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Découvrez : Jasz

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JaSz, de son vrai nom, Jacinthe, est née d’un père malgache et d’une mère française, elle a grandi à Antananarivo. Elle avait pour habitude de passer ses vacances scolaires à Paris donc à l’age de 18 ans c’est tout naturellement qu’elle s’installe dans la capitale. C’est en écoutant des artistes comme Nina Simone, Nougaro, Abbey Lincoln, Gainsbourg et surtout Madeleine Peyroux que JaSz a ressenti l’envie de chanter. Mais n’en déplaise à ses proches qui s’en inquiétaient, Jasz voulait chanter dans le métro, pour elle, c’était le lieu de vie idéal pour ses chansons. Elle obtient donc son accréditation et se retrouve, en octobre 2012, entre les couloirs des stations Chaussée d’Antin et La Muette où elle interprète en anglais et en français des reprises et des chansons qu’elle a elle même composées. Sa voix est tout simplement envoûtante, d’une clarté exceptionnelle, forte et fragile à la fois. Nous vous laissons découvrir deux de ses morceaux : La Javanaise qui a été enregistré dans le métro et Love Song.

Écoutez : JaSz – La Javanaise

Écoutez : JaSz – Love Song

C’est avec Love Song que JaSz a remporté le prix Talent Europe 1 en 2013. C’est un concours qui a lieu tous les ans dont le but est d’aider concrètement un jeune artiste en développement en lui offrant son premier album. Pour pouvoir y participer les artistes ne doivent avoir signé de contrat avec aucune maison de disques. En 2013, pour la troisième édition de ce concours, le jury était composé, entre autres, de Bertrand Harbart, le directeur du contenu éditorial de Deezer, et de La Grande Sophie. Après avoir écouté plus de 400 maquettes et délibéré pendant plusieurs heures c’est JaSz qui l’a emporté. Le jury a été séduit par le style jazz, folk et pop de la jeune artiste, par sa voix suave ainsi que par la sincérité de ses textes. JaSz, elle même, se définit comme une chanteuse-diseuse. Aimant le théâtre et la littérature, elle nous narre l’histoire de sa vie avec beaucoup de poésie et d’honnêteté.

À l’automne 2013, après avoir sillonné de nombreux bars parisiens, Jasz sortait son premier EP qu’elle a naturellement intitulé Métro. C’est d’ailleurs dans le métro qu’elle a enregistré cet EP de cinq titres. Lorsqu’elle explique au magazine 20 Minutes les raisons de ce choix, elle dit : «Je ne voyais pas comment présenter ma musique autrement qu’en l’enregistrant dans un lieu de vie. Mes chansons sont nées dans le métro, les bars, dans la rue… Les enregistrer sans l’ambiance sonore dans laquelle elle baignent me paraissait impossible.».

Pour notre plus grand bonheur, JaSz continue à se produire dans la capitale tout en travaillant sur son album. Elle était au bar Les Trois Baudet le 16 avril dernier et sera au Sunset Jazz Club le samedi 14 juin dans le cadre du festival Jazz Vocal. Nous vous laissons avec deux merveilles acoustiques comme les aiment vos esgourdes : Rushing qui est dans l’EP Métro et He que l’on espère retrouver dans son futur album. Bonne écoute !

Regarder : JaSz – Rushing

Regarder : JaSz – He

 

Découvrez le rap tout terrain d’A2H

A2H_HEADER-ARTICLESSi le rap français vous passionne comme nous, vous n’avez pas pu échapper a celui qui est considère comme l’étoile montante de rap français, A2H. Alors qu’il distille petit à petit des extraits de son prochain album Art de Vivre prévu en mai, chez Soul Ton Oreille nous avons décidé de vous en parler un peu plus.

Regardez :  A2H – Elle ne veut pas

A2H cultive un univers très éclectique, notamment dans son premier opus Bipolaire sortie en 2012. Influencé par des groupes et artistes tels que NTM, Snoop, Dre, Saian Supa Crew, A2H n’a pas toujours fait que du rap. Marre de ce rap trop « racailleux », il explore le reggae, funk, ragga pour une musique plus « consciente ». Il fait aussi la connaissance du rap alternatif de Gérard Baste du groupe Svinkels avec qui il tournera pendant un temps. De cette époque, A2H garde le coté festif et réalité que l’on retrouve dans ses textes. Mais très vite, il revient au rap et fonde en 2005 le collectif Palace. A son actif, de nombreuses mixtapes et groupes comme Coconut Sunshine, Opak Zion. Il se lancera même un peu dans l’électro. Enfin A2H participe aussi à de nombreuses scènes au cote de Grems, Nemir, Oxmo Puccino, Vicelow, Deen Burbigo et bien d’autres.

Celui qui rêve d’être considéré comme un Kanye West ou un Pharrell, a donc de multiples facettes (rappeur, beatmakers, musicien, chanteur, producteur..) qu’il exploitent abondamment dans sa musique. A l’aise sur de nombreux terrains, A2H donne une palette de couleur assez intéressante et impressionnante à son rap. De la légèreté à l’introspection, il sait habilement choisir les mots pour des textes vrais, percutants, festifs, tristes qui, avec sa voix particulière, rend le tout planant sur des productions très américaines.

Regardez : A2H feat 3010 – Jeunes et Talentueux

C’est comme si Oxmo Puccino croisait l’univers d’A$AP Rocky ou Schoolboy Q. Oui parfaitement ! nous osons la comparaison mais ce Monsieur touche-à-tout est, comme il le dit Jeune et Talentueux et son prochain opus Art de Vivre risque fortement de marquer les esprits et d’être l’album rap français de cette année.

Pour aller plus loin :

Découvrez SZA, nouvelle princesse du RnB

A peine arrivée sur le devant de la scène qu’elle est déjà baptisée nouvelle princesse du RnB : SZA (prononcer Sizza) n’a donc pas intérêt à décevoir ! Elle aussi partie de la bande TDE avec les stars du moment (Kendrick, Schoolboy…) et les étoiles montantes (dont Isaiah Rashad), SZA vient de sortir ce 8 avril son troisième EP, Z. Première femme signée chez Top Dawg, on imagine la pression à son maximum alors qu’elle avance dans son parcours.

Déjà convaincante sur ses deux mixtapes SeeSZARun et S, c’est douceur et force qu’elle transmet à l’auditeur. Extrait officiel clipé fin 2013, Ice Moon nous plonge dans un monde charmant et lumineux, dans lequel il sera difficile de ne pas se sentir apaisé.

Regardez : Ice Moon de SZA

Pas totalement RnB, sa musique est également marquée par la soul, la pop et une touche de folk rendant son univers assez unique en partie produit par Mac Miller, entre autres. Sa voix douce accompagnée de productions aussi délicates que la demoiselle nous font parier sur son succès en 2014. Avec ce nouvel EP, elle continue de nous emmener dans son univers et ses clips, parfois réalisés par elle-même comme Babylon, font partie intégrante de l’expérience. Comme ses visuels très graphiques qui dénotent avec les imageries habituelles et marquent encore un peu plus la délicatesse de son univers.

Regardez : Babylon de SZA

Avec Z, c’est 10 titres qu’elle propose : Ur ouvre l’opus avec sa voix comme un souffle qui nous emporte dans son monde. En enchaînant directement avec Childs Play, elle profite de l’exposition ou la surexposition du chicagoan du moment, Chance the Rapper. Un titre qui combine bien les deux tonalités des artistes, Chano s’imposant tranquillement sur la seconde partie du morceau. Un featuring parmi trois en tout sur Z, les deux autres impliquant ses camarades de TDE, Kendrick Lamar sur Babylon et Isaiah Rashad sur Warm Winds. Encore un morceau plein de douceur qui est cohérent avec ce que le rookie masculin de l’écurie Top Dawg nous a proposé sur Cilvia Demo, et écho à Ronnie Drake, l’un de leurs duos d’alors.

Ecoutez : Childs Play de SZA featuring Chance the Rapper

Sur Julia, SZA explore un terrain plus disco-pop, rétro comme il faut, un peu comme ce qu’un Blood Orange a pu nous proposer récemment. Sweet November, comme son nom l’indique, est doux et simple, sans pour autant être facile : cette fois plus soulful grâce à son instru, le titre permet à SZA de toucher du doigt un autre de ces différents domaines musicaux qui construisent son univers. Un tantinet rock, Green Mile montre une facette un peu plus sombre de la chanteuse, pour un morceau intense que le twist sur ses dernières trente secondes rend lumineux.

Vous l’aurez compris, avec Z, la chanteuse propose un projet plutôt encourageant quant à son succès chez TDE. En attendant de boucler la boucle avec A, on vous souhaite de profiter de l’univers de SZA à travers cette nouvelle sortie et de plonger dans son monde et ces 10 titres comme on a pu le faire !

Quoi ? Vous en voulez plus ? Eh bien il semblerait que la jeune chanteuse ait pensé a vous, lecteurs de Soul Ton Oreille, en nous offrant son dernier clip. Continuons donc la visite de cet univers qu’est le sien, avec encore une fois, une touche TDE.

Regardez : Warm Winds de SZA featuring Isaiah Rashad

 

Pour aller plus loin :

Vidéos : connaissez-vous Nardwuar ?

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Nardwuar the Human Serviette. Son nom est à lui-seul tout un programme. Peu connu du grand public, c’est pourtant l’un des meilleurs interviewers de sa génération. Depuis les années 1990, il a en effet posé ses questions aux plus grands, qu’ils soient musiciens ou non. Amenant parfois la controverse et presque toujours la surprise, les interviewés en ressortent systématiquement confus ou étonnés des questions auxquelles ils ont été soumis.

Nardwuar, canadien de naissance, au look si particulier, entre dans son personnage d’interviewer un peu fou fou dans chacune de ses sessions de questions réponses, pour le plus grand bonheur des amoureux de musique. Pas spécialiste d’un genre, il nous offre pourtant beaucoup d’interviews avec des artistes rap depuis des années. Probablement amusé, ravi et sous le choc de la qualité de sa première rencontre avec Nardwuar, Pharrell le fait entrer dans la famille I am OTHER en 2012, lui ouvrant probablement encore plus de portes de festivals, studios d’enregistrement et circuits promotionnels. Un Pharrell tellement subjugué par Nardwuar qu’il le qualifie souvent de génie. Génie à la culture sans limite, faisant de ses rencontres avec l’autre encyclopédie du genre, ?uestlove, des sessions de plus de 40 minutes (on vous recommande vivement de cliquer sur le lien précédent !!), quand il se contente d’une bonne dizaine de minutes avec d’autres.

Regardez Nardwuar vs NERD :

SXSW devient tous les ans son terrain de chasse favori, offrant au retour une dizaine d’interviews de haute volée. Pas toujours égales en qualité, certains jouant parfois un peu moins le jeu de cette interview décalée, c’est pourtant les bras remplis de cadeaux que le journaliste se présente à nos amis les musiciens, soutenant ses questions par la présentation de vinyles ou d’anecdotes si intimes que nos chers rappeurs en restent bouche bée (ou ont la bouche pleine de gros mots). Depuis, la réputation de Nardwuar le précède et certains arrivent armés de leurs propres questions pour lui, ou sont si contents d’être questionnés par le canadien qu’ils sont tout heureux comme des gosses à Noël. Cette joie dans le regard d’un Drake ou d’un Mac Miller… C’est beau.

Jay Z, Premier, Snoop Dogg, J. Cole, Pusha T, Tyler, the Creator, Isaiah Rashad, Earl Sweatshirt, Vic Mensa, Ludacris, Chance the Rapper, Asher Roth, Mac Miller, Common, Nas, ScHoolboy Q, Lil Wayne, Action Bronson, Willis Earl Beal… La liste des artistes est tellement longue… On ne laisse pas traîner le suspense plus longtemps pour ceux qui ne connaissent pas encore le pouvoir de la serviette humaine, et on vous laisse avec quelques unes de ses plus excentriques interviews récentes (attention, tout est en anglais !).

Regardez Nardwuar vs King Kruke :

Regardez Pharrell vs Nardwuar (les rôles sont inversés !) :

Regardez Nardwuar vs J. Cole :

Regardez Nardwuar vs Odd Future (folie extrême) :

Evidemment, beaucoup plus de vidéos sont disponibles en ligne. Bon visionnage et Doot doola doot doo… doot doo!

Pour aller plus loin :

Critique : Thrill Of The Game, l’EP de Rachel Claudio

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Après la sortie de deux singles, voilà venu le moment de jeter une oreille sur le dernier EP de Rachel Claudio. Nous avions plutôt hâte parce qu’on la suit depuis un bail Rachel mais on s’inquiétait de ne rien voir arriver depuis sa dernière mixtape qui commence à dater un peu maintenant.

Ça en fait, c’est si on se limite à ses sons à elle. Car en réalité on ne compte presque plus ses multiples apparitions ces derniers temps sur les sons pas toujours de très bon goût de ses copains de la scène musicale internationale. Qu’à cela ne tienne, on voulait vraiment réécouter Rachel Claudio sur des productions faites pour elle. Premier constat, bien qu’il n’y ait pas de révolution dans sa vision protéiforme de la soul music, nous sommes ravis de retrouver la chanteuse au teint marmoréen qui n’a rien perdu de son talent.

Alors voilà venus 8 chansons avec ce maxi sorti en mars 2014 et baptisé Thrill Of The Game. Plein de bonnes choses dessus mais aussi un peu de réchauffé. En réalité mis à part le fait qu’on nous re-serve le plat Eleanor Rigby - un bon titre mais déjà entendu à toutes les sauces depuis sa sortie en 2012 – cet opus a presque la gueule d’un mini-album tant il fait plaisir à l’oreille.

Regardez : Rachel Claudio – Eleanor Rigby (Extended Version)

Le maxi commence avec la suite de Blow My Mind (un titre présent dans Claudiography) nommée Be Brave, une jolie chanson mélancolique qui rend bien honneur à sa grande sœur. Thrill Of The Game que l’on connaît déjà lui emboîte le pas et laisse place à Jupiter (Thank You Bob), un hommage à Bob Marley inspiré par son titre Turn Your Lights Down Low sorti en 1977. Là, Rachel Claudio est accompagnée de Ben L’Oncle Soul qui n’en fait pas trop – une fois n’est pas coutume – et c’est tout à son honneur. Là où contre toute attente le titre précédent ne sonne pas du tout reggae, le morceau Long After que l’on trouve deux chansons plus tard mélange très bien influences soul et sons caribéens. Enfin nous retiendrons les deux merveilles de cet EP que sont No Misdemeanors et Maggot Brain, des chansons qui à elles toutes seules font le sel de ce disque dématérialisé.

Pour finir, notre sentiment général est que Thrill Of The Game est bien plus accessible que les dernières productions signées Rachel Claudio. Des paroles plus profondes pour des sons moins expérimentaux, mais qui vont assurément vers une reconnaissance de son art auprès d’un public plus large. Peut-être deux légers bémols pour chipoter, allez : le fait qu’il n’y ait presque que des sons synthétiques une fois encore (eh oui, l’ère du numérique fait du mal aux vrais instruments) et puis le manque de voix féminines qui accompagneraient la voix de notre Rachel Claudio adorée. Faut dire que le featuring avec Milla Brune était plutôt réussi et qu’on aurait bien aimé voir d’autres chanteuses sur cet EP. Qui sait, peut-être sur un album prochain ?

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