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Découvrez : Coely, la nouvelle sensation rap féminin

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Après les succès planétaire de Selah Sue ou Stromae, la Belgique représente un nouveau vivier de jeunes et talentueux artistes de la scène soul/ hip-hop/OVNI qu’il faut absolument suivre. C’est en faisant notre petite balade quotidienne sur le web, que nos oreilles sont tombées sous le charme de cette nouvelle pépites belge : Coely.

D’origine d’Anvers, la jeune rappeuse (19 ans) a été repérée dans une MJC par un petit label indépendant Beatville. Elle sort un premier single Ain’t Chasing Pavement qui lui permet rapidement d’être diffusée à la radio belge et de se faire une belle petite notoriété dans le pays. En 2013, elle lance un premier EP Raah The Soulful Yeah qui lui ouvre les portes des festivals et attirent les regards des plus grands puisqu’elle fera la première partie de Kanye West, Kendrick Lamar, Jessie Ware, Nas, ou encore De La Soul.

Regardez :  Coely – Ain’t Chasing Pavement

Un vrai vent de fraicheur à elle toute seule, Coely pratique un rap percutant et énergique qui lui permet de servir un flow à faire des envieux, tout en étant capable de nous scotcher grâce à une voix soul velours. Avec un physique de jeune femme urbaine, la demoiselle, originaire du Congo, nous sert un rap fracassant et actuel qui nous redonne le sourire sur l’avenir du rap et surtout sur le rap féminin. Bah oui on n’avait plus vu ça depuis Ms. Dynamite, Estelle ou encore Lauryn Hill dans sa meilleure période !

Regardez : Coely – All I DO

Pour le moment Coely se fait discrète depuis janvier après avoir mis en ligne la vidéo de My Tomorrow, qui pourrait être un morceau d’un nouveau projet. En tout cas, cette jeune artiste est plus qu’à suivre, et nous l’espérons, continuera à agréablement nous surprendre.

Regardez :  Coely – My Tomorrow

Pour en savoir plus :

Wale dévoile un peu de The Album about nothing

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Après avoir quitté le management du label de Jay-Z, Roc Nation fin août, Wale prend les choses en main et nous dévoile le trailer et un extrait de The Body de son prochain opus The Album About Nothing.

Écoutez : Wale feat Jeremih – The body

Si ce nouvel extrait avec le chanteur r&b Jeremih est sympathique mais pas très innovant, nous n’apprenons pas grand chose de plus dans ce trailer concernant l’album. 3:15 min de thérapie où Wale revient sur sa carrière, le fast comme les clichés : femmes, drogues, alcool, fête, clash dont celui avec Meek Mill. Le Maybach rappeur est nostalgique et en recherche constante de reconnaissance même si seul l’amour de ses fans le comble….

Beaucoup de blabla donc mais pas grand chose sur ce fameux album, juste l’apparition mystérieuse de Jerry Seinfeld, humoriste américain peu connu en France, qui apparemment joue un rôle dans ce retour. Chez Soul Ton Oreille, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre, alors nous vous laissons vous faire votre propre opinion.

Regardez :  Wale – The Album About Nothing, le trailer

#Tweetzik : Kid Ink – Body Language

Si votre été fut rythmé par Show Me de Kid Ink et son pote Chris Brown, Kid Ink a décidé de réitérer le même succès et lance son nouveau titre Body Language, extrait de son prochain album. Cette fois-ci, le rappeur a choisi à la production le collectif norvégien Stargate (Wiz Khalifa, Beyoncé, Ne-Yo, Jazmine Sullivan, Iggy Azaela) et pour s’accompagner sur le refrain le crooner Usher et la nouvelle miss r&b Tinashe qui joue un rôle de vrai figurante. Un son très frais pour prolonger ou commencer l’été, à vous de voir !

Écoutez : Kid Ink feat Usher & Tinashe – Body Language

Nouveauté : Yo.K sort Optimum

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Il est de retour ! Vous souvenez-vous de Yo.K  ? Maître ès chouquettes, le MC nous avait tapé dans l’oreille alors qu’il faisait la première partie d’Ayo il y a bien trop longtemps déjà. Allez, pour le plaisir, on se refait un petit Run, extrait de son EP d’alors, Incipit.

Regardez : Yo.K – Run

En ce mois de mai et après une longue trêve, il nous revient avec un second EP fait maison, Optimum. Composé de 7 titres, cet EP disponible en ligne gratuitement est frais comme il faut et est le deuxième volet de ce que Yo.K annonce comme une trilogie (ces rappeurs et leurs trilogies…). Sur Guadalupé ou Lola, il se raconte et alors que Ctrl+Alt+Suppr en courte intro suivi de notre morceau favori, Wesh, sont plus légers et permettent au rappeur de jouer sur et avec les mots. Pour compléter le maxi, Trois Rivières, OSPLC et Requiem abordent des sujets divers et variés, de la drague en passant par un hommage à sa maman.

Plus abouti qu’Incipit peut-être parce qu’il est en partie plus intime, Optimum permet à Yo.K de continuer à se livrer et de montrer sa vision musicale sur ces quelques pistes, sans pour autant se prendre trop au sérieux mais en franchissant un nouvel échelon dans son écriture et toujours soutenu à la prod de notamment son acolyte Mad Shearz.

Autre partie du projet, la sortie mensuelle d’un clip illustrant un des morceaux du maxi. Pour ce lancement, c’est la vidéo de Trois Rivières que Yo.K nous propose, vous offrant ainsi l’excellente définition de son rap au cours du 3ème couplet.

Regardez : Yo.K – Trois Rivières

Rira bien qui le dernier weshera, on vous recommande l’écoute du projet via son site web : après tout, il ne vous coûtera rien !

Pour aller plus loin :

Critique : 1er album pour le Cool Kid Chuck Inglish

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L’Illinois, ce n’est pas que Chicago. Bon, ok, c’est surtout Chicago quant on en vient à aborder la scène rap, mais un duo de gamins plutôt cool venus de Matteson est au chaud sous notre oreille. Vous les aurez peut-être reconnus, on parle bien sûr de The Cool Kids. Duo composé de Mickey Rocks et Chuck Inglish, on les avait découverts en 2008 avec leur EP The Bake Sale. Aujourd’hui, c’est en solo que Chuck se lance avec son album Convertibles. Passons-le donc en revue !

Sorti ce 8 avril, l’album penche plutôt du bon côté de la balance auditive. On comprend cependant dès le début qu’une des forces de l’album tient dans les collaborations, qui soutiennent, complètent ou portent 12 de ses 14 titres. Pas moins. D’abord sur le morceau Elevators qui ouvre l’opus et nous donne envie de faire une virée sous le soleil, puis un peu plus loin sur Legs, un duo surprenant avec Chromeo pour un ode aux gambettes. Un titre très efficace, rétro et  funky comme il faut, et (mais !) très marqué de la patte du duo canadien.

Ecoutez Legs de Chuck Inglish featuring Chromeo :

Sur Came Thru, l’instru alliée aux flows de Mac Miller, Ab-Soul et donc Chuck Inglish, est certes moins lumineux que le précédent titre mais efficace (on vous voit déjà bouger la tête en rythme). Sur Attitude, les interventions posées et pleines de soul de BJ The Chicago Kid (Chi-Town représente sur tout l’album) à l’opposé de son instru parfois bourrine et électrique, donnent un rendu intéressant et éclipsent totalement Chuck Inglish. Ingles (Mas o Menos) featuring Cap Angels nous emmène cette fois dans un univers latino inattendu. Que de voyages en quelques pistes !

Grâce à Money Clip, on revient à Chicago avec les interventions notamment d’un Vic Mensa présent partout, qui se lance sur la fin du titre, point d’orgue après avoir entendu chacun de ses protagonistes poser l’un après l’autre (sont aussi présents Retch, Hassani Kwess et Sulaiman). Faux-airs de cypher pour un morceau quoi qu’il en soit bien mené.

Regardez Came Thru / Easily de Chuck Inglish featuring Mac Miller et Ab-Soul :

Game Time sera reconnu entre mille, avec la grosse voix d’Action Bronson qui prend d’entrée aux oreilles. Un morceau à l’opposé de celui qu’il précède, P.R.I.S.M. :  cette fois accompagné de Jade Hurtado, ce sont 5 minutes structurées que Chuck Inglish propose, au cours desquelles la chanteuse prend le dessus, faisant donc ensuite place à 2 minutes de rap bien gras. Avant-dernière piste, Dreamy est comme un rêve devenu réalité : Chuck Inglish en solo sur son album solo ! Il aura fallu être patient ! Si deux pistes plus haut on a droit à H.M.U. en solo aussi, on ne pouvait manquer de noter ce Dreamy.

Loin de raconter et nous transporter dans ses rêves comme par exemple un Kid Cudi sait si bien le faire, le morceau a son importance pour donc essayer de vraiment juger la performance de Chuck Inglish tout seul. Malheureusement, le morceau s’efface comme un songe en moins de 3 minutes, nous laissant sur notre faim.

En conclusion de Convertibles, un dernier duo prend place, cette fois pour notre plus grand plaisir : accompagné de Chance the Rapper (plus Nico Segal et Macie Stewart si l’on fait confiance à notre pavillon auditif), Glam permet de finir l’album en beauté, introduit par une trompette magique dont on ne se lasse pas. La douceur de l’entrée de Chance the Rapper lui permet de s’immiscer dans le morceau sans paraître intrusif. Encore une fois, l’invité devient la star du morceau, laissant peu de place à Chuck Inglish pour faire ses preuves ou marquer les esprits, puisque le rappeur n’intervient qu’au début, cédant ensuite entièrement sa place.

Ecoutez Glam de Chuck Inglish featuring Chance the Rapper :

Vous l’aurez compris, ce premier album solo de Chuck Inglish n’en est pas vraiment un et on ressort frustré de ne pas avoir entendu plus du rappeur/producteur des Cool Kids. Très éclectique et donc pas du tout homogène, l’album fait preuve de qualité mais aurait profité de plus de cohérence et de recentrage sur son auteur, plutôt que de cette quantité de featurings quand bien même on apprécié la majorité de ces invités. On recommandera tout de même l’écoute et l’adoption de Convertibles, le produit final étant bon malgré ses défauts. Restez connectés, un nouvel album des Cool Kids est également attendu pour cette année.

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