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(Re)Découvrez : Electro Deluxe

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Electro Deluxe. Depuis treize ans d’existence et cinq albums, on cherche à comprendre le rapport entre leur nom et leur musique. Pour le « Deluxe », remarquez, c’est facile. Cette rythmique qui vous prend des tripes aux extrémités, ces instruments à vent qui vous susurrent de jolies mélopées jazz ou qui vous soufflent un funk à décorner les bœufs, ces échappées épiques dans le rap… Rien à dire, c’est luxuriant. La preuve en écoute tout de suite, avec un extrait de l’album Play, sorti en 2010, le titre Let’s Go To Work en featuring avec notre chouchou Gaël Faye.

Ecoutez : Electro Deluxe – Let’s go to work

Et quid du « Electro » ? D’habitude, quand on parle d’électro, on pense à une bande instrumentale faite de samples et d’effets sur laquelle un musicien de chair et d’os vient se poser. Là, c’est l’inverse : Tomas Faure (saxophone), Jérémie Coke (basse), Arnaud Renaville (batterie) et Gaël Cadoux (claviers) forment un groupe d’instrumentistes bien vivants dont les morceaux sont enrichis par des samples ou des boucles, et si possible de façon subtile.

Ecoutez : Electro Deluxe – Zoé (ext. album Hopeful, 2007)

Le cocktail, unique, est apparemment bien dosé et fort savoureux : le combo se produit dans les plus grands festivals et tourne à l’international depuis dix ans, les collaborations avec des artistes confirmés et d’horizons divers – Didier Lockwood, Guillaume Poncelet, Ben l’Oncle Soul, 20syl – se multiplient, ses membres sont dorénavant parmi les plus demandés de la scène soul et funk française.

Cependant, c’est bien connu, pour durer, il faut évoluer. Le déclic se serait-il produit en 2010, quand le groupe rencontre James Copley, qui vient poser sa voix sur l’album Play ? Toujours est-il que la formation décide à la fois de « titulariser«  le chanteur américain et d’abandonner les machines pour mieux faire jouer – et danser ! – les hommes. Comme souvent c’est avec un album live à l’intitulé sobre que l’on annonce les changements à venir. Le message du Live in Paris qui sort en 2012 est très clair : le groupe se mettra dorénavant un peu plus au service de la voix et le son sera légèrement vintage, avec ou sans big band.

Regardez : Electro Deluxe – Let’s go to work (ext. Live in Paris, 2012)

Et voilà que le programme présenté en 2012 se concrétise à peine un an plus tard avec la publication de Home. « Home », comme « home made », soit « fait maison », en français. Quitte à se lancer le défi de travailler différemment, autant aller au bout et se charger de toute la production soi-même, ce sera sans doute plus fun. Et aussi « Home » comme l’endroit où l’on se ressource. En l’occurrence, le funk des années 70, avec le son si particulier conféré par le matériel de l’époque, des instruments – pianos électriques Wurlitzer, Rhodes – à la prise de son.

L’ancienne formule, qui mêlait jazz, funk, soul et hip-hop et faisait intervenir différents interprètes solistes sur un même album, avait l’avantage de renouveler constamment l’intérêt de l’auditeur, même à l’endroit de morceaux plus faibles. De plus, la musique fortement influencée par le jazz pouvait se développer sur des ponts et des chorus très riches. Aussi, celui qui suit le groupe depuis ses débuts pourrait se sentir dérouté à la première écoute.

En revanche, celui qui découvrirait Electro Deluxe aujourd’hui serait immédiatement happé par les tubesques Devil et Twist Her, qui émergent de courtes têtes d’une dizaine de très bons morceaux servis par la voix agile, puissante et un brin canaille de James Copley. Les fondateurs du groupe se sont tout de même gardés un peu d’espace avec deux pièces instrumentales : un Ground explosif et un Turkey funkement groovy à souhait.

Regardez : Electro Deluxe – Devil (ext. album Home 2013)

Ben, oui : évoluer, d’accord, mais se renier, ça, non ! D’ailleurs, devinez à qui l’on a confié le remix de plusieurs extraits de l’album ? En mille : 20syl, l’homme qui ne dort apparemment jamais. Alors, qui a dit que le « Electro » dans le nom Electro Deluxe ne signifiait vraiment plus rien ?

Ecoutez : Electro Deluxe - Devil (20syl Remix)

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, c’est que ça vous a plu au moins autant qu’à nous ! Vous en voulez encore ? Soul Ton Oreille vous propose avec joie de gagner 2×2 places pour assister au prochain concert francilien d’Electro Deluxe, le vendredi 31 janvier au Tamanoir (M° Les Courtilles – l.13 ou RER C – Gennevilliers). C’est l’une des nombreuses étapes d’une tournée commencée en fin d’année dernière et qui se poursuivra au moins jusqu’en octobre 2014.
Il suffit d’envoyer un mail à team@soultonoreille.com avant le lundi 27 janvier, 23h59 en précisant dans l’objet « Jeu-concours E2LUX ». Les noms des deux gagnants seront tirés au sort. Bonne chance à tous !

Pour aller plus loin :

 

Découvrez : la funky soul de Stormilianz

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En ce début d’année assez frais nous avons tous besoin de nous réchauffer, alors quoi de mieux qu’un groupe aux sonorités funky, soul et reggae pour cela ? Ce groupe est composé d’une voix : Singjoss, d’un choeur : Highnocent (son frère de son), le tout soutenu par des musiciens dont le mot d’ordre est le groove. Vous secouez le tout et vous obtenez Stormilianz ! Tout ce petit monde apportant son talent, son expérience et ses influences, donnant ainsi ses couleurs au groupe. Rendez-vous en compte avec cette reprise du titre Ain’t No Sunshine.

Regardez : Stormilianz – Ain’t No Sunshine (cover)

Si vous aimez voyager musicalement, vous devriez trouver son à votre oreille avec eux, puisque c’est clairement leur spécialité. Leur musique est teintée de soul, aussi bien old school que contemporaine, saupoudrée de quelques épices afro-américaines et jamaïcaines appelant à l’évasion. Après un premier EP sorti il y a deux ans, Reality Check, ils ont roulé leur bosse sur les routes de France avec une soixantaine de concerts. Aujourd’hui, Stormilianz prépare son deuxième opus qui devrait être disponible courant juin 2014 et dont nous vous proposons le tout premier extrait, Musical Way. Un titre funky et soul grâce à la voix de SingJoss, un bonheur qui vous fera forcément bouger la tête.

Regardez : Stormilianz – Musical Way

Pour aller plus loin :

Les Choix Musicaux de… The Groovy Project

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The Groovy Project, vous vous souvenez ? Nous vous les présentions en mai dernier et depuis le trio français continue son petit bonhomme de chemin. Jhos et Sizler sont toujours les voix, Flaev est toujours le chef d’orchestre et vous avez pu découvrir leur dernier petit cadeau à l’occasion des fêtes de Noël. Vous pouvez également les retrouver en ce moment sur différentes scènes parisiennes, notamment, le 21 janvier à l’Etage. Aujourd’hui ils viennent chacun partager un de leurs morceaux de prédilection avec vous, alors n’attendons plus et découvrez les sans plus tarder.

Le choix de Jhos : « Pour ma part j’ai choisi Pair of Wings de Justin Timberlake. La première raison est que j’admire ce chanteur car il représente l’artiste moderne 2.0, il est juste bon dans chacune des choses qu’il touche. Ensuite pour le titre, j’ai choisi celui-là car on a rarement entendu JT sur ce type de registre (acoustique épuré) qui laisse voir que le mec sait être sobre et efficace ».

Écoutez : Justin Timberlake – Pair Of Wings

Le choix de Sizler : « Pour ma part ce sera Remember the Time de Michael Jackson, car c’est une chanson qui est à la fois mélodieuse et très rythmée, j’aime toutes les harmonies vocales qui accompagnent ses refrains. Et bien entendu, comment ne pas mentionner cette vidéo magnifiquement réalisée (mise en scène, choré, décors…) : du MJ à l’état pur ».

Regardez : Remember The Time – Michael Jackson

Le choix de Flaev : « Pour ma part, mon choix se portera sur William Murphy et son titre You Are God Alone. J’aime les arrangements musicaux : un mélange de pop, des accords simples, un air avec des phrasés simples fondus dans la mélodie et des phases de gospel, ainsi que des paroles qui me parlent aussi. »

Ecoutez : William Murphy – You Are God Alone

Que devient Fabe ?

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La vie est une manif, la France une vitre et moi un pavé.
Un raz de marée sur un village de politiciens,
Ils volent tellement qu’ils ne savent pas nager !
PDG d’l'entreprise de l’impertinence

Vous aurez tous reconnu le fameux titre de Fabe, L’impertinent. Avec son mythique passage « Si Jean-Marie courait aussi vite que j’l'emmerde, il serait tellement loin », ce titre de 1998 est à ranger dans la liste des classiques de l’âge d’or du rap français.

Regardez : L’Impertinent – Fabe

Le saviez-tu ? Proche de Cut Killer,  Fabe commence à faire parler de lui avec des freestyles d’anthologie au côté de Koma, Ekoué, Casey, Lady Laistee entre autres dans le Cut Killer Show sur les ondes de Nova.

L’Impertinent est extrait de son troisième album, Détournement de Son. Ce titre résume à lui tout seul ce que représente notre Fabe national : une sorte de grand frère avec un flow à la fois posé et destructeur, qui donne des leçons mais qui donne à réfléchir, un type sans concessions. Fabe c’est aussi un des plus grand punch liners que la France aie jamais connu, et qui bien avant La Fouine a titillé Booba et son groupe Lunatic avec Classique. Loin d’avoir la langue dans sa poche, il part à l’époque en guerre contre ce rap soi-disant « hardcore », égratignant au passage NTM et quelques autres rappeurs en vue alors, sur plusieurs de ses titres.

Regardez : Des durs, des boss… des dombis - Fabe

Le saviez-tu ? Fabe a grandi dans le 18ème arrondissement de Paris, du côté de Barbés. C’est là que se crée son collectif, sa famille, la Scred Connexion, avec les rappeurs Koma, Haroun, Mokless et Morad.

Ce collectif authentique existe toujours aujourd’hui reprenant à son compte et en héritage la « devise » « jamais dans la tendance, toujours dans la bonne direction », issue encore de L’Impertinent de Fabe. Pour apprécier leur musique on vous propose leur titre Parti de Rien qui résume bien l’esprit de la bande.

Regardez : Partis de Rien – Scred Connexion

Le saviez-tu ? Fabe vit maintenant à Québec, et considère désormais la musique comme un péché converti à l’islam et étudiant la religion. Vous l’avez compris, Fabe a décidé d’arrêter le rap.

Au sommet de son art en 2000,  il a depuis dit stop. A la surprise quasi-générale, c’est juste après la sortie du très remarqué La Rage de Dire, son quatrième album incluant des titres comme Excusez-Nous avec le regretté DJ Mehdi à la production ou L’Argent Facile, qu’il prend sa décision. Après une dizaine d’années loin de tout média, c’est en 2013 qu’il sort de son silence pour une interview durant laquelle il explique que la distance qu’il a pris avec le monde de la musique était pour éviter les amalgames ou que ses propos soient détournés. L’année dernière, ses fans les plus assidus ont créé une pétition pour qu’il revienne, chose assez rare pour être soulignée.

Vos choix musicaux #71, alphabet soul : Z comme…

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Toutes les bonnes choses ont une fin, l’abécédaire soul n’y échappera évidemment pas. Le tour des 26 lettres de l’alphabet autour des artistes soul et nu soul d’hier et d’aujourd’hui se termine aujourd’hui avec la lettre Z. Nous voulions vous remercier pour votre participation, surtout les plus assidus qui se reconnaîtront sans doute. Découvrons maintenant ensemble qui se cache derrière cette lettre Z et continuez à partager avec nous vos coups de cœur musicaux.

Regardez : Zaki Ibrahim – Go Widdit

Ecoutez : Zap Mama featuring Erykah Badu – Bandy Bandy

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