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Découvrez : Guts

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Guts fait partie de ces artistes au parcours atypique, aujourd’hui beatmaker français, il fut hier l’un des créateurs du groupe Alliance Ethnik. On se rappelle forcément dans les années 90 du tube Simple Et Funky qui mis tout le monde d’accord, grand public et critique. Ce que l’on sait moins c’est que leurs deux albums ont été réalisé aux États-Unis, ce qui permettra à Guts de se faire connaitre outre atlantique. Après la séparation du groupe, Guts se met à produire des sons pour des artistes comme Common, Rahzel, De La Soul.  Puis, comme il le dit lui-même, il avait un peu peur et préféra donc retourner vers la France où il produit des morceaux pour des groupes comme Les Sages Poètes De La Rue avant de se lancer en solo plus en confiance en signant sur le célèbre label anglais On Wax. Son premier album de sampling Le Bienheureux sort, on y retrouve des instrus reprenant pas moins de 80 samples différents. Il ne connaît qu’un succès d’estime malgré un bon single And The Leaving Is Easy qui est repris dans la série Skin mais aussi dans de nombreuses publicités à travers le monde.

Regardez : Guts – And The Leaving Is Easy

Ensuite Guts décide de partir de son label afin de s’associer à l’artiste Manbo pour créer Pura Vida. Son but étant de mélanger des sonorités plus tropicales à la soul ainsi qu’au reggae avec pour résultat un maxi Take A Look Around You et la création d’ une boite de production Pura Vida Production. Il en suivra un nouvel album Freedom qui regroupe toujours des instrus avec énormément de sample et de diversité musicale. Celle-ci peut s’expliquer par le fait que Guts soit originaire de Paris, qu’il ait approfondi sa culture hip hop à New York, qu’il soit passé également par Londres mais aussi par la Jamaïque pour la réalisation de l’album de Big Red Raggamufin Culture et pour finir parce qu’il vit depuis 2007 à Ibiza.
Son album suivant Paradise For All, auto-produit sur son label Heavenly Sweetness, est tout autant de qualité, on retrouve toujours les mêmes ingrédients avec des morceaux toujours autant non formatés, ce qui peut expliquer en partie qu’après 20 ans de carrière on méconnaisse Guts.

Son dernier Ep Open Wide, sorti il y a quelques semaines, est une bonne surprise. Le premier extrait Open Wide est un bel hommage à Nelson Mandela, le titre a même été conçu le jour de sa mort, en featuring avec Lorine Chia dont nous avons le plaisir d’entendre la voix soul et féline.

Regardez : Guts – Open Wide

On retrouve également un titre estampillé hip hop, The Forgotten en duo avec les rappeurs de Détroit Quelle Chris et Danmerk Vessey. Le morceau est très aérien avec ses gimmicks de bruit de bouche façon Timbaland et un flow bien cool et bien trainant. L’Ep permet un retour au premier plan pour Guts qui retrouve des productions qu’on lui avait connues à ses débuts. Open Wide est une sorte d’introduction à son prochain album dont le titre Hip Hop After All confirme cette tendance de retour aux sources. La liste des titres a été dévoilée et on découvre avec plaisir le recours à de nombreux featurings comme Tanya Morgan, Rah Diga & Akua Naru, Grand Puba, Patrice, Cody Chesnutt… Pour illustrer nos propos Ma Funk, qui est le premier extrait déjà disponible en écoute, est une bombe funk avec Leron Thomas au chant. Voilà de quoi  nous donner vraiment envie de découvrir l’album mais il faudra donc un peu de patience pour découvrir la suite en septembre.

Écoutez :  Guts – Ma Funk

Pour en savoir plus :

Critique : la nouvelle envolée de The Roots

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Tout a été dit sur The Roots ou presque, mais en attendant la bande à Questlove est toujours bel et bien là même après 27 ans de carrière un petit peu chahuté. En effet ils ont été longtemps la cible de critiques dénigrant le fait qu’ils fassent du rap avec de « vrais » instruments ou bien en les enterrant à tort de s’encroûter en servant de backing band dans l’émission de Jimmy Fallon. Indifférent à toutes ces polémiques stériles, The Roots continuent donc leur petit bout de chemin avec la sortie de leur 11ème album And Then Shout Your Cousin, qui fait suite au très bon Undun.

The Roots a fait le choix de la liberté artistique en faisant de chaque album un concept, ce dernier reste fidèle à cette ligne directrice, il nous est d’ailleurs présenté comme un album de rap opéra. Rassurez-vous, The Roots n’a pas invité la Castafiore au casting, il s’agit plutôt d’une autre façon de rendre hommage aux personnes qui ont marqué l’histoire afro-américaine. Toujours soigneux des détails, le premier hommage est visuel avec une jaquette faite de collages réalisée par l’artiste afro américain Romare Bearden qui illustre magnifiquement bien l’album. Le titre de l’album plutôt glauque n’a pas été choisi non plus par hasard, c’est un paraphe d’une rime du mythique Krs One, un clin d’oeil à sa philosophie disant que le rap devrait échapper à toutes les tentations de récupérations commerciales, une philosophie partagée par The Roots. Le cadre étant posé, on s’attend à du lourd et nous ne sommes pas déçus.

Dès le premier morceau The Roots met la barre haute avec un premier hommage très classe à Nina Simone, le sample est tellement beau qu’il n’est même pas retouché. Sur le second titre Never, on se rend compte que nous allons avoir le droit à un festival d’envolé lyrique dans les introductions des morceaux et comme à l’opéra le morceau commence par trois coups de bâton. De plus on a plaisir à retrouver au micro Black Thought, non présent sur l’album en collaboration avec Elvis Costello, il est accompagné d’une avalanche de corde pour un morceau assez tendu. Sur le premier extrait When The People Cheer, on retrouve un titre plus classique de The Roots avec toujours cette même mélancolie qui se dégage. The Roots nous conte l’histoire d’une personne qui après avoir tout donné tombe peu à peu dans une spirale infernale d’où il ne reviendra pas, broyé par le modèle économique et social américain. Cette triste histoire nous est narrée dans un joli clip d’animation en pâte à modeler ou le personnage se fait poursuivre par des céréales colorées.

Regardez : The Roots feat Modesty Lycan, Greg Porn – When The People Cheer

On enchaîne avec un nouvel hommage, le titre Devil extrait d’un morceau composé par Mary Lou Williams, un pianiste qui a travaillé entre autres avec Charlie Parker et Duke Ellington. La transition est parfaite pour Blak Rock, un morceau sur lequel une basse démente s’acoquine avec un piano et un rif de guitare ravageuse, on retrouve ici The Roots au sommet de leur art. Sur Dies Iraes, aussi peu probable que cela puisse paraître on a le droit à de la saturation artistique. Ce son strident est un extrait d’une composition de Michel Cion, artiste de musique concrète française. On apprécie également un peu plus loin The Coming, un morceau free jazz ou le piano s’envole pour mieux se fracasser tel une vague accompagnant la jolie voix de Mercedes Martinez en roue libre. Tomorrow en featuring avec Raheem Devaughn, qui clôt l’album dénote avec son ton plus léger, mais la science du rythme à la batterie de Questlove fait merveille, on finit même sur une note plus positive avec une phrase pleine d’espoir  » … parfois ils ne coûtent rien d’aider « .

Ecoutez : The Roots feat Raheem Devaughn – Tomorrow

Au final que penser de ce nouveau The Roots ? La première chose est toute bête, c’est qu’il est bien trop court et parfois peut être un peu décousu. Ensuite que l’album est une sorte de résumé de leur carrière, on a le droit a du classique bien de chez eux (Never) toujours aussi efficace aux côtés de morceaux plus « libre » que l’on préfère. On retrouve comme dans leur précédent album cette ambiance sombre, un ton résolument citoyen dénonçant la violence de la société américaine. The Roots se mu aussi en « professeur d’histoire » avec ces hommages de personnages parfois inconnu au bataillon que l’on prend plaisir à découvrir. L’album n’est pas joyeux mais conscient, on sent que The Roots s’inspire énormément de toutes les rencontres qu’ils peuvent faire et qu’ils ont gardé la tête sur les épaules. Malgré tout, on a la sensation que The Roots jongle encore trop avec  le consensuel, ce qui est un peu frustrant. Musicalement on est aux anges car The Roots s’enrichit de plus en plus mais on aimerait qu’ils se lâchent encore plus. And Then Shout Your Cousin est donc un bon album estampillé The Roots qui fait asseoir un peu plus The Roots au panthéon du rap Us mais qui nous donne envie d’en écouter plus.

Regardez : The Roots feat Patty Crash- Never


Pour en savoir plus :

Découvrez : la vision urbaine de Beat Assailant

BEATASSAILLANT_HEADER-ARTICLES2Depuis la présentation de son nouveau single Run le 10 mars dernier, nous étions impatient de découvrir le nouvel album de Beat Assailant, City Never Sleeps. Mais faisons d’abord un petit retour sur ce qu’à fait Beat Assailant pour ceux d’entre vous qui le découvriraient.
De son vrai nom Adam Tuner, originaire de Miami et d’Atlanta il a décidé de poser ses valises à Paris. Entouré d’une équipe française pour produire son premier album, il est ainsi devenu le chef d’orchestre d’un groupe de musiciens éclectiques, géniaux et aux horizons divers. Débarqué en 2005 sur la planète musicale avec l’album Hard Twelve, il s’est fait une place sans pareille, tant est si bien qu’il nous est impossible de le mettre dans une catégorie précise ou de lui coller une étiquette sans se contredire sur le morceau suivant. Nous vous proposons de (re)découvrir son morceau phare : Hard Twelve.

Regardez : Beat Assailant – Hard Twelve

Les albums se suivent mais ne se ressemblent pas : Imperial Pressure en 2008, Rhyme Space Continum en 2009 et B en 2012.

Regardez : Beat Assailant – Rain Or Shine tiré de B.

Tous les talents réunis, élargissent, au fur et à mesure des albums, la palette musicale du groupe. Pouvant se permettre de jongler entre le jazz et l’électro en passant par les percussions africaines, le rock, la funk et sans oublier la dose de hip hop et de soul, qui nous est chère.
En 2012, le H12 Band  s’est désagrégé et tout le monde a pu se dire que c’était la fin de Beat Assailant. En effet, comment recréer l’univers qui nous a tant plu sans certains de ses membres ?
Adam a donc beaucoup travaillé (presqu’un an sur ce nouvel album) pour son retour, et il nous confirme qu’il est toujours là et que l’on peut compter sur lui. Vive Beat Assailant ! Le voici donc  avec son nouveau bébé l’album City Nevers Sleeps. Pour ce 10 titres, le ton est donné d’entrée de jeu avec Run le seul morceau composé et réalisé par les beatmakers Montmartre.

Regardez : Beat Assailant – Run

Nouvelle équipe resserrée autour de Nicolas Gueguen qui le suit depuis le début, nouveau souffle et nouvelle harmonie :  nous avons l’impression de retrouver le premier album par moment, comme un retour aux sources pour repartir du bon pied. La seule collaboration de l’album est faite avec son ami Ben L’oncle Soul sur One Wish. Cet album, c’est la City sous tous les angles et dans toute sa dimension. Arrangement, talent, flow, groove, tout y est ! Note spéciale pour notre coup de cœur Million$ qui finit sur des notes electro.
Nous vous recommanderons plusieurs écoutes pour vous immerger à votre tour dans cette ville, où Adam nous embarque. « Je voulais raconter une histoire urbaine, évoquer la pression, la solitude au milieu des millions, l’anonymat de la ville, son caractère congestionné, bruyant… », explique l’auteur.
Et pour faire durer le plaisir, plongez vous également dans la pochette de l’album, fruit d’une collaboration inédite entre Adam et l’artiste photographe Jean-François Rauzier. Il s’agit d’une hyperphoto (ou photo super détaillée) qui se veut la scénarisation par l’art contemporain de l’image de la ville que peut avoir Beat Assailant. Regardez la de plus près et vous y découvrirez des titres de chansons dissimulés ou encore Adam en personne. Bonne chasse !

Après cela, il ne vous reste plus qu’à le voir sur scène pour prendre toute la mesure de cet album. On espère que vous y retrouverez l’ambiance avec le H12Band. Voilà une excuse toute trouvée pour continuer l’immersion dans cette ville qui ne dort jamais, et courez les voir. La date parisienne à La Maroquinerie le 21 mai étant déjà passée (et était complète en plus), une seconde date est prévu le 26 novembre à la Gaîté Lyrique. N’hésitez pas à venir nous dire ce que vous en aurez pensé.

Résultat : les gagnants du jeu concours Mayer Hawthorne

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Tout ce soleil nous ça nous met de bonne humeur, alors on décide de vous faire partager cette bonne humeur en vous préparant un petit jeu concours pour vous faire gagner des cadeaux, c’est pas beau ça ?

Le dandy Mayer Hawthorne sort aujourd’hui son nouvel album Where Does This Door Go, et nous vous proposons de gagner 1 vinyle ou 1 des 2 albums mis en jeu. Plutôt intéressant, n’est-ce pas ?

Pour pouvoir participer c’est très simple vous pouvez nous envoyer un mail à l’adresse habituelle team@soultonoreille.com avant le samedi 20 juillet 23h59. Nous tirerons au sort le nom des 3 gagnants !

Ne perdez pas de temps et tentez votre chance, bonne chance à tous.

RÉSULTAT: Le  tirage au sort a été effectué et voici le nom des gagnants :

Les 2 albums ont été remporté par Yao et Jérôme, et le vinyle a été remporté par Pierre (regardez vos boîtes mail !). Félicitations à eux, merci pour votre participation à tous, et ne vous inquiétez pas vous aurez d’autres occasions de gagnez un cadeau chez nous. A très bientôt pour un nouveau jeu.

Pour aller plus loin :

Découvrez : The Relatives

THE-RELATIVES_HEADERÇa va sonner funky par ici, on vous le dit ! Il y a des vétérans de la musique gospel-funk-soul (dans l’ordre que vous voulez) qui veulent se faire entendre. Leur nom ? The Relatives.

Ils nous viennent de Dallas et se sont fait connaître dans les années 70, le Révérend Gean West et son frangin Tommie West ont réussi à faire entrer ce mélange de styles musicaux dans les églises à l’époque, ce qui n’était pas banal. Pour le reste, ils se sont fait connaître grâce à la scène et leurs performances vocales exceptionnelles et puis ils ont enregistrés trois singles que seuls les fans originaires du Texas connaissent à fond. Voici une de leurs performances d’époque :

Regardez : The Relatives – Let’s Rap (live de 1974) :

On parle d’eux au niveau local dans les 70′s et les 80′s et le temps est passé. L’aura toute relative (jeux de mots !) qu’ils avaient à l’époque a disparu mais ces Messieurs n’ont jamais lâché la musique pour autant. En 2009, un artiste (un certain Zack Ernst du groupe Black Joe Lewis) les sort de leur torpeur pour qu’ils aillent plus loin. Les concerts comme à l’époque reprennent cette année-là, salle comble au Continental Club à Austin, toujours au Texas et puis ils enchaîneront les exhibitions hors des églises jusqu’à ce qu’ils remettent à travailler sur un album.

Les frères West reprennent la route du studio, pour un album cette fois-ci. L’album The Electric World naît et c’est la résurrection et la réalisation d’un vieux rêve pour un groupe qui a plus de 30 ans de carrière derrière lui. Le groupe est en ce moment en tournée au Canada et aux États-Unis, tandis que pour nous, l’album est disponible depuis le 25 mars 2013. Il comprend dix titres, dont Speak To Me (What’s Wrong With America) qui est un des titres qui les a fait connaître à l’époque. Nous vous laissons avec ça. Dites-nous ce que vous en pensez !

Regardez : The Relatives – What’s Wrong With America

Pour aller plus loin :

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