Tous nos articles sur "miguel"

Miguel vous fait un petit cadeau pour noël

MIGUEL_HEADER-ARTICLES

Définitivement cette fin d’année est extrêmement riche en nouveauté set sorties qui font bien chaud au coeur ! Entre la sortie de l’album de J Cole, celui de D’angelo (dont nous ne manquerons pas de vous reparler très prochainement) et là Miguel qui nous fait une petite surprise en sortant une petite mixtape pour se réchauffer pendant les fêtes, on est vraiment gâtés vous ne trouvez pas ? Nous en tout cas, ça nous fait vraiment plaisir, car nous attendions du neuf depuis Kaleidoscope Dream que nous avons du écouter 250 000 fois (plus ou moins, à vol d’oiseau).

Ce sont donc trois titres que Miguel nous propose, dont un en featuring avec Kurupt. Dans l’ensemble c’est du « Miguel », c’est à dire que c’est chaud, sensuel, doux mais c’est neuf malgré tout (nous reconnaissons tout de même qu’Hollywood Dreams sonne assez Kaleidoscope Dream) et on se demande ce qu’il a préparé d’autre pour la suite. Le côté super lover du chanteur n’est certainement pas atténué dans cette mixtape mais attendons-nous vraiment qu’il change ? Pas sûr ! Tant que musicalement il sait proposer des productions de qualité, nous ça nous va ! On vous laisse donc vous réchauffer au rythme chaloupé de ces trois nouveaux titres, parfait pour accompagner votre weekend.

Écoutez : Miguel – Nwa.HollywoodDreams.Coffee

#Tweetzik : Ludacris et Miguel pour un Good Lovin’

Sur une prod mélancolique signé Da Internz, nous retrouvons un Ludacris un peu alcoolisé accompagné du crooner r&b Miguel qui nous livre très joliment et simplement ses déboires amoureux au rythme de parfaites notes de piano. Nous, de l’amour, nous voulons bien lui en donner mais nous attendrons sagement décembre l’EP Burning Bridges et son album Ludaversal prévu en 2015.

Écoutez : Ludacris feat Miguel – Good Lovin’

#Tweetzik : Miguel sait parler aux Girls

Une série faite par des meufs, pour les meufs, sur un groupe de meufs (mais pas que) : pas surprenant donc de retrouver sur la 2ème bande originale de la série Girls la chaude voix de Miguelito. Sur les 3 minutes de Simplethings, le chanteur fait monter la tension aidé d’un rythme fourni en basses et guitares pour expliquer ce qu’une femme et un homme recherchent dans une relation. Morceau exécuté à la demande de Lena Dunham, créatrice du show et comédienne, on valide le produit fini en attendant le prochain album de monsieur et la sortie de ladite bande originale la semaine prochaine.

Ecoutez : Simplethings de Miguel

#Tweetzik : Janelle Monáe – PrimeTime, le clip

Elle a beau avoir déçu notre Mickaël national lors de leur rencontre récente, Janelle Monáe reste dans le sillon de nos oreilles. Aujourd’hui, c’est avec le clip de l’excellent PrimeTime qu’elle revient accompagnée de notre Miguel préféré. Ambiance futuriste pour ce clip où les bananes et le volume capillaire de chacun de deux protagonistes sont en compétition malgré leur amour naissante.

Regardez : PrimeTime de Janelle Monáe featuring Miguel

Critique : Talib Kweli, Prisoner of Conscious ?

TALIB_PofC

En sortant en mai dernier son 5ème album solo, Talib Kweli répondait à l’impatience de son public quant à ses nouvelles aventures derrière un micro. Sur les 15 titres que comptent Prisoner of Conscious, Talib offre un large éventail de sons pour plaire à tous. Au risque de proposer un album assez varié, en essayant de relever le défi de se détacher d’une étiquette qui lui colle à la peau. Explications.

Alors qu’on l’avait quitté du côté du mouvement Occupy Wall Street, Talib Kweli nous revient avec une introduction rappelant sa « prestation » sur place l’an passé. En débutant son album par une référence immédiate à l’un des événements politiques et sociaux les plus marquants des dernières années aux Etats-Unis, le rappeur met les pieds dans le plat d’un rap dit conscient, qualificatif de sa musique qui le suit depuis ses débuts. Cependant, l’intégralité de Prisoner of Conscious ne fait pas forcément écho à cette étiquette et Talib fait un peu ce qu’il veut… notamment parce qu’il a convié une pléthore d’invités sur cet album : la moitié des titres de Prisoner of Conscious compte au moins une collaboration au micro !

Avec Miguel sur Come Here, Talib s’essaie à un rap plus doux qu’à son habitude et plus terre à terre. Un titre classique et mielleux dans sa composition rap / RnB mais qui passe comme une lettre à la poste et reste en tête longtemps. Il offre par ailleurs un clip décalé et inattendu, tout en animation. Les pharaons du 21ème siècle roulent en décapotable et les reines attendent leurs textos… Pas du Talib sur lequel on l’attendait, mais du Talib qui marche.

En invitant plus tard Kendrick Lamar et Curren$y sur Push Thru, Talib Kweli fait entrer la « nouvelle génération » dans son univers. Avec un refrain à la limite des genres qui tire pas loin du rock, la sauce prend notamment grâce à l’excellente prestation de Kendrick Lamar, mais on ne sait toujours pas là où veut en venir Talib Kweli malgré ses références à la lutte et au Printemps Arabe.

Regardez : Push Thru de Talib Kweli feat Curren$y, Kendrick Lamar et Glen Reynolds

Avec Rubix & Bajah sur High Life et la production de Oh No, Talib Kweli propose un titre dansant et funky franchement efficace. Avec Melanie Fiona sur Ready, Set, Go ou encore Nelly et Abby Dobson sur Before He Walked, on repart du côté du RnB voire de la pop. Avec Favela Love, c’est 6 minutes de ballade aux sonorités de bossa nova qui prennent le dessus, avec la prestation du chanteur brésilien Seu Jorge. Avec Busta Rhymes sur Rocket Ships, on repart dans du hip hop bien gras produit par RZA. Éclectiques : voilà comment qualifier les featurings de Prisoner of Concious. L’album en est rempli, les morceaux sont plutôt réussis individuellement mais l’auditeur peine à trouver un fil conducteur, hormis la présence du prisonnier Talib.

Regardez  : High Life, de Talib Kweli featuring Rubix & Bajah

Sur l’autre moitié de l’album, Talib Kweli est enfin seul au mic et ses prestations essaient toujours de répondre à la problématique : je suis un MC underground, j’ai 15 ans de carrière, on me qualifie de rappeur conscient mais ce que j’aime avant tout, c’est faire du rap et de la musique, chose que j’essaie de revendiquer aujourd’hui sur mon nouvel album… Je suis… Je suis… Oui, je suis Talib Kweli.

Sur Human Mic, deuxième titre de l’album, Talib Kweli démarre tout feu tout flow sans dérapage ni assistance respiratoire avec

I exhibit characteristics of the average misfit
Who graduated from stabbing and grabbing a biscuit
It’s sick and tragic how antagonistic we get
When there’s no power it go sour

Quand on connait Talib Kweli, on le connait pour ses qualités d’écriture et sa voix reconnaissable parmi tant d’autres, et cette entrée en matière est particulièrement efficace, mais en enchaînant avec le léger Turnt Up, on ne peut s’empêcher d’y voir une tentative ratée vers un rap plus pop et moins prise de tête. Hamster Wheel s’essaie à la narration et la métaphore en racontant l’histoire de cette femme qui n’arrive pas à avancer dans sa vie, mais la performance passe à côté et devient presque dispensable. Alors si l’ensemble de l’album ne pêche pas complètement mais manque de cohérence et de punch tout au long de ses titres, notamment sur les morceaux pour lesquels Talib Kweli est seul face au mic, il y a un titre qui n’est pas loin du massacre : Upper Echelon. En s’essayant du côté de la production électro sur ce titre (pourrions-nous y voir un nouvel essai raté vers du plus grand public ? Probablement !), c’est l’échec et on passera rapidement la piste 13 de l’album, qui vient clairement comme un cheveu sur la soupe entre Before He Walked et Favela Love.

L’album se termine par le titre It Only Gets Better, assez classique dans son genre et porté par la douce Marsha Ambrosius, et on finit par espérer que ça va aller mieux pour Talib et qu’il va trouver son chemin dans son prochain essai. Sur ce Prisoner of Conscious qui commence par Occupy Wall Street et se conclue par une référence à Pussy Riot mais voit son déroulement perturbé par sa légèreté et son manque de cohérence, on sent le camarade Kweli torturé entre ce qu’il affectionne et l’a construit en tant que MC, et ce qu’il apprécie probablement de manière sincère mais nous surprend en partie sur cet album, avec ces allers-retours continus vers le RnB et la pop. C’est dommage, parce que l’album est globalement de qualité si l’on prend les titres individuellement et on ne doute pas que si Talib avait simplement fait ce qu’il a envie de faire sans marquer d’entrée le terrain de balises « rap conscient » de manière contre-productive, on n’aurait probablement pas fait référence à cette étiquette et d’autant plus apprécié Prisoner of Conscious.

Pages : 1 2 3 4 Suivante