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OVNI : Jamie Lidell, son parcours, son dernier album

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Jamie Lidelldont nous vous parlions début décembre, sortait son cinquième album studio il y a quelques semaines, sobrement intitulé Jamie Lidell. Avec cet album, il revient à ses premières amours où Prince « El Maestro » était devenu son mentor. Côté biographie, cet anglais presque quarantenaire a commencé depuis son plus jeune âge à triturer des machines pour voir quels sons allaient en sortir. Sa carrière commence réellement en 1999 où avec Cristian Vogel ils forment le duo Super Collider et sortent l’album Head On qui rencontre un franc succès en Allemagne, contrairement au second, Raw Digits, sorti en 2002. Dans la foulée il sort un premier album solo assez déroutant, Muddlin’ Gear, avec le label électro Warp Records qu’il ne quittera plus. Son second album Multiply voit le jour en 2005. Résolument plus axé funk/soul Jamie Lidell explore d’autres contrées moins électro et le public apprécie. Trois ans plus tard sort Jim, son troisième album de 10 titres dont le fameux Another Day et Little Bit Of Feel Good qui cartonnent en Europe.

Ecoutez : Jamie Lidell – Little Bit Of Feel Good

En 2010 Compass, le quatrième album de Jamie Lidell, passe inaperçu et en 15 ans de carrière il est toujours aussi difficile de mettre ce touche-à-tout dans une case mais voilà que Jamie Lidell, l’album, fait son apparition et remet de l’ordre dans tout ce bazar musical. En trois ans le petit Jamie a fait pas mal de chemin. Outre les concerts et l’écriture de Jamie Lidell il s’est marié, a déménagé à Nashville où il a acheté une maison et fait construire un grand studio pour jouer avec toutes ses machines. Il a aussi trouvé le temps de produire Ludwig Persik, multi-instrumentiste de 22 ans qui fera sa première partie à la Gaité Lyrique (Paris) le 15 mars 2013 et Pegasus Warning, jeune artiste RnB avant-gardiste. Alors depuis, il arbore un nouveau look qui colle mieux à la peau de l’homme qu’il est devenu. Finie la crinière qui cachait ses beaux yeux bleus, le british est rasé de près, quasi méconnaissable. Le Prince du troisième millénaire nous sert une pop électro aux accents kitsch disco-funk car c’est un passionné d’instrus électro des années 70 et 80. Mais pour autant ce n’est pas un virage à 180 degrés qu’il prend avec ce nouvel album, juste un retour aux sources. Pour la production, Jamie Lidell a utilisé de vieux instruments tels qu’un Polysynth, un Prophet 5, un Oberheim OB-Xa ou encore un Rhodes Chroma afin d’obtenir un son exubérant. La majorité des chansons ont été créées à partir d’une beatbox avec James Rowland au clavier, un joueur d’église du genre gospel. Dès les premières notes de l’album le ton est donné. I’m Selfish et You Know My Name, très énergiques, sortent le costume fushia et les chaussures vernies à talonnettes du placard du Kid de Minneapolis. Pour Do Yourself A Faver et Why Ya Why l’électro empreinte au jazz et au P-funk des sonorités qui se marient étrangement bien.

Regardez : Jamie Lidell – Why Ya Why

Le romantique You Naked est l’exemple même de l’influence de Prince : voix de tête et utilisation du vocodeur (qui transforme la voix ou n’importe quel autre son en son synthétique) tandis que le côté groovy rappelle un certain George Clinton qui fait aussi partie des influences de Jamie Lidell.

Regardez : Jamie Lidell – You Naked

Quand on connaît un peu l’univers du personnage, l’énigmatique dandy ne surprend personne avec ce nouvel album. C’est une renaissance, d’où le fait de lui avoir donné son nom. Et même s’il est tout à son honneur d’avoir pris le risque de faire de Jamie Lidell un album introspectif plutôt que quelque chose plus dans l’air du temps, comme Another Day qui avait bien marché, chez Soul Ton Oreille on aurait préféré la seconde option. Quitte à dépoussiérer ses vinyles, sa période Motown lui collait tellement bien que nous avions espéré qu’il s’y attarderait un peu plus que le temps d’un album. Rassurez-vous, sa voix neo soul n’est pas pour autant gâchée dans cet univers électro funk. Alors si vous n’êtes pas adeptes de funk ou d’électro vous aurez sans doute du mal à apprécier Jamie Lidell, l’album et l’artiste, à leurs justes valeurs. Mais si vous êtes curieux vous pouvez vous faire une idée de l’album, en écoute intégrale sur le nouveau MySpace.

Pour aller plus loin :

 

Un nouveau bébé pour Fat Freddy’s Drop

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En début d’année nous vous parlions du groupe néo-zélandais Fat Freddy’s Drop, les revoilà avec Silver and Gold, premier titre de leur album qui devrait sortir en février 2013, Blackbird. Trois albums en treize ans c’est peu, certes, mais comme le bon vin, la bonne musique a parfois besoin de temps. Tout comme Based On A True Story, neuf fois disque de platine, et Dr Boondigga and The Big BW, Blackbird sera un savant mélange de funk, reggae, soul, blues, dance, jazz et hip hop, le tout revisité à la sauce dubstep comme seuls les Fat Freddy’s Drop savent (bien) le faire.

Regardez : Fat Freddy’s Drop – Silver and Gold

Le titre est disponible en téléchargement ici.

Pour aller plus loin :

#Tweetzik : Jamie Lidell – What A Shame

En février sortira Jamie Lidell, le cinquième album de l’anglais du même nom. Après nous avoir séduit avec Multiply et Another Day où sa voix neo soul était mise en valeur, Jamie Lidell revient avec What A Shame, premier extrait de son nouvel album. Plus électro, What A Shame ne relègue pas pour autant la superbe voix de Jamie Lidell au second plan.

Critique : By Your Side, premier album de Breakbot

Breakbot, que nous vous présentions dans notre catégorie OVNI au mois d’août dernier, est décidément l’artiste funky du moment. Après les excellents Fantasy et Baby I’m Yours, nous nous attendions donc à un album haut en funk et en disco. Eh bien nous voilà servi ! By Your Side c’est, comme sa pochette, de la gourmandise chocolatée ! C’est doux et sucré, ça s’écouterait sans fin. Seulement voilà, il y a tout de même un bémol. Depuis que le monde attend ce premier album il faut dire que nous nous attendions à un opus d’une dizaine de titres inédits du même acabit que les titres suscités qui ont envahi les ondes depuis quelques années. En lieu et place By Your Side est composé de quatorze titres dont Baby I’m Yours, Fantasy, Programme et One Out Of Two, déjà sortis sur la toile et en EP. On regrette d’autres titres de Breakbot moins commercialisés, comme Shades Of Black. Les dix titres restant sont un magma de funk, électro et nu-disco plus ou moins semblables, nous ramenant tous au temps des pattes d’eph’ et des boules à facettes. Le très court Easy Fraction fait exception avec une touche hip hop, non sans nous déplaire, mais malheureusement bien trop court (à peine 1’17). Autres regrets, les featurings trop peu variés. On est toujours fans des voix d’Irfane et Ruckazoïd, mais au fil que les titres défilent, on est vite lassés. Heureusement Breakbot fait appel à Pacific!, groupe suédois avec lequel il a déjà collaboré par le passé à l’époque de Moshi Moshi, pour les titres éponymes By Your Side Part 1 et 2. Malgré tout, By Your Side vous met du baume au cœur, que ce soit par son aspect nostalgique ou pour ses touches « summer » qui nous rappellent que l’été n’est pas si loin derrière nous. Chez Soul Ton Oreille on reste persuadés que s’il était sorti pendant l’été, By Your Side aurait eu plus de succès. Mais dépoussiérons plutôt ce vinyle et voyons ce qu’il a dans le ventre. L’album débute avec l’instrumental Break Of Dawn. La rythmique est fidèle aux albums des années 70/80,  entre funk et disco, accompagnée de riffs de violons. Suit Fantasy, qu’on ne présente plus, porté par Ruckazoïd dont la voix se rapproche fortement de celle de Michaël Jackson. One Out Of Two, sorti en EP cet été, dont les riffs de guitare électrique apportent une touche moderne à cette réplique de générique old school.

Regardez : Breakbot featuring Irfane – One Out Of Two

Arrivent By Your Side part 1 et 2. La première partie, sorte d’intro à la deuxième, invite aux élans langoureux de fin de soirée par sa douceur jusqu’à transiter, sans que l’on s’en rende compte, en une deuxième partie plus groovy, rythmée çà et là par des tirs de lasers, on ne peut plus kitch. Dommage que l’on n’entende pas plus Pacific! Pour You Should Know le piano est plus présent et la voix de Ruckazoïd se fait plus soul. La ballade soulful The Mayfly And The Light ne séduit pas. Les arrangements sont trop classiques et la voix d’Irfane devient moins envoûtante. On reconnaît la patte électro de Breakbot avec Programme, autre instru, présente également sur l’EP One Out Of Two.

Ecoutez : Breakbot – Programme

Easy Fraction c’est LA surprise avec son background hip hop, à l’opposé du reste de l’album. Mais pourquoi ne pas avoir prolongé le morceau de deux ou trois minutes ? Car nous restons clairement sur notre faim.

Ecoutez : Breakbot – Easy Fraction

Baby I’m Yours c’est la cause de tout cet engouement autour de Breakbot. Il faut avouer que ce titre d’une efficacité implacable ne peut que séduire. Cette déclaration d’amour entêtante arrive même encore à trouver grâce à nos yeux deux ans après sa sortie. Ouverture au piano pour la ballade électro Another Dawn, et encore et toujours Irfane à la voix. Why, où la ressemblance vocale de Ruckazoïd et Michaël est plus prononcée encore, jusqu’à y trouver une certaine similitude avec Off The Wall du King Of Pop. A Mile Away, rythme plus lent et guitare funky, ouvre les portes et vous pousse vers la sortie en enchaînant avec Intersection, instru ultra groovy qui clôt l’album de la même façon qu’il a débuté, tout en douceur.  En résumé nous avons donc un album dont la plupart des titres qui le composent se ressemblent sans pour autant nous déplaire. Ce n’est pas transcendant et l’album ne restera sans doute pas dans les mémoires, mais Breakbot signe avec By Your Side un premier album prometteur. Notons tout de même que By Your Side est disponible en CD et vinyle mais aussi, et là ils ont fait fort, en chocolat ! Vous ne nous croyez pas ? Jetez plutôt un œil…

Regardez : Breakbot au chocolat

Love To Love You, Donna

Qui n’a jamais, même en cachette, sous la douche  fredonné et déhanché son corps sur Love To Love You Baby ? La musique sommeille en chacun de nous et depuis hier, jeudi 17 mai 2012, nos âmes de discoboys et discogirls sont en deuil. Ladonna Adrian Gaines plus connue sous le nom de Donna Summer est décédée à l’âge de 64 ans des suites d’un cancer. Revenons un instant sur la carrière de celle qui a fait danser et qui continuera de faire danser des générations.

Issue d’une famille de sept enfants, elle chante dès l’âge de dix ans en tant que soliste dans le chœur de son église. En 1967, elle abandonne l’école pour devenir chanteuse professionnelle et fait ses débuts avec Crow, un groupe de rock qui se séparera rapidement. Inspirée par Aretha Franklin ou encore Dionne Warwick, elle débute sa carrière solo dans la comédie musicale Hair mais pour la version européenne. Ensuite, toujours en Europe, elle sortira sous son vrai nom Donna Gaines un premier album qui aura peu de succès : sa carrière sur le vieux continent connaîtra son premier grand hit en 1975 avec le fameux et très sexy Love To Love You Baby.

Ecoutez : Donna Summer - Love To Love You Baby

S’est ensuite enchainé le non moins connu Hot Stuff, que l’on a tous pu entendre dans la célèbre bande originale du film The Full Monty. Mais aussi Bad Girl et bien d’autres encore, tous des tubes de cette décennie disco qui pour la plupart ont ambiancé et mis le feu aux scènes mondiales sur lesquelles elle s’est produite, ainsi qu’à toutes les pistes de danse. Surnommée par ses détracteurs « le sexe chantant » tandis que pour d’autres, elle est « la plus belle voix noire depuis Aretha Franklin », elle a remporté cinq Grammy Awards et est la première artiste à avoir placé trois doubles albums consécutifs à la première place des charts américains. Elle a aussi eu quatre singles en tête du Billboard en l’espace de 13 mois et elle a vendu plus de 130 millions d’exemplaires de ses disques, ce qui lui donne ce statut d’artiste légendaire.

Icône disco, elle est aussi comme a pu l’être Aretha Franklin, une icône noire dans le monde de la musique. Reprise par des chanteuses contemporaines comme Beyonce ou bien Christina Aguillera, elle a porté l’image et le concept de ce mouvement musical à merveille pendant très longtemps. Même 20 ans après, elle a toujours su être la meilleure et son dernier album, Crayons, sorti en 2008 fut un grand succès en Amérique du Nord comme en Europe. Faire état de sa grande carrière serait bien trop long, mais ce qu’il faut retenir c’est que Donna Summer était pour plusieurs générations une icône de cette période phare du disco et de la funk. Nous garderons tous en mémoire, un sourire au coin des lèvres, sa classe ainsi que sa chevelure flamboyante bougeant au rythme de ses sons endiablés. Elle et sa musique font écho à nos souvenirs de jeunesse, à ces soirées qui nous feront toujours danser grâce à sa voix, son timbre : Donna Summer a traversé les âges et les années et continuera de le faire, sans aucun doute.

« Last dance for love, last chance for love”, nous vous laissons en compagnie de cette interprétation du grand Last Dance.

Ecoutez : Donna Summer – Last Dance

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