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Critique : Féfé – Le Charme Des Premiers Jours

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Après son premier album en solo, Jeune à la retraite, récompensé par un disque d’or, l’ancien du Saïan revient avec un nouvel opus. Une galette dans lequel il semble régler beaucoup de comptes.

Égal a ce qu’il nous disait lorsque nous l’avons interviewé, Féfé annonce la couleur dès le morceau d’ouverture de l’album, Lalala Song (Ou Le Chant D’Une Etoile). Il n’est pas là pour donner ce que veut la masse mais bien pour faire ce que lui plait, ce qui le touche. L’album est clairement porté par ses ballades, la première parmi toutes est clairement Parodie, un morceau très entraînant que l’on imagine aisément repris en chœur par son public en concert. Une chanson optimiste sur les difficultés de la vie, bien loin des clichés du « star system », il fait définitivement réaliser que Féfé a une vie normale et paie des dettes comme tout le monde.

Ecoutez : Féfé – Parodie

Amours, patrie, amitiés sont autant de thèmes qui semblent inspirer Féfé. Dans Nous, il pointe du doigt tous nos travers qui nous empêchent de nous remettre en question. Une introspection, bonne si elle ne nous conduit pas au formatage, une chose qu’il refuse en l’exprimant dans Cause toujours.

L’album donne son nom a un single porté par le sample de Sugar Man de Sixto Rodriguez qui fonctionne toujours aussi bien, le tout accompagné d’un clip qui n’est pas sans rappeler celui du morceau Bye Bye de Menelik dans la mise en scène : double hommage pour ce morceau.

Et comme pour beaucoup d’hommes, la paternité lui tient à cœur dans sa vie de jeune à la retraite, alors il dédie une chanson à ses enfants, chanson touchante et pleine d’humilité.

Ecoutez : Féfé – La Somme

Ailleurs est un morceau qui tranche avec le reste de l’album. Sur une sonorité reggae, Féfé parle du fait que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs et que notre bonheur est souvent là, juste devant nous. L’album se finit sur Doux Pays, énième et douce ballade mais pourtant très agréable a écouter et qui confirme que l’artiste est doué pour créer des mélodies et refrains efficaces, que l’on se surprend a fredonner dès la première écoute.

Pour résumer, ce Féfé-là est bien loin de celui que l’on a connu à l’époque du Saïan, un artiste qui a fait du chemin et qui semble donner un peu plus de sa personne à chaque nouveau projet pour se dévoiler toujours un peu plus par la même occasion.

Concert : Nelly Stan à la Bellevilloise le 14 juin 2013

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Soultonoreille.com est désormais partenaire de We Just Groove, nous vous l’annonçons aujourd’hui. L’occasion de vous signaler qu’ils mettent en place le concert de Nelly Stan, chanteuse pop/soul qu’on vous invite à découvrir ce vendredi 14 juin à la Bellevilloise, Paris. L’entrée et gratuite et pour cela il vous suffit d’envoyer un mail sur la fanpage de Nelly Stan.

Regardez : Nelly Stan – Hakuna Matata (cover)

We Just Groove organise des concerts soul et des soirées dans Paris avec des chanteurs soul, hip hop et RnB français qui se font connaître à travers la scène et une ambiance intimiste, alors forcément on aime. Nous ferons très bientôt un focus sur Nelly Stan pour que vous la connaissiez un peu mieux. A très vite !

#Tweetzik : Brand New Me (Part 2) – Alicia Keys

Un anniversaire se fête bien souvent en musique. Alicia Keys, du haut de ses 32 ans, le sait et nous offre une nouvelle version très festive de Brand New Me. Samplant Crystal Waters avec brio elle arrive à s’adapter à un genre qui lui va parfaitement bien. Pas toujours heureuse quand le rythme s’accélérait sur son dernier album, on doit bien admettre que cette chanson est plutôt plaisante. 

Ecoutez : Brand New Me (Part 2) – Alicia Keys

Critique : K’naan, les cultures s’entrechoquent

Son prénom le prédestinait au voyage. Dès 13 ans K’naan évite de peu la guerre civile somalienne en prenant le dernier vol commercial en direction de New York. Le gosse de Mogadiscio quittera rapidement Harlem pour Toronto. Là il travaillera son anglais et son rap en parallèle. Repéré par Youssou N’Dour lors d’une performance à l’ONU en 2001 il prendra doucement sa place sur la scène internationale jusqu’à l’album du succès, Troubadour, qui le propulsera définitivement, au point que la FIFA utilisera Wavin’ Flag comme hymne officiel de la coupe du monde sud-africaine en 2010.

L’année 2012 signe le retour de K’naan dans les bacs, d’abord avec un EP, More Beautiful Than Silence, qui servira de base à son nouvel album Country, God or the Girl. Le parcours de K’naan est plutôt atypique et on va se rendre compte avec notre critique que la schizophrénie du voyageur n’a pas épargné l’enfant somalien devenu américain par la force des choses.

L’album s’ouvre avec une certaine puissance, The Seed laisse une rage de vivre envahir l’écriture d’un K’naan soutenu par une instru assez rock’n’roll. Belle entrée en matière suivie par une chanson aux antipodes. Gold in Timbuktu est une ballade d’une beauté rare, avec un refrain dans lequel le chanteur nous susurre quelques mots de sa voix la plus douce entre deux couplets sur lesquels il se livre toujours dans la douceur d’une chanson très agréable. On retrouve un rap plus conventionnel dans les couplets de Waiting is a Drug, pourtant au refrain toujours cette voix très belle et surprenante de la part de K’naan qui coupe net le rythme du beat avec une vraie maîtrise instrumentale avant de repartir de plus belle pour le couplet suivant. On vous laisse écouter ce petit bonheur.

Ecoutez : K’naan – Waiting is a Drug

Après une entrée en matière plus que réussie les choses se gâtent. Les refrains si plaisants de par leur douceur sont remplacés, sur Better, par une pop dont on se serait bien passé. Premier faux pas donc, il ne durera pas cependant car les sonorités africaines de Simple ravissent nos oreilles même si le texte s’avère bizarrement assez creux.

Malheureusement après l’éclaircie vient la chute, Nelly Furtado et sa voix assez insupportable rejoignent K’naan le temps d’une chanson à vite oublier malgré le rap plutôt consistant du chanteur et des paroles qui traitent très justement le sujet de la solitude. Comme un malheur ne vient jamais seul, il s’avère que Is Anybody out There ? est la chanson mise en avant par K’naan pour promouvoir son More Beautiful Than Silence via un clip (plutôt bon au passage) que l’on vous présentait en début d’année. On déplore vraiment la présence de Nelly Furtado. À vrai dire cette chanson est la première d’une série de trois titres durant lesquels K’naan s’éloigne totalement de ses origines pour offrir une soupe comme l’Amérique en offre des centaines par an. La seconde est Hurt Me Tomorrow et son clip très léger.

Regardez : K’naan – Hurt Me Tomorrow 

Troisième et dernier morceau de la série noire, The Sound of My Breaking Heart est une « chanson » clairement destinée à une diffusion en club. Insupportable à l’écoute on vous conseille de ne jamais poser une oreille là-dessus.

Heureusement K’naan se reprend en invitant Nas sur Nothing to Lose pour quelques couplets qui s’avèrent moyens étant donnée la qualité de l’invité, mais K’naan remonte clairement la pente après la catastrophe des trois chansons précédentes. Il fait même ses excuses sur 70 Excuses, et avec une telle sincérité qu’on les accepte sans problème et on en redemande. Bono et K’naan offrent avec Bulletproof une chanson qui rejoint fortement le style musical de U2, on aime ou pas mais la collaboration est plutôt réussie dans son genre.

Regardez : K’naan feat Nas – Nothing to Lose

Reste une conclusion en forme d’hymne à la paix. Rappelant l’attachement de K’naan à ses deux terres. Celle de sa naissance et celle d’adoption qui semblent séparées par un mur d’incompréhension. The Wall appelle donc à la destruction de ce mur. Une fin réussie pour un disque en demi-teinte dans lequel on sent un chanteur tiraillé entre deux styles musicaux. D’abord une musique douce aux sonorités africaines et au rap bondissant qu’on apprécie réellement, puis une musique pop à l’américaine qui déçoit par son manque d’originalité. On ne peut pas réellement vous conseiller Country, God or The Girl, car nous sommes déçus de l’orientation prise par K’naan et on espère réellement qu’il n’oubliera pas totalement ses racines dans ses projets futurs. En attendant vous pouvez écouter quelques morceaux, qui ne sont malheureusement pas les meilleurs, sur le soundcloud de l’artiste, et suivre son actualité sur son site officiel. Ou encore vous replonger dans ses très bons précédents albums Troubadour et The Dusty Foot On The Road.

#Tweetzik : Bruno Mars – Locked Out of Heaven

Bruno Mars a définitivement tourné la page Doo-Wops & Hooligans avec Locked Out Of Heaven, titre co-écrit et co-produit par The Smeezingtons, trio formé de Philip Lawrence, Ari Levine et Bruno Mars lui-même. Bruno Mars revendique sa liberté et le luxe de créer selon son humeur et sans barrière de style comme il le démontrait deux plus tôt dans son précèdent album où soft rock, soul et reggae se côtoyaient parmi d’autres genres. Unorthodox Jukebox est prévu pour le 11 décembre prochain via Atlantic Records.

Ecoutez : Bruno Mars – Locked Out Of Heaven

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