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Critique : Me.I am Mariah Carey, l’élusif album

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Après un démarrage difficile avec les morceaux Triumphant et Almost Home que vous ne retrouverez pas sur son 14ème album, l’extravagante Mariah Carey est de retour avec Me. I Am Mariah… The Elusive Chanteuse. La diva capricieuse mais talentueuse est-elle de retour ?

Regardez : Mariah Carey feat Rick Ross, Meek Mill – Triumphant (Get’Em)

L’album débute avec une ballade soul feutrée, très sobre, Cry qui nous rappelle (pas forcément en bien) ses nombreux albums de noël. Un échauffement avant de lancer le second titre produit par l’incontournable Mike Will Made It ? Eh bien non ! Si Faded nous fait penser à l’excellent album The Emancipation of Mimi, il faudra attendre pour un beat qui bouge un peu plus. Sur le 3ème titre Dedicaded, Mariah s’accompagne du rappeur Nas et ils nous plongent dans une époque que les deux artistes regrettent. Un morceau sans grand intérêt, que nous passons rapidement.

Nous enchainons avec LE succès commercial de cet album #Beautiful avec Miguel et le petit tube en puissance,Thirsty produit par monsieur Drunk in Love, Hit-Boy. Toutefois, nous regrettons la version avec Rich Homie Quan qui nous semble apporter plus de piquant à ce titre.

Écoutez : Mariah Carey feat Rich Homie Quan – Thirsty

Ne nous attardons pas sur le titre Make It look Good produit par son fidèle ami Jermaine Duprai, avec la participation de Stevie Wonder au piano, qui fait retomber totalement l’ambiance. You’re Mine (Eternal) (7ème titre) est un morceau efficace qui, encore une fois, nous rappelle la mimi de The Emancipation. Mais Mariah a choisi, malheureusement, la version sans Trey Songz qui permettait de donner une réelle atmosphère rnb à ce titre. Nous enchainons avec l’autre tube de l’album You Don’t Know What to Do avec Wale. Un titre efficace, où nous retrouvons la Mariah de Heartbreaker, et le passage de Wale ambiance comme il se doit.

Regardez : Mariah Carey feat Trey Songz : You’re Mine (Eternal)

Mais tout ceci est de courte durée, puisque les morceaux qui suivent sont juste inexistants, à tel point que nous avons eu grand mal à les écouter jusqu’au bout : Supernatural, l’inévitable morceau sur la joie d’être mère avec les gazouillis de ses bambins. Météorite, un morceau un peu house sans rapport avec le reste de l’album. Et enfin Camouflage, le morceau trop chargé en tout (gospel, piano, vibes), beurk !

Mariah termine avec le titre Money ($ _ _ …) avec Fabulous, qui manque un peu de puissance pour être un tube et les morceaux One More Try et Heavenly, où nous retrouvons la Mariah Carey, époque Tommy Mottola mais sans la puissance des hits de l’époque. Nous pensions qu’elle s’arrêterait là mais Mariah a eu la bonne idée de nous livrer aussi des bonus : It’s Wrap avec Mary J Blige et The Art Of Letting Go, à passer directement ! Le titre pas déplaisant mais long, Betcha Gon’Know avec R-Kelly qui s’inscrit dans la pure tradition rnb des années 90.

Regardez : Mariah Carey – The Art of Letting Go

S’il y a quelques jours sa copine Jennifer Lopez, qui fait aussi un flop avec son nouvel album, a déclaré très modestement sur les ondes d’une radio US : « Mariah et moi, on a fait ce que font les gamins en ce moment . Vous savez, on a connu l’époque où tu sortais quelque chose et que c’était directement numéro un et l’album aussi était premier. [...] Nous sommes à un stade diffèrent de notre carrière. On a un statut différent que ceux qui doivent se prouver des choses à eux-mêmes et qui se disent « mon truc doit être numéro un maintenant ». On n’a plus besoin de ça, nous »

Pas sûr que la diva de Heros partage le même avis. Le retour de la reine incontestée des années 2000 est un vrai échec. Mariah essaie de reprendre les ingrédients qui lui assuraient d’être numéro un à chaque fois, mais à force de trop mélanger les genres et de vivre sur ses acquis, elle nous propose un album non terminé, ennuyeux et assez fade à notre goût. Et ce ne sont pas les ventes inexistantes et les 2 ou 3 titres avec les « gamins du moment » qui nous ferons mentir.

Nous vous conseillons donc d’aller sur votre plateforme de streaming préférée pour vous faire votre avis, et nous, nous parions sur un retour très vite de la Queen Mariah.

Critique : Kelis passe à table avec FOOD

KELIS_HEADER-ARTICLESEh oui, cela fait assez longtemps que vous n’aviez pas entendu parlé de Kelis mais nous avions chauffé un peu dernièrement avec Jerk Ribs, premier single de son album Food sorti le 28 avril dernier, et nous allons maintenant pouvoir vous dire ce que nous en avons pensé. Cet album étant initialement prévu pour l’automne 2013, nous nous attendions donc à un vrai travail en profondeur d’autant que nous étions un peu déçu du clip vidéo de Jerk Ribs, tout en étant satisfait du style musical.

Faire un album inspiré de la nourriture, concept étrange… Mais pour que ça marche il aurait peut être fallu pousser le vice jusqu’au bout; et en finesse si possible. On aurait aimé que l’ensemble des titres ait un rapport avec un aliment, quitte à créer un album qui suivrait le déroulement d’un repas par exemple, ça aurait été une métaphore peu originale mais y’a de quoi faire en source d’inspiration ! Pour le coup, déception au niveau des textes car nous n’avons pas vraiment l’impression que l’idée soit exploitée à son maximum et cela rend l’album fade au niveau littéraire. A croire que le seul véritable rapport avec la nourriture soit son Food Truck qu’elle a baladé un peu partout.

Regardez : Kelis ‘s Food Truck

Pour ce qui est de la musique, on retrouve la recette cuivre et cordes chère au R’n'B de la fin des années 70, qui donne vraiment un côté très rétro, mélangé à des sons électroniques, c’est une instrumentation assez intéressante. Il y a également un gros contraste avec la voix très chaude de Kelis et le souffle que l’on entend quand elle chante, ce qui est peu répandu dans la soul, où les chanteuses sont souvent adeptes de performances vocales assez impressionnantes en terme de décibels. Est ce qu’on peut aller jusqu’à lui coller une étiquette de nu soul, sans doute un peu mais son timbre original ressort joliment dans cet ensemble instrumental, quoi qu’un peu étouffé sur certaine piste trop électronique ou bien avec trop de chœur en même temps. Petit plaisir tout de même avec le titre Rumble qui fait bien son travail, bien que nous n’ayons pas vraiment adhérer avec le clip, nous vous laissons juger par vous même.

Regardez : Kelis – Rumble

Globalement les pistes sont sympas, mais pas exceptionnelles, le tout manque de cohérence. Un retour moins réussi que ce que nous pouvions attendre, la faute à la production, au temps, à l’inspiration on ne sait pas, mais on est loin de Milkshake ou Trick Me. D’ailleurs nous ne résistons pas à faire un petit retour en arrière avec Milkshake.

Regardez : Kelis – Milkshake

La demoiselle enchaine actuellement les concerts, plusieurs dates aux US mais aussi en Europe et en Australie, peut-être que c’est sur scène que cet album prend tout son sens, il ne faudra donc pas hésiter à aller la voir en concert si vous en avez l’occasion.

Pour aller plus loin :

#Tweetzik : A2H à la cool

3eme extrait de son prochain opus Art de Vivre, A2H que nous vous présentions revient avec le titre A la Cool. Un titre frais et détendu produit par Kobébeats avec des images de plage, potes, soleil, ce qui nous donne envie de quitter notre grisaille et de le rejoindre dans son kiffe.

Regardez : A2H – A la cool

Critique : 1er album pour le Cool Kid Chuck Inglish

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L’Illinois, ce n’est pas que Chicago. Bon, ok, c’est surtout Chicago quant on en vient à aborder la scène rap, mais un duo de gamins plutôt cool venus de Matteson est au chaud sous notre oreille. Vous les aurez peut-être reconnus, on parle bien sûr de The Cool Kids. Duo composé de Mickey Rocks et Chuck Inglish, on les avait découverts en 2008 avec leur EP The Bake Sale. Aujourd’hui, c’est en solo que Chuck se lance avec son album Convertibles. Passons-le donc en revue !

Sorti ce 8 avril, l’album penche plutôt du bon côté de la balance auditive. On comprend cependant dès le début qu’une des forces de l’album tient dans les collaborations, qui soutiennent, complètent ou portent 12 de ses 14 titres. Pas moins. D’abord sur le morceau Elevators qui ouvre l’opus et nous donne envie de faire une virée sous le soleil, puis un peu plus loin sur Legs, un duo surprenant avec Chromeo pour un ode aux gambettes. Un titre très efficace, rétro et  funky comme il faut, et (mais !) très marqué de la patte du duo canadien.

Ecoutez Legs de Chuck Inglish featuring Chromeo :

Sur Came Thru, l’instru alliée aux flows de Mac Miller, Ab-Soul et donc Chuck Inglish, est certes moins lumineux que le précédent titre mais efficace (on vous voit déjà bouger la tête en rythme). Sur Attitude, les interventions posées et pleines de soul de BJ The Chicago Kid (Chi-Town représente sur tout l’album) à l’opposé de son instru parfois bourrine et électrique, donnent un rendu intéressant et éclipsent totalement Chuck Inglish. Ingles (Mas o Menos) featuring Cap Angels nous emmène cette fois dans un univers latino inattendu. Que de voyages en quelques pistes !

Grâce à Money Clip, on revient à Chicago avec les interventions notamment d’un Vic Mensa présent partout, qui se lance sur la fin du titre, point d’orgue après avoir entendu chacun de ses protagonistes poser l’un après l’autre (sont aussi présents Retch, Hassani Kwess et Sulaiman). Faux-airs de cypher pour un morceau quoi qu’il en soit bien mené.

Regardez Came Thru / Easily de Chuck Inglish featuring Mac Miller et Ab-Soul :

Game Time sera reconnu entre mille, avec la grosse voix d’Action Bronson qui prend d’entrée aux oreilles. Un morceau à l’opposé de celui qu’il précède, P.R.I.S.M. :  cette fois accompagné de Jade Hurtado, ce sont 5 minutes structurées que Chuck Inglish propose, au cours desquelles la chanteuse prend le dessus, faisant donc ensuite place à 2 minutes de rap bien gras. Avant-dernière piste, Dreamy est comme un rêve devenu réalité : Chuck Inglish en solo sur son album solo ! Il aura fallu être patient ! Si deux pistes plus haut on a droit à H.M.U. en solo aussi, on ne pouvait manquer de noter ce Dreamy.

Loin de raconter et nous transporter dans ses rêves comme par exemple un Kid Cudi sait si bien le faire, le morceau a son importance pour donc essayer de vraiment juger la performance de Chuck Inglish tout seul. Malheureusement, le morceau s’efface comme un songe en moins de 3 minutes, nous laissant sur notre faim.

En conclusion de Convertibles, un dernier duo prend place, cette fois pour notre plus grand plaisir : accompagné de Chance the Rapper (plus Nico Segal et Macie Stewart si l’on fait confiance à notre pavillon auditif), Glam permet de finir l’album en beauté, introduit par une trompette magique dont on ne se lasse pas. La douceur de l’entrée de Chance the Rapper lui permet de s’immiscer dans le morceau sans paraître intrusif. Encore une fois, l’invité devient la star du morceau, laissant peu de place à Chuck Inglish pour faire ses preuves ou marquer les esprits, puisque le rappeur n’intervient qu’au début, cédant ensuite entièrement sa place.

Ecoutez Glam de Chuck Inglish featuring Chance the Rapper :

Vous l’aurez compris, ce premier album solo de Chuck Inglish n’en est pas vraiment un et on ressort frustré de ne pas avoir entendu plus du rappeur/producteur des Cool Kids. Très éclectique et donc pas du tout homogène, l’album fait preuve de qualité mais aurait profité de plus de cohérence et de recentrage sur son auteur, plutôt que de cette quantité de featurings quand bien même on apprécié la majorité de ces invités. On recommandera tout de même l’écoute et l’adoption de Convertibles, le produit final étant bon malgré ses défauts. Restez connectés, un nouvel album des Cool Kids est également attendu pour cette année.

Album : Pharrell Williams de retour avec G I R L

PHARRELL

Pas de doute, 2013 était l’année de Pharrell Williams : ses talents de producteur, dénicheur de talent et artiste au sens large ont fait le quotidien de l’année passée musicalement parlant, mais avec son album G I R L, tout juste sorti, on a finalement l’impression d’être roulés dans la farine. Attendu sans grosse ambition si ce n’est l’envie d’avoir droit à du bon son rappelant ces titres qui ont rythmé son parcours, c’est finalement un album passable que le Benjamin Button de la musique nous a livré, 8 ans après son précédent solo, In My Mind.

Commençons par passer en revue les deux duos de l’album. Le premier voit Justin Timberlake et Pharrell Williams se répondre à renfort de voix haut perchées pour de la bonne pop sautillante et énergique sur Brand New (sur lequel entendrez aussi d’entrée la signature buccale de Timbaland – ah sacré Timbo), alors que le deuxième permet à Alicia Keys de réchauffer l’ambiance sur la rythmique reggae de Know Who You Are. Deux morceaux sympa mais sans surprise, qui sortent un petit peu du lot sans aller jusqu’au coup de coeur.

Ecoutez : Brand New de Pharrell Williams featuring Justin Timberlake

Loin de simplement proposer deux duos sur G I R L, Pharrell a aussi fait en sorte de s’entourer de noms qui sauront faire plaisir au plus grand nombre lors de l’annonce des collaborateurs de l’album : Daft Punk évidemment, qui signe la touche électronique de Gust Of Wind, Miley Cyrus sur Come Get It Bae, et surtout Hans Zimmer, maitre ès bandes originales qui signe ici une partie des arrangements. Un casting plutôt intéressant donc et laissant espérer un bon opus en dehors des deux titres déjà cités, or la sauce ne prend pas. Oui l’album est bien exécuté, le style de Pharrell là et bien là avec une voix qu’on aime et qu’on a plaisir à entendre, mais rien ne fait que cet album passera la postérité. Très pop, un peu funky et pas franchement inventif, ce G I R L fait surtout preuve de vide lyrical, malgré la promesse est de rendre hommage aux femmes. Parfait écho à Blurred Lines, c’est avec légèreté que le thème principal de l’album est déroulé.

Affriolant et grivois, l’opus évite heureusement d’être graveleux dans son ensemble en essayant de faire passer le message : Pharrell aime les femmes et parler d’elles. Marilyn Monroe, premier titre de l’album, reste classieux dans son hommage (« I put my arms around her, and I promise not to abuse you Since now I found you, why the hell would I want to lose you? » soit « Je la serre dans mes bras et lui promet de ne pas lui faire de mal, Maintenant que je t’ai trouvée pourquoi voudrais-je te perdre ? »), alors que Gush frôlera le mauvais goût et la vulgarité (pas besoin de vous aider à traduire « I’ll light that ass on fire »).

Ecoutez : Marilyn Monroe de Pharrell Williams

Lost Queen et son instru basée sur des gimmicks vocaux sort du lot par son originalité en comparaison au reste de l’album, sans pour autant nous combler. Un morceau surtout surprenant par sa construction en deux parties (oh tiens, ça nous rappelle quelqu’un ça… s’agirait-il d’un morceau abandonné ou imaginé pendant l’arnaque de The 20/20 Experience Part 2 sur lequel Williams était annoncé puis finalement absent ?) qui se conclue en pas moins de 8 minutes. Une expérience en soi. En plus des duos, deux titres tirent timidement leur épingle du jeu : Hunter, qui fait preuve d’une belle énergie aidé des riffs de guitare et de bonnes basses, et It Girl, qui rappelle du Prince sans pour autant en atteindre le niveau et qui ferme l’album. Evidemment, Happy est présent et si on espérait qu’au sein de l’opus, ce titre resterait en retrait dans l’attente de morceaux encore plus appréciables, c’est finalement probablement le meilleur son de G I R L. Déception.

En somme, G I R L fait plaisir dans le sens où Pharrell ne propose rien de mauvais en soi, mais la légèreté générale de l’opus et son absence de titre fou en font un album très dispensable. Un projet qui semble en fait facile, trop facile, mais saura à coup sûr ravir tous ceux qui ont découvert l’univers de Mister Williams avec le carton de Robin Thicke ou la bande originale de Moi, Moche et Méchant 2Pharrell, on t’adore, mais là, tu nous déçois chez STO.

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