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Découvrez : La magie d’Ibeyi

IBEYI2_HEADER-ARTICLES Ibeyi ça veut dire « jumeaux » en langue yoruba.
Les yorubas, peuple vivant principalement au Nigéria et au Bénin, ont été pour la plupart envoyés à Cuba pendant la période de l’esclavage. Si on vous parle de cette histoire c’est parce que c’est dans cette culture et leurs chants qu’ont grandi les jumelles franco-cubaines composant le groupe Ibeyi. Lisa-Kaindé et Naomi de leurs prénoms, filles du percussionniste Anga Diaz, ont sorti cette année un Ep Oya qui nous a conquis. Avec un mix de leurs différentes cultures, elles ont réussi à créer une musique intemporelle qui nous touche par son élégante simplicité. Leurs textes sont à la fois en anglais, en yoruba et en français comme par exemple sur leur titre le plus connu, le presque mystique River. Pendant un instant le temps s’arrête.

Regardez : Ibeyi-River

A l’écoute de ce très beau morceau, on fond et on comprend pourquoi elles ont séduit le label de Richard Russel, XL recordings, qui les a signées. On comprend également pourquoi le célèbre magazine The Guardian les a placées dans les talents à suivre en 2015 et que Daman Albar leur a offert quelques premières parties de sa tournée mondiale. Mais l’état de grâce de l’Ep que nous autoproclamons n’en reste pas là, il continue avec le lumineux Mama Says.

Regardez : Ibeyi- Mama Says

Sur ce titre nous avons la chaire de poule et on se laisse emporter par l’émotion. Le piano, la gimmick afro à la percussion, un texte fort, il n’y a rien à dire c’est juste beau. Enfin, oui,  il y a encore quelque chose à dire, leur album que nous attendons avec impatience est prévu pour le 16 février 2015. D’ailleurs pour l’occasion une date de concert est annoncée à Paris le mardi 24 février au Carreau du Temple. Nous, vous l’aurez compris, avec seulement trois titres nous sommes complètement tombé sous le charme d’Ibeyi et on vous met pour le plaisir le live qui vient juste de paraître du dernier extrait de l’ Ep Oya.

Regardez : Ibeyi- Oya (live)

Pour aller plus loin :

Critique : Ego Trip, le premier album de Chill Bump

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Nous avions beaucoup aimé l’univers musical déjanté de Chill Bump, mais il nous manquait un premier album pour mieux les comprendre et les apprécier et c’est chose faite avec la sortie d’Ego Trip.
Chill Bump commence tranquillement avec le titre Alpha qui monte petit à petit en pression pour finir en toute quiétude sur un solo de flûte traversière. Avec ce premier morceau très sage et ayant encore en tête le single The Memo, on en attend un peu plus du groupe. La suite ne nous déçoit pas avec le titre I Get The Job Done sur lequel Chill Bump part dans un délire de clavecin, c’est du grand n’importe quoi mais le mélange fonctionne très bien.

Écoutez : Chill Bump – I Get The Job Done

Puis on revient à des choses plus classiques avec l’enivrant One Way Ticket qui surfe sur la vague des productions en vogue aux États-Unis. On vous laisse d’ailleurs découvrir le clip qui accompagne bien le côté enivrant de ce titre.

Regardez : Chill Bump – One Way Ticket

Ensuite les morceaux deviennent plus convenus, Chill Bump aborde des sujets plus graves qui du coup prêtent moins à faire le clown. On a même le droit à du grand classique sur I Ain’t A Rapper avec des petits scratchs bien sentis. Tout ça pour finir en beauté sur le très east coast Omega où Miscellaneous se régale à poser son flow sur quelques accords de piano.

Écoutez : Chill Bump – Omega

Avec cette fin assez sèche, Chill Bump nous montre qu’ils ne sont pas que des joyeux lurons impertinents. Ils peuvent aussi porter un regard plus sérieux sur le monde avec une écriture et des productions plus sombres. Nous sommes à la fois surpris et ravi de ce constat même si on ne sait pas sur quel pied danser avec cet album caméléon. On se laisse finalement griser par l’énergie qu’Ego Trip dégage et qui nous décide à vous conseiller ce premier album imparfait.

Pour aller plus loin :

36ème rencontres Transmusicales de Rennes

TRANS_HEADER-ARTICLESVous avez forcément déjà entendu parler de ce festival, qui se déroule à Rennes et dont le but est de dénicher les talents de demain, donc on général il n’y a clairement pas de grosses têtes d’affiche, ce qui n’empêche pas d’y trouver de la qualité. Leur mot d’ordre depuis 1979 : partir à la découverte des artistes émergents et favoriser leur rencontre avec les publics les plus larges possibles. Belle initiative que nous souhaitions partager avec vous cette année en vous présentant ce festival singulier mais important dans le paysage musical français. Les Transmusicales commencent aujourd’hui le 3 décembre et dureront jusqu’au 7 décembre, top c’est parti !

Les plus grands noms de la musique sont passés par ce festival alors qu’ils n’étaient encore que très peu connu : Nirvana, Ben Harper, Lenny Kravitz, Birdy Nam Nam ou encore Daft Punk pour ne citer qu’eux. C’est vous dire si les talents à l’affiche cette année doivent trépigner de rencontrer le public français en espérant les mêmes belles carrières que leurs ainés. Parmi tous ces artistes, voici une petite sélection de ce qui pourrait séduire vos oreilles nos chers amis souleurs de l’oreille.

Nous vous prions d’accueillir chaleureusement Curtis Harding, jeune américain ayant fait parti du groupe de Cee-Lo Green. Adepte du R&B vintage et clinquant, il a sorti un premier album intitulé Soul Power dont voici un premier extrait très brillant.

Regardez : Curtis Harding – Keep On Shining

Réunis du côté de Newcastle, Jonathan « Smoove » Watson est un dj plutôt hip hop et John Turrell un chanteur héritier de la tradition « northern soul » forment donc Smoove & Turrell pour des créations funky qui ne manqueront pas de vous faire danser.

Regardez : Smoove & Turrell – Will You Be Mine

Pour finir, on a gardé le meilleur pour la fin, notre petit coup de cœur : Raury. 17 ans, une maturité incroyable et un univers déjà tellement emprunt de toute sa particularité, de toute son originalité, ce genre de petit génie qui vous donne le sourire dès que les premières notes arrivent à vos oreilles. On le laisse vous murmurer son petit monde.

Regardez : Raury – God Whisper

Ce qui est sûr c’est que nous regrettons clairement de ne pas pouvoir être à Rennes pour les voir sur scène et que nous allons les suivre de près afin de vous donner de leurs nouvelles.
Nos amis rennais nous comptons sur vous pour nous faire un retour et on vous souhaite un bon festival à tous !

Pour aller plus loin :

Arte Creative met à l’honneur les BBoys

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A partir du 1er décembre, Arte Creative lance sa web série de 9 épisodes de 7 minutes, sur la genèse et l’évolution depuis ses 40 dernières années du breakdance.

Regardez : BBoys, le trailer

Apparu dans les fêtes de quartiers du Bronx à New-York, BBooys revient sur ce mouvement culturel dont l’influence a dépassé le monde du hip-hop. A travers les témoignages d’acteurs qui ont marqué, inventé, bousculé cet univers, comme Doze Green de Rock Steady Crew, Storm de Battle Squad, Mounir de Vagabond Crew, Junior de Wanted Posse, Benji de Division Alpha, Arte Creative nous aide a comprendre le phénomène d’un art et d’un mode de vie en constante évolution.

Pour aller plus loin :

Découvrez : Snoh Aalegra – There Will Be Sunshine

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Snoh Aalegra est la petite protégée du rappeur producteur No I.D, elle s’est fait connaître tout d’abord avec le titre Burning Bridge. Ce morceau envoutant ne laisse pas indifférent et illustre à lui seul toutes les influences musicales de la belle Suédoise. On lui découvre une voix très pop à l’accent soul, c’est un peu comme si Lana Del Rey avait fusionné avec Mc Dynamite. Si ce mélange paraît bizarre, on vous laisse écouter et regarder son clip pour mieux le comprendre.

Regardez : Snoh Aalegra – Burning Bridge

Après ce morceau sorti en janvier, c’est donc avec une certaine curiosité que nous la retrouvons ce mois-ci avec la sortie de son premier Ep There Will Be Sunshine. On retrouve dessus une artiste complète avec une encore plus large palette confirmant ce que nous avions entendu sur Burning Bridge. Sur l’introduction en hommage à sa ville Stockholm elle nous propose une ballade au piano finissant avec sa voix légèrement vocodée. Ensuite Snoh Aalegra s’aventure dans des sonorités plus rap invitant sur Bad Things le rappeur Common. Sur ce morceau, qui est l’un des plus réussis de l’Ep, Snoh Aalagra prouve qu’il ne faut pas se fier aux apparences car malgré son look de mannequin, elle rappe comme une grande et semble tout à fait à l’aise sur une jolie production aérienne de No I.D.

Ecoutez : Snoh Aalegra featuring Common – Bad Things

Les deux titres suivants Paradise et You always New sont des ballade pop bien faites dans la plus pure tradition mais toujours avec cette jolie voix légèrement rauque. Nous sommes plus emballé par l’avant-dernier There Will Be Sunshine, avec son instrumental planant et son petit gimmick afro, Snoh Aalegra sort des standards pré-établi pour notre plus grand plaisir.

Écoutez : Snoh Aalegra – There Will Be Sunshine


On peut donc dire que sur cet Ep on retrouve du convenu très bien fait mais aussi des choses plus surprenantes. Bien qu’abordant les thèmes universels de l’amour, de l’espoir ou de la paix There Will Be Sunshine arrive à nous toucher et même à nous réchauffer à l’approche de l’hiver.

Pour aller plus loin :

 

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