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Découvrez DSL, où quand le rap rencontre l’électro

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Il était une fois trois frangins de Sarcelles qui avaient décidé de se compliquer la vie. Pour cela rien de tel que de sortir un album de rap sur un label électro avec un flow des années 1990. Cette histoire est celle de David, Stéphane et Lionel, ou plus simplement les DSL, pas tout à fait nouveaux dans le monde musical qu’est le nôtre puisque leur premier album, J.A.Y.M., sort en 2003 chez Record Makers. Un album où le rap fricotte avec l’électro et dont les textes sont plus ou moins hasardeux, comme Sexual.

Regardez Sexual de DSL :

En 2008, c’est chez Ed Banger que nous les retrouvons avec l’EP Invaders et les remixes de Djedjotronic, Zoukatronic et le tôlier Busy P. En 2009 sortait Stupid Bitches, sur l’EP du même nom, ainsi que J’M'En Bats Les Couilles en face B, aux paroles légères et à l’instru électro. Cette même année le label Ed Banger sort sa troisième compilation sur laquelle DSL apparaît avec la bombe Find Me In The World, présent dans leur dernier album After sorti en février dernier qui, entre autres, critique la société de consommation.

Ecoutez Find Me In The World de DSL :

En 2011 c’est avec le single Supalove que DSL revient. Un son funky, une instru entraînante et un clip que les aficionados de sneakers apprécieront. Le titre est également présent sur After et clôt l’album.

Regardez Supalove de DSL :

Il aura fallu attendre dix ans pour que le groupe DSL sorte son second album. En ce début d’année 2013 paraît donc After, douze titres où le flow et Les Beats Qui Tapent Fort se cherchent et se trouvent. Un album de hip hop français bien que les titres et les refrains soient presque tous en anglais. Ils y parlent souvent de bad trips mais à bien y regarder, quand on lit le nom du groupe à l’envers, ça n’a rien d’étonnant. Même les titres des morceaux montrent un certain attrait pour la débauche : Spliff, Zombie, Drunky Junky.

Avec After, le rap a su donner sa place à l’électro et à la funk, et même au zouk avec Ma Doudou, sans que l’un empiète trop sur les autres. Et comme les membres de DSL ne sont pas toujours là où on les attend, ils se sont acoquinés avec la marque Qhuit pour une collection capsule comprenant chemise hawaïenne, bob et casquette. Fraîchement revenus de leurs derniers concerts (Festival le Cabaret Vert à Charleville Mézières et Big Festival de Biarritz) laissons-leur le temps de souffler un peu avant de les retrouver à la rentrée avec le clip d’In Your House, présent sur la compilation Ed Rec Vol. X sortie en juin dernier pour les dix ans du label Ed Banger Records, et actuellement en préparation.

Pour aller plus loin :

Critique : Major Lazer – Free The Universe

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Après 4 ans d’absence, Major Lazer a sorti le mois dernier son nouvel album Free The Universe, un album très attendu après le succès du premier et le départ de DJ Switch, remplacé par DJ Jilionnaire et Walshy Fire. Après avoir leaké les titres Get Free et Watch Out For This que nous avons adoré, annonçant un album de fou, nous étions impatients de pouvoir l’écouter.

Si Free The Universe est sans aucun doute une continuité du premier album Guns Don’t Kill People…Lazer Do avec un casting éclectique Santiagol, Busy Signal, Elephant Man, Amber, Ms.Dynamite, Tyga, Brunos Mars pour ne citer qu’eux et des titres qui nous donnent envie de faire de grosses fiestas avec des cocktails de toutes les couleurs et des battles de Booty Shake autour d’une piscine, il est difficile de comprendre pourquoi le talentueux producteur incontournable aux nombreux tubes à succès, nous livre un album très décousu avec un arrière goût d’inachevé.

Outre les grosses basses, ce qui frappe le plus est le manque d’unité musical. Si on ne s’étonne pas de tomber sur des bombes tracks tel que Jet Blue, Sweat, Bubble Butt ou encore Jah No Partial, on reste perplexe sur le choix des morceaux Keep Cool avec Shaggy et Reach For The Stars avec Wyclef Jean. Le tracklisting est aussi incohérente. Des morceaux comme Jessica (un des morceaux les plus planants et envoutant) se retrouvent parachutés en plein milieu de sons bien lourds et puissants. Enfin, La multitude et le mélange des styles musicaux, sans subtilités, rendent difficile l’écoute tant cela part dans tous les sens, aussi l’omniprésence de l’électro au détriment des autres styles n’ajoute en rien. On se demande si Diplo n’en aurait pas oublié le but principal de son projet, faire connaitre le dancehall auprès d’un public peu habitué à ce genre et qui a fait le succès de Major Lazer.

Alors, même si Diplo nous livre un grand bazar parfois un peu indigeste pour les oreilles, il arrive miraculeusement a nous embarqué dans sa folie furieuse de grand fêtard avec des titres efficaces, calibrés pour nous faire bouger et exploser sur le dancefloor comme il aime le martelé « Major Lazer is blasting you » (traduisez :  Major Lazer te dynamite) et après tout, n’est-ce pas tout ce qu’on lui demande ?

Regardez : Major Lazer – Watch Out For This

#Tweetzik : Major Lazer – Watch Out For This

DJ Diplo et DJ Switch ensemble ça donne Major Lazer, vous savez ceux qui ont donné à Beyoncé le morceau le plus emblématique de son dernier album ? Le duo nous livre leur dernier clip, Watch Out For This (Bumaye), entonné par Busy Signal et tourné sous le soleil de la Jamaïque et parmi les danseurs un certain Crazy Hype que vous avez pu rencontrer grâce à notre reportage sur Laure CourtellemontMajor Lazer s’apprête à sortir Free The Universe le 15 avril prochain, leur deuxième album.

 Regardez : Major Lazer feat. Busy Signal – Watch Out For This (Bumaye) 

OVNI : Jamie Lidell, son parcours, son dernier album

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Jamie Lidelldont nous vous parlions début décembre, sortait son cinquième album studio il y a quelques semaines, sobrement intitulé Jamie Lidell. Avec cet album, il revient à ses premières amours où Prince « El Maestro » était devenu son mentor. Côté biographie, cet anglais presque quarantenaire a commencé depuis son plus jeune âge à triturer des machines pour voir quels sons allaient en sortir. Sa carrière commence réellement en 1999 où avec Cristian Vogel ils forment le duo Super Collider et sortent l’album Head On qui rencontre un franc succès en Allemagne, contrairement au second, Raw Digits, sorti en 2002. Dans la foulée il sort un premier album solo assez déroutant, Muddlin’ Gear, avec le label électro Warp Records qu’il ne quittera plus. Son second album Multiply voit le jour en 2005. Résolument plus axé funk/soul Jamie Lidell explore d’autres contrées moins électro et le public apprécie. Trois ans plus tard sort Jim, son troisième album de 10 titres dont le fameux Another Day et Little Bit Of Feel Good qui cartonnent en Europe.

Ecoutez : Jamie Lidell – Little Bit Of Feel Good

En 2010 Compass, le quatrième album de Jamie Lidell, passe inaperçu et en 15 ans de carrière il est toujours aussi difficile de mettre ce touche-à-tout dans une case mais voilà que Jamie Lidell, l’album, fait son apparition et remet de l’ordre dans tout ce bazar musical. En trois ans le petit Jamie a fait pas mal de chemin. Outre les concerts et l’écriture de Jamie Lidell il s’est marié, a déménagé à Nashville où il a acheté une maison et fait construire un grand studio pour jouer avec toutes ses machines. Il a aussi trouvé le temps de produire Ludwig Persik, multi-instrumentiste de 22 ans qui fera sa première partie à la Gaité Lyrique (Paris) le 15 mars 2013 et Pegasus Warning, jeune artiste RnB avant-gardiste. Alors depuis, il arbore un nouveau look qui colle mieux à la peau de l’homme qu’il est devenu. Finie la crinière qui cachait ses beaux yeux bleus, le british est rasé de près, quasi méconnaissable. Le Prince du troisième millénaire nous sert une pop électro aux accents kitsch disco-funk car c’est un passionné d’instrus électro des années 70 et 80. Mais pour autant ce n’est pas un virage à 180 degrés qu’il prend avec ce nouvel album, juste un retour aux sources. Pour la production, Jamie Lidell a utilisé de vieux instruments tels qu’un Polysynth, un Prophet 5, un Oberheim OB-Xa ou encore un Rhodes Chroma afin d’obtenir un son exubérant. La majorité des chansons ont été créées à partir d’une beatbox avec James Rowland au clavier, un joueur d’église du genre gospel. Dès les premières notes de l’album le ton est donné. I’m Selfish et You Know My Name, très énergiques, sortent le costume fushia et les chaussures vernies à talonnettes du placard du Kid de Minneapolis. Pour Do Yourself A Faver et Why Ya Why l’électro empreinte au jazz et au P-funk des sonorités qui se marient étrangement bien.

Regardez : Jamie Lidell – Why Ya Why

Le romantique You Naked est l’exemple même de l’influence de Prince : voix de tête et utilisation du vocodeur (qui transforme la voix ou n’importe quel autre son en son synthétique) tandis que le côté groovy rappelle un certain George Clinton qui fait aussi partie des influences de Jamie Lidell.

Regardez : Jamie Lidell – You Naked

Quand on connaît un peu l’univers du personnage, l’énigmatique dandy ne surprend personne avec ce nouvel album. C’est une renaissance, d’où le fait de lui avoir donné son nom. Et même s’il est tout à son honneur d’avoir pris le risque de faire de Jamie Lidell un album introspectif plutôt que quelque chose plus dans l’air du temps, comme Another Day qui avait bien marché, chez Soul Ton Oreille on aurait préféré la seconde option. Quitte à dépoussiérer ses vinyles, sa période Motown lui collait tellement bien que nous avions espéré qu’il s’y attarderait un peu plus que le temps d’un album. Rassurez-vous, sa voix neo soul n’est pas pour autant gâchée dans cet univers électro funk. Alors si vous n’êtes pas adeptes de funk ou d’électro vous aurez sans doute du mal à apprécier Jamie Lidell, l’album et l’artiste, à leurs justes valeurs. Mais si vous êtes curieux vous pouvez vous faire une idée de l’album, en écoute intégrale sur le nouveau MySpace.

Pour aller plus loin :

 

#Tweetzik : Jamie Lidell – What A Shame

En février sortira Jamie Lidell, le cinquième album de l’anglais du même nom. Après nous avoir séduit avec Multiply et Another Day où sa voix neo soul était mise en valeur, Jamie Lidell revient avec What A Shame, premier extrait de son nouvel album. Plus électro, What A Shame ne relègue pas pour autant la superbe voix de Jamie Lidell au second plan.

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