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OVNI : Cosmo Sheldrake, l’homme qui sait tout faire

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Cosmo Sheldrake est un jeune anglais multi-instrumentiste de 24 ans qui vit entre Londres et Brighton. Il fait de la folk à la fois traditionnelle et moderne grâce à de très nombreux instruments de musique et de composition qu’il maitrise à la perfection. Parmi les premiers, on retrouve des instruments tels que la double basse, la batterie, le piano mais également d’autres moins communs comme la flûte irlandaise, la banjo, le sousaphone qui appartient à la famille des cuivres ou encore le didgeridoo, ce long instrument à vent utilisé à l’origine par les aborigènes du nord de l’Australie.

Pour donner vie à tous ces différents sons, Cosmo Sheldrake utilise une loop station qui lui permet de jouer de le musique en boucle et en direct. Avec tout ça, Cosmo Sheldrake n’a besoin de personne, non pas qu’il soit réfractaire aux collaborations, pas du tout, puisqu’il fait d’ailleurs partie du groupe anglais Gentle Mystics, mais cela lui permet d’être libre, de se produire où il veut, quand il veut et surtout d’improviser, chose qu’il apprécie tout particulièrement.

Avant de visionner un de ses clips, il faut que vous sachiez une dernière chose sur cet étonnant musicien : il aime les bruits. Les bruits en tous genres, celui des feuilles au vent, de pneus sur une route caillouteuse, d’un hérisson, de cloches, de papier qui se froisse… Il se balade et enregistre les bruits pour ensuite les intégrer à ses compositions. Voici donc, The Fly Part 2 qui est, comme son nom l’indique, une déclinaison de son titre phare The Fly, sorti il y a 10 mois et que vous pourrez écouter juste après. Dans cette vidéo filmée en Bulgarie, Cosmo Sheldrake se crée un petit studio d’enregistrement dans un endroit on ne peut plus insolite.

Regardez : Cosmo Sheldrake – The Fly Part 2

Écoutez : Cosmo Sheldrake – The Fly

Sa musique est harmonieusement cacophonique, tous les sons se mélangeant parfaitement à sa voix qui nous transporte dans un monde folk excentrique, traditionnel, électronique, cuivré et moderne.

Cosmo Sheldrake n’a pas encore sorti d’album mais d’après les bruits de couloirs, cela ne devrait pas tarder. En attendant, le 5 mars dernier, il sortait le titre The Moss sur le label paradYse/ Trangressive Records qui sera disponible en vinyle le 21 avril prochain. Cosmo décrit ce titre comme « an ode to nonsense for its own sake » que l’on traduira par « une ode à l’absurde pour l’absurde ». En effet, à travers ce titre, il nous raconte plusieurs histoires dont celle d’un lapin sur la lune, d’une vache qui saute de planète en planète ou encore d’une petite fille qui, après avoir passé la journée à chanter, mange de la soupe de larme au diner. Bref des histoires qui n’ont ni queue ni tête ! « Et alors ! », nous répondrait sans doute Cosmo Sheldrake. Nous vous laissons découvrir ce morceau qui, musicalement, n’a vraiment rien d’absurde.

Écoutez : Cosmo Sheldrake – The Moss

Cosmo Sheldrake est également compositeur et producteur pour le cinéma et le théâtre. Il travaille actuellement sur la musique qui accompagnera les pièces du Samuel Beckett au Young Vic à Londres. Il donne des cours de chant pour particulier et dans les écoles et il s’investit dans l’organisation de colonies de vacances ayant pour but de sensibiliser les jeunes au respect de l’environnement. Bref, vous l’aurez compris, Cosmo Sheldrake a plusieurs cordes à son arc, et ça nous plait !  On vous a gardé le meilleur pour la fin, Rich le titre qui a lancé sa carrière solo. Laissez-vous emporter, frappez des mains, des pieds, c’est bon pour la santé !

Écoutez : Cosmo Sheldrake – Rich

Découvrez : Mayra and Mr Mow

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Voici Mayra and Mr Mow, un duo qui est un joli mélange de l’Inde, destination de prédilection de Mr Mow, et du Brésil natal de Mayra. Nous avons découvert Mayra l’été dernier avec son clip à l’esprit bien ironique, Vicious. Elle a revêtu le costume cliché d’une rappeuse et le duo accompagné du Golden Bear Crew sont là pour kicker avec humour les clichés du rap. Entre hommage et parodie, les références hip hop se succèdent dans une réalisation impeccable. De la bonne vieille session studio sur caisse claire à la session ghetto en grosse caisse, on baigne dans un jacuzzi d’images au flow 90’s. On vous laisse en juger par vous même.

Regardez : Mayra and Mr Mow – Vicious

Alors évidemment, nous avons fouillé pour en savoir un peu plus et nous sommes tombé sur leur album Songs For Orpheus sorti en octobre 2012. On y découvre l’univers très éclectique du guitariste et de la chanteuse à la voix suave, on devine d’ailleurs leur grand professionnalisme malgré leur jeune âge (24 ans pour Mayra et 23 ans pour Mr Mow). Les années de Conservatoire de Mayra ainsi que l’apprentissage de la guitare de Mr Mow auprès de Pierre Coudoumier n’y sont pas étrangers c’est certain.

Songs For Orpheus, dont la base est pop / folk / jazzy, est un opus très riche et extrêmement varié. On ressent vraiment les différentes influences du duo et la chaleur de la voix de Mayra renforce le voyage. Notamment sur le titre Falsos Amores, sur lequel elle nous emmène sur ses terres natales en chantant en brésilien et en rendant hommage à la bossa moderne, sensuelle à souhait.

Ecoutez : Mayra and Mr Mow – Falsos Amores

Elle chante également en français sur le titre Chimères, tout en piano et poésie. Le reste est en anglais, mais ne sonne pas moins bien pour autant. Si vous souhaitez faire un joli voyage dans différentes sonorités en toute simplicité, cet album est fait pour vous et nous vous le recommandons vivement.

Pour aller plus loin :

Découvrez : Milla Brune

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Gros coup de cœur pour Milla Brune, il faut absolument que vous la découvriez si vous ne la connaissez pas encore. Au carrefour de la pop et de la soul, la chanteuse venue de Belgique – tout comme Selah Sue – nous emmène dans son monde musical intimiste, composé d’une musique légère où les instruments ne sont jamais trop nombreux s’expriment sans complexe.

Son parcours jusque là est construit de rencontres éclectiques avec des artistes plus ou moins connus, passant du regretté Guru du feu duo Gang Starr côté hip hop jusqu’à la world music avec Marie Daulne du groupe Zap Mama pour les soutenir côté chant et chœurs. Depuis le début d’année 2013, Milla Brune a commencé à se faire vraiment connaître avec son EP The Other Woman réunissant 6 titres des plus réussis.

Début septembre justement, Milla Brune a sorti sa dernière vidéo pour le morceau Precious. Pour ce titre, elle s’associe à Rachel Claudio, une autre artiste que l’on soutient depuis un moment. Touché. Le duo fonctionne à merveille et on en redemande. Nous vous laissons découvrir tout cela et n’hésitez pas à nous donner votre avis sur cette chanteuse qui mérite d’aller loin, très loin.

Regardez : Milla Brune feat. Rachel Claudio – Precious

Pour aller plus loin

Critique : Féfé – Le Charme Des Premiers Jours

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Après son premier album en solo, Jeune à la retraite, récompensé par un disque d’or, l’ancien du Saïan revient avec un nouvel opus. Une galette dans lequel il semble régler beaucoup de comptes.

Égal a ce qu’il nous disait lorsque nous l’avons interviewé, Féfé annonce la couleur dès le morceau d’ouverture de l’album, Lalala Song (Ou Le Chant D’Une Etoile). Il n’est pas là pour donner ce que veut la masse mais bien pour faire ce que lui plait, ce qui le touche. L’album est clairement porté par ses ballades, la première parmi toutes est clairement Parodie, un morceau très entraînant que l’on imagine aisément repris en chœur par son public en concert. Une chanson optimiste sur les difficultés de la vie, bien loin des clichés du « star system », il fait définitivement réaliser que Féfé a une vie normale et paie des dettes comme tout le monde.

Ecoutez : Féfé – Parodie

Amours, patrie, amitiés sont autant de thèmes qui semblent inspirer Féfé. Dans Nous, il pointe du doigt tous nos travers qui nous empêchent de nous remettre en question. Une introspection, bonne si elle ne nous conduit pas au formatage, une chose qu’il refuse en l’exprimant dans Cause toujours.

L’album donne son nom a un single porté par le sample de Sugar Man de Sixto Rodriguez qui fonctionne toujours aussi bien, le tout accompagné d’un clip qui n’est pas sans rappeler celui du morceau Bye Bye de Menelik dans la mise en scène : double hommage pour ce morceau.

Et comme pour beaucoup d’hommes, la paternité lui tient à cœur dans sa vie de jeune à la retraite, alors il dédie une chanson à ses enfants, chanson touchante et pleine d’humilité.

Ecoutez : Féfé – La Somme

Ailleurs est un morceau qui tranche avec le reste de l’album. Sur une sonorité reggae, Féfé parle du fait que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs et que notre bonheur est souvent là, juste devant nous. L’album se finit sur Doux Pays, énième et douce ballade mais pourtant très agréable a écouter et qui confirme que l’artiste est doué pour créer des mélodies et refrains efficaces, que l’on se surprend a fredonner dès la première écoute.

Pour résumer, ce Féfé-là est bien loin de celui que l’on a connu à l’époque du Saïan, un artiste qui a fait du chemin et qui semble donner un peu plus de sa personne à chaque nouveau projet pour se dévoiler toujours un peu plus par la même occasion.

Interview Féfé pour Le Charme des Premiers Jours

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Avant de voler en solo avec succès, Féfé fut l’un des membres éminents du mythique Saïan Supa Crew. Mais n’allez pas lui reparler de cette période, mettons ça de côté car c’est justement l’avenir qui l’anime, la guitare, les voix, la musique dans tout son ensemble, rien d’autre que la musique. Le hip hop n’est désormais qu’un des genres musicaux parmi ceux qu’il apprécie. Courant avril, nous l’avons rencontré juste avant son concert donné à la Gaîté Lyrique à Paris pour une présentation de son album Le Charme des Premiers Jours sorti le 20 mai dernier. Nos questions, ses réponses, c’est par ici :

Regardez : Féfé – Le Charme des Premiers Jours

Soul Ton Oreille : Si tu devais te décrire succinctement à quelqu’un qui ne te connait pas du tout ?

Féfé : Je suis Féfé je faisais partie du SSC, le Saïan Supa Crew.  Je suis un touche à tout, un mec qui a toujours envie d’avancer. J’ai commencé avec un sampler et là je suis en train d’enchaîner avec la guitare, une guitare électrique plus précisément, mais sans lâcher tout ce que j’ai appris entre temps. J’aime bien accumuler du savoir et créer mon propre truc. Tant que ça me plait je m’en fous, peu importe à quoi ça ressemble, il faut que ça me parle avant toute chose.

STO : Quel est ton bilan depuis la sortie de ton premier album en solo il y a trois ans maintenant ?

Féfé : Une bonne surprise et un bilan plutôt positif. J’ai sorti cet album avec mes « cojones » (ndrl : « c**illes » en espagnol) comme on dit, parce que personne m’attendait là, on avait collé une image sur moi, parce que Saïan c’était une entité à six têtes, les gens savaient pas trop qui faisait quoi. Moi j’ai toujours été un des compositeurs, qui arrive en studio le premier et qui repart le dernier, avec Leeroy c’était notre boulot. J’ai toujours été un peu un rat de grenier et avec cet album les gens m’ont découvert. Je m’attendais à ce qu’on me crache sur ce que je faisais et… Non, les gens ont compris le délire, ils sont venus me voir après les concerts avec de très bons retours. Plus récemment, j’ai eu quelques personnes qui venaient me voir en me disant « mais pourquoi tu fais pas du Saïan comme à l’époque ? » Mais j’ai compris qu’il ne fallait pas écouter les gens, sinon tu n’avances pas.

STO : Comment ce nouvel album se greffe dans la constellation ?

Féfé : C’est pour moi la suite logique de Jeune à La Retraite. Dans ce premier album, je commençais un truc que je découvrais, je venais d’apprendre la guitare, les premières chansons que j’ai faites c’était les premiers accords que j’ai appris, tout simplement, c’était genre « oh ça ça marche bien, vas-y j’en fais une chanson ! » Dans Le Charme des Premiers Jours, j’ai essayé de pousser ça un peu plus loin. J’ai été élevé avec le son de Motown grâce à mon père et ma mère qui sont nigérians. Le Nigeria est une ancienne colonie anglaise, donc eux quand ils étaient à l’école, ils écoutaient tout ce qui venait des Etats-Unis ou d’Angleterre alors tous les dimanches on écoutait Marvin Gaye, Stevie Wonder, Otis redding, Al green.

On écoutait aussi Fela Kuti (ndlr : un grand chanteur nigérian), l’afrobeat est évidemment représentatif du Nigeria et même parfois du Johnny Hallyday parce que mon père était un gros mélomane. Il achetait des tonnes de vinyles et nous saoulait avec ça ! Donc pour en revenir à l’album, c’est la suite logique de ce que je fais, de ce que j’aime. J’ai essayé de toucher du doigt tout ce que j’entendais étant petit. Je voulais sortir du truc  » j’ai 20 ans j’suis un rappeur et n*que sa mère ! »  Je n’ai plus 20 ans justement, j’ai des enfants, j’ai eu des déceptions amoureuses, une vie. Bref, je voulais parler d’autres choses. Je parle d’amour et j’en suis le premier étonné d’ailleurs ! (Rires.)

STO : Il y en avait bien quelques unes des chansons d’amour dans l’album Jeune à la Retraite, non ?

Féfé : Ah oui il y avait une qui s’appelait Miss Wesh Wesh Yo, mais c’était une fausse chanson d’amour, c’était une chanson sur le hip hop… Ah tu penses sans doute à C’est comme ça que je t’aime ?

STO : Oui en effet !

Féfé : Allez je te l’accorde, mais je la mets plus volontiers dans les chansons légères, les chansons joyeuses. Moi je me suis toujours caché derrière le flow ou derrière un truc un peu marrant. Je suis très pudique, j’ai peur de dévoiler les choses brutes et là sur cet album par exemple j’ai pas eu peur. Je me suis dit : « voila la vérité, premier degré, je me cache pas, voila tels quels mes sentiments. »

STO : Pour ce nouvel album il y a-t-il de la scène de prévue ailleurs que ce soir ou récemment en banlieue parisienne ? Quels sont les premiers retours du public d’ailleurs ? 

Féfé : A Bobigny ça s’est très bien passé oui. C’était la première fois que je montais sur scène sans que les gens ne connaissent les morceaux (Ndlr : l’album Le Charme Des Premiers Jours n’était pas encore sorti.) Mais en réalité, j’ai du mal avec le fait que les gens ont l’air contents de ce qu’ils entendent alors que moi j’ai encore plein de trucs que j’ai envie de peaufiner. J’ai du mal a être satisfait, mais puisque les premiers retours sont bons…

STO : Quel regards portes-tu sur le hip hop actuel ?

Féfé : J’adore le rap français qui tourne en ce moment. Je trouve qu’il est foisonnant, il n’y a jamais eu autant de MCs avec autant de styles différents et ça nous fait du bien ! Moi je le dis clairement, j’avais fini par être dégoûté car à un moment donné, tout le monde avait le flow de Booba, tout le monde disait les mêmes trucs, faisait les mêmes rimes. Mêmes nous à l’époque du Saïan, il y avait une phase où je commençais a trouver que nous étions dans une mauvaise passe. Même si je kiffe Booba, le rap hardcore tout ça, ce que je kiffe dans le rap, c’est quand il apporte une certaine richesse. Le rap foisonnant d’aujourd’hui, ça me rappelle l’époque où y avait La Cliqua, l’époque des années 90 quoi.

STO : Si tu devais en citer un en particulier ?

Féfé : (Il réfléchit.) Tiens, j’écoute Nemir en ce moment. J’aime bien ce qu’il fait !

STO : Qu’est-ce qu’un artiste comme toi, qui marchait bien dans l’équipe du Saïan Supa Crew, cherche à prouver en privilégiant une carrière en solo désormais ?

Honnêtement quand j’étais dans le Saïan, jamais je n’ai pensé a faire une carrière en solo. Moi, je me trouve inintéressant au possible, je suis hyper banal, je fais pas des trucs de ouf, je ne tape pas les femmes, je suis hyper banal (rires). J’ai des enfants, je les emmène à l’école. Je pensais avant que les vrais stars ils font des trucs de ouf, ils prennent de la coke… J’étais très bien dans le groupe et tout ce que je voulais c’était faire du son, des concerts, sauf qu’au bout de dix ans il y a des rapports qui ont changé,  j’ai fini par être dégoûté de la musique. J’ai fini par tout mélanger et faire un rejet de tout ça.

Le solo, c’était vraiment un accident si je puis dire. J’ai fait ça parce que je m’ennuyais, j’ai repris le sampler, j’ai aussi commencé la guitare. Aujourd’hui, ce que les gens pensent de moi je m’en fiche, je fais ce que j’ai a faire et c’est tout ! Ma position actuelle, c’est : « j’ai le droit de proposer ce que je veux et personne n’a rien a me dire tandis que les gens ont le droit de disposer de ma musique comme ils veulent, je n’ai rien a leur dire. »

STO : Allez, mettons les pieds dans le plat. Qu’est-ce qui avait provoqué la séparation tacite du groupe ? Des problèmes humains, artistiques ?

Sans rentrer dans les détails, je pense pas que c’était artistique, c’était plutôt humain et c’est normal à vrai dire car quand tu traîne avec des gars pendant 10 ans,  forcément à un moment donné ça le fait moins. Et puis encore heureux, ça a jamais été une question de thunes, ça m’aurait bien déçu autrement. C’est la vie. Tu sais, il n’y a pas une semaine sans qu’on me reparlent du Saïan Supa Crew, moi aussi je me remémore la bonne époque parfois. Je suis très content de revoir chacun des membres de l’époque séparément, mais ont peut pas faire semblant d’être ce qu’on étaient avant. Je préfère qu’on laisse ça comme une « légende », c’est ça qui est drôle. C’est fou quand même, à l’époque le rap ne nous acceptait pas, et aujourd’hui les gens nous demandent de revenir. Laissons le passé au passé.

STO : Pour finir, il y a-t’il une question que tu n’aimes pas qu’on te pose ?

Ah bah justement, le fait qu’on me demande si un jour le Saïan Supa Crew se reformera. C’est pas que ça me saoule, mais ça me fait de la peine pour les gens quand ils m’interrogent dessus, parce qu’ils peuvent encore attendre !

STO : Merci d’avoir répondu à nos questions. Nous te souhaitons le meilleur pour ton album Le Charme Des Premiers Jours ! 

Pour aller plus loin :

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