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#Tweetzik : Ludacris et Miguel pour un Good Lovin’

Sur une prod mélancolique signé Da Internz, nous retrouvons un Ludacris un peu alcoolisé accompagné du crooner r&b Miguel qui nous livre très joliment et simplement ses déboires amoureux au rythme de parfaites notes de piano. Nous, de l’amour, nous voulons bien lui en donner mais nous attendrons sagement décembre l’EP Burning Bridges et son album Ludaversal prévu en 2015.

Écoutez : Ludacris feat Miguel – Good Lovin’

Lunikar, un pas de plus vers les étoiles du rap français

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Notre loup Lunikar est de retour depuis le début du mois de mai avec un nouvel EP dont nous vous délivrons des extraits très régulièrement depuis le début de l’année. Alors au lieu de vous livrer une simple et énième critique, nous allons vous donner de bonnes raisons de l’écouter et vous convaincre, si ce n’est pas encore fait, que ce jeune rappeur fait parti des étoiles montantes du rap français.

  • Conceptuel et original

Lunikar ne cesse d’évoluer dans sa musique, sa technique et son image. Il est donc normal de le voir encore entrer dans une autre dimension. Beaucoup plus conceptuel et mystique, chaque morceau nous emmène dans un univers planant à l’instar du premier titre qu’il avait dévoilé Comme Eux. Chaque clip reprend le concept et traduit l’atmosphère qu’il donne dans ses sons. Il ne donne même pas de nom a cet EP. C’est en cela que Lunikar est un artiste original et unique. Si selon lui, rien n’est calculé, au rendu tout est assez bien pensé pour amener de la nouveauté dans le monde du rap français.

  • Influences ricaines

Comme tout jeune artiste, l’influence des sons du moment se fait sentir. Ainsi, nous ne pouvons nous empêcher d’entendre des influences Drakienne dans le titre Luv & Barriere qui réuni 2 morceaux en 1, ou encore d’entendre du A$AP Rocky ou SchoolBoy Q dans Dreamin’. L’influence se voit aussi dans les vidéos réalisées par Banguipé ou Keezy 3 Years Old et dernièrement Steew, qui reprennent les codes artistiques et mystiques des clips actuels. Quant à la pochette de cet EP, elle aurait pu séduire un Kanye West ou un Jay Z.

Écoutez : Lunikar – Luv & Barriere

  • Rappeur mais aussi Beatmaker

Si, la plume de ce monsieur est très bien aiguisée, l’une des grandes forces de ce rappeur est la production. Lunikar ne se contente pas juste de poser sur des sons, il les produit. Sur l’ep, 5 des 9 titres sont produit par ses soins. Une belle performance qui permet encore une fois de le différencier des autres jeunes rookies et lui confère une indépendance totale. Cette particularité, lui permet aussi d’être très productif, peut être trop pour certains, et de sortir très régulièrement des sons de qualité et qui lui correspond parfaitement.

Regardez : Lunikar – Successeur, Sizzle

  • Sa tanière

S’il se sent libre de créer l’univers qui lui convient au grès de ses délires comme Bon Feeling, il y a bien une chose à laquelle Lunikar reste fidèle, c’est son image de loup. Véritable philosophie de vie, il travaille toujours avec les mêmes personnes comme ILLNGHT, Twenty9, Hatik ou encore Marcus. Fil rouge sur tous ses projets, Lunikar se construit une image de jeune rappeur mystérieux, indépendant, fidèle à sa meute comme il explique sur son titre Ma Team. Et bien évidemment, cela lui permet encore de se différencier des nouveaux rappeurs arrivant sur la scène française.

Regardez :  Lunikar feat Spaker, Kostan, Tony Karino -  Mudafucka (Remix)

Alors si avec ces quelques lignes, vous êtes toujours septiques, nous vous invitons grandement à aller télécharger gratuitement cet EP et de vous faire votre propre opinion. Et pour ceux qui comme nous sommes encore plus convaincu, Lunikar nous réserve encore bien des surprises et c’est prévu pour bientôt.

Nouveauté : Yo.K sort Optimum

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Il est de retour ! Vous souvenez-vous de Yo.K  ? Maître ès chouquettes, le MC nous avait tapé dans l’oreille alors qu’il faisait la première partie d’Ayo il y a bien trop longtemps déjà. Allez, pour le plaisir, on se refait un petit Run, extrait de son EP d’alors, Incipit.

Regardez : Yo.K – Run

En ce mois de mai et après une longue trêve, il nous revient avec un second EP fait maison, Optimum. Composé de 7 titres, cet EP disponible en ligne gratuitement est frais comme il faut et est le deuxième volet de ce que Yo.K annonce comme une trilogie (ces rappeurs et leurs trilogies…). Sur Guadalupé ou Lola, il se raconte et alors que Ctrl+Alt+Suppr en courte intro suivi de notre morceau favori, Wesh, sont plus légers et permettent au rappeur de jouer sur et avec les mots. Pour compléter le maxi, Trois Rivières, OSPLC et Requiem abordent des sujets divers et variés, de la drague en passant par un hommage à sa maman.

Plus abouti qu’Incipit peut-être parce qu’il est en partie plus intime, Optimum permet à Yo.K de continuer à se livrer et de montrer sa vision musicale sur ces quelques pistes, sans pour autant se prendre trop au sérieux mais en franchissant un nouvel échelon dans son écriture et toujours soutenu à la prod de notamment son acolyte Mad Shearz.

Autre partie du projet, la sortie mensuelle d’un clip illustrant un des morceaux du maxi. Pour ce lancement, c’est la vidéo de Trois Rivières que Yo.K nous propose, vous offrant ainsi l’excellente définition de son rap au cours du 3ème couplet.

Regardez : Yo.K – Trois Rivières

Rira bien qui le dernier weshera, on vous recommande l’écoute du projet via son site web : après tout, il ne vous coûtera rien !

Pour aller plus loin :

Découvrez : Pigeon John

PIGEONJOHN_HEADER-ARTICLESPigeon John fait ses grands débuts dans les années 90 sur la scène du célèbre Good Life café aux côtés d’autres jeunes talents comme le groupe Jurassic Five. Il fera ensuite ses classes à travers de nombreux concerts où son bagou, son sens du show et sa grande énergie lui permettent de conquérir un large public. Sa singulière personnalité tranche, elle lui donne une image attachante de  »gendre idéal », Pigeon John devient très demandé. On le voit notamment entre 2002 et 2006 en vedette du magazine Source mais aussi pour des publicités de grandes marques. Pigeon John, décidément très actif, en profitera pour sortir à cette même période 4 albums : Pigeon John is Clueless (2002),  Pigeon John Is Dating Your Sister (2003), Pigeon John Sing The Blues (2005), Pigeon John And The Summertime Pool Party (2006). On retrouve même un de ses titres dans le générique de l’émission de télévision américaine Infomania mais aussi dans la bande originale de jeux vidéo et enfin au cinéma avec Get Over It.

En France ses albums n’ont trouvé que peu d’écho, il faudra même attendre 2012 pour entendre parler de Pigeon John à l’échelon national. Cette date coïncide avec le succès de l’album Parker Street du groupe français General Electriks et la décision de son leader Hervé Salters de s’exiler à Los Angeles afin de monter son propre label. Pigeon John cherche en parallèle à donner un nouvel élan à sa carrière et veut trouver d’autres sources d’inspiration. Pour Pigeon John c’est alors l’occasion idéale de travailler avec Hervé Salters qui lui permet en plus pour la première fois de réaliser des musiques originelles au lieu de sample. A l’écoute du résultat, on peut dire que les deux se sont bien trouvés, on retrouve les ingrédients électro, funky, pop qui ont fait le succès de General Electriks subtilement mélangé avec l’univers plus hip hop de Pigeon John. Ce pari pas évident au départ est gagné,  l’album baptisé Dragon Slayer est un bon album qui donnera même un tube au titre annonciateur The Bomb.

Regardez : Pigeon John – The Bomb

Depuis on a retrouvé  Pigeon John,  toujours au côté de français, sur le titre Because Of You de C2C et on attend un nouvel album All the Road pour le 23 septembre.  Il est actuellement réalisé entre Berlin et la Californie, expliquant sans doute son nom, avec toujours Hervé Salters aux commandes. En attendant l’Ep Ho Yeah vient de sortir, son premier extrait Ho Yeah n’est pas désagréable à entendre mais on est un peu déçu avec la sensation d’écouter The Bomb en moins bien.

Regardez : Pigeon John – Ho Yeah

Vient le deuxième extrait Champagne On My Shoes, qui a eu le droit à un remix de 2oSyl et Atom sur un maxi sorti spécialement pour le « Disquaire Day ». De manière générale, on avoue avoir été un peu déçu par cet EP mais nous allons attendre sagement la sortie de l’album et ainsi découvrir le reste avant de se faire un avis définitif mais ce qui est sur c’est que Pigeon John arrive toujours à nous surprendre avec pour preuve ce clip original et très sympa.

Regardez : Pigeon John – Champagne On My Shoes

Pour en savoir plus :

Critique : Black Milk – Glitches in the Break

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On vous avait présenté Black Milk comme un brillant représentant de la scène hip hop de Détroit, conquis par ses productions soul aux beats jazzy. Pour rappel Black Milk a signé en 2006 sur le label indépendant Fat Beat Records avec qui il a déjà sorti 5 albums et collaboré avec des grands noms comme Bishop Lamont, J. Dilla, Loyd Banks ou encore Jack White et Royce Da 5’9″. On retrouve d’ailleurs ce dernier sur le très bon titre Losing Out.

Regarder Black Milk featuring Royce Da 5’9″ – Losing Out :

Le mois dernier, Black Milk est revenu dans l’actualité avec un nouvel EP intitulé Glitches in the Break qui à la première écoute nous a beaucoup plu. Black Milk nous y propose un voyage musical dans son poste de radio et dès l’introduction ça part fort avec They Are Glitches qu’on aime pour son instrumental free jazz sur fonds de sirène de police. On change ensuite de fréquence pour Dirt Bells avec sa mélodie au xylophone plus épurée qui berce parfaitement le flow de Black Milk, le tout entrecoupé de scratch.

Ecoutez Black Milk – Dirt Bells :

Pas le temps de souffler, les morceaux s’enchainent rapidement comme avec le titre suivant Ruffin, au ton plus minimaliste qui nous fait penser à du Pete Rock. Black Milk continu à faire tourner les ondes de sa radio pour s’arrêter sur Silence, un morceau sombre et mystique avec des voix samplées un tantinet flippantes. One For a Dam nous fait encore changer d’univers avec une boucle électro funk qui montre l’indéniable influence de J. Dilla dans son travail. Sur G on se retrouve dans le générique de fin d’un western avec un sifflement vaguement mélancolique comme lorsque le héros s’en va au loin sans se retourner. Le titre suivant, Cold Day est comme un clin d’œil à Questlove avec un son nu soul à la batterie.

Ecoutez Black Milk – Cold Day :

En continuant avec ReaganBlack Milk propose un non-hommage à l’ancien président américain en critiquant la politique libérale qu’il a mise en place et dont on voit les funestes dégâts bien longtemps après sur sa ville de Détroit, aujourd’hui en faillite. Break vient enfin clôturer le maxi de fort belle manière avec son riff de guitare rageur et toujours une batterie en roue libre. Très agréable à écouter, on passe d’un univers à un autre sans temps mort. Nous sentons l’artiste très inspiré par sa ville et ses influences musicales tout au long de ses 9 trop courts titres en aimant toujours autant la qualité de ses productions. Au final, Black Milk n’est pas forcément le plus connu des rappeurs mais grâce à cet essai, il s’installe de plus en plus comme un acteur essentiel de la nouvelle scène hip hop US.

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