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Hommage à Nina Simone

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Elle était une icône de la musique américaine. Une de ces rares artistes qui vous hypnotisent dès les premières notes, et dont la voix envoûtante vous traverse  le cœur et l’âme. C’est pour toutes ces raisons, qu’à l’occasion des (déjà) 10 ans de sa disparition, nous avons voulu lui rendre hommage par ces quelques lignes.

Entre son tout premier single I Loves You Porgy, reprise de l’opéra Porgy and Bess, et A Single Woman son dernier album, se sont écoulées trente-quatre années pendant lesquelles Nina Simone nous a offert le meilleur du jazz, du blues et de la soul.

Ecoutez : Nina Simone – I Loves You Porgy

Parallèlement à sa carrière, Nina Simone a mené un combat pour les droits civiques aux États-Unis. Dans Mississippi Goddam qui fut interdit dans certains états du Sud, elle s’indigne et se révolte après l’assassinat d’un activiste de la NAACP (organisation américaine qui lutte pour et défend les droits des africain-américains). Dans Four Women Nina Simone chante la vie de quatre femmes de couleur aux destins différents, mais qui partagent les mêmes souffrances. Il y a aussi Strange Fruit, la reprise de Billie Holiday qui décrit l’atrocité du lynchage dans le Sud des États-Unis, et bien d’autres encore…

Nina Simone était aussi une de ces interprètes qu’il fallait voir sur scène. Sa maîtrise du piano et sa présence, spontanée, théâtrale, parfois à la limite du mystique, rendaient chacune de ses prestations mémorables.

Regardez : Nina Simone – Mississippi Goddam

Nina Simone excellait aussi dans les reprises. Elle savait transformer des titres pop rock en des chefs d’œuvres jazzy-bluesy. C’est le cas de My Way de Franck Sinatra, Just Like a Woman de Bob Dylan, ou encore Ne me quitte pas de Jacques Brel. Et parce que l’été arrive à petits pas, on vous laisse avec Here Comes The Sun. Cette chanson des Beattles figure sur l’album de reprises de Nina Simone du même nom.

Ecoutez : Nina Simone – Here Comes The Sun

Pour aller plus loin :

Découvrez le Project 19 de Oko Ebombo

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Découvrir est un bien grand mot lorsque l’on se retrouve face à l’oeuvre artistique de Oko Ebombo. L’homme est avant tout un artiste visuel, un réalisateur poète qui aime jouer avec les mots sous l’oeil de sa caméra. Entre Paris et Portland est ensuite né, en collaboration, le Project 19, ou l’avénement musical d’un artiste aux multiples facettes.

Fortement influencé par ses expériences urbaines et le jazz qui en découle, Oko Ebombo délivre une  vidéo qui allie habilement l’art visuel de la danse à la poésie de sa musique. Le tout filmé au coeur d’un Paris que l’on redécouvre grâce à l’aspect ancien du film. La chanson seule est très douce et rappelle la soul des années 80, mais Naked Life est un tout, une oeuvre à part, et nul ne sait de quoi sera fait l’avenir musical de Oko Ebombo.

Regardez : Naked Life – Project 19

Pour aller plus loin :

Un nouveau bébé pour Fat Freddy’s Drop

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En début d’année nous vous parlions du groupe néo-zélandais Fat Freddy’s Drop, les revoilà avec Silver and Gold, premier titre de leur album qui devrait sortir en février 2013, Blackbird. Trois albums en treize ans c’est peu, certes, mais comme le bon vin, la bonne musique a parfois besoin de temps. Tout comme Based On A True Story, neuf fois disque de platine, et Dr Boondigga and The Big BW, Blackbird sera un savant mélange de funk, reggae, soul, blues, dance, jazz et hip hop, le tout revisité à la sauce dubstep comme seuls les Fat Freddy’s Drop savent (bien) le faire.

Regardez : Fat Freddy’s Drop – Silver and Gold

Le titre est disponible en téléchargement ici.

Pour aller plus loin :

Découvrez : Roseaux, album sublimé par Aloe Blacc

Lundi dernier est enfin sorti Roseaux, l’album tant attendu du collectif du même nom. Mais que peut-il bien se cacher derrière un album nommé Roseaux ? Eh bien la réponse est : pas mal de choses… et surtout pas mal de beau monde. En plus d’un album, Roseaux est surtout un collectif porté par Emile Omar, DJ et programmateur de Radio Nova (Le Grand Mix, Nova Tunes, c’est lui). Ayant pour maître mot l’éclectisme, ce fan de musique franchit une barrière en créant ce projet. Cette barrière c’est son statut de non-musicien. Alors il y a cinq ans il fait appel au violoncelliste Clément Petit et au multi-instrumentiste Alex Finkin pour l’aider à mettre sur pied ce projet. Pour la voix il castera un chanteur encore inconnu à l’époque, un certain Aloe Blacc, bien avant que I Need A Dollar ne lui ouvre les portes de la célébrité. L’album comprendra une dizaine de morceaux des années 1960 à 2000 qu’Emile Omar affectionne particulièrement, réarrangés et venant d’univers différents. Emile Omar remasterisera le reggae de John Holt, la soul d’Esther Philips, Nazaré Pereira, Pearl Jam et même  la dance de Kim English. Peu de temps après les premiers essais du collectif, Aloe Blacc, qui en même temps bossait sur sa carrière solo, débarque sur les ondes avec I Need A Dollar et provoque l’engouement. Lui, qui, au moment du casting se considérait à peine comme un chanteur doit peut être beaucoup à Emile Omar car c’est Clément Petit qui en bon coach vocal lui montrera le chemin pour bien poser sa voix. Le projet d’Emile Omar se retrouve donc en stand by, le temps qu’Aloe fasse son trou. Il aurait même pu ne pas aller au bout du projet, mais il y croit et tient son engagement. Maintenant que vous connaissez l’histoire du collectif nous allons vous raconter celle de l’album. Si vous avez écouté un peu la radio ces dernières semaines vous êtes certainement tombé sur une reprise jazzy du Walking On The Moon de Police par Aloe Blacc.
Ecoutez : Roseaux featuring Aloe Blacc – Walking On The Moon

Eh bien Roseaux c’est ça, une sensation de légèreté qui vous envahit au fil des notes. C’est du jazz, de la bossa nova, de la soul, de la folk. C’est un mélange d’univers incroyablement cohérent qui vous berce, caressé par la voix chaude et sensuelle d’Aloe Blacc. Missing You vous emmènera même aux frontières de l’inénarrable avec cette ballade langoureuse qui va crescendo atteindre les râles d’Aloe pour un final haletant et transpirant au piano électrique. Vous aurez envie de danser les yeux fermés avec un(e) inconnu(e) dans un bar malfamé de Rio en écoutant Strange Things et de vous laisser emporter la minute d’après pour un boléro au coucher du soleil sur la plage de Copacabana avec Clarão Da Lua. Autre grand moment de cet album avec Try Me transformé en complainte folk, porté par une guitare acoustique et une flûte traversière qui vous mèneront dans l’Espagne du XIXè siècle avec un décor romanesque de justicier masqué. Toujours dans cet esprit embrumé vous vous laisserez déshabiller au son du balafon (sorte de xylophone) avec More Than Material.

Ecoutez : Roseaux & Aloe Blacc – More Than Material

Et si vous n’aimez pas les chansons douces vous vous rassasierez de blues nirvanesque avec Girl You Rock My Soul ou de folk à la Keziah Jones avec We All Must Live Together. Mais quelle que soit la piste que vous déciderez d’écouter Aloe vous parlera d’amour alors laissez vous aller, tenter et séduire, vous ne le regretterez pas.

Pour aller plus loin :

Découvrez : Hugh Coltman

Hugh Coltman est un chanteur et musicien anglais, exilé en France depuis une dizaine d’années. Pendant presque 10 ans il sera membre du groupe de blues The Hoax. 4 albums plus tard, une tournée mondiale, et la création du label Credible Records, Hugh Coltman rêve d’autre chose. De carrière solo, de jazz et de blues… Alors il quitte le groupe et s’établit à Paris. Pendant quelques années il jouera sur scène avec le groupe Heez Bus (avec Ben Molinaro et le non moins talentueux Spleen) jusqu’en 2004 où il entame sa carrière solo. Paris l’inspire. Il dit lui-même de Paris qu’elle est une colonie de vacances où il a pu faire les conneries de jeunesse qu’on fait à 17 ans. En 2008 sort le brillantissime Stories From The Safe House, un album blues, jazz et folk qui rencontre un franc succès. Bien interprétées, chacune des chansons vous emporte et chaque instrument (cuivres, cor de chasse…) vous envoute. Sans être un « grand album », c’est un album aussi humble et sincère que l’est Hugh Coltman, sans chichis. Douze histoires intelligemment ficelées et parfaitement interprétées avec cette voix soul renversante qu’il manie aussi très bien dans les aigus. Passant du folk au jazz et du blues à la pop, Stories From The Safe House s’ouvre à bon  nombre d’entre nous. Vous allez aimer vous perdre dans ces chansons pour vous retrouver au coin d’une rue de Montmartre, à frissonner dans un cabaret de Broadway ou vous enfumer la tête dans un bar de la Nouvelle Orléans. Difficile de ne choisir qu’un titre mais le coup de cœur de cet album devrait être assez parlant, On My Hands, une chanson d’amour où le pardon et le regret sont de mise, entre hautbois, reggae et la voix aigüe de Hugh qui sur les dernières notes nous fait vibrer.

Ecoutez : Hugh Coltman – On My Hands

Entre chanson pop, comme Could You Be Trusted qui propulsa sa carrière solo, titre à l’ambiance « James Bondienne » et autre ballade jazzy socle de chanson d’amour qui colle si bien à la peau de Hugh et à la notre, on se balade sur cet album en arrivant même sur un titre aux airs de bossa nova. All The Lovers Come and Go These Days en duo avec Krystle Warren, une autre exilée de la capitale, leurs voix se mêlent parfaitement pour nous chanter l’amour et l’amour de Paris. Hugh Coltman n’a peur de rien, pas même de se frotter à la bossa nova.

Regardez : Hugh Coltman featuring Krystle Warren – All The Lovers Come And Go These Days

L’éclectisme est le maître mot de cet opus puisque le dandy s’aventure même vers le ska, pour ensuite retourné vers un jazz feutré. Après quatre années de frustration Hugh Coltman revient cette année avec Zero Killed, un EP de cinq titres. Nouvelle vie de jeune papa, nouvel album prévu pour bientôt, nouvelle tournée, Hugh Coltman a l’air à l’aise dans ses baskets. Il parle de lui, du monde, de ses amis, encore et toujours. Des mélodies simples et efficaces qu’on a l’impression de connaître depuis longtemps, des chansons qui nous parlent, qui parlent de la vie en général. On a l’impression d’assister, au fil de ses chansons, à des scènes de notre propre vie, alors on se sent proche de Hugh. Zero Killed, comme Stories From The Safe House, c’est des bribes de sa vie qu’il nous offre. On s’immisce dans ses brèches qui nous rappellent les nôtres. Amitiés endeuillées, rêves oubliés, soirées arrosées… De The End Of The World, de la même trempe que Could You Be Trusted, entêtant et dynamique, à Simply Beautiful en guitare voix qui fait penser à un certain Eric Clapton (rien que ça !), rien n’est à jeter. Bien au contraire, on a hâte que le prochain album, prévu pour ces jours-ci, sorte de sa cachette pour nous raconter une fois de plus, les jolies histoires que Hugh Colman voudra bien nous narrer. Un conseil : jetez un œil et une oreille à ses vidéos sur la toile. Il a pas mal de duos et reprises plutôt intéressants. Si vous désirez voir Hugh Coltman en concert et croyez-moi, ça vaut le détour, il sera sur scène un peu partout en France jusqu’à la fin de l’année.

Pour aller plus loin :

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