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Critique : Le retour du petit Tunechi

WAYNE_HEADERI am Not a Human Being II vient de sortir dans les bacs tout comme Lil Wayne de l’hôpital. L’état de santé du rappeur semble d’ailleurs faire couler plus d’encre que sa musique. Chez Soul Ton Oreille, bien que les avis soient partagés, on a quand même décidé de vous dire ce qu’on pense de cet album.

Le premier morceau, IANAHB, fait bien son job. Une mélodie au piano plutôt intrigante, entre douceur et haine, sur laquelle Wayne se met à rapper au bout d’un certain temps. Musicalement parlant, rien à dire, il nous surprend une fois encore en utilisant des sons atypiques dans l’univers du « gangsta rap ». Malgré tout, les lyrics laissent à désirer puisque, d’entrée de jeu, il parle… de son sexe : « I’m in the crib butt naked bitch / She said my dick could be the next black president ». Traduisez : « Je suis chez moi, le cul à l’air, s***** / Elle m’a dit que ma queue pourrait être le prochain président noir ».

Ecoutez : Lil Wayne – IANAHB

Malheureusement pour nous ce n’est que le début d’un long album – dix-sept titres – où les références au sexe, à la drogue et aux flingues n’en finissent pas. Certes, Weezy sait toujours être créatif dans ses punchlines en faisant des métaphores parfois drôles. Il n’en reste pas moins que la plupart des morceaux de cet album ont toutes le même sujet, il le dit d’ailleurs lui même : « pussy, ass, nigga ». D’ailleurs, dans Hot Revolver, il nous fait part d’une vision du romantisme bien à lui : « I say I like her more than she thinks I do / Girl when I think of you / My dick just start to jumpin’ like a fucking kangaroo« . Traduisez : « Je lui dit que je l’aime plus que ce qu’elle croit / Meuf, quand je pense à toi / Ma b*** se met à sauter comme un kangourou ». Et comme Mouloud Achour l’a fait avec Booba, le magazine Complex s’est amusé à compter le nombre de fois où les mots « nigga » (182 fois) et « bitch » (102 fois), entre autres mots doux, apparaissaient au long de l’album. En parlant de répétition Soulja Boy n’est pas mal non plus puisqu’en huit mesures sur Trigger Finger, il place huit fois qu’il est « trop frais » pour le rap game… Qui a oublié de lui dire que de ne rien avoir à dire ne fait pas de lui un visionnaire ? Au long de l’album, Tunechi est rejoint par de nombreux artistes mais c’est parfois à se demander si les featurings sont vraiment le fruit d’un travail artistique ou simplement un moyen pour Wayne de montrer qu’il connait du monde dans le business. L’exemple le plus flagrant reste tout de même (Bitches) Love MeDrake et Future se partagent le refrain, soit quatre mesures chacun. C’est ça une collaboration, vraiment ?

Regardez : Lil Wayne featuring Drake & Future – Love Me

Bon, malgré tout, on ne va pas faire que lui lancer des pierres puisque comme souvent ce sont les instrus qui sont parfois surprenantes. On en a déjà parlé avec la mélodie de IANAHB mais Wayne explore aussi le rock dans Hello et s’est très bien entouré pour le son de Lay It Down, avec Diplo et TNGHT dont la prod est un sample de leur morceau Easy Easy. Les autres morceaux restent dans un esprit assez hip-hop et rentrent facilement en tête, principalement No Worries – qui n’est plus tellement d’actualité pour le rappeur vu son état de santé.

Globalement Weezy reste dans ce qu’il sait faire et on ne l’attend pas dans un autre registre mais c’est peut-être à ce moment qu’il faut savoir se renouveler. On aurait aimé plus de sons comme God Bless America où il rappe, pour une fois, avec son cœur – à notre avis, le meilleur morceau de l’album. Chez Soul Ton Oreille, c’est pas nouveau, on a une préférence pour le hip-hop qui a des choses à dire. On espère donc que Tunechi nous livrera des lyrics plus élaborés la prochaine fois… s’il revient.

Ecoutez : Lil Wayne – God Bless America

Résultat jeu-concours : showcase de PJ Morton

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On vous aime beaucoup, vous le savez hein ? Alors on vous le prouve encore une fois, avec un nouveau petit jeu concours, juste pour vous, pour vous permettre d’assister au showcase privé de PJ Morton le mercredi 23 janvier prochain, qui se déroulera au Scop’ Club à Paris. PJ Morton, pour certains fera référence à cette vague nu soul qui déferlait dans nos oreilles il y a une dizaine d’année, notamment avec cette superbe chanson, My Superstar.

Ecoutez : PJ Morton – My Superstar

Pour d’autres, il fera référence à un groupe, dans un style assez différent de la nu soul. Oui mais Lequel ? Eh bien c’est la question à laquelle vous devrez répondre pour pouvoir gagner 5×2 places pour assister à son showcase mercredi 23 janvier 2013.

« PJ Morton fait parti d’un groupe. De quel groupe s’agit il ? »

La réponse est super facile à trouver ! Vous avez jusqu’à lundi 21 janvier 23h59 pour nous envoyer votre réponse par mail à l’adresse suivante : team@soultonoreille.com. Nous départagerons les gagnants par un tirage au sort.

En attendant vos réponses, on vous laisse avec son tout nouveau single, en featuring avec Lil Wayne car maintenant PJ Morton est signé sur le label Young Money/Cash Money. Encore un sacré changement dans le style, mais sa voix pleine de soul est toujours là.

Regardez : PJ Morton featuring Lil Wayne – Lover

RESULTAT :

Le temps imparti pour répondre à la question et participer au tirage au sort pour gagner 5×2 places pour le showcase de PJ Morton est écoulé, voici la réponse et le nom des gagnants. Le groupe dont PJ Morton fait parti est évidemment Maroon 5, bravo pour vos bonnes réponses ! Et les chanceux qui assisteront au showcase mercredi 23 janvier sont : Marine M, Julien M, Céline L, Dimitri A et Pierre P. Félicitations à eux !

#Tweetzik : Timbaland – The Party Anthem

Le nouveau Timbaland Thurdays (la série de sons que fait Timbo et diffuse gratuitement sur son site) il fait mal, très très mal ! Lil Wayne, Missy Elliott et T-Pain sont là pour appuyer la rythmique lourde du morceau qui nous rappelle que Shock Value III promis depuis belle lurette par Timbaland traîne et qu’il est en passe de devenir l’arlésienne hip-hop du moment. Allez on s’en fiche et on prend le plaisir de l’instant, on verra plus tard pour l’album.

Ecoutez : Timbaland feat. Missy Elliott, Lil Wayne, T-Pain – The Party Anthem

Retour sur celle que l’on appelle BeeKay

BRIDGET KELLY - EVERY GIRL sur Soul Ton OreileC’est un certain 11 Septembre 2009 que Jay-Z, en boss de Roc Nation, décidait de présenter Briget Kelly, sa toute nouvelle protégée lors d’un concert donné en l’honneur de la commémoration des événements tristement célèbres du 11 Septembre 2001. On parle là d’une sacré initiation pour la chanteuse jusque là inconnue au bataillon, qui se retrouve pour son premier show à assurer à la place d’Alicia Keys les refrains d’Empire State Of Mind, véritable carton de 2009 devant un Madison Square Garden plein à craquer. Tout le monde se demande alors qui est cette brunette au pommettes prononcées et à la frange symétrique qui accompagne la légende de Brooklyn. Sa performance ayant convaincu, elle sera alors embarquée en tournée par Jay-Z afin de l’assister sur le nouvel hymne de New York lorsque la virtuose du piano ne pourra faire acte de présence. Cette expérience sans doute inoubliable pour la récente signature de Roc Nation s’apparentant sûrement à un rêve, en particulier pour une native de Manhattan n’omet cependant pas d’estampiller Bridget Kelly de ce tampon de doublure officiel d‘Alicia Keys.

Regardez: Jay- Z – Empire State Of Mind feat Bridget Kelly (live)

Comme ses confères J. Cole et Rita Ora signés eux aussi chez Roc Nation depuis 2008, il faudra beaucoup de patience à Brigdet Kelly avant de délivrer un premier projet. Un public témoin, lors de ces scènes, de son potentiel peut être acquis de sa formation à LaGuardia (école d’art renommée dont elle est  diplômée et sur laquelle est basée la célèbre fiction Fame), est partagé entre les comparaisons inévitables avec Alicia Keys et l’attente d’en voir plus. Elle annonce précipitamment après son show au Madison Square Garden l’arrivée d’un album en 2010 et balance dans la foulée quelques teasers alléchants de ce qu’elle nous réserve, assez pour éveiller la curiosité sans trop en dévoiler. Citant parmi ses influences Alicia Keys, Pink ou encore Alanis Morissette, le premier opus de Bridget Kelly devrait prendre selon elle une direction musicale plutôt agressive, elle définie son style comme une rencontre entre le rock et le rnb. Et avec Jay-Z comme mentor on se doute que la chanteuse ne bénéficie pas des mêmes connexions qu’un bleu ordinaire. On s’attendra à retrouver sur l’album de la chanteuse des collaborations avec des personnalités respectées du milieu notamment Ryan Leslie mais aussi Linda Perry, No I.D. et David Hodges membre de Evanescence.

Regardez; Ryan Leslie & Bridget Kelly – Sound Of A Heartbreak

L’album ne sortira évidement pas en 2010. Bridget Kelly qui avouera l’avoir un temps jugé fin près, décidera de se replonger sur sa confection. Sur les conseils de son mentor Jay-Z, elle lui accordera plus de temps afin de le perfectionner. L’opus supposé être autobiographique prendra alors une direction plus émotionnelle que le rock agressif prévu puisqu’il se calquera sur l’humeur de la chanteuse qui a évolué depuis. Il sera donc question d’un Ep gratuit intitulé Every Girl afin de rendre l’attente plus agréable. Tout semble s’arranger pour Bridget Kelly, avant qu’un imprévu ne vienne perturber la sortie de ce nouveau projet, nous l’appelleront « l’Affaire Thinking About Forever« . Ce chef d’œuvre posté sur Life + Times, blog de Jay-Z, accompagné de quelques mots afin de présenter l’artiste et signé de son « modeste » pseudonyme Andy WarHov, aurait déjà été publié la veille sur le blog du collectif Odd Future mais cette fois chanté par leur crooner Frank Ocean. Tout cela fini par semer la confusion et ce n’est que des mois plus tard qu’une Bridget Kelly amère acceptera de révéler ce qu’il s’est passé. On apprendra alors que l’équipe de la signature Roc Nation a en effet engagé les services de Frank Ocean qui écrira Thinking About Forever pour elle. Malheureusement, pendant que l’on peaufinait les derniers détails de l’Ep Every Girl sur lequel le titre figurera, le chanteur choisissait de revenir sur son contrat en dévoilant sa démo ici nommée Thinking About You, allant alors classer la version de Bridget Kelly au rang de reprise. Le public ensuite ne pourra s’empêcher de prendre partie pour le meilleur interprète qu’il aura défini.

Regardez: Bridget Kelly – Thinking About Forever (version acoustic)

En octobre dernier sortait finalement Every Girl propulsé par le titre Seek and Destroy. La première chose qui frappe à la vue de la jaquette de Every Girl, c’est le nombre de nom apparaissant au crédit de la composition de l’Ep. Bridget Kelly n’est l’auteur d’aucun titre de son projet. Every Girl réuni les écrivains les plus en vogue du moment, parmi eux Ne-Yo, Ester Dean, James Fauntleroy II, Frank Ocean ou encore The Dream. L’emploi de ces noms qui seront placé en évidence en tant qu’unique élément de promo pour le projet, supposé être personnel de surcroît passera mal auprès du public. Peut être est ce le facteur qui empêchera l’auditeur de lui donner une écoute juste et cela sera bien dommage. Every Girl est un projet de qualité. À mis chemin entre le rock et le rnb, on y sera agréablement surpris par les capacités vocales de Bridget Kelly. Sur les morceaux Seek and Destroy, Every Girl et Love You After All on retrouvera notamment grâce à sa voix rocailleuse l’aspect agressif que la chanteuse avait auparavant prédit. Puis sur les balades Thinking About Forever et Stranger To Love elle fera démonstration de ses qualités d’interprète. La mention coup de cœur sera attribuée à In The Morning et White Lies pour leur écriture soignée. Ses deux titres prennent même des allures de story telling, Whites Lies nous évoque un peut la saga Trapped In The Closet de R. Kelly.

Regardez: Life +Time présente Bridget Kelly

Vous l’aurez compris nous somme séduit par l’Ep Every Girl de Bridget Kelly. La combinaison des genres rnb et rock lui assure un style singulier et on espère que l’album toujours en préparation se jouera sur ce terrain. Si nous avons relevé un bémol, il s’agira du fait que les titres n’aient pas été écrit par elle. Cette pratique plutôt courante est, peut être à tord, diabolisée par les puristes, voilà pourquoi les plus grands chanteurs qui y ont recours auront tendance à ne pas le mettre en avant. C’est peut être ici que l’équipe de Bridget Kelly aurait peut être fait un faux pas, se servir de ces grands noms n’est pas la meilleure stratégie de campagne. Après l’épisode Thinking About Forever, c’est un autre scandale qui viendra entacher l’image de Bridget Kelly et il implique cette fois la chanteuse de Young Money, Shanell Woodgett. La protégée de Lil Wayne qui est en effet l’auteur du titre White Lies affirmerait ne pas avoir été consultée pour l’utilisation de son morceau et comme toute adulte mature c’est via son compte Twitter qu’elle fera part de son mécontentement. Et plus tard lorsqu’en pleine interview radio il sera demandé à Bridget Kelly le nom de l’auteur du titre Stranger To Love celle-ci se verra dans l’incapacité de répondre.

Regardez: Bridget Kelly – Interview

Depuis sa sortie, Every Girl ne semble pas suffisamment exploité, on déplore une réalisation de clip quasi inexistante. Le travail de promo autour de ce projet de qualité est difficile à comprendre, néanmoins Bridget Kelly se produit sur scène, ce qui devrait lui être bénéfique. La chanteuse de Roc Nation était dernièrement à l’affiche de l’Essence Music Festival à la Nouvelle Orleans où elle décidait de dévoiler deux titres inédits. Le public eu donc l’honneur de découvrir en avant première This Is Love premier single de son album à venir ainsi qu’un second extrait intitulé Special Delivery. Bridget Kelly annonçait dernièrement que son opus était bouclé. Bien que charmé par la nouvelle nous préférons ne pas nous emballer, qui sait, nous seront peut être prochainement surpris par une livraison spéciale.

Regarder: Bridget Kelly -Special Delevery

Pour aller plus loin:

Vidéos : No Church in The Wild et Exodus 23:1

Que l’on ait ou pas aimé Watch The Throne de Kanye West et Jay-Z, il faut admettre que le titre No Church In The Wild est de ceux qui mettent tout le monde d’accord de par l’originalité du traitement accordé à la religion, mais aussi grâce à une boucle musicale et un refrain offert par Franck Ocean qui reste en tête des journées entières. Si on vous reparle aujourd’hui de cette chanson, c’est parce que le clip réalisé par Romain Gavras est sorti et est une véritable réussite visuelle, que l’on peut voir et revoir avec plaisir contrairement à la vidéo de Ni**as in Paris. On y retrouve toute la violence d’une manifestation qui sonne comme un écho à la répression actuelle de la grève québécoise par la police ou encore aux révolutions arabes qui durent depuis le printemps dernier. L’inspiration n’a donc pas manqué au réalisateur qui permet au duo de présenter à son public un clip qui ne laissera personne indifférent :

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«What’s a God to a non-believer who don’t believe in anything ? » dit Franck Ocean… Un non-croyant, ce n’est en tout cas pas ce qu’est Pusha T ! Le jeune rappeur du label GOOD Music revient lui aussi avec une chanson qui montre encore une fois l’influence de la religion sur le rap américain. Il va jusqu’à donner le nom d’un exode de la Bible pour titrer son dernier clip, Exodus 23:1. «Tu ne colporteras pas de fausses rumeurs. Tu ne prêteras pas la main au méchant en témoignant injustement » : vous l’aurez compris, on est ici face à un bon vieux beef du gangsta rap à l’américaine, et la cible de Pusha T n’est autre que Drake et indirectement Lil Wayne qui répond sur Twitter.

http://youtu.be/F8Day6CQi00?hd=1

La violence n’est pas rare dans le rap, mais avec ces deux clips du jour, elle a rarement été aussi belle.

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