Tous nos articles sur "kanye west"

La parodie du clip Bound 2 de Kanye West

PARODIEBOUND_HEADER-ARTICLESVous n’avez pas pu échapper au dernier clip de Kanye West, Bound 2, c’est impossible. Vous savez, ce clip kitsch au possible avec son namoureuse Kim Kardashian complètement torse nu, langoureusement affalée sous lui ? Vous remettez ? Oui, ce fameux clip qui, encore une fois, nous fait tous parler de Kanye. Certains ont apprécié le grain de peau de Kim, d’autres se sont offusqués des secousses tendancieuses sur la moto, et d’autres encore ont dénoncé le fait que Kanye avait probablement « volé » les images pour son clip d’un projet sur le Parc National Yosemite.

Nous très sincèrement, le grain de peau de Kim on s’en fiche un peu et les secousses tendancieuses sur la moto nous ont plutôt fait sourire. Par contre, nous avons beaucoup aimé la parodie que James Franco (oui, oui le bel interprète de James Dean), et son acolyte Seth Rogen ont fait de ce fameux clip. Alors, pour vous permettre de vous rendre compte de la qualité de leur travail voici de quoi pouvoir les comparer en direct. Amusez-vous bien !

Regardez : Kanye West & Kim Kardashian – Bound 2 VS James Franco & Seth Rogen – Bound 3

Clip : Pusha T présente Hold On

PUSHA_HEADER-ARTICLES

C’est l’un des albums les plus attendus de l’année qu’à livré en octobre Pusha T avec My Name Is My Name. Profitant de la touche Kanye West avec une production impeccable, MNIMN a marqué cette fin 2013 par sa qualité. Alors qu’on avait déjà été conquis par Sweet Serenade, peu ou pas de titres nous auront déplu sur les 12 pistes de l’opus. Nos coups de cœur ? Numbers On The Boards (« I’m so bossy bitch get off me! »), Suicide et son instru sautillante ou encore No Regrets.

Bien entouré, Pusha T a produit avec cet album des morceaux qui plairont autant aux radios qu’à sa base de fans ou aux amateurs du genre les plus durs, sans vraie concession par rapport à son travail passé et avec la qualité qu’on lui connait. A l’aise dans son story-telling, efficace dans sa manière de poser et reflétant son caractère parfois nonchalant, on vous recommande vivement l’album si vous n’avez pas osé vous lancer !

Continuant la promo de MNIMN, Pusha T revient cette semaine avec le clip de Hold On, qui profite de la présence de Rick Ross. Quand d’habitude on a beaucoup de mal à apprécier le bonhomme en solo ou en featuring, force est de constater qu’il sait se montrer efficace en toute sobriété, sans Maybach Music balancé par-ci par-là. Les vocalises rugissantes de Kanye West par-dessus, et nous voilà avec un titre mi-introspectif, mi-égotiste qu’on a plaisir à écouter.

Regardez : Hold On de Pusha T feat Rick Ross

Sean Williams, designer de typographies

SEANINGS_HEADER

Aujourd’hui, ce n’est pas un nouveau talent musical sur lequel nous allons nous pencher mais un designer. C’est un artiste d’un autre genre comparé à nos rappeurs et soulmen préférés, mais il mérite tout autant ses lauriers. Rassurez-vous, si nous nous penchons sur son cas ce n’est pas non plus sans raison.

Sean Williams, alias Seanings, est un artiste canadien dont l’art consiste à créer des formes en utilisant des lettres. Il le nomme ainsi lui-même, ce qu’il fait est de « l’art typographique ». Pour cette première série, Sean a décidé de recréer le faciès de personnes très (très) connues telles que Jay Z, Eminem, Rihanna ou encore le célèbre duo Heisenberg et Pinkman issus de la série Breaking Bad.

Evidemment pour réaliser ces portraits, Seanings n’a pas utilisé n’importe quelles lettres ou mots. Il n’a utilisé que des phrases ou des expressions issues de l’univers du personnage qu’il a recréé. Par exemple, pour Kanye West on retrouvera Jesus Walk, Breathe In Breathe Out, etc.

A présent, il est temps pour vous de chercher vos références préférées dans ce travail que nous apprécions beaucoup de par sa simplicité et son efficacité.

Pour aller plus loin :

#Tweetzik : clip 5.0 pour Black Skinhead – Kanye West

Aujourd’hui, c’est un clip interactif que Kanye West sort pour illustrer Black Skinhead présent sur son nouvel album Yeezus. Quand on dit interactif, il s’agit de réellement agir sur le déroulement du clip : dans cette expérience vous pourrez accélérer ou ralentir le rythme du clip afin d’en voir les moindres détails en slow motion ou de profiter d’une voix encore plus modifiée que ce à quoi Yeezee nous a habitués. Petit plus, il est possible de faire des captures d’écran à n’importe quel moment et celles-ci s’enregistrent directement sur votre ordinateur. Pour vous rendre compte de ce que ça donne réellement, nous ne pouvons faire autrement que de vous inviter à vous rendre sur http://www.kanyewest.com/ pour découvrir Black Skinhead par vous-mêmes.

Critique : Yeezus – Kanye West

YEEZUS_HEADER

Kanye West est devenu depuis quelques temps un sujet plutôt sensible. En effet, en quelques années il s’est imposé comme l’un des artistes ayant réuni le plus de monde autour de lui, tout en s’éloignant d’une grande partie de son public d’origine. Une sorte de « turn over », un paradoxe qu’il n’a pas vraiment cherché mais qu’il assume totalement. Cette évolution est assez simple et logique finalement puisque’en partant de ses premiers morceaux, il s’est juste adapté à son environnement au fil du temps jusqu’à ce que l’on arrive à ce dernier album. D’ailleurs que vous appréciez ses évolutions ou non, Kanye West assume complètement Yeezus. Si vous ne parvenez pas à aimer, vous n’avez qu’à passer votre chemin, vous ne lui manquerez pas.

« Yeezus » s’est donc transformé en une entité presque extraterrestre comme le dit le morceau I Am A God. Minimaliste au possible, ce titre plus explicite qu’aucun autre pourrait représenter tout l’album à lui seul tellement il est criant de vérité. Doté d’une instru lourde mais à la fois très loin des classiques du hip-hop, intégrant des samples de Capleton qui dénote clairement avec tout ce à quoi il nous avait habitué.

.

Heureusement, nous gardons quelques repères tels que des chœurs dans New Slaves qui nous rappellent quelques passages de My Beautiful Dark Twisted Fantasy. Ces chœurs contrastent avec le message qu’il adresse aux rappeurs qui se veulent bling-bling et suivent la masse : « I’d rather be a dick than a swallower ». Il dénonce la société de consommation… dont il fait partie intégrante. Une contradiction dont il se moque allègrement. Malgré cela, en écoutant cette piste on est en droit de se dire nos oreilles ne souffriront pas tant que ça. En effet, les deux premiers morceaux On Sight et Black Skinhead, ainsi que I Am A God et Send It Up sont produits par le duo français Daft Punk. Cette introduction en rebutera plus d’un, c’est une certitude de par son changement de direction radical. Nous connaissions beaucoup de facette de notre ami le nouveau Dieu auto-proclamé mais pas encore celle de l’artiste électro-industrielle.

Ces titres en rebuteront plus d’un mais la souffrance ne sera pas vaine car derrière ces pistes qui ne vous laisseront pas prendre le temps de décider si vous les aimez ou pas se cachent de véritables perles. Celles-ci sont le fruit d’un travail acharné avec des producteurs de génie tels que RZA, Daft Punk ou encore Rick Rubin (créateur de Def Jam entre autres exploits qui font du hip-hop ce qu’il est aujourd’hui) parmi d’autres et des petits frères qui verront leur un avant et un après dans leur carrière grâce à leur participation dans Yeezus. On note donc la présence de Franck Ocean, Justin Vernon, Chief Keef, Kid Cudi, King L et Charlie Wilson. Tous issus d’horizons différents, ils apportent chacun leur savoir et leur histoire.

Ainsi Chief Keef et King L ont pu s’exprimer sur Hold my Liquor au sujet de l’évolution de Chicago. Il parle du vote d’Obama dans la capitale de l’Illinois mais également du climat dangereux qui règne dans la ville qui l’a vue grandir. Chief Keef, si certains se souviennent, est un rappeur qui n’a pas ménagé son petit rival Lil Jojo lorsque celui-ci est décédé, il en avait même ri sur Twitter. Malgré ça, King L et lui restent deux poids du rap à Chicago et leur force associé à la prod de Young Chop font de ce titre une tuerie pour qui « peut » l’entendre.

Pour rester dans les revendications, Kanye West a pour ainsi dire suivi les traces de ses pères avec le titre « Blood on the Leaves ». Ici, ce n’est pas une référence à un ou deux personnages afro-américains qui a été fait mais à tout un panel. Nina Simone introduit le morceau avec un bout de Strange Fruits, il continue en reprenant Down 4 My Niggas de Snoop Dog, C-Murder et Magic et fini par citer l’Apartheid pour parler de la façon dont il s’est rangé depuis qu’il est avec Kim Kardashian.

Il sample d’ailleurs bien d’autres artistes dans le reste de Yeezus et nous mettons une mention spéciale à Brenda Lee qui apparaît dans Bound 2 avec son morceau Sweet Nothin’s. Ici il explique les conséquences de chaque acte, la facilité avec laquelle les gens vous mettent dans des cases. Il se sert également du timbre de voix charmeur de Charlie Wilson pour faire entendre à sa belle qu’il veut la mener jusqu’à l’autel : « Maybe we could still make it to the curch steps » tout en sachant qu’il faudra qu’il se repentisse avant :  « But first, you gon’ romember how to forget ».

En plus de tout ce qu’on vient de voir à travers ces quelques lignes, Kanye West a partagé des tonnes d’autres sentiments, souvenirs, nouvelles et anciennes influences avec nous et nous ne pouvons que l’en remercier. Yeezus une véritable leçon tellement il est criant de vérité. Kanye West n’est plus ce que le marché veut qu’il soit depuis 2007 (avec le décès de sa mère) et on a l’impression qu’aujourd’hui il se révèle enfin entièrement. Mixant des artistes jamaïcains à des producteurs électro pour un rendu plus que surprenant, on ne peut que saluer cette prestation qui lui assurera, une fois de plus, sa place parmi les divinités des futures générations.

Cependant, après avoir décortiqué le monument tout en vous laissant une partie de mystère pour ne pas vous gâcher l’écoute, sachez qu’il y a un risque que vous n’aimiez pas cet album. Nous reconnaissons l’ampleur du travail et les risques qui ont été pris mais il est difficile de suivre Yeezee sur les chemins qu’il arpente désormais. Nous ne pouvons que vous inviter à écouter l’album au calme et vous forger votre propre avis.

Yeezus est disponible depuis le 18 juin 2013.

Pour aller plus loin :

NDLR : 

Pages : 1 2 3 4 5 ... 13 14 Suivante