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Découvrez : Ben Khan : 1992 EP

BENKHAN_HEADER-ARTICLESCe n’est pas la première fois qu’on vous en parle sur STO. Pour dire vrai, c’est 20syl qui avait partagé cette pépite avec nous dans ses choix musicaux. Et lorsque 20syl dit que « Ce mec a un univers assez mortel, ça me rappelle un peu les morceaux de Jai Paul. », on se dit qu’il faut qu’on vous présente cet artiste, et rien de mieux qu’un premier projet pour cela.
Ben Khan, jeune anglais, la vingtaine, débarque avec tout un attirail de son et de mélodie plus géniaux les uns que les autres sur son EP 4 titres 1992. Apparu il y a un peu plus d’un an sur le net avec le morceau Drive (Part 1), on découvre un R&B sombre sur une mélodie mélangeant son électronique et rifle de guitare… Quoi d’autre ? Eh bien rien vraisemblablement, le chanteur développe (ou ne développe pas plutôt) une image mystérieuse, ne donnant presque aucune interview, ne se mettant jamais en avant, que ce soit personnellement ou visuellement. Non, il n’est pas là pour cela, il nous laisse découvrir son univers peu à peu, sortant les 3 autres titres de son EP à intervalle de plusieurs mois, nous vous proposons de (re)découvrir tout de suite un de ses premiers titres, Youth.

Regardez : Ben Khan – Youth

Accompagnant chacun de ses titres par un visuel, la démarche artistique est réelle et l’atmosphère de chaque morceau est accentué par son clip. Voici donc Ben Khan, artiste sans image, porteur d’un R&B sombre sur des mélodies expérimentales et présentées par des clips psychédéliques, inspirés de films ou d’évènements dénonciateurs. Si même définir cet univers semble compliqué, ce qui est sûr, c’est que la démarche artistique est bien réelle et que l’on a hâte d’y continuer notre ballade, oreilles et yeux grands ouverts. Il sera d’ailleurs en concert à Paris le 1er novembre prochain pour le PitchFork Festival, ce sera l’occasion d’en découvrir un peu plus sur cet artiste mystérieux. En attendant on vous laisse avec le titre Savage, qui nous l’espérons vous plaira autant qu’à nous.

Regardez : Ben Khan – Savage

Pour aller plus loin :

On y était : Le Festival Solidays

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Tous les ans fin juin l’ hippodrome de Longchamp fait place à la solidarité, la lutte contre le sida et à la musique avec le festival Solidays ! Cette année en plus de l’hommage à Nelson Mandela, les bénévoles de Solidarité Sida nous ont proposé une programmation très « STO », qui nous a convaincu d’enfiler notre costume de festivalier afin de vous faire partager ce qui est pour nous un festival vraiment pas comme les autres.

Regardez : Clip Solidays 2014

Nous nous dirigeons vers le premier concert avec Chinese Man qui pour la première fois a eu les honneurs de la plus grosse scène. Malgré une coupure d’électricité sur Once Upon a Time, Chinese Man enflamme le public à base de grosses basses hip hop et de dub accompagné d’extraits vidéo. Taiwan Mc et Tumi mettent l’ambiance en nous faisant lever les bras en l’air et en se balançant en toute décontraction. On a à peine le temps de fêter les 10 ans de leur label et d’écouter le rappel que nous partons direction le dôme pour aller voir un des groupes de légende du reggae The Gladiators. Sur place notre enthousiasme fait place à la déception, le concert est bien trop sage, trop lisse contrastant avec celui de Chinese Man.

Regardez : Chinese Man Live Solidays

On enchaîne avec l’ovni Har Mar Superstar, l’un des choix musicaux de 20syl, qui a fait le show avec son groove et son sex-appeal. Sur scène il donne tout, finissant même torse nu, un seul regret peut être : l’utilisation d’une boîte à rythme qui aurait largement pu être remplacée par une session cuivre mais ça déménageait malgré tout. Nous n’avons toujours pas mangé mais comme la musique n’attend pas, on se dirige vers  le prochain concert avec un habitué de STO Disiz.

Sur ce concert nous avons eu le droit à un condensé de sa dernière trilogie, les morceaux du disque taillés pour la scène sont repris efficacement. Disiz commence par Banlieusard Syndrome mais ses paroles sont noyés dans le son, on n’entend pas un mot sur deux. On danse n’importe comment sur Autodance, on saute sur Kamikaze. L’ensemble bouge bien mais le côté électro du dernier volet de sa trilogie a pris le dessus et le côté un peu plus rap nous a manqué, nous le reconnaissons. Et c’est sur le titre Luv que nous retrouvons cela, ce qui nous permet de finir cette journée sur une bonne note, vers minuit nous reprenons quelques forces en entendant au loin Shaka Ponk.

Samedi c’est la journée de tous les dangers, la pluie s’invite sur le festival mais comme on est des fous pas question de rebrousser chemin, on est festivalier ou on ne l’est pas ! Nous assistons à l’hommage rendu à Madiba, des jeunes festivalières se demandent « C’est quel groupe ça ?« , et là on se dit que ce n’est pas gagné. L’hommage est vibrant mais aussi sincère, on a une pensée émue pour ce grand monsieur dont l’un des fils est mort du sida.

Après le traditionnel hommage aux associations, direction la scène Bagatelle pour notre premier gros coup de cœur, le groupe Deluxe, une autre des signatures de Chinese Man Records. Ici sous un temps apocalyptique et sous des trombes d’eau, Deluxe met le feu en ayant une interaction monstre avec le public. Leur funk, avec des passages limite jungle, se mélangeait au hip hop de leurs invités ASM et à la voix soul de leur chanteuse Lili Boy. Nous avons le droit à un concert physique, leur show est bien rodé, on sent une grosse maturité scénique jusqu’au costume forcément en forme de moustache. On ressort de ce concert trempé jusqu’au os mais ravi, et nous nous préparons pour voir Blitz The Ambassador.

Regardez : Deluxe live Solidays

En plus de ses classiques comme Breathe ou bien Dikembe, Blitz The Ambassador a rendu un hommage au hip hop en rappant des gros classiques comme Grand Master Flash ou Public Ennemy. Citoyen du monde, il nous a même régalé d’un clin d’œil à Sting « African Men in New York » puis « in Paris » repris en cœur par le public. On est conquis par ce show et son flow de folie accompagné d’un très bon groupe nous confirmant tout le bien que l’on a pensé de son dernier album.

Dernière journée de festival qui commence tranquillement avec le retour en forme de FFF toujours aussi efficace. Puis c’est au tour de Patrice de faire son entrée mais nous avons été un peu déçu. Le son n’est pas top, trop bas et lorsqu’il attaque ses morceaux les plus intimistes on l’entend à peine. Le mélange de ses morceaux les plus fous et ceux plus doux n’est pas très bien réalisé, à noter malgré tout un moment amusant avec un I Like To Move It sorti de nulle part. Ce n’était sans doute pas le meilleur concert de Patrice même si on a retrouvé avec plaisir sur scène les morceaux de son très bon dernier album.

C’est avec plaisir que nous reprenons des forces auprès de Kendra Morris qui envoi du lourd avec un sacré coffre. Mais nous sommes surtout impatient de voir De La Soul. Quand le DJ arrive sur scène, il commence à chauffer la foule qui répond instinctivement présent en hurlant les mains en l’air. Le groupe se place et les deux Mcs arrivent sur scène pour un gros concert de folie. Les vétérans sont toujours là, les classiques s’enchaînent avec All Good, Ooh ou Ring Ring Ring qui retourne le dôme à lui tout seul. En plus du Dj, le groupe derrière gère, le duo invite même une enfant à monter sur scène, c’est ce qu’on appelle un show à l’américaine, le bon esprit que revendique le groupe est toujours bien là et ce concert est un vrai kiffe.

A la sortie du concert on a mal un peu partout et on n’a plus de voix mais on est content d’avoir fait ce festival et de pouvoir le partager avec vous. On rappellera juste que cette année Solidays c’est 175 000 personnes qui auront générer 2 millions d’euros de bénéfice pour Solidarite Sida, et bravo aux bénévoles sans qui ce festival ne pourrait pas avoir lieu.

 Regardez : l’hommage aux bénévoles Solidays 2014



Pour en savoir plus :

Critique : Les motifs de 20syl

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Avec Hocus Pocus, C2C, le succès de leurs remixs, on n’avait presque oublié que le décidément très actif 20syl n’avait jamais réalisé de projet solo. Maintenant c’est chose faite avec la sortie de l’Ep Motifs sorti en indépendant sur le label On And On Records. Pour son premier essai 20syl se la joue ambiance baroque avec un visuel en forme d’échiquier ayant pour pion un zèbre. C’est donc sans jeux de mot qu’on va avancer nos pions pour vous donner les clefs de cet Ep.

Le premier extrait Kodoma est un instrumental bien sympa où l’on retrouve les mêmes ingrédients que 20syl à apporté à C2C. On a le droit à un son très posé avec de jolies boucles électros, les plus « trendy » d’entre nous dirait un son tendance. De plus dans son clip 20syl nous montre de manière amusante comment il a fait le morceau, on aime vraiment ce bon état d’esprit.

Regardez : 20syl – Kodoma

Sur Ongoing 20syl invite le rappeur Oddisse, montrant au passage la nouvelle envergure internationale du Nantais, pour un titre très classique mais boosté façon haut débit, toujours  à la sauce 20syl.

Écoutez : 20syl feat Oddisse – Ongoing Thing

Le petit ovni de l’Ep C.YD.T.T, est une invitation à danser avec ses passages funk ou reggae. Sur Seven Eleven on trouve une curiosité avec le feat d’Ibrahim Maalouf  l’un des meilleurs jazzmans contemporains. Le résultat est à hauteur de nos espérances, le morceau est vraiment très bon, le mélange se fait très bien entre la trompette mixée avec  la pâte électro de 20syl, pour le coup très éclectique !

Écoutez : 20syl feat Ibrahim Maalouf – Seven Eleven

A travers ces quelques titres se cache un Ep plus personnel qu’il y paraît, derrière les fameux motifs ce sont les différentes facettes de la personnalité de 20syl que l’on retrouve. Celui-ci nous livre donc un Ep à son image c’est-à-dire cool, ouvert et sans prétention, il y a rien de révolutionnaire mais ça passe très bien. 20syl se fait plaisir ce qui se ressent fortement avec un résultat très plaisant.

Pour en savoir plus :

Critique : Me.I am Mariah Carey, l’élusif album

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Après un démarrage difficile avec les morceaux Triumphant et Almost Home que vous ne retrouverez pas sur son 14ème album, l’extravagante Mariah Carey est de retour avec Me. I Am Mariah… The Elusive Chanteuse. La diva capricieuse mais talentueuse est-elle de retour ?

Regardez : Mariah Carey feat Rick Ross, Meek Mill – Triumphant (Get’Em)

L’album débute avec une ballade soul feutrée, très sobre, Cry qui nous rappelle (pas forcément en bien) ses nombreux albums de noël. Un échauffement avant de lancer le second titre produit par l’incontournable Mike Will Made It ? Eh bien non ! Si Faded nous fait penser à l’excellent album The Emancipation of Mimi, il faudra attendre pour un beat qui bouge un peu plus. Sur le 3ème titre Dedicaded, Mariah s’accompagne du rappeur Nas et ils nous plongent dans une époque que les deux artistes regrettent. Un morceau sans grand intérêt, que nous passons rapidement.

Nous enchainons avec LE succès commercial de cet album #Beautiful avec Miguel et le petit tube en puissance,Thirsty produit par monsieur Drunk in Love, Hit-Boy. Toutefois, nous regrettons la version avec Rich Homie Quan qui nous semble apporter plus de piquant à ce titre.

Écoutez : Mariah Carey feat Rich Homie Quan – Thirsty

Ne nous attardons pas sur le titre Make It look Good produit par son fidèle ami Jermaine Duprai, avec la participation de Stevie Wonder au piano, qui fait retomber totalement l’ambiance. You’re Mine (Eternal) (7ème titre) est un morceau efficace qui, encore une fois, nous rappelle la mimi de The Emancipation. Mais Mariah a choisi, malheureusement, la version sans Trey Songz qui permettait de donner une réelle atmosphère rnb à ce titre. Nous enchainons avec l’autre tube de l’album You Don’t Know What to Do avec Wale. Un titre efficace, où nous retrouvons la Mariah de Heartbreaker, et le passage de Wale ambiance comme il se doit.

Regardez : Mariah Carey feat Trey Songz : You’re Mine (Eternal)

Mais tout ceci est de courte durée, puisque les morceaux qui suivent sont juste inexistants, à tel point que nous avons eu grand mal à les écouter jusqu’au bout : Supernatural, l’inévitable morceau sur la joie d’être mère avec les gazouillis de ses bambins. Météorite, un morceau un peu house sans rapport avec le reste de l’album. Et enfin Camouflage, le morceau trop chargé en tout (gospel, piano, vibes), beurk !

Mariah termine avec le titre Money ($ _ _ …) avec Fabulous, qui manque un peu de puissance pour être un tube et les morceaux One More Try et Heavenly, où nous retrouvons la Mariah Carey, époque Tommy Mottola mais sans la puissance des hits de l’époque. Nous pensions qu’elle s’arrêterait là mais Mariah a eu la bonne idée de nous livrer aussi des bonus : It’s Wrap avec Mary J Blige et The Art Of Letting Go, à passer directement ! Le titre pas déplaisant mais long, Betcha Gon’Know avec R-Kelly qui s’inscrit dans la pure tradition rnb des années 90.

Regardez : Mariah Carey – The Art of Letting Go

S’il y a quelques jours sa copine Jennifer Lopez, qui fait aussi un flop avec son nouvel album, a déclaré très modestement sur les ondes d’une radio US : « Mariah et moi, on a fait ce que font les gamins en ce moment . Vous savez, on a connu l’époque où tu sortais quelque chose et que c’était directement numéro un et l’album aussi était premier. [...] Nous sommes à un stade diffèrent de notre carrière. On a un statut différent que ceux qui doivent se prouver des choses à eux-mêmes et qui se disent « mon truc doit être numéro un maintenant ». On n’a plus besoin de ça, nous »

Pas sûr que la diva de Heros partage le même avis. Le retour de la reine incontestée des années 2000 est un vrai échec. Mariah essaie de reprendre les ingrédients qui lui assuraient d’être numéro un à chaque fois, mais à force de trop mélanger les genres et de vivre sur ses acquis, elle nous propose un album non terminé, ennuyeux et assez fade à notre goût. Et ce ne sont pas les ventes inexistantes et les 2 ou 3 titres avec les « gamins du moment » qui nous ferons mentir.

Nous vous conseillons donc d’aller sur votre plateforme de streaming préférée pour vous faire votre avis, et nous, nous parions sur un retour très vite de la Queen Mariah.

Critique : la nouvelle envolée de The Roots

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Tout a été dit sur The Roots ou presque, mais en attendant la bande à Questlove est toujours bel et bien là même après 27 ans de carrière un petit peu chahuté. En effet ils ont été longtemps la cible de critiques dénigrant le fait qu’ils fassent du rap avec de « vrais » instruments ou bien en les enterrant à tort de s’encroûter en servant de backing band dans l’émission de Jimmy Fallon. Indifférent à toutes ces polémiques stériles, The Roots continuent donc leur petit bout de chemin avec la sortie de leur 11ème album And Then Shout Your Cousin, qui fait suite au très bon Undun.

The Roots a fait le choix de la liberté artistique en faisant de chaque album un concept, ce dernier reste fidèle à cette ligne directrice, il nous est d’ailleurs présenté comme un album de rap opéra. Rassurez-vous, The Roots n’a pas invité la Castafiore au casting, il s’agit plutôt d’une autre façon de rendre hommage aux personnes qui ont marqué l’histoire afro-américaine. Toujours soigneux des détails, le premier hommage est visuel avec une jaquette faite de collages réalisée par l’artiste afro américain Romare Bearden qui illustre magnifiquement bien l’album. Le titre de l’album plutôt glauque n’a pas été choisi non plus par hasard, c’est un paraphe d’une rime du mythique Krs One, un clin d’oeil à sa philosophie disant que le rap devrait échapper à toutes les tentations de récupérations commerciales, une philosophie partagée par The Roots. Le cadre étant posé, on s’attend à du lourd et nous ne sommes pas déçus.

Dès le premier morceau The Roots met la barre haute avec un premier hommage très classe à Nina Simone, le sample est tellement beau qu’il n’est même pas retouché. Sur le second titre Never, on se rend compte que nous allons avoir le droit à un festival d’envolé lyrique dans les introductions des morceaux et comme à l’opéra le morceau commence par trois coups de bâton. De plus on a plaisir à retrouver au micro Black Thought, non présent sur l’album en collaboration avec Elvis Costello, il est accompagné d’une avalanche de corde pour un morceau assez tendu. Sur le premier extrait When The People Cheer, on retrouve un titre plus classique de The Roots avec toujours cette même mélancolie qui se dégage. The Roots nous conte l’histoire d’une personne qui après avoir tout donné tombe peu à peu dans une spirale infernale d’où il ne reviendra pas, broyé par le modèle économique et social américain. Cette triste histoire nous est narrée dans un joli clip d’animation en pâte à modeler ou le personnage se fait poursuivre par des céréales colorées.

Regardez : The Roots feat Modesty Lycan, Greg Porn – When The People Cheer

On enchaîne avec un nouvel hommage, le titre Devil extrait d’un morceau composé par Mary Lou Williams, un pianiste qui a travaillé entre autres avec Charlie Parker et Duke Ellington. La transition est parfaite pour Blak Rock, un morceau sur lequel une basse démente s’acoquine avec un piano et un rif de guitare ravageuse, on retrouve ici The Roots au sommet de leur art. Sur Dies Iraes, aussi peu probable que cela puisse paraître on a le droit à de la saturation artistique. Ce son strident est un extrait d’une composition de Michel Cion, artiste de musique concrète française. On apprécie également un peu plus loin The Coming, un morceau free jazz ou le piano s’envole pour mieux se fracasser tel une vague accompagnant la jolie voix de Mercedes Martinez en roue libre. Tomorrow en featuring avec Raheem Devaughn, qui clôt l’album dénote avec son ton plus léger, mais la science du rythme à la batterie de Questlove fait merveille, on finit même sur une note plus positive avec une phrase pleine d’espoir  » … parfois ils ne coûtent rien d’aider « .

Ecoutez : The Roots feat Raheem Devaughn – Tomorrow

Au final que penser de ce nouveau The Roots ? La première chose est toute bête, c’est qu’il est bien trop court et parfois peut être un peu décousu. Ensuite que l’album est une sorte de résumé de leur carrière, on a le droit a du classique bien de chez eux (Never) toujours aussi efficace aux côtés de morceaux plus « libre » que l’on préfère. On retrouve comme dans leur précédent album cette ambiance sombre, un ton résolument citoyen dénonçant la violence de la société américaine. The Roots se mu aussi en « professeur d’histoire » avec ces hommages de personnages parfois inconnu au bataillon que l’on prend plaisir à découvrir. L’album n’est pas joyeux mais conscient, on sent que The Roots s’inspire énormément de toutes les rencontres qu’ils peuvent faire et qu’ils ont gardé la tête sur les épaules. Malgré tout, on a la sensation que The Roots jongle encore trop avec  le consensuel, ce qui est un peu frustrant. Musicalement on est aux anges car The Roots s’enrichit de plus en plus mais on aimerait qu’ils se lâchent encore plus. And Then Shout Your Cousin est donc un bon album estampillé The Roots qui fait asseoir un peu plus The Roots au panthéon du rap Us mais qui nous donne envie d’en écouter plus.

Regardez : The Roots feat Patty Crash- Never


Pour en savoir plus :

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