faiblesses et sa nature d’homme ordinaire.
Regardez : C.Sen - A l’envers
Le bonhomme a par ailleurs sorti son dernier album récemment Le Tunnel, qu’il défendra très bientôt en concert. C’est donc l’occasion pour découvrir, redécouvrir ou tout simplement pour voir ce que le bonhomme donne en live, que nous vous proposons de gagner des places pour son prochain concert.
En effet, C.Sen sera à Paris à La Maroquinerie le samedi 2 mars prochain, et nous vous proposons de gagner 5×2 places pour assister à son concert. Pour cela, comme d’habitude, rien de bien compliqué, vous répondez à la question ci-dessous en nous envoyant votre réponse à l’adresse suivante team@soultonoreille.com avant le mercredi 27 février 23h59. Un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses, voici la question :
Qui fera la première partie de son concert à La Maroquinerie le samedi 2 mars prochain ?
Vous avez une idée ? Trop facile de trouver la réponse, aller, envoyez nous vos réponses avant la date butoir et vous ferez peut être parti des chanceux qui assisteront au concert. Bonne chance à tous et que le meilleur gagne !
RÉSULTAT :
Voilà la date butoir est passée, merci pour vos participations. La bonne réponse était simple, vous l’avez d’ailleurs tous trouvé, il s’agit bien de Gueule d’Ange qui fera la première partie du concert de C.Sen. Mais qui sont les 5 gagnants alors ?!
- Amaury G
- Damien E
- Geoffroy J
- Erwan P
- Nicolas L
Félicitations à eux, ils remportent donc 2 places pour assister au concert de C.Sen ce samedi 2 mars à La Maroquinerie.
Chris Macari est l’un des réalisateurs les plus demandés du rap français. Booba, Mac Tyer, Despo Rutti, Rohff, La Fouine, Nessbeal, (pour ne citer qu’eux), tous ont dans leur vidéographie au moins un projet signé Macari. Entre deux tournages, il a accepté de nous rencontrer pour nous parler de son métier, sa carrière et ses envies.
Soul Ton Oreille : Chris Macari, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Chris Macari, jeune réalisateur antillais.
Tu es né en Martinique. Tu es arrivé en France après le bac pour suivre des études d’arts graphiques. Est-ce que tu savais déjà ce que tu voulais faire ?
Non, j’ai voulu faire de la vidéo quand j’avais 22 ans, en avant dernière année d’études. J’ai appris à monter sur un logiciel d’effets spéciaux. C’est ce qui m’a donné le goût de traficoter les images.
En fait, depuis tout petit, j’aime le cinéma, les publicités, les clips vidéos… J’ai grandi aux Antilles avec BET. Une fois que j’ai compris comment on pouvait monter, et que ce n’était pas si difficile que ça, je me suis lancé. C’est parti comme ça. Mais j’ai pas eu de cours de cinéma ni de réalisation.
Raconte-nous tes débuts. Comment tu as monté Tchimbe Raid (sa société de production), et comment tout a commencé.
En 2002, avec mon cousin chez moi, je faisais une fausse pub pour les MD de Sony. Lui, il a vu ça, il m’a demandé de faire un clip pour ses potes. Je leur ai fait. Ce même cousin faisait parti d un groupe de rap, L2M et il m’ont demandé de leur faire un clip, je l’ai fait. A l’école j’avais appris à faire les sites Internet, j’ai fait le mien et j’ai mis mes deux clips dessus. Et comme je connaissais le petit ami de Princess Lover à l’époque, qui lui avait fait une compilation de zouk, c’est parti comme ça, bouche à oreille.
En 2005, j’ai rencontré Manu Key à qui j’ai donné une carte de visite. On a eu un projet ensemble, qui ne s’est pas fait. Et c’est Mokobé qui a vu mes clips, qui m’a appelé pour faire Vitry Nocturne, extrait de 113°. C’est mon premier clip officiel. Avant ça j’avais fait des clips de zouk, mais c’était plus de l’entraînement.
J’ai monté Tchimbé Raid Production en février 2006. Je l’ai fermée en septembre 2011. Aujourd’hui ma société s’appelle CMTRP, pour Chris Macari Tchimbé Raid Pictures.
Regardez : Casey – Chez Moi, un des premiers clips de Chris Macari.
Tu as travaillé avec Snoop ? Sur quoi ? Ton rôle précis ?
J’ai eu la chance d’être en contact avec un américain qui s’appelle Damani, le poulain de Snoop. On m’a proposé de réaliser un clip pour lui, et Snoop y a participé. J’aurais pu faire un meilleur clip mais bon…
Tu travailles beaucoup avec Booba. Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment c’est de travailler avec lui ?
Il m’a appelé en hiver 2008, m’a demandé si j’avais écouté son album 0.9, si j’avais aimé, si j’avais écouté Game Over. Il se trouve que c’était ma préférée de l’album. Il m’a dit qu‘il voulait la clipper avec moi. Et c’est Manu Key qui lui a passé mon numéro !
Okaaay !
Tu sais, j’ai toujours eu de bons rapports avec le 113 et quelques mecs de leur entourage. Ce sont des mecs que je respecterai toujours, car j’ai commencé en partie avec eux.
Et travailler avec Booba… C’est le mec le plus professionnel que je connaisse. Il est tout le temps à l’heure. On a la même culture, on échange beaucoup. On se parle beaucoup. On communique par téléphone, e-mails, sms. On essaie de se voir quand on peut. Je le considère comme un grand frère. Il me donne beaucoup de conseils.
Quel conseil t’a-t-il donné que tu as bien fait de suivre ?
Il m’a dit, « Si tu peux partir de la France, vas-y! » Il m’a déjà fait ressentir que j’ai du talent pour aller ailleurs.
Tu en doutais ?
Tu sais, je suis un peu boycotté en France.
Comment tu le ressens ?
On ne me propose que des clips de rap. Je suis réalisateur, je peux m’adapter à tout. On a dû me proposer une ou deux fois de faire autre chose, mais ça n’a jamais abouti. En fait je pense que les gens ont leurs copinages et leurs habitudes. Ça marche beaucoup comme ça en France. C’est mon ressenti.
Est-ce que tu es sollicité par d’autres artistes d’univers musicaux différents ?
Quelqu’un « hors rap » m’a contacté dernièrement. J’espère que ça aboutira. Et si ça se fait, tu seras la première avertie ! (rires)
Mais tu sais j’aime ce que je fais. J’aime beaucoup le rap, j’en écoute depuis que j’ai 7 ans. Donc déjà, c’est un plaisir de travailler avec ceux que j’ai toujours écoutés. Et puis c’est un entraînement pour la suite, faire autre chose. De la pub… à grande échelle.
Et travailler avec les rappeurs en général ?
J’en ai vu des vertes et des pas mûres. J’ai parlé avec des mecs, j’ai entendu des histoires… Parfois c’est bien, mais parfois c’est relou. Subir l’ego des gens, ou travailler avec des mecs qui s’avèrent être des mythos…
J’ai des histoires dans la tête, mais en vrai, ça passe par une oreille et ça ressort de l’autre. J’essaie de ne me focaliser que sur ma légende personnelle. J’avance et je ne calcule rien d’autre. J’ai travaillé avec beaucoup, de Mac Tyer à La Fouine en passant par Despo, Nessbeal, Rohff…. Je les ai côtoyés, je sais comment ils sont, je ne les juge pas.
D’ailleurs, Team Fouiny ou Team Booba ?
(Sans hésiter) Team Booba !
Ton pire souvenir de clip ?
Seth Gueko, We, we, we. Des petits de son quartier jetaient des pierres sur l’équipe…
Il se passe plein de choses sur les tournages. Ce qui s’y passe y reste ? Une anecdote particulière ?
Sur les tournages ? Il y a plein d’histoires de tournages qui sont relatées ! Mais comme dit Booba « chez nous pas de mains aux fesses… » (rires) On est réglo sur les tournages, on fait pas de bêtises.
Après les tournages peut-être ?
Si tu cherches un scoop au niveau des figurantes, il n’y a pas de ça chez nous ! (Rires)
Ouais c’est ça ! (Rires)
Bon il y a déjà eu des voitures cassées, de la fatigue… Mais rien de spécial.
Penses-tu que ton enfance en Martinique a influencé ton œil de réalisateur ?
Grave ! Au niveau des couleurs, de l’étalonnage, des sensations que j’ai sur un tournage, au niveau des prises de vue… J’aime bien les clips colorés, ça vient de mon enfance c’est sûr. J’aime les films de rue. Je pense que si je fais un film un jour, ce sera un film sur la rue.
Qu’est-ce qui t’influence ?
Dans la vie ? Michael Jordan, Spike Lee, Malcolm X. Des personnes qui ont voulu faire quelque chose de leur vie, et qui ont tout fait pour leurs convictions. Mes parents, mon père à qui je parle beaucoup. Ma mère qui s’inquiète beaucoup pour moi, pour qui je fais attention.
Moi quand je pense à Chris Macari, je pense à Hype Williams. Ne serait-ce que pour la façon dont tu inscris ton nom.
En 2006, quand j’ai commencé à faire des clips de rap, je mettais « Chris Macari présente ». Et il y avait ma tête avec une capuche qui apparaissait. Et puis ça m’a saoulé. Je trouvais que ça faisait gamin. Donc j’ai décidé d’enlever mon nom. Puis un artiste m’a conseillé de mettre au moins Tchimbe Raid (le nom de ma société) pour qu’on sache que c’était moi. Du coup, je le mettais, mais en tout petit.
Et en 2008, quand Booba m’a appelé, la première chose qu’il ma dite c’est : « Ecoute renoi, tu mets ton nom en gros, parce que y’a pas de renois qui font des bons clips en France. » Du coup avec lui, je mets mon nom en gros. Sauf pour Comme une étoile, parce que c’était un hommage à Brams, et pour Bakel City. Il ne voulait pas que j’ai d’ennuis avec la police.
J’ai vu une interview récemment où j’ai entendu quelqu’un dire qu’avant j’étais considéré comme le Hype Williams français. Mais que maintenant les gens n’aimaient plus trop mes réalisations, qu’ils sentaient que j’étais sur la fin. Mais je vais pas lâcher le steak comme ça. Je partirai quand j’aurai décidé de partir. Personne ne va m’arrêter.
Regardez : Booba - Tombé pour elle
Pour l’instant tu vis au Royaume-Uni ?
Ma société est basée là-bas, mais je suis entre la France et le Canada.
Tu travailles avec des artistes canadiens ?
J’ai fait un clip pour Baxter Dexter par exemple. D’autres artistes m’ont contacté comme Randy Ray…
Ça gagne bien sa vie un réalisateur de clips ?
Ça dépend ! Moi j’ai la chance de bien m’en sortir, je paie mes loyers, j’ai la chance de pouvoir me payer des Jordan, voyager, aller voir mes parents. Si t’es intelligent je pense que tu t’en sors bien. C’est pas simple d’être réalisateur à son compte. Mais même si c’est dur, je veux y arriver. J’ai des ambitions, j’ai envie d’aller loin, faire de grandes choses. Et j’ai surtout envie de représenter mon peuple. C’est une de mes premières motivations. Je ne suis pas congolais, je ne suis pas sénégalais, je ne suis pas haïtien, mais j’aime tous les noirs. J’aime le peuple noir. Si un jour j’arrive en haut de l’affiche, je représenterai l’Afrique et les Antilles. C’est pas vraiment pour ma gloire personnelle. La vie ne tient qu’à un fil. J’aimerais laisser une trace.
Tes collaborations rêvées ? Tes idoles ?
Jay-Z parce que je le suis depuis longtemps. Wacka Flocka, Gucci Man, pourquoi pas Rick Ross, ce serait marrant.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2013 ?
D’aller plus loin et de faire ce que j’ai toujours voulu faire, fracasser toutes les portes pour que ceux qui sont derrière moi puissent suivre.