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Nabuma Rubberband : nouvel album de Little Dragon

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En 2011, le hype et talentueux groupe d’électro-soul suédois, sortait son troisième album Ritual Union. Le titre éponyme ainsi que le reste de l’album fut un énorme succès. Rappelez-vous :

Écoutez : Little Dragon – Ritual Union

Ce printemps, Little Dragon revient avec l’album Nabuma Rubberband et laissez-nous vous dire que c’est du lourd ! Avant de vous présenter ce bel opus en détail, revenons sur ce groupe qui a réinventé la musique électro.

Tout a commencé par une rencontre dans un lycée de Göteborg en Suède. Cette rencontre s’est rapidement transformé en amitié et cette dernière a découlé sur une collaboration musicale : Erik Bodin à la batterie, Fredik Kallgren Wallin à la basse, Hakan Virenstrand aux claviers et la dernière, mais non des moindres, Yukimi Nagano la chanteuse d’origine Japonaise qui est également aux percussions. Sa voix est la griffe du groupe et ses colères lui ont valu le surnom de petit dragon. En effet, on raconte que lorsque les enregistrements studio ne se passent pas comme elle le voudrait Yukimi Nagano fulmine. Mais quand on entend le résultat, on lui pardonne tout car sa voix n’a pas d’égale : envoûtante, douce, puissance, juste, sensuelle et aérienne. Une pure merveille !

La première sortie de Little Dragon a été le single Twice en 2006 sur le label Off the Wall. L’année suivante le groupe signe avec le plus grand label Indie Britannique, PeaceFrog Records, avec lequel ils sortent leur premier album Little Dragon. En 2009, ils sortent leur deuxième album Machine Dreams et en 2011 Ritual Union.

Little Dragon, c’est également de nombreuses collaborations, notamment avec Gorillaz en 2010 lors de leur tournée mondiale Escape To Plastic Beach World Tour ou en 2011 auprès des londoniens SBTRKT sur leur album éponyme avec le titre Wildfire. Allez, regardons le clip Wildfire  pour le plaisir des oreilles mais également des yeux.

Regardez : SBTRKT feat Little Dragon – Wildfire

Lundi 12 mai dernier, le groupe suédois sortait leur, très attendu, quatrième album : Nabuma Rubberband. Mais qu’est-ce que ce titre peut bien vouloir dire ? Erik Bodin le batteur du groupe explique lors d’une interview pour Rollingstone que «Nabuma» est un prénom féminin d’origine Ougandaise et que «Rubberband» est une enseigne  de fournitures de bureau présente aux États-Unis et en Europe. Et là on se dit: «ok et quel est le rapport ?». Eh bien figurez-vous qu’il n’y en a pas, ils aimaient la sonorité de ces deux mots et ils les ont donc associés. Mais rassurez vous, «Nabuma Rubberband» n’est pas dénué de sens : «It means a lot of things. It feels free and hypermodern and it’s feminine and weird just like the album.». Que l’on traduira par «cela veut dire beaucoup de choses, c’est libérateur et ultra moderne, c’est féminin et étrange tout comme l’est cet album.». Une belle définition qui nous amène tout naturellement, au moment que vous attendez tous, la découverte de Nabuma Rubberband. Vous avez été patients, c’est bien.

L’album s’ouvre sur le titre Mirror, un morceau tout en douceur, comme si la voix de Yukimi Nagano nous murmurait à l’oreille «Bienvenue, mettez-vous à l’aise, vous nous avez manqué, êtes vous prêts ?». Après 2 minutes et 10 secondes d’écoute, le morceau se réveille à coups de batterie, on s’attend à ce que cela continue crescendo mais non le morceau s’éteint paisiblement sur la voix de Yukimi. Ce soudain roulement de batterie est un clin d’œil au pétillant que renferme cet album et qui est la marque de fabrique du groupe. Une énergie que l’on retrouve d’ailleurs dès le deuxième titre Klapp Klapp, où là il n’est plus question de se réveiller mais de bouger son corps. Allez hop hop hop !

Écoutez : Little Dragon – Klapp Klapp

Il y a cinq jours, on découvrait déjà sur les internets un remix de Klapp Klapp par Nosaj featuring Future. Cela faisait longtemps que Future et Little Dragon voulait collaborer, c’est désormais chose faite. Le voici rien que pour vous.

Écoutez : Nosaj Thing Remix featuring Future – Klapp Klapp

Pretty Girls, le troisième titre de cet album est un régal auditif c’est du Little Dragon dans toute sa splendeurOn aurait envie de vous parler de chaque titre mais ça serait vous gâcher le plaisir, retenez juste que Nabuma Rubberband est à peine sorti et il fait déjà parti des incontournables. En toute franchise,  il est difficile de choisir nos coups de cœur parmi les 12 titres de l’opus mais puisque vous insister on vous recommande Cat Rider, Pretty Girls, Let go, Klapp Klapp et Paris à la fin duquel Yukimi Nagano nous dit en français qu’elle pourrait bien se poser à Paris.

En ce qui concerne la venue de Little Dragon à Paris, les dates de la tournée européenne n’ont pas encore été annoncées mais vous pourrez les retrouver le 31 mai prochain au parc des Bagatelles à Paris pour le We Love Green Festival. On se quitte avec le clip vidéo de Paris dont le grain de folie vous mettra de bonne humeur. Peace !

Regardez : Little Dragon – Paris

 

 

Le rêve africain de Blitz the Ambassador

Blitz the Ambassador - Afropolitan Dreams

On peut souvent douter de l’impartialité d’un attaché de presse ou d’un label dans les communiqués qui précèdent la sortie d’un album. Et c’est bien normal après tout, quoi de plus humain que de défendre aveuglément son poulain. Pourtant, il n’y a aucun débat possible au sujet du papier qui a accompagné la sortie d’Afropolitan Dreams, le dernier album de Blitz the Ambassador, sorti dans notre petit pays le 28 Avril. « Avec lui, c’est toujours un peu plus que de la musique », est-il écrit. La lecture de cette phrase a provoqué en nous, ici à STO, l’irrémédiable envie de jeter le papier en l’air avec frénésie et, tels des Julien Lepers des grands jours, de lâcher avec ferveur ces quelques mots : « Oh oui oui oui, nous disons oui !! ».

Pour ceux qui ne le connaitraient pas, Blitz the Ambassador est ce qu’on appelle un touche-à-tout. L’enfant d’Accra, au Ghana, est aussi bien rappeur, producteur, que penseur ou ambassadeur d’un monde unifié, comme il aimait à le dire en introduction de Stereotype, son premier album studio sorti en 2009. Révélation artistique dans son pays natal en 2000, Blitz partit ensuite étudier dans l’Ohio en 2001 avant de s’envoler à New York pour poursuivre son rêve, celui de changer définitivement la face du Hip-Hop en y injectant les sonorités de son continent de toujours.

L’histoire de Blitz the Ambassador est intimement liée à l’immigration. Native Sun, le second album studio du ghanéen, racontait déjà une partie de ce voyage, de cette histoire d’un homme qui part aux États-Unis pour vivre son rêve. Véritable album concept, Afropolitan Dreams poursuit ce récit et permet de suivre les pérégrinations d’un artiste qui, entre Accra et New York, a d’abord pensé au rêve américain avec ses moyens africains avant de succomber au rêve africain avec ses moyens américains.

La première partie de l’album, centrée sur les États-Unis, expose les concessions auxquelles doit consentir un immigré à son arrivée dans une métropole inconnue (The Arrival), lorsqu’il connaît des débuts difficiles sans un sou en poche (A dollar and a dream). L’expérience s’en trouve enrichie car Blitz retranscrit jusqu’aux sonorités qui ont accompagné cette aventure, des bruits d’aéroport et de salles d’embarquement, aux questions des douaniers à l’arrivée à New York (The Arrival) en passant par la cacophonie de la circulation et la voix monotone d’un répondeur téléphonique international (Call Waiting).

Cette première partie est clairement estampillée hip-hop. Blitz, qui écoutait Biggie dans sa chambre en 1995 (A dollar and a dream), a su venir puiser toute l’énergie du mouvement à son arrivée à New York. Comme il le dit lui-même au douanier qui l’accueille et lui demande le métier qu’il exerce : « [I’m] a rapper » (« Je suis un rappeur » - The Arrival). The Arrival est une introduction à l’image de l’album : puissante, documentée, riche. En un mot, réussie.

Le rêve se poursuit dans A dollar and a dream. Le « kid from Africa », qui n’avait qu’un sou et un rêve en poche joue sur deux tableaux : « The blogs said I wasn’t hip hop enough, while music heads said I wasn’t African enough » (« les blogs ne me trouvaient pas assez hip-hop, et les directeurs de label ne me trouvaient quant à eux pas assez africain »), et connaît de fait des débuts mitigés. Blitz s’accroche au hip-hop et à son rêve afropolitain. La flûte enchante et laisse supposer des lendemains qui chantent sur des rythmes d’afro-pop chers à son continent de cœur.

Success et Internationally Known complètent la première partie américaine de cet album remuant. Le message est clair « It’s the beginning of a new era » (c’est le début d’une nouvelle ère), mais Blitz change sur la forme, pas sur le fond : « Success means nothing if you lose dedication » (« le succès ne sert à rien si tu changes tes idéaux »). Success, le premier single de l’album, permet d’apprécier le flow impeccable du ghanéen, à la fois rapide et ciselé. Internationally Known enfonce le clou. Les plus sceptiques sont convaincus, Blitz baigne dans le hip-hop sans brassards et sans assistance.

Regardez : Blitz the Ambassador – Success

Enfin presque, car l’ambassadeur s’est fait beaucoup d’amis à force d’écumer les scènes hip-hop soul du monde. Sarkodie, de la vague hiplife ghanéenne, Seun Kuti, le plus jeune fils de la légende Fela Kuti, mais aussi Oxmo Puccino venu dire bonjour ou encore la superbe Nneka et la diva béninoise Angélique Kidjo. La liste est longue et confirme les habitudes de l’artiste : on n’est jamais seul aux soirées de l’ambassadeur.

Ce sont justement les deux dernières qui l’accompagnent sur le diptyque suivant. L’ambassadeur est en tournée à travers le monde et, tel le bien connu Blitz, manque toujours les bons moments, qu’ils soient amoureux (Love on the run) ou familiaux (Call waiting). Plus hybrides, ces morceaux amorcent un changement de continent qui intervient dès le titre suivant. Ce basculement se fait cependant tout en douceur grâce à la voie planante d’Angélique Kidjo.

Planer a toujours fait partie du vocabulaire de Blitz, lui qui se produit à travers le monde, mais il s‘agit cette fois-ci d’un aller simple pour revenir aux sources : « Buying a one way ticket, back to who I am » (« J’achète un aller simple, pour renouer avec mes racines »One way ticket). Les dialectes africains se font pour la première fois entendre, le spleen est perceptible et c’est avec plaisir qu’on accompagne l’artiste dans son Ghana natal (Traffic Jam Interlude).

La deuxième partie de l’album est ce que l’on appelle une déclaration d’amour, non seulement au Ghana, mais au monde tout entier. All around the world, en duo avec le brésilien Marcelo D2, est un pur régal, le type de morceaux que l’on passe pour réveiller des convives un peu trop endormis, ne serait-ce que pour sa fin endiablée. Cette énergie toute brésilienne introduit comme il se doit le morceau central de l’album, celui qui permet de réunir, enfin, l’Afrique et l’Amérique dans un seul morceau. Seun Kuti se charge d’injecter l’Afrobeat nécessaire à la réussite du morceau. La symbiose avec le hip-hop chéri de Blitz the Ambassador coule de source. De son propre aveu : « I needed something that sounded like home […] Finding that place where Ghanaian highlife, hip-hop, and Afrobeat intersect, it’s a sweet spot. That’s why Seun is perfect, this is what he does » (« Je souhaitais que le morceau me rappelle mes origines [...] Trouver le savant mélange entre la highlife ghanéenne, le hip-hop et l’afrobeat, c’est intéressant. Et c’est précisément pourquoi Seun est parfait pour ce morceau, il est au coeur de ce mélange »)

Regardez : Blitz The Ambassador ft. Seun Kuti – Make you no forget

La fin de l’album apparaît alors de façon limpide. Le message final ne peut être que celui-ci : Africa is the Future. Oxmo Puccino retranscrit le message en français au cas où cela ne serait toujours pas assez clair.

Vous l’aurez compris, ce dernier album de Blitz the Ambassador nous a conquis. Riche, universel, au carrefour de l’afrobeat, du mouvement hiplife, du hiphop et de l’afro-pop, Afropolitan Dreams s’apprécie après plusieurs écoutes et présente une unité rare pour un album hip-hop en 2014. Blitz documente encore davantage ses chroniques immigrées pour en montrer toutes les facettes, et offrir un pendant plus réaliste au glamour de l’American Dream : « The life that we’re living overseas, believe it, it’s never easy as it seems » (« la vie que l’on mène à l’étranger, crois-moi ce n’est jamais aussi simple que prévu »). Avec Blitz, c’est toujours un peu plus que de la musique.

Ecoutez : Blitz The Ambassador ft. Oxmo Puccino, Just A Band, Oum, Blinky Bill

Nouveauté : Yo.K sort Optimum

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Il est de retour ! Vous souvenez-vous de Yo.K  ? Maître ès chouquettes, le MC nous avait tapé dans l’oreille alors qu’il faisait la première partie d’Ayo il y a bien trop longtemps déjà. Allez, pour le plaisir, on se refait un petit Run, extrait de son EP d’alors, Incipit.

Regardez : Yo.K – Run

En ce mois de mai et après une longue trêve, il nous revient avec un second EP fait maison, Optimum. Composé de 7 titres, cet EP disponible en ligne gratuitement est frais comme il faut et est le deuxième volet de ce que Yo.K annonce comme une trilogie (ces rappeurs et leurs trilogies…). Sur Guadalupé ou Lola, il se raconte et alors que Ctrl+Alt+Suppr en courte intro suivi de notre morceau favori, Wesh, sont plus légers et permettent au rappeur de jouer sur et avec les mots. Pour compléter le maxi, Trois Rivières, OSPLC et Requiem abordent des sujets divers et variés, de la drague en passant par un hommage à sa maman.

Plus abouti qu’Incipit peut-être parce qu’il est en partie plus intime, Optimum permet à Yo.K de continuer à se livrer et de montrer sa vision musicale sur ces quelques pistes, sans pour autant se prendre trop au sérieux mais en franchissant un nouvel échelon dans son écriture et toujours soutenu à la prod de notamment son acolyte Mad Shearz.

Autre partie du projet, la sortie mensuelle d’un clip illustrant un des morceaux du maxi. Pour ce lancement, c’est la vidéo de Trois Rivières que Yo.K nous propose, vous offrant ainsi l’excellente définition de son rap au cours du 3ème couplet.

Regardez : Yo.K – Trois Rivières

Rira bien qui le dernier weshera, on vous recommande l’écoute du projet via son site web : après tout, il ne vous coûtera rien !

Pour aller plus loin :

Beny Le Brownies et son EP Pre Dora

BENY_HEADER-ARTICLES« Les blancs me traitent comme noir, les noirs me traitent comme blanc c’est complexe, m’en veulent parce que mes sapes viennent tout droit d’ABS, refuse de porter toute leur conneries contre-culture j’fais du skate. »
Pourquoi chercher une introduction lorsque le MC le fait si bien ! Beny le Brownies, rappeur d’Annecy, la vingtaine, nous présente Pre Dora, EP 12 titres dont le but est de nous faire découvrir l’univers si différent de ce personnage bien loin de l’image du rap en France.

Regardez : Beny Le Brownies – Molarre Trash

Pas de bling bling ou d’histoire de gangster, le gars est vrai ! Un rap dans lequel il expose visions et réflexions sur son train de vie, ce qui l’entoure, ceux qui l’entourent, partageant ses pensées du moment sans aucune prétention. A coup de références connu ou beaucoup moins (Vice magazine, Earl sweatshirt et son album Doris, les blazes de ses potes, le magasin ABS…), il nous entraine dans son quotidien tout au long du projet dans lequel Molarre Trash et sa boucle de piano semble être le rayon de lumière, mais aussi le son le plus mélancolique (on pourrait aussi nommer l’interlude Syndrome De Peter Pan dans cette catégorie, mais plus pour cette instru qui semble être inspiré de l’univers musical du jeu vidéo Final Fantasy VII). Car en effet, le titre phare de cet EP n’est pas forcément le plus représentatif de l’ensemble de ce dernier, puisque les ambiances pesantes et obscures, grâce à de nombreuse production minimaliste et efficace, nous offrent une atmosphère dérangeante tout au long de Pre dora, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Regardez : Beny Le Brownies – HAHO ft Harry Vederci

On y découvre aussi son collectif Francis Trash, où se retrouve producteurs, rappeurs, photographes, vidéastes, etc… C’est donc bel et bien un univers artistique parfaitement développé et contrôlé tout du long par le rappeur et ses acolytes qui nous est présenté, on le ressent d’ailleurs à l’écoute. En effet, contrairement aux sorties actuelles où le besoin d’un single ou de différent thème musicaux sont souvent présent, ici, le contenu s’écoute en continue, pas besoin de sauter de morceau, c’est une bande son qui s’offre à nous, pénétrant notre cerveau sans contrainte.

Regardez : Beny Le Brownies – Hjerne

Dernier clip en date, Hjerne (« cerveau » en danois) avec son aspect psychédélique, nous confirme une dernière fois l’apport que le rappeur pourrait avoir dans le rap français. Alors oui, la comparaison avec Earl Sweatshirt est facile, rappeur sombre, membre d’un collectif, délire skateur, il est en plus nommé de nombreuses fois sur le projet. Mais malgré les nombreuses similitudes, et le fait que le rapprochement se fera facilement, la différence est tout de même présente, mais pour la voir, il va falloir écouter ces 12 titres !
En tout cas, si Beny « écoute Chum quand il fait vraiment noir », pour notre part, c’est Pre Dora qui soul notre oreille dans ces moments sombres.

Pour en apprendre un peu plus le rappeur et son crew francistrash, nous vous proposons de découvrir en bonus leur passage dans l’émission Sous-Culture de Radio Campus Grenoble : interview, live, freestyle à gogo !

Pour aller plus loin :

Découvrez : Pigeon John

PIGEONJOHN_HEADER-ARTICLESPigeon John fait ses grands débuts dans les années 90 sur la scène du célèbre Good Life café aux côtés d’autres jeunes talents comme le groupe Jurassic Five. Il fera ensuite ses classes à travers de nombreux concerts où son bagou, son sens du show et sa grande énergie lui permettent de conquérir un large public. Sa singulière personnalité tranche, elle lui donne une image attachante de  »gendre idéal », Pigeon John devient très demandé. On le voit notamment entre 2002 et 2006 en vedette du magazine Source mais aussi pour des publicités de grandes marques. Pigeon John, décidément très actif, en profitera pour sortir à cette même période 4 albums : Pigeon John is Clueless (2002),  Pigeon John Is Dating Your Sister (2003), Pigeon John Sing The Blues (2005), Pigeon John And The Summertime Pool Party (2006). On retrouve même un de ses titres dans le générique de l’émission de télévision américaine Infomania mais aussi dans la bande originale de jeux vidéo et enfin au cinéma avec Get Over It.

En France ses albums n’ont trouvé que peu d’écho, il faudra même attendre 2012 pour entendre parler de Pigeon John à l’échelon national. Cette date coïncide avec le succès de l’album Parker Street du groupe français General Electriks et la décision de son leader Hervé Salters de s’exiler à Los Angeles afin de monter son propre label. Pigeon John cherche en parallèle à donner un nouvel élan à sa carrière et veut trouver d’autres sources d’inspiration. Pour Pigeon John c’est alors l’occasion idéale de travailler avec Hervé Salters qui lui permet en plus pour la première fois de réaliser des musiques originelles au lieu de sample. A l’écoute du résultat, on peut dire que les deux se sont bien trouvés, on retrouve les ingrédients électro, funky, pop qui ont fait le succès de General Electriks subtilement mélangé avec l’univers plus hip hop de Pigeon John. Ce pari pas évident au départ est gagné,  l’album baptisé Dragon Slayer est un bon album qui donnera même un tube au titre annonciateur The Bomb.

Regardez : Pigeon John – The Bomb

Depuis on a retrouvé  Pigeon John,  toujours au côté de français, sur le titre Because Of You de C2C et on attend un nouvel album All the Road pour le 23 septembre.  Il est actuellement réalisé entre Berlin et la Californie, expliquant sans doute son nom, avec toujours Hervé Salters aux commandes. En attendant l’Ep Ho Yeah vient de sortir, son premier extrait Ho Yeah n’est pas désagréable à entendre mais on est un peu déçu avec la sensation d’écouter The Bomb en moins bien.

Regardez : Pigeon John – Ho Yeah

Vient le deuxième extrait Champagne On My Shoes, qui a eu le droit à un remix de 2oSyl et Atom sur un maxi sorti spécialement pour le « Disquaire Day ». De manière générale, on avoue avoir été un peu déçu par cet EP mais nous allons attendre sagement la sortie de l’album et ainsi découvrir le reste avant de se faire un avis définitif mais ce qui est sur c’est que Pigeon John arrive toujours à nous surprendre avec pour preuve ce clip original et très sympa.

Regardez : Pigeon John – Champagne On My Shoes

Pour en savoir plus :

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