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Imany : un nouveau clip et une tournée pour Madame

Renommé Un Gospel Pour Madame, voilà le clip de Pray For Help, le tout dernier clip d’Imany. Toujours dans la continuité et les tons chauds des précédents clips, Un Gospel Pour Madame (Pray For Help) est le 3ème single du bien joli album The Shape of A Broken Heart, sorti l’an dernier.

Imany (feat. Tété) – Un Gospel Pour Madame (Pray For Help) : 

Pour ma part, je préfère le morceau original sans l’intervention de Tété, mais pourquoi pas, c’est une belle carte de visite pour Imany et on lui souhaite une reconnaissance grandissante. Pour la petite histoire, elle l’aurait approchée à la fin d’un concert à Cahors au printemps et là je cite ses mots accompagnant la promotion du clip :

« [...] A la fin des hostilités, il est temps de reprendre la route vers d’autres festivals, mais pas avant de lui demander si cela lui plairait de faire un duo avec moi. Sans trop réfléchir et parce que je pense que l’individu dit plus souvent oui que non, il dit pourquoi pas. Il est toujours payant de suivre son intuition ; quelques semaines plus tard, on fait un essai et nos voix si différentes se mêlent à la perfection ».

Et puis puisqu’on parle de concert, que les dates d’Imany à la Cigale à Paris sont derrière nous (c’était en septembre dernier), voilà toutes les dates de sa tournée qui débute la semaine prochaine.

Imany en tournée 2012, les dates :

  • 18/10/2012 – Varsovie (POLOGNE)
  • 25/10/2012 – Live Music Hall, Cologne (ALLEMAGNE)
  • 02/11/2012 – Docks, Hambourg (ALLEMAGNE)
  • 03/11/2012 – Husxley’s, Berlin (ALLEMAGNE)
  • 10/11/2012 – Avo Sessions, Bâle (SUISSE)
  • 13/11/2012 – Casino Barrière, Toulouse
  • 16/11/2012 – Live at Vauban (LUXEMBOURG)
  • 17/11/2012 – Casino Barrière, Lille
  • 22/11/2012 – Espace Jean Legendre, Compiègne
  • 23/11/2012 – Salle du Canton, MONACO
  • 29/11/2012 – Le Carré Sévigné, Cesson Sévigné
  • 30/11/2012 – Théâtre de Talie, Montaigu (85)
  • 01/12/2012 – Club Stodola, Varsovie (POLOGNE)
  • 02/12/2012 – Club Eter, Wroclaw (POLOGNE)
  • 04/12/2012 – Stéréolux, Nantes
  • 06/12/2012 – Chateau Rouge, Annemasse
  • 07/12/2012 – Théâtres en Dracénie, Draguignan
  • 08/12/2012 – Le Moulin, Marseille
  • 11/12/2012 – Les Docks, Lausanne (SUISSE)
  • 12/12/2012 – Théâtre du Crochetan, Monthey (SUISSE)
  • 13/12/2012 – Espace André Malraux, Joué les Tours
  • 14/12/2012 – Le Cube, Villenave d’Ornon
  • 19/12/2012 – Casino de Bâle (SUISSE)
  • 20/12/2012 – Bourse du Travail, Lyon

 

#Tweetzik : Nouveau single d’Aurea, Scratch My Back

C’est la rentrée. Qui dit rentrée, dit petites nouveautés. Nous vous présentons aujourd’hui #Tweetzik : ce sont des infos distillées et aussi limpides que des tweets, à savoir un minimum de mots pour un maximum d’infos. Voilà une rubrique qui nous permettra d’être plus spontanés, toujours plus présents pour vous. C’est parti et ça commence juste en-dessous. 

Les « lyrics videos » sont à la mode, c’est indéniable. Aurea, la chanteuse soul d’origine portugaise si célèbre dans son pays que nous vous avions fait découvrir il y a quelques temps profite de cette vogue pour nous faire part de son tout nouveau single. Voici Scratch My Back, chanson que vous chantonnerez assurément.

Découvrez : Hugh Coltman

Hugh Coltman est un chanteur et musicien anglais, exilé en France depuis une dizaine d’années. Pendant presque 10 ans il sera membre du groupe de blues The Hoax. 4 albums plus tard, une tournée mondiale, et la création du label Credible Records, Hugh Coltman rêve d’autre chose. De carrière solo, de jazz et de blues… Alors il quitte le groupe et s’établit à Paris. Pendant quelques années il jouera sur scène avec le groupe Heez Bus (avec Ben Molinaro et le non moins talentueux Spleen) jusqu’en 2004 où il entame sa carrière solo. Paris l’inspire. Il dit lui-même de Paris qu’elle est une colonie de vacances où il a pu faire les conneries de jeunesse qu’on fait à 17 ans. En 2008 sort le brillantissime Stories From The Safe House, un album blues, jazz et folk qui rencontre un franc succès. Bien interprétées, chacune des chansons vous emporte et chaque instrument (cuivres, cor de chasse…) vous envoute. Sans être un « grand album », c’est un album aussi humble et sincère que l’est Hugh Coltman, sans chichis. Douze histoires intelligemment ficelées et parfaitement interprétées avec cette voix soul renversante qu’il manie aussi très bien dans les aigus. Passant du folk au jazz et du blues à la pop, Stories From The Safe House s’ouvre à bon  nombre d’entre nous. Vous allez aimer vous perdre dans ces chansons pour vous retrouver au coin d’une rue de Montmartre, à frissonner dans un cabaret de Broadway ou vous enfumer la tête dans un bar de la Nouvelle Orléans. Difficile de ne choisir qu’un titre mais le coup de cœur de cet album devrait être assez parlant, On My Hands, une chanson d’amour où le pardon et le regret sont de mise, entre hautbois, reggae et la voix aigüe de Hugh qui sur les dernières notes nous fait vibrer.

Ecoutez : Hugh Coltman – On My Hands

Entre chanson pop, comme Could You Be Trusted qui propulsa sa carrière solo, titre à l’ambiance « James Bondienne » et autre ballade jazzy socle de chanson d’amour qui colle si bien à la peau de Hugh et à la notre, on se balade sur cet album en arrivant même sur un titre aux airs de bossa nova. All The Lovers Come and Go These Days en duo avec Krystle Warren, une autre exilée de la capitale, leurs voix se mêlent parfaitement pour nous chanter l’amour et l’amour de Paris. Hugh Coltman n’a peur de rien, pas même de se frotter à la bossa nova.

Regardez : Hugh Coltman featuring Krystle Warren – All The Lovers Come And Go These Days

L’éclectisme est le maître mot de cet opus puisque le dandy s’aventure même vers le ska, pour ensuite retourné vers un jazz feutré. Après quatre années de frustration Hugh Coltman revient cette année avec Zero Killed, un EP de cinq titres. Nouvelle vie de jeune papa, nouvel album prévu pour bientôt, nouvelle tournée, Hugh Coltman a l’air à l’aise dans ses baskets. Il parle de lui, du monde, de ses amis, encore et toujours. Des mélodies simples et efficaces qu’on a l’impression de connaître depuis longtemps, des chansons qui nous parlent, qui parlent de la vie en général. On a l’impression d’assister, au fil de ses chansons, à des scènes de notre propre vie, alors on se sent proche de Hugh. Zero Killed, comme Stories From The Safe House, c’est des bribes de sa vie qu’il nous offre. On s’immisce dans ses brèches qui nous rappellent les nôtres. Amitiés endeuillées, rêves oubliés, soirées arrosées… De The End Of The World, de la même trempe que Could You Be Trusted, entêtant et dynamique, à Simply Beautiful en guitare voix qui fait penser à un certain Eric Clapton (rien que ça !), rien n’est à jeter. Bien au contraire, on a hâte que le prochain album, prévu pour ces jours-ci, sorte de sa cachette pour nous raconter une fois de plus, les jolies histoires que Hugh Colman voudra bien nous narrer. Un conseil : jetez un œil et une oreille à ses vidéos sur la toile. Il a pas mal de duos et reprises plutôt intéressants. Si vous désirez voir Hugh Coltman en concert et croyez-moi, ça vaut le détour, il sera sur scène un peu partout en France jusqu’à la fin de l’année.

Pour aller plus loin :

Critique : Un peu d’amour pour Lianne la Havas ?

En novembre 2011, on découvrait Lianne La Havas dans les rues de Paris. Depuis celle qui s’est inclinée face à Michael Kiwanuka lors des BBC Music Awards, et a su faire sa place avec une soul plus énergique et teintée d’une certaine folie folk. Fille d’un père grec et d’une mère jamaïcaine, on est rapidement frappé par la réussite du métissage en la voyant, et de son propre aveu, ces influences se ressentent également dans sa musique? Aujourd’hui grâce à la sortie de son album Is Your Love Big Enough ? nous allons pouvoir faire un saut dans son univers si particulier. Faisons cependant attention à ne pas la réveiller, oui, car en ouverture de son album avec Don’t Wake me Up Lianne La Havas fait ce vœu surprenant de rester assoupie encore quelques minutes. Le réveil a pourtant lieu très vite avec Is Your Love Big Enough ? Une chanson très rythmée par ses percussions et qui bénéficie en plus d’un clip plein de bonne humeur placé au cœur de sa tournée.

Regardez : Lianne La Havas – Is Your Love Big Enough ?

Vient ensuite un morceau magnifique, soutenu par une soul forte et mélancolique, Lost & Found et son fameux clip en noir et blanc nous bouleversent sans la moindre difficulté. Lianne La Havas sort de ce morceau visiblement au fond du trou avant de faire un détour rapide Au Cinéma et de voir sa vie sentimentale sur grand écran sans retour ni pause possible, on en ressort néanmoins requinqué grâce à un morceau dynamique et plus léger après la vague de tristesse insufflée précédemment. Lianne La Havas ne laisse plus de place au doute en featuring avec Willy Mason sur No Room for Doubt, une ballade acoustique que l’on redécouvre ici à deux voix après notre premier contact avec la chanson en solo dans les rues de Paris.

L’alternance entre rythme mélancolique et dynamique semblant être la règle de cet album, et on y déroge pas au moment de retrouver Forget, le dernier extrait de l’album à bénéficier d’un clip. La chanson portée tout du long par un riff de guitare électrique sonne la cloche d’une rébellion personnelle bienvenue après quelques déboires amoureux.

Regardez : Lianne La Havas – Forget :

Après la rébellion, la joie retrouvée dans Age, une vraie ballade acoustique à la légèreté appuyée par une guitare sèche sautillante. L’écriture est vraiment un des points forts de cet album comme peut en témoigner Elusive, un joli morceau qui prend toute sa saveur à l’écoute des paroles amères débitées par une Lianne La Havas intrigante. Sombre dans Everything Everything, elle semble accepter une situation pas particulièrement agréable dans une chanson lugubre soutenant la voix faible et roque de la chanteuse. Lianne La Havas continue de livrer ses émotions face à un amour instable, qui va définitivement se retirer dans Gone, un au revoir à contrecœur face à une phase qui ne pouvait plus durer. Le rythme qui depuis Elusive se fait triste, continue sur la même longueur d’onde sur Tease me et They Could Be Wrong, les deux derniers morceaux de l’album. Dommage car on avait beaucoup apprécié l’alternance des humeurs du début d’album.

Pourtant on avoue être une fois de plus sous le charme de cette soul britannique qui traverse la Manche sans complexe depuis quelques mois. Lianne La Havas le fait différemment de Michael Kiwanuka, mais avec cette même sincérité dans l’écriture et la production qui fait parfois défaut aux chanteurs américains. Vous pouvez craquer sans crainte particulière, l’album est complet, sans réelle baisse de régime. La voix de Lianne La Havas est belle et on aimerait la retrouver très vite.

Si vous choisissez la version deluxe de l’album vous aurez droit à 5 morceaux supplémentaires, très appréciables, enregistrés en acoustique à Paris. Pour aller plus loin vous pouvez bien sur retrouver le site officiel de Lianne La Havas qui s’avère très complet et régulièrement mis à jour.

L’OVNI du moment : Electric Guest

Electric Guest - Mondo sur Soul Ton OreilleDe temps en temps des ovnis envahissent la planète STO, et se faufilent parmi le peuple à l’oreille ivre afin de vous fournir un millésime inaccoutumé. Cette fois c’est le groupe Electric Guest qui vient bousculer notre confortable cocon de soul et de hip hop avec une cuvée aux effluves de folk.

 Si vous n’avez pas encore entendu parler d’Electric Guest cela ne saurait tarder. Mené par la voix d’Asa Taconne sur la batterie de Matthew Compton, le duo californien dont les interviews se font rare, à été cité par MTV sur sa liste des artistes à surveiller en 2012, aux côtés d’un certain Alabama Shakes et autre Lana Del Rey. En avril dernier, le groupe dévoilait Mondo son premier album. Précédé quelques mois plus tôt, d’un Ep de 4 titres intitulé This Head I Hold, produit par Danger Mouse qui en plus d’avoir travaillé pour Gorillaz, n’est autre que la seconde moitié (moins visible) de Gnarls Barkley. L’entraînant This Head I Hold dont l’histoire raconte que les premières notes on été sobrement tapotées sur un piano d’enfant, en premier single se voit cliper, et le moins que l’on puisse dire c’est que la cinématographique dépeint parfaitement la face décalée d’Electric Guest.

 Regardez: Electric Guest – This Head I Hold

 Avant de plancher sur le court mais efficace Mondo, les deux membres d’Electric Guest accompagnés de Danger Mouse avaient assistés à la production de différents projets dont des titres affiliés au Saturday Night Live et le hit Dick In A Box, le groupe Lonely Island dont Jorma Tacconne est le frère de la voix d’Electric Guest. Bien que l’univers dominant de l’album Mondo soit axé sur la folk, on y retrouve cependant des accents funk, de soft rock et même du disco parmi plein d’autres genres. Aller, ne vous retenez pas de danser sur Electric Guest, on sait que ça vous démange.

Regardez: Electric Guest – American Daydream

Pour aller plus loin:

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