C’est avec une semaine d’avance comme annoncé que nous avons pu poser nos oreilles sur l’album Indicud. Si l’ex G.O.O.D Music rappeur vole aujourd’hui de ses propres ailes, ces 18 titres, entièrement produit par lui-même, sont un véritable retour au source. Kid Cudi avait prévenu qu’il voulait planer de nouveau, le moins que l’on puisse dire est que le pari est tenu. Voici ce que nous en avons retenu.
Apres une intro digne d’un générique de film, sans parole et à l’ambiance angoissante, le ton est réellement donné dès le deuxième morceau. Sur Unfuckwittable, il nous affirme qu’il en a bien fini avec le coté négatif et est désormais invincible: « You Know that I’m unfuckwittable » (traduisez : Tu sais qu’on ne peut pas me b*****). Tel un super héros, M. Mescudi nous explique comment il a surmonté seul son passé chaotique et ses addictions sur les morceaux Just What I am avec King Chip et King Wizard, au point de se sentir immortel sur le titre du même nom. Mais cette thérapie sera de courte durée puisque Kid Cudi oublie ses bonnes résolutions très vite avec la suite de Solo Dolo Part II, avec le très bankable Kendrick Lamar.
Entre 2 égotrips et loin des standards lyrics féminins habituels du rap, M.Solo Dolo nous livre sur les titres Young Girl et Girls avec Too $hort, une véritable ode aux femmes de toutes les tailles, couleurs, formes et origines au point de voir des jolies filles partout.
Ecoutez : Kid Cudi – Girls
Après une interlude de nouveau sans parole, Red Eye, en collaboration avec Hit-Boy, est un morceau qui surprend puisque Scott Cudi est peu présent (refrain et bridge) pour laisser place au groupe Haim. Il récidivera un peu plus tard avec la chanson Beez avec RZA du Wu Tang Clan. Des morceaux qui nous font douter à savoir s’ils ont leur place dans cet album mais qui restent très sympathique à l’écoute.
Sur le morceau Mad Solar, on se réjouit de retrouver tout l’art du rappeur à mêler le chant et le rap pour nous inviter à naviguer dans son esprit solitaire, un thème de prédilection que l’on retrouve aussi sur le morceau Lord of the sad and lonely ou il se proclame ambassadeur de tous ceux qui se sentent solitaire et triste. Pour autant, le « Lonely boy » n’oublie pas ses amis sur le morceau Brothers avec ses acolytes King Chip et A$AP Rocky. Kid Cudi n’hésite pas aussi à remettre les pendules à l’heure auprès de tous ceux qui ne croyaient plus en lui avec Burn Baby Burn et Cold Blooded réglant même au passage ses comptes avec Kanye West, grand absent de cet album.
Enfin sur l’avant dernier morceau Afterwards nous retrouvons Michael Bolton, une collaboration déroutante à l’image du morceau qui nous replonge rapidement dans cette ambiance angoissante qu’affectionne Mescudi pour finir sur un dernier morceau exclusivement instrumental The flight of the Moon Man.
En conclusion, Indicud est un très bon album, difficilement classable car tellement loin des sonorités actuelles du rap et surtout énigmatique à l’image de la pochette et de son auteur. Un opus qui devrait en ravir plus d’un, sauf si vous vous attendiez à retrouver le Cudi de l’ère G.O.O.D Music.








