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Chill Bump : The Memo en attendant l’album

CHILLBUMP_HEADER-ARTICLESCela fait bientôt deux ans que le duo Chill Bump, pourtant très prometteur, avait un peu disparu de nos radars. Ils étaient en fait en train de sillonner les scènes françaises avec notamment des premières parties de concert de C2C dont ils avaient remixé le fameux morceau Happy. On les retrouve également à l’affiche de l’Olympia en première partie du concert de Wax Taylor, sur plusieurs autres scènes de festivals ainsi que sur la tournée de Chinese Man et partageront la scène avec La Fine Equipe.

Regardez : Chill Bump & La Fine Equipe – Live à Victoire 2

Après avoir remporté le concours du tremplin du Sziget Festival, Chill Bump va sortir le 3 novembre prochain leur premier album Ego Trip dont nous vous présentons tout de suite le premier extrait intitulé The Memo.

Regardez : Chill Bump  – The Memo

The Memo nous rassure et confirme le statut « artiste à suivre » que nous avions donné à Chill Bump. On retrouve dessus cette énergie contaminante ponctuée par le flow chirurgical de Miscelaneous. La production de Bankal avec son gimmick entêtant de flute traversière fini de nous convaincre en nous donnant l’envie d’en découvrir beaucoup plus. En attendant Chill Pump s’amuse à nous balancer des vidéos, les 8th Lab Session, qui nous montre avec malice les coulisses de la réalisation de l’album tant attendu dont nous ne manquerons pas de vous reparler dès sa sortie le 3 novembre.

Regardez : Chill Bump – 8th Lab Session Part 1

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Joey Bada$$ prépare la sortie de son premier album

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Dans la catégorie des rappeurs avec un S en forme de dollars dans leur nom, celui qui sort définitivement du lot est Joey Bada$$. Nous vous l’avions présenté quand il nous avait tapé dans les oreilles, il y a 2 ans, avec la sortie de sa mixtape gratuite de très bonne qualité 1999. Depuis on l’a retrouvé en 2013 avec la sortie de deux autres mixtapes Reflex suivi de Summer Knights. C’est d’ailleurs sur cette dernière que nous retrouvions un titre en hommage au classique de Souls Of Mischief, Til Infinity. Sur ce morceau baptisé 95 Til Infinity, on peut s’apercevoir que Joey Bada$$ a encore progressé avec un flow plus mature et qu’il reste toujours fidèle à des sons très 90′s.

Regardez : Joey Bada$$ – 95 Til Infinity

Pas si connu que ça en France mais présenté comme la relève du rap aux États Unis, ses apparitions cet été dans les festivals Cabaret Vert et Rock en Seine, lui permettent de faire parler de lui et de promouvoir la sortie de son premier album B4.Da.$$ qui est annoncé pour fin septembre. Le rappeur en profite également pour sortir le premier extrait de l’album Big Dusty avec un clip un brin old school.

Regardez : Joey Bada$$ – Big Dusty

Sur ce titre très sombre, l’influence de Mobb Deep saute aux oreilles. Pour nous c’est peut-être l’une des meilleures productions estampillée rap Us qui soit sortie depuis quelques mois. Joey Bada$$ nous donne envie d’en entendre plus mais pour l’instant c’est le flou le plus total autour de l’album. On ne sait pas grand-chose sauf des rumeurs sur des collaborations prometteuses avec Dj Premier, Pete Rock et Q Tip. La date exacte de sortie n’a même pas été communiquée, il va donc falloir patienter encore un peu.

Pour en savoir plus :

Critique : The Herbaliser se remixe

HERBALISER_HEADER-ARTICLESDepuis 1995 The Herbaliser, un collectif anglais composé de Jack Wheery et Dj Ollie Teeba accompagnés par 7 musiciens, nous distille des perles hip hop/soul/funk. Durant toutes ces années, ils ont sorti sept albums studios portés par le label Ninja Tunes et K7!. The Herbaliser sont un peu les pionniers dans cette discipline de fusion de jazz/hip hop et soul. Le plus connu de leur morceau est le très sexy Sensual Woman, un extrait de la bande original du film Snatch, que nous vous proposons de (re) découvrir tout de suite.

Écoutez : The Herbaliser – Sensual Woman

The Herbaliser auraient pu se noyer dans la masse des productions après leur pause de 4 ans, mais il en a été autrement avec la sortie en 2012 de There Were Seven. Un album produit en indépendant qui reçu un très bon accueil, The Herbaliser a la bonne idée de se servir des nouveaux moyens de communication pour créer une nouvelle proximité avec leur public et en quelque sorte de relancer une nouvelle énergie autour du projet. La toile leur permet également de rencontrer des nouveaux producteurs. Le fruit de tous ces échanges fructueux aboutit à la sortie le mois dernier de l’album remix de There Were Seven. L’album fait peau neuve avec quinze nouvelles versions et remix réalisés entre autres par 2econd Class Citizen, Colman Brother ou encore le pionnier de la drum’n’bass Electronica T Power. Afin de vous donner un avant goût de ce retour en grande forme, voici l’introduction de There Were Seven Remix.

Écoutez : The Herbaliser – The Return Of Seven ( G Bonson remix )

On aime le côté soul planante du remix de Colman Brother du titre The Lost Boy, avec une instrumentale ressemblant à du Wax Taylor. Sur le remix dub de Welcome To Extravagance c’est le côté anglais qui ressort avec un son dub dans l’esprit de Clashs ou des puces de Camden. Plus loin on retrouve sur Zero Hill, remixé par Souns Sci, une ambiance plus caverneuse avec un son trip-hop à l’opposé de Take ‘Em Out sorte de morceau funk au ralenti remixé par T Power. Sur A Said State Of Affairs, remixé par Jenome, on pense à du Common mais c’est bien George The Poet au micro. On continue avec le virage électro de l’album sur Crimes & Misdemeanours remixé par Lopez. Le remix de March Of The Dead Things par Renegade Brass Band clôt l’album sur une note jazzy non négligeable.

Écoutez : The Herbaliser- March Of The Dead Things (Renegade Brass Band remix)

Pour résumé cet album est un condensé de bonne musique que l’on aime, accompagné de grosses basses et de rifles inspirés. Plus qu’un album de remix The Herbaliser nous offre leur vision de la musique à la fois en lui rendant hommage mais aussi en la bonifiant avec les ingrédients d’aujourd’hui. Le résultat est plaisant, The Herbaliser devient un peu moins sage en se remixant ce qui  leur fait le plus grand bien.

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Découvrez : Guts

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Guts fait partie de ces artistes au parcours atypique, aujourd’hui beatmaker français, il fut hier l’un des créateurs du groupe Alliance Ethnik. On se rappelle forcément dans les années 90 du tube Simple Et Funky qui mis tout le monde d’accord, grand public et critique. Ce que l’on sait moins c’est que leurs deux albums ont été réalisé aux États-Unis, ce qui permettra à Guts de se faire connaitre outre atlantique. Après la séparation du groupe, Guts se met à produire des sons pour des artistes comme Common, Rahzel, De La Soul.  Puis, comme il le dit lui-même, il avait un peu peur et préféra donc retourner vers la France où il produit des morceaux pour des groupes comme Les Sages Poètes De La Rue avant de se lancer en solo plus en confiance en signant sur le célèbre label anglais On Wax. Son premier album de sampling Le Bienheureux sort, on y retrouve des instrus reprenant pas moins de 80 samples différents. Il ne connaît qu’un succès d’estime malgré un bon single And The Leaving Is Easy qui est repris dans la série Skin mais aussi dans de nombreuses publicités à travers le monde.

Regardez : Guts – And The Leaving Is Easy

Ensuite Guts décide de partir de son label afin de s’associer à l’artiste Manbo pour créer Pura Vida. Son but étant de mélanger des sonorités plus tropicales à la soul ainsi qu’au reggae avec pour résultat un maxi Take A Look Around You et la création d’ une boite de production Pura Vida Production. Il en suivra un nouvel album Freedom qui regroupe toujours des instrus avec énormément de sample et de diversité musicale. Celle-ci peut s’expliquer par le fait que Guts soit originaire de Paris, qu’il ait approfondi sa culture hip hop à New York, qu’il soit passé également par Londres mais aussi par la Jamaïque pour la réalisation de l’album de Big Red Raggamufin Culture et pour finir parce qu’il vit depuis 2007 à Ibiza.
Son album suivant Paradise For All, auto-produit sur son label Heavenly Sweetness, est tout autant de qualité, on retrouve toujours les mêmes ingrédients avec des morceaux toujours autant non formatés, ce qui peut expliquer en partie qu’après 20 ans de carrière on méconnaisse Guts.

Son dernier Ep Open Wide, sorti il y a quelques semaines, est une bonne surprise. Le premier extrait Open Wide est un bel hommage à Nelson Mandela, le titre a même été conçu le jour de sa mort, en featuring avec Lorine Chia dont nous avons le plaisir d’entendre la voix soul et féline.

Regardez : Guts – Open Wide

On retrouve également un titre estampillé hip hop, The Forgotten en duo avec les rappeurs de Détroit Quelle Chris et Danmerk Vessey. Le morceau est très aérien avec ses gimmicks de bruit de bouche façon Timbaland et un flow bien cool et bien trainant. L’Ep permet un retour au premier plan pour Guts qui retrouve des productions qu’on lui avait connues à ses débuts. Open Wide est une sorte d’introduction à son prochain album dont le titre Hip Hop After All confirme cette tendance de retour aux sources. La liste des titres a été dévoilée et on découvre avec plaisir le recours à de nombreux featurings comme Tanya Morgan, Rah Diga & Akua Naru, Grand Puba, Patrice, Cody Chesnutt… Pour illustrer nos propos Ma Funk, qui est le premier extrait déjà disponible en écoute, est une bombe funk avec Leron Thomas au chant. Voilà de quoi  nous donner vraiment envie de découvrir l’album mais il faudra donc un peu de patience pour découvrir la suite en septembre.

Écoutez :  Guts – Ma Funk

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Critique : la nouvelle envolée de The Roots

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Tout a été dit sur The Roots ou presque, mais en attendant la bande à Questlove est toujours bel et bien là même après 27 ans de carrière un petit peu chahuté. En effet ils ont été longtemps la cible de critiques dénigrant le fait qu’ils fassent du rap avec de « vrais » instruments ou bien en les enterrant à tort de s’encroûter en servant de backing band dans l’émission de Jimmy Fallon. Indifférent à toutes ces polémiques stériles, The Roots continuent donc leur petit bout de chemin avec la sortie de leur 11ème album And Then Shout Your Cousin, qui fait suite au très bon Undun.

The Roots a fait le choix de la liberté artistique en faisant de chaque album un concept, ce dernier reste fidèle à cette ligne directrice, il nous est d’ailleurs présenté comme un album de rap opéra. Rassurez-vous, The Roots n’a pas invité la Castafiore au casting, il s’agit plutôt d’une autre façon de rendre hommage aux personnes qui ont marqué l’histoire afro-américaine. Toujours soigneux des détails, le premier hommage est visuel avec une jaquette faite de collages réalisée par l’artiste afro américain Romare Bearden qui illustre magnifiquement bien l’album. Le titre de l’album plutôt glauque n’a pas été choisi non plus par hasard, c’est un paraphe d’une rime du mythique Krs One, un clin d’oeil à sa philosophie disant que le rap devrait échapper à toutes les tentations de récupérations commerciales, une philosophie partagée par The Roots. Le cadre étant posé, on s’attend à du lourd et nous ne sommes pas déçus.

Dès le premier morceau The Roots met la barre haute avec un premier hommage très classe à Nina Simone, le sample est tellement beau qu’il n’est même pas retouché. Sur le second titre Never, on se rend compte que nous allons avoir le droit à un festival d’envolé lyrique dans les introductions des morceaux et comme à l’opéra le morceau commence par trois coups de bâton. De plus on a plaisir à retrouver au micro Black Thought, non présent sur l’album en collaboration avec Elvis Costello, il est accompagné d’une avalanche de corde pour un morceau assez tendu. Sur le premier extrait When The People Cheer, on retrouve un titre plus classique de The Roots avec toujours cette même mélancolie qui se dégage. The Roots nous conte l’histoire d’une personne qui après avoir tout donné tombe peu à peu dans une spirale infernale d’où il ne reviendra pas, broyé par le modèle économique et social américain. Cette triste histoire nous est narrée dans un joli clip d’animation en pâte à modeler ou le personnage se fait poursuivre par des céréales colorées.

Regardez : The Roots feat Modesty Lycan, Greg Porn – When The People Cheer

On enchaîne avec un nouvel hommage, le titre Devil extrait d’un morceau composé par Mary Lou Williams, un pianiste qui a travaillé entre autres avec Charlie Parker et Duke Ellington. La transition est parfaite pour Blak Rock, un morceau sur lequel une basse démente s’acoquine avec un piano et un rif de guitare ravageuse, on retrouve ici The Roots au sommet de leur art. Sur Dies Iraes, aussi peu probable que cela puisse paraître on a le droit à de la saturation artistique. Ce son strident est un extrait d’une composition de Michel Cion, artiste de musique concrète française. On apprécie également un peu plus loin The Coming, un morceau free jazz ou le piano s’envole pour mieux se fracasser tel une vague accompagnant la jolie voix de Mercedes Martinez en roue libre. Tomorrow en featuring avec Raheem Devaughn, qui clôt l’album dénote avec son ton plus léger, mais la science du rythme à la batterie de Questlove fait merveille, on finit même sur une note plus positive avec une phrase pleine d’espoir  » … parfois ils ne coûtent rien d’aider « .

Ecoutez : The Roots feat Raheem Devaughn – Tomorrow

Au final que penser de ce nouveau The Roots ? La première chose est toute bête, c’est qu’il est bien trop court et parfois peut être un peu décousu. Ensuite que l’album est une sorte de résumé de leur carrière, on a le droit a du classique bien de chez eux (Never) toujours aussi efficace aux côtés de morceaux plus « libre » que l’on préfère. On retrouve comme dans leur précédent album cette ambiance sombre, un ton résolument citoyen dénonçant la violence de la société américaine. The Roots se mu aussi en « professeur d’histoire » avec ces hommages de personnages parfois inconnu au bataillon que l’on prend plaisir à découvrir. L’album n’est pas joyeux mais conscient, on sent que The Roots s’inspire énormément de toutes les rencontres qu’ils peuvent faire et qu’ils ont gardé la tête sur les épaules. Malgré tout, on a la sensation que The Roots jongle encore trop avec  le consensuel, ce qui est un peu frustrant. Musicalement on est aux anges car The Roots s’enrichit de plus en plus mais on aimerait qu’ils se lâchent encore plus. And Then Shout Your Cousin est donc un bon album estampillé The Roots qui fait asseoir un peu plus The Roots au panthéon du rap Us mais qui nous donne envie d’en écouter plus.

Regardez : The Roots feat Patty Crash- Never


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