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Vidéos : connaissez-vous Nardwuar ?

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Nardwuar the Human Serviette. Son nom est à lui-seul tout un programme. Peu connu du grand public, c’est pourtant l’un des meilleurs interviewers de sa génération. Depuis les années 1990, il a en effet posé ses questions aux plus grands, qu’ils soient musiciens ou non. Amenant parfois la controverse et presque toujours la surprise, les interviewés en ressortent systématiquement confus ou étonnés des questions auxquelles ils ont été soumis.

Nardwuar, canadien de naissance, au look si particulier, entre dans son personnage d’interviewer un peu fou fou dans chacune de ses sessions de questions réponses, pour le plus grand bonheur des amoureux de musique. Pas spécialiste d’un genre, il nous offre pourtant beaucoup d’interviews avec des artistes rap depuis des années. Probablement amusé, ravi et sous le choc de la qualité de sa première rencontre avec Nardwuar, Pharrell le fait entrer dans la famille I am OTHER en 2012, lui ouvrant probablement encore plus de portes de festivals, studios d’enregistrement et circuits promotionnels. Un Pharrell tellement subjugué par Nardwuar qu’il le qualifie souvent de génie. Génie à la culture sans limite, faisant de ses rencontres avec l’autre encyclopédie du genre, ?uestlove, des sessions de plus de 40 minutes (on vous recommande vivement de cliquer sur le lien précédent !!), quand il se contente d’une bonne dizaine de minutes avec d’autres.

Regardez Nardwuar vs NERD :

SXSW devient tous les ans son terrain de chasse favori, offrant au retour une dizaine d’interviews de haute volée. Pas toujours égales en qualité, certains jouant parfois un peu moins le jeu de cette interview décalée, c’est pourtant les bras remplis de cadeaux que le journaliste se présente à nos amis les musiciens, soutenant ses questions par la présentation de vinyles ou d’anecdotes si intimes que nos chers rappeurs en restent bouche bée (ou ont la bouche pleine de gros mots). Depuis, la réputation de Nardwuar réputation le précède et certains arrivent armés de leurs propres questions pour lui, ou sont si contents d’être questionnés par le canadien qu’ils sont tout heureux comme des gosses à Noël. Cette joie dans le regard d’un Drake ou d’un Mac Miller. C’est beau.

Jay Z, Premier, Snoop Dogg, J. Cole, Pusha T, Tyler, the Creator, Isaiah Rashad, Earl Sweatshirt, Vic Mensa, Ludacris, Chance the Rapper, Asher Roth, Mac Miller, Common, Nas, ScHoolboy Q, Lil Wayne, Action Bronson, Willis Earl Beal… La liste des artistes est tellement longue… On ne laisse pas traîner le suspense plus longtemps pour ceux qui ne connaissent pas encore le pouvoir de la serviette humaine, et on vous laisse avec quelques unes de ses plus excentriques interviews récentes (attention, tout est en anglais !).

Regardez Nardwuar vs King Kruke :

Regardez Pharrell vs Nardwuar (les rôles sont inversés !) :

Regardez Nardwuar vs J. Cole :

Regardez Nardwuar vs Odd Future (folie extrême) :

Evidemment, beaucoup plus de vidéos sont disponibles en ligne. Bon visionnage. Doot doola doot doo… doot doo!

Pour aller plus loin :

Critique : Thrill Of The Game, l’EP de Rachel Claudio

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Après la sortie de deux singles, voilà venu le moment de jeter une oreille sur le dernier EP de Rachel Claudio. Nous avions plutôt hâte parce qu’on la suit depuis un bail Rachel mais on s’inquiétait de ne rien voir arriver depuis sa dernière mixtape qui commence à dater un peu maintenant.

Ça en fait, c’est si on se limite à ses sons à elle. Car en réalité on ne compte presque plus ses multiples apparitions ces derniers temps sur les sons pas toujours de très bon goût de ses copains de la scène musicale internationale. Qu’à cela ne tienne, on voulait vraiment réécouter Rachel Claudio sur des productions faites pour elle. Premier constat, bien qu’il n’y ait pas de révolution dans sa vision protéiforme de la soul music, nous sommes ravis de retrouver la chanteuse au teint marmoréen qui n’a rien perdu de son talent.

Alors voilà venus 8 chansons avec ce maxi sorti en mars 2014 et baptisé Thrill Of The Game. Plein de bonnes choses dessus mais aussi un peu de réchauffé. En réalité mis à part le fait qu’on nous re-serve le plat Eleanor Rigby - un bon titre mais déjà entendu à toutes les sauces depuis sa sortie en 2012 – cet opus a presque la gueule d’un mini-album tant il fait plaisir à l’oreille.

Regardez : Rachel Claudio – Eleanor Rigby (Extended Version)

Le maxi commence avec la suite de Blow My Mind (un titre présent dans Claudiography) nommée Be Brave, une jolie chanson mélancolique qui rend bien honneur à sa grande sœur. Thrill Of The Game que l’on connaît déjà lui emboîte le pas et laisse place à Jupiter (Thank You Bob), un hommage à Bob Marley inspiré par son titre Turn Your Lights Down Low sorti en 1977. Là, Rachel Claudio est accompagnée de Ben L’Oncle Soul qui n’en fait pas trop – une fois n’est pas coutume – et c’est tout à son honneur. Là où contre toute attente le titre précédent ne sonne pas du tout reggae, le morceau Long After que l’on trouve deux chansons plus tard mélange très bien influences soul et sons caribéens. Enfin nous retiendrons les deux merveilles de cet EP que sont No Misdemeanors et Maggot Brain, des chansons qui à elles toutes seules font le sel de ce disque dématérialisé.

Pour finir, notre sentiment général est que Thrill Of The Game est bien plus accessible que les dernières productions signées Rachel Claudio. Des paroles plus profondes pour des sons moins expérimentaux, mais qui vont assurément vers une reconnaissance de son art auprès d’un public plus large. Peut-être deux légers bémols pour chipoter, allez : le fait qu’il n’y ait presque que des sons synthétiques une fois encore (eh oui, l’ère du numérique fait du mal aux vrais instruments) et puis le manque de voix féminines qui accompagneraient la voix de notre Rachel Claudio adorée. Faut dire que le featuring avec Milla Brune était plutôt réussi et qu’on aurait bien aimé voir d’autres chanteuses sur cet EP. Qui sait, peut-être sur un album prochain ?

Découvrez : Lo-Fang et son premier album Blue Film

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Lo-Fang de son vrai nom Matthew Hemerlein, est un chanteur et musicien américain de 30 ans qui a grandi dans une ferme dans le Maryland. Jusqu’à l’âge de 13 ans, il n’a pas été scolarisé et son éducation a été prise en charge par ses parents. Pour ces derniers, savoir jouer d’un instrument de musique était aussi indispensable que de savoir lire ou compter donc tout comme ses frères et sœurs, Matthew Hemerlein a appris à jouer de la musique. Il a suivi une formation classique et plus précisément de violoniste. Aujourd’hui, c’est un multi-instrumentiste de talent qui joue du violon, du violoncelle, du piano, du banjo, de la guitare et de la basse à la perfection.

Adolescent, il était passionné par le taoïsme, Bach, Tim Burton, Wu-Tang, le Thai-Chi et les comédies musicales. Vous l’aurez compris l’éclectisme fait partie intégrante de la personnalité de Lo-Fang. Ce trait de caractère se retrouve donc dans son premier album Blue Film sorti le 24 février dernier, qui est un mélange de musique classique, de pop, de soul, d’électro et de folk. L’album a été écrit et enregistré entre le Maryland, le Cambodge, Londres et Nashville, puisque pour lui « éclectique » et « baroudeur » vont de paire. Voici Look Away qui ouvre l’album, un morceau aérien qui commence sur des notes pop-électro et qui petit à petit tend vers une ballade lyrique aux sons du violoncelle et du banjo.

Regardez : Lo-Fang – Look Away 

Certains reprochent à Lo-Fang d’avoir fait un album qui n’a pas d’identité clairement définie, en d’autres termes, un album qui part dans toutes les directions. Mais il est comme ça, Lo-Fang, il ne peut pas s’empêcher d’aller où son cœur le mène. Nous, ça ne nous dérange pas le moins du monde : cet album est une invitation au voyage, une rafraîchissante promenade musicale. Avec Boris, nos oreilles surfent sur une haute vague de folk : le surf pour le côté frais et la hauteur pour le côté léger du morceau. Le début ressemble un tantinet à du Ben Harper. Un aspect obscur se dégage du morceau notamment à travers les paroles car Lo-Fang essaye d’entraîner une femme à tromper son compagnon. En fond, on entend des bruits de jouissance féminine, ce qui sous-entend sûrement que Lo-Fang a réussi à la convaincre. Eh oui, c’est aussi un séducteur : il faut se méfier des hommes aux cheveux ébouriffés et au style négligé. Voici donc Boris, attention mesdemoiselles, ne cédez pas!

Écoutez : Lo-Fang – Boris

On aime également #88 qui erre entre la grandeur des temples d’Asie du Sud et l’intimité d’un opéra. La répétition de « crystal clear » ajoute de la fragilité au morceau. Oui c’est beau, oui nous sommes inspirés, oui on vous laisse le découvrir !

Écoutez : Lo-Fang – #88

Light Year est, nous devons l’admettre, notre chouchou. Lo-Fang a réussi ici à créer un morceau soul-électro, doux et entraînant à la fois. Sa voix suave s’occupe d’apporter de la douceur et le beat légèrement étouffé se charge de vous faire bouger. Mais ne vous attendez pas à remuer tout votre corps avec frénésie, non ! On a testé pour vous : ça commencera par une ouverture-fermeture des mains, qui entraînera vos bras et vos épaules et pour finir, votre tête rejoindra la cadence. Tout en subtilité, on vous laisse essayer !

Écoutez : Lo-Fang – Light Year

Lo-Fang est actuellement en tournée avec Lorde pour qui il fait la première partie. C’est une chance extraordinaire pour ce chanteur encore méconnu il y a un an à peine. On lui souhaite donc une belle carrière et nos oreilles le remercient pour Blue Film.

 

 

Critique : 1er album pour le Cool Kid Chuck Inglish

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L’Illinois, ce n’est pas que Chicago. Bon, ok, c’est surtout Chicago quant on en vient à aborder la scène rap, mais un duo de gamins plutôt cool venus de Matteson est au chaud sous notre oreille. Vous les aurez peut-être reconnus, on parle bien sûr de The Cool Kids. Duo composé de Mickey Rocks et Chuck Inglish, on les avait découverts en 2008 avec leur EP The Bake Sale. Aujourd’hui, c’est en solo que Chuck se lance avec son album Convertibles. Passons-le donc en revue !

Sorti ce 8 avril, l’album penche plutôt du bon côté de la balance auditive. On comprend cependant dès le début qu’une des forces de l’album tient dans les collaborations, qui soutiennent, complètent ou portent 12 de ses 14 titres. Pas moins. D’abord sur le morceau Elevators qui ouvre l’opus et nous donne envie de faire une virée sous le soleil, puis un peu plus loin sur Legs, un duo surprenant avec Chromeo pour un ode aux gambettes. Un titre très efficace, rétro et  funky comme il faut, et (mais !) très marqué de la patte du duo canadien.

Ecoutez Legs de Chuck Inglish featuring Chromeo :

Sur Came Thru, l’instru alliée aux flows de Mac Miller, Ab-Soul et donc Chuck Inglish, est certes moins lumineux que le précédent titre mais efficace (on vous voit déjà bouger la tête en rythme). Sur Attitude, les interventions posées et pleines de soul de BJ The Chicago Kid (Chi-Town représente sur tout l’album) à l’opposé de son instru parfois bourrine et électrique, donnent un rendu intéressant et éclipsent totalement Chuck Inglish. Ingles (Mas o Menos) featuring Cap Angels nous emmène cette fois dans un univers latino inattendu. Que de voyages en quelques pistes !

Grâce à Money Clip, on revient à Chicago avec les interventions notamment d’un Vic Mensa présent partout, qui se lance sur la fin du titre, point d’orgue après avoir entendu chacun de ses protagonistes poser l’un après l’autre (sont aussi présents Retch, Hassani Kwess et Sulaiman). Faux-airs de cypher pour un morceau quoi qu’il en soit bien mené.

Regardez Came Thru / Easily de Chuck Inglish featuring Mac Miller et Ab-Soul :

Game Time sera reconnu entre mille, avec la grosse voix d’Action Bronson qui prend d’entrée aux oreilles. Un morceau à l’opposé de celui qu’il précède, P.R.I.S.M. :  cette fois accompagné de Jade Hurtado, ce sont 5 minutes structurées que Chuck Inglish propose, au cours desquelles la chanteuse prend le dessus, faisant donc ensuite place à 2 minutes de rap bien gras. Avant-dernière piste, Dreamy est comme un rêve devenu réalité : Chuck Inglish en solo sur son album solo ! Il aura fallu être patient ! Si deux pistes plus haut on a droit à H.M.U. en solo aussi, on ne pouvait manquer de noter ce Dreamy.

Loin de raconter et nous transporter dans ses rêves comme par exemple un Kid Cudi sait si bien le faire, le morceau a son importance pour donc essayer de vraiment juger la performance de Chuck Inglish tout seul. Malheureusement, le morceau s’efface comme un songe en moins de 3 minutes, nous laissant sur notre faim.

En conclusion de Convertibles, un dernier duo prend place, cette fois pour notre plus grand plaisir : accompagné de Chance the Rapper (plus Nico Segal et Macie Stewart si l’on fait confiance à notre pavillon auditif), Glam permet de finir l’album en beauté, introduit par une trompette magique dont on ne se lasse pas. La douceur de l’entrée de Chance the Rapper lui permet de s’immiscer dans le morceau sans paraître intrusif. Encore une fois, l’invité devient la star du morceau, laissant peu de place à Chuck Inglish pour faire ses preuves ou marquer les esprits, puisque le rappeur n’intervient qu’au début, cédant ensuite entièrement sa place.

Ecoutez Glam de Chuck Inglish featuring Chance the Rapper :

Vous l’aurez compris, ce premier album solo de Chuck Inglish n’en est pas vraiment un et on ressort frustré de ne pas avoir entendu plus du rappeur/producteur des Cool Kids. Très éclectique et donc pas du tout homogène, l’album fait preuve de qualité mais aurait profité de plus de cohérence et de recentrage sur son auteur, plutôt que de cette quantité de featurings quand bien même on apprécié la majorité de ces invités. On recommandera tout de même l’écoute et l’adoption de Convertibles, le produit final étant bon malgré ses défauts. Restez connectés, un nouvel album des Cool Kids est également attendu pour cette année.

Asher Roth annonce RetroHash

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Après un contrat signé chez Def Jam promettant la sortie de l’album Is This Too Orange ? en mars 2012 et qui n’aura finalement pas vu le jour, la mixtape Pabst & Jazz et un retour aux sources avec The Green House Effect vol.2, Asher Roth nous revient finalement 5 ans après la sortie de son tube I Love College et son premier album Asleep in the Bread Aisle. Le retour se fait le 18 décembre dernier avec un teaser du morceau Pot of Gold sur un visuel introduisant l’atmosphère du projet : du chill, du plaisir, de la bonne vibe. L’album Retro Hash est alors annoncé !

Regardez : Asher Roth – Pot of Gold

Après plus de deux mois d’attente, il nous revient ce mois-ci avec le clip du premier single du projet, Tangerine Girl. De quoi faire monter la pression avant la sortie des 10 pistes annoncées.

Regardez : Asher Roth – Tangerine Girl

Poussant de nouveau la chansonnette sur une atmosphère planante un poil funky et aguicheuse, le rappeur de Philly gratifie ce morceau d’un couplet efficace comme il sait les faire, de manière dilettante mais contrôlée. Cette seconde mise en bouche nous annonce la date de sortie de l’album ce 22 avril 2014.

Fort d’un nouveau style visuel et musical, RetroHash, anagramme d’Asher Roth, semble être le renouveau du rappeur. Son art et son univers ont évolué, ainsi que les idéaux qu’il met en avant dans sa dernière vidéo parue, Fast Life, teaser du titre du même nom en featuring avec Vic Mensa, dans laquelle il partage sa bonne humeur, rappelant à tous la chance que l’on a et de nous pas oublier d’en profiter.

Regardez : Asher Roth – Fast Life

Avec tout ça, pas étonnant qu’on n’ait qu’une hâte chez Soul Ton Oreille : écoutez RetroHash à sa sortie dans quelques jours. A n’en pas douter, vous pouvez vous attendre à nous lire sur le sujet à sa sortie !

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