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D’Amour Eden : Le dernier bijou de Jewel

JEWEL_HEADER-ARTICLESIl y a à peine plus d’un an, nous vous présentions ce jeune rappeur français Jewel pour qui nous avions eu un véritable coup de cœur. Nous avons donc suivi son actu depuis et c’est avec grand plaisir qu’aujourd’hui nous vous proposons de découvrir son dernier clip, le titre D’amour Eden. Aucune déception de notre côté, notre coup de cœur se confirme de morceaux en morceaux. Sur ce titre, la prod aérienne d’Ogee Handz vous invite à voyager au fil des réflexions du Petit Caillou Qui Brille, l’accompagnant ainsi lors d’une soirée entre amis. Le clip, réalisé par Shao Sisho et Michael Pelaez, est tout aussi réussi que le morceau en lui même et on vous laisse d’ailleurs le découvrir sans plus tarder.

Regardez : Jewel – D’Amour Eden

Plutôt pas mal n’est-ce-pas ? On vous l’avait dit ! A priori cela devrait annoncer la sortie prochaine d’un nouveau projet, en tout cas nous l’espérons et nous ne manquerons pas de vous tenir informé évidemment.
En attendant, vous pouvez toujours aller le voir sur la scène de L’Internationale le mercredi 29 octobre prochain lors de la soirée Higher Live qui permet de mettre en avant des talents émergents aux identités fortes qui représentent toute la richesse et la diversité du hip hop. Comme quoi, nous ne sommes pas les seuls à voir quelque chose de très prometteur en Jewel.

Pour aller plus loin :

Retour sur le concert de Janelle Monae à Rock en Seine

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A notre grosse surprise le nouveau clip de Janelle Monae du titre Electric Lady est sortie le 30 juillet dernier. Pourquoi est-ce une surprise ? Parce que son dernier album Electric Lady est dans les bacs depuis quand même le 4 septembre 2013 et bien que très bon, le résultat a été un gros échec commercial. Il fallait donc une stratégie marketing pour relancer la promo avec au passage un peu de publicité pour son unique concert en France au festival Rock en Seine. Nous n’avions pas forcément besoin de ça pour aller voir son concert, mais on vous met quand même le clip.

Regardez : Janelle Monae – Electric Lady

C’est avec une certaine excitation que nous nous retrouvons donc au milieu des arbres du parc du domaine de Saint Clou, devant une bâche étirée avec une sorte de kaléidoscope psychédélique géant, surlignant le nom de l’artiste, nous indique au cas où on se serait trompé que nous nous trouvons au bon endroit. C’est alors que Janelle Monae fait son entrée, et quelle entrée, la belle est poussée, allongée sur un siège, avec les bras croisés telle une reine égyptienne momifiée, le tout sur une musique digne d’un film de James Bond qui se trouve être l’introduction de son dernier album ! Le temps de s’arracher ses bandelettes et c’est parti pour une heure de grand show. Le concert débute par un Givin Em What They Love au son très rock avec un riff de guitare contagieux mais sans Prince qui est en featuring sur la version studio du morceau. Sur Dance Apocalyptique, on claque très vite dans nos mains et on se met à danser une sorte de twist groovy improbable. Janelle Monae saute partout et nous régale, elle a de l’énergie à revendre et sait se mettre le public dans la poche. On enchaine par le très funky Queen qui permet au public de se lâcher complètement en se déhanchant frénétiquement sur la basse énorme du morceau.

Regardez : Janelle Monae – Queen live Rock en Seine 2014

Janelle Monae sait décidément tout faire, elle rappe, et chante aussi bien des refrains Rnb comme sur Electric Lady que soul avec un hommage à James Brown en interprétant I Feel Good. Janelle Monae n’étant pas surhumaine elle prend aussi le temps de se poser sur la ballade Primetimeun titre émouvant en duo à l’origine avec Miguel. Après les titres de son dernier album c’est autour des morceaux plus connu comme le tube Tighttrope ou l’hymne pour la paix Coldwar.

Regardez : Janelle Monae – Coldwar/Tightrope live Rock en Seine 2014

Nous avons le droit à un final à la manière d’un cabaret avec Come AliveJanelle Monae pousse la voix, donnant tout ce qui lui reste d’énergie. Elle fini d’ailleurs allongé sur scène comme morte mais sera finalement ressuscité par ses musiciens, ces mêmes musiciens à qui elle laisse la fin du concert pour s’éclater avec chacun un petit solo qui clôturera le concert. Janelle Monae vient de nous livrer une prestation scénique de haute volée nous gratifiant d’une musique afro américaine intemporelle et nous emportant avec bonheur dans son univers artistique.  C’est une belle claque que nous avons pris et nous comprenons maintenant pourquoi un certain Barack Obama l’a invité pour un concert une quinzaine de fois à la maison blanche.

Pour aller plus loin :

Jay Z et Beyoncé, le concert mégalo-grandiose

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Vendredi soir, direction le Stade de France où avait lieu le concert le plus attendu des rois du Hip-Hop, Jay Z et Beyonce, On The Run Tour. La foule arrive de toute l’Europe : des sosies de Jay Z, des Beyonce « lowcost » en haut talons et robes ultra courtes, des parents venus accompagner leur fille et son groupe de copines hystériques, des fans avec des t-shirts à l’effigie du couple ou reprenant la célèbre phrase féministe Flawless (comprenez : sans défaut). Dans le stade, des écrans avec une phrase mystérieuse « Ceci n’est pas la vraie vie » font patienter une foule venue voir le concert de l’année. Les caméras de HBO, chaîne télévisée américaine, sont là ce soir pour filmer. Après 1h15 d’attente, les lumières s’éteignent, un court film montre le couple en mode gangster, pour laisser place aux premières notes de 03 Bonnie & Clyde, point de départ de leur vie et d’un show qui s’annonce grandiose.

Ce concert est digne d’une grande production : strass, paillettes, chorégraphies millimétrées, tenues courtes et affriolantes de grandes maisons de couture pour madame. Jeans, t-shirts, manteau de cuir, parfois avec un bonnet, une casquette ou un chapeau, lunettes, grosses chaînes en or, décors classes sans fioriture pour monsieur. Les deux artistes se baladent comme des poissons dans l’eau, devant un public conquis, qui reprend de bon cœur les chansons avec un anglais très approximatif. Les titres s’enchainent et la bonne ambiance est de la partie. Nous passons d’un Crazy in love endiablé à un Niggas in Paris qui met le feu. Des tableaux entrecoupé de mini films représentant un couple en cavale, réunit pour le meilleur, l’argent, la mégalomanie et le pire. Pendant 2h45, les Carter se font la part belle, enchainant leur succès : Big Pimpin, Clique, 99 problems, Diva, Singles Ladies, Run The World. 42 chansons se succéderont en un rien de temps, en duo ou solo, laissant peu de place aux fans pour reprendre leur souffle et apprécier véritablement les morceaux.

Pourtant, ce show gigantesque parfois peine. Les passages sur les écrans sont trop présents et cassent la dynamique du show. Ce concert manque de respiration, de simplicité, et d’interactivité avec un public qui s’endort parfois. Nous aurons le droit à un minimum syndical : « Est ce que ça va Paris?! » , « Chantez! » , les arrêts des deux artistes pour réclamer des ovations de la part du public, un brin égocentrique mais mérité tout de même. L’acoustique et les quelques couacs techniques n’aideront pas à fluidifier ce show un peu trop lourd pour ce stade. Nous le savons aussi, ce soir le public est pro Beyonce. Be danse, chante, invite pour un petit Flawless des familles sa nouvelle copine Nicki Minaj, qui rend le public hystérique. Mais ne comptez pas sur l’Anaconda girl pour mettre le feu, aussitôt son set fini, aussitôt reparti. Et oui la star, c’est Beyoncé. Une star qui malgré son talent indéniable, nous fait un petit playback complétement assumé sur son titre Partition. Elle semble un peu fatiguée, distribuant des sourires qui manquent de sincérité. Une attitude et une prestation loin de son concert à Bercy l’an dernier. C’est que nous la sentons un peu crispée notre Queen Bey.

Pourtant, sur le titre Why don’t you love Me, elle se lâche complément et balaie en un instant toutes nos craintes et se permet sur la reprise de Lauryn Hills Ex-Factor de nous mettre complétement d’accord et de lui trouver un tas d’excuses sur ce fameux playback. Quant à son mari, certains diront qu’il est l’invité, la pause entre les changements de tenues de sa femme. Même si nous le sentons parfois un peu seul, car le public n’est pas aussi familier avec son répertoire, le boss de Roc Nation, n’a rien à envier à sa femme. Seul sur scène sans danseurs ni artifices, décontracté, il met tout le monde d’accord et enflamme le stade comme il l’avait fait l’année d’avant à Bercy, lui aussi.

Le public est aussi venu voir des signes du fameux divorce ou non. Là encore, nous nous demandons si tout n’est pas millimétré. Les premières notes de Drunk In Love résonnent. Le Stade est incontrôlable. Les deux artistes s’échangent des petits regards amoureux et des gestes tendres. Sur Beach is Better, Jay Z change les paroles et laisse entendre que sa femme est de nouveau enceinte. Puis, vient le moment règlement de compte : après que Jay Z nous ait livré un Song Cry très jazzy et anthologique, Beyoncé refait un peu des siennes sur Resentment sur le même passage au moment ou elle dit « je sais qu’elle est attirante mais…  » puis d’un signe, se montre comme pour redire « y a pas photo, je suis beaucoup mieux« . Un running gag lassant à vrai dire, et qui se ressent dans tout le stade mais de courte durée puisque la diva enchaine avec un Love On Top comme pour dire l’amour triomphe toujours, ouf !!. Le concert s’achève sur un Young Forever et Halo avec des images de leurs moments intimes (mariages, vacances, photos de familles) et de leur adorable baby Blue avec cette dernière phrase « Ceci est la vraie vie ».

2h45 se sont écoulés, Beyoncé déclare que c’est la meilleure tournée de sa vie et remercie son mari qu’elle aime énormément. Jay Z encense sa femme qu’il aime par dessus tout et demande un max de bruit pour elle. Le couple demandera aussi du bruit pour les danseurs frenchy, les Twins, avant de remercier le public et de lâcher un très commun « Paris, nous t’aimons ! », puis le couple s’en est allé bras dessus bras dessous sur les notes de Lift Off.

Pas de rappel, les lumières se rallument, le public a les oreilles bien fatiguées par un son très médiocre d’un stade qui n’est pas fait pour les concerts, mais les yeux remplient d’étoiles. La machine Carter a fait le job ce soir, tous les ingrédients d’un bon film étaient réunis. La foule en délire devant les caméras des télévisions venues recueillir les impressions à la sortie, ne peuvent pas contredire.

Ils sont riches, talentueux, contrôle tout et parfois un peu trop. Mais ils ont conquis en deux soir 152 000 spectateurs venus pour deux dates uniques et exceptionnelles en France. Un concert qui restera sans nul doute le concert qu’il ne fallait pas louper, en tout cas ce week-end. Mais pas de panique, pour ceux qui n’auraient pas pu ou voudraient voir ce qu’ils ont loupé, le concert sera retransmit le 21 septembre en crypté sur Canal + et le 01 octobre sur D8.

#Tweetzik : Beyoncé et Jay Z en concert

Les rumeurs étaient donc bien vraies, Les Carters ont annoncé leur tournée commune On The Run Tour. Une tournée exclusivement américaine pour le moment qui commencera le 25 juin à Toronto pour se terminer le 5 août à San Francisco. Il est fort à parier, en tout cas nous espérons fortement chez Soul Ton Oreille, que Jay-Z et Beyoncé annoncent une tournée mondiale qui passerait bien entendu par Paris.

Ontheruntour

5 raisons de voir Timberlake en tournée

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Ca y est, la tournée européenne est lancée ! Démarrée le 31 mars à Sheffield, Grande-Bretagne, c’est par Londres qu’est ensuite passé pour deux soirs Mr Justin Randall Timberlake. Présentes dans les travées de l’O2 Arena, nos oreilles vous font donc part aujourd’hui de 5 choses à savoir avant d’aller voir le chanteur pour son concert parisien au Stade de France le 26 avril prochain, spoilers inclus. Contrairement au Royaume-Uni où les tickets se sont vendus comme des petits pains et les concerts complets en 24h, il reste quelques places pour Paris : si vous hésitez encore à prendre vos tickets, peut-être ce recap saura-t-il vous convaincre… A ceux qui ont déjà leur billet, voilà à quoi vous attendre… A ceux qui n’y seront pas, on vous dit tout !

Numéro 1 : ce mec est un entertainer ! Si vous l’avez déjà vu sur scène, vous savez que monsieur fait le show (vous en aurez aussi eu un aperçu à la télé, notamment chez Jimmy Fallon). Présentes déjà sur la tournée FutureSex/LoveShow en 2007, nos oreilles avaient pu prendre la mesure : chant, danse, instruments, petite blagounette… Timberlake sait se mettre le public dans la poche et faire étendue de son talent, couteau-suisse style. A priori donc, de quoi se réjouir de cette 20/20 Experience en live et partir conquis d’avance.

Le spoiler : il est cette fois beaucoup moins multi-tâches ! On ne sait pas si c’est l’âge (eh oui, il a pris 7 ans quand même !) mais Justin TImberlake est moins omniprésent sur ce show. Une fois posé au piano pour Until The End Of Time, à la guitare entouré de sa troupe pour Drink You Away ou plus tard pour What Goes Around Comes Around, jouant du piano debout pour Señorita… même si c’est un détail pour vous, les moments du chanteur avec ses instruments de prédilection se font assez rares et pour nous ça veut dire beaucoup.

Numéro 2 : il danse, oui, mais pas seul ! Toujours bien entouré, c’est avec une petite troupe de danseurs que s’avance Justin Timberlake sur la scène de cette tournée. Accompagné de deux danseurs qu’on n’a pas de mal à classer dans le top des danseurs de notre génération (dont Nick Bass, déjà présent sur ses deux shows précédents et par ailleurs casté par feu le King of Pop pour sa dernière tournée), c’est en comptant aussi sur l’énergie de ses camarades et la mise en mouvement de ses titres que Justin tourne. Evidemment, les routines maintenant classiques d’un My Love, d’un Like I Love You ou encore d’un plus récent Suit & Tie sont là et de nouvelles font leur apparition : sur Take Back The Night et son énergie communicative ou sur Let The Groove Get In qui laisse effectivement le groove nous habiter.

Le spoiler : des danseurs et des chorégraphies qu’on sait de qualité, mais une configuration de la scène et des lumières qui ne nous permettent pas d’en profiter vraiment. Parce que malgré sa fonction écran géant et ses jolies alvéoles, l’arrière de la scène propose très peu de diffusion live de ce qu’il se passe ça et là pendant le show, rendant la mise en scène minimaliste pas seulement par le côté intime souhaité, mais surtout dans le sens où on ne la voit pas. Une fois recalés au fonds dans l’obscurité, une fois dans un couloir dans le public encore presque sans projecteur… La déception de ne pouvoir profiter du spectacle dans son aspect danse de manière plus optimale est évidente.

Numéro 3 : le prolongement visuel de la métaphore optique de The 20/20 Experience Part 1 et 2 prend enfin (plus de) sens ! En s’appuyant fortement sur des projections tout au long de sa prestation en deux parties (pour au total deux bonnes heures et demi de show), Justin Timberlake essaie (on a dit essaie) de rendre l’expérience de son double album plus tangible visuellement. Mais également ses morceaux précédents, comme FutureSex/LoveSounds qui fera plaisir à tous les fans de mécanique (non, on n’en dira pas plus, mais si vous êtes fans de forets, vous allez en avoir plein la vue !). A côté de ça, les jeux de lumière viennent rappeler l’univers rétro et noir et blanc de l’album et quelques visuels récents (on pense évidemment à Suit & Tie).

Le spoiler : oh Timberlake, tu nous la fais pas un peu à l’envers, dis ? Quand monsieur la jouera un peu fainéant avec l’illustration de Tunnel Vision, diffusant simplement les corps nus du clip officiel, on a l’impression qu’il se moque complètement de nous après l’entracte, quand son visage s’affiche en gros plan pour un playback de Only When I Walk Away. Un playback !

Numéro 4 : une setlist à n’en plus finir ! Certes, il n’a à son actif que trois albums solo (ou quatre, à vous de voir comment les compter), mais quelle tripotée de tubes ! Ils y passent quasiment tous, en démarrant par Pusher Love Girl (presqu’aussi long sur scène que sur 1 of 2) et Rock Your Body, enchaînant assez logiquement ses gros titres, zappant avec quelques secondes d’un True Blood (merci de nous épargner l’intégralité du morceau mec, tu nous as fait plaisir) ou d’un Holy Grail. On se rend à nouveau compte qu’il n’a pas à rougir de son catalogue, quitte cependant à occulter quelques uns de ses morceaux récents de qualité, comme Amnesia qu’on aura juste timidement entendu pendant l’entracte et sa diffusion. En finissant sur un combo Suit & Tie, Sexy Back et Mirrors, la folie gagne enfin complètement la salle. Mais c’est déjà fini !

Le spoiler : pourquoi autant de reprises et fusions de titres l’ami ? Un Human Nature combiné avec What Goes Around Comes Around, un bout d’Heartbreak Hotel, un flashback en 1990 avec une reprise du Poison de Bell Biv DeVoe avec ses deux choristes males (chorégraphie vintage incluse), un passage de Jungle Boogie… Les références au passé sont nombreuses, renvoyant à l’aspect rétro qu’il souhaite donner à la tournée… mais perdant une partie du public dans le cosmos, ne comprenant pas forcément ces choix et hommages ! Quand on le félicitait pour la nouveauté et la fraîcheur apportées par FS/LS, le regard quasi-constant dans le rétroviseur et le manque d’originalité mettent vraiment un coup à 20/20, et ça s’en ressent malheureusement sur scène.

Numéro 5 : la scène. Jamais à court d’idées, c’est une scène qu’on qualifiera d’amovible que JT utilise sur The 20/20 Experience Tour. Alors que les musiciens entrent et sortent de leur fosse ou que des instruments font leur apparition miraculeusement au centre de la scène, c’est surtout son détachement durant la deuxième partie du concert qui étonnera, permettant à Justin et ses choristes de remonter la salle, passant au dessus du public situé au centre, lui donnant l’occasion également de saluer de droite à gauche le public latéral. Une manière plutôt cool de sa rapprocher du public mais l’éloignant de son autre soutien : ses Tennessee Kids, comprendre ses musiciens et choristes, qui pour leur majorité restent acculés au fonds.

Le spoiler : quand il s’arrête en route pour aller serrer les pinces des plus dépensiers ayant opté pour les billets les plus chers, puis qu’il s’installe sur une mini scène au centre, dos à 75% du public, pour l’interprétation notamment du niais Not A Bad Thing, on a juste envie de lui lancer des cailloux. Parce qu’en plus de tourner le dos à la salle, d’être sous la seule lumière à plusieurs mètres du reste de la scène où sont ses musiciens et choristes, les écrans ne diffusent pas grand chose d’autre que… deux refrains par ses choristes. Quitte à oser un mini showcase dans une enceinte immense, autant utiliser efficacement les écrans et jouer habilement des duplex !

Nous nous méprenez pas, cette 20/20 Experience vaut le déplacement. Notamment parce que malgré le poids des années, Justin Timberlake est un artiste talentueux et un showman comme on n’en a que peu, offrant un vrai show à l’américaine. Avec une mécanique bien huilée, la performance est plus que louable et vraiment au-dessus du lot, mais toutes ces petites imperfections, comparées à la qualité de FS/LS (l’album et la tournée), finissent de nous convaincre que The 20/20 Experience reste un projet moins bien pensé. Les allers-retours entre Justified, FutureSex/LoveSounds et 20/20 sont justifiés et bienvenus, plus que les hommages inopinés, mais montrent aussi que ses gros tubes des années 2000 sont ceux que son public reconnait et apprécie encore le plus. Alors que la moitié de la salle au moins aura galéré à aligner le second couplet de Suit & Tie, il n’aura eu absolument aucun mal à chanter Cry Me A River ou What Goes Around Comes Around. Comme si le JT qu’on aime et qui sait nous séduire le plus était condamné à nous raconter ses peines de coeur.

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