Eh bien nous étions assez étonné de vos choix cette semaine. On doit avouer que nous pour la lettre K, on aurait plutôt pensé à Kool & The Gang, à Alicia Keys, à Ben E King ou encore à Chaka Khan ! Mais c’est vous qui proposez et c’est vous qui décidez, alors cette semaine notre abécédaire Soul (et par extention Nu Soul) nous emmène donc vers :
Le titre que vous avez choisi est It Don’t Make Any Difference To Me, qui faisait parti de son premier album qui pouvait un peu se rapprocher de l’univers Nu Soul. Mais aujourd’hui ce n’est plus vraiment dans ce style qu’il fait ses classes et celui qui se défendait d’être un « one hit wonder » avec ce fameux titre, risque d’être bien triste car là encore on dirait que la majeure partie des gens ne le voit que comme l’interprete de ce titre que nous vous laissons (re)découvrir.
Regardez : Kevin Mickael – It Don’t Make Any Difference To Me
Après 4 ans d’absence, Major Lazer a sorti le mois dernier son nouvel album Free The Universe, un album très attendu après le succès du premier et le départ de DJ Switch, remplacé par DJ Jilionnaire et Walshy Fire. Après avoir leaké les titres Get Free et Watch Out For This que nous avons adoré, annonçant un album de fou, nous étions impatients de pouvoir l’écouter.
Si Free The Universe est sans aucun doute une continuité du premier album Guns Don’t Kill People…Lazer Do avec un casting éclectique Santiagol, Busy Signal, Elephant Man, Amber, Ms.Dynamite, Tyga, Brunos Mars pour ne citer qu’eux et des titres qui nous donnent envie de faire de grosses fiestas avec des cocktails de toutes les couleurs et des battles de Booty Shake autour d’une piscine, il est difficile de comprendre pourquoi le talentueux producteur incontournable aux nombreux tubes à succès, nous livre un album très décousu avec un arrière goût d’inachevé.
Outre les grosses basses, ce qui frappe le plus est le manque d’unité musical. Si on ne s’étonne pas de tomber sur des bombes tracks tel que Jet Blue, Sweat, Bubble Butt ou encore Jah No Partial, on reste perplexe sur le choix des morceaux Keep Cool avec Shaggy et Reach For The Stars avec Wyclef Jean. Le tracklisting est aussi incohérente. Des morceaux comme Jessica (un des morceaux les plus planants et envoutant) se retrouvent parachutés en plein milieu de sons bien lourds et puissants. Enfin, La multitude et le mélange des styles musicaux, sans subtilités, rendent difficile l’écoute tant cela part dans tous les sens, aussi l’omniprésence de l’électro au détriment des autres styles n’ajoute en rien. On se demande si Diplo n’en aurait pas oublié le but principal de son projet, faire connaitre le dancehall auprès d’un public peu habitué à ce genre et qui a fait le succès de Major Lazer.
Alors, même si Diplo nous livre un grand bazar parfois un peu indigeste pour les oreilles, il arrive miraculeusement a nous embarqué dans sa folie furieuse de grand fêtard avec des titres efficaces, calibrés pour nous faire bouger et exploser sur le dancefloor comme il aime le martelé « Major Lazer is blasting you » (traduisez : Major Lazer te dynamite) et après tout, n’est-ce pas tout ce qu’on lui demande ?
Quand CK’s rencontre… est une émission diffusée sur le web. C’est Clarck Longin alias CK’s qui a mis sur pied cette idée. Le principe est simple, chaque semaine il rencontre un artiste amateur ou professionnel et ils jouent ensemble un morceau. L’important, ici, c’est le partage de ce moment musical, de ces jolies rencontres entre artistes.
Le format est court – environ cinq minutes – mais nous laisse le temps d’apprécier le talent des artistes. Les morceaux interprétés dans l’émission sont variés : de compositions originales en passant par des reprises de grands classiques de soul, chansons françaises ou hip hop. Toujours sur le principe du piano/voix, les amateurs de simplicité y trouveront leur compte.
Regardez : Quand CK’s rencontre… Lucyl Cruz
Notre seul regret est de ne pas en savoir un peu plus sur ces artistes qui font leur apparition dans l’émission. Malgré une brève présentation dans la vidéo, on ne retrouve aucun lien vers leurs sites. Cependant, à chaque fin de saison est organisé un showcase avec l’ensemble des artistes ayant participé à l’émission. On espère que vous apprécierez ces petits moments musicaux autant que nous.
Voilà un artiste dont l’état d’esprit correspond très bien à celui de Soul Ton Oreille. Il nous tient à coeur de promouvoir la culture hip hop de manière générale et Djoe The Architect en a clairement l’ouverture d’esprit, c’est pour cela que nous tenions à vous le présenter, enfin…si vous ne le connaissiez pas déjà.
Originaire de Londres, mais ayant grandi en France, ce DJ est établi à Barcelone depuis plusieurs années. Voyageur dans l’âme il est allé perfectionner son art de « turntablister » un peu partout en Europe et situe maintenant ses influences entre hip hop et trip hop le tout teinté d’Andalousie et d’Orient. En gros, il ne se cantonne pas à la vague dubstep et a un vrai esprit hip hop qui lui permet d’explorer toujours de nouveaux horizons en mélangeant les styles et ses influences.
Le voici de retour avec un nouvel album The Great Illusion, qui est un vrai concept. En effet, il est composé de 12 pistes, qui seront dévoilées les unes après les autres au rythme d’une vidéo par mois ! Un album donc qui s’étalera sur une année et qui a commencé avec le titre Like a Spell, sur lequel il a mélangé 3 langues différentes : c’est Genesis Elijah qui pose pour l’anglais, la jolie Indee Styla pour l’espagnol et Pablo de L’Infanterie pour le français. Le tout sur des textes sensés et des rythmes hispaniques qui donnent clairement envie de danser.
Regardez : Djoe The Architect feat Genesis Elijah, Indee Styla & Pablo – Like a Spell
L’esprit et le ton sont donnés, on ressent très bien les différentes influences de Djoe sur ce premier extrait et on se doute qu’il nous fera voyager avec cet album hip hop électro acoustique épuré. Voyons tout de suite ce que donne le deuxième extrait et vers quelle contrée le titre The Magician’s Hat en featuring avec Dani Appadoo va nous emmener.
Regardez : Djoe The Architect featuring Dani Appadoo – The Magician’s Hat
Vous l’aurez compris, Djoe aime travailler en explosant les codes et cela reflète sa curiosité et ce sont ses collaborations qui le montrent le mieux. Il a notamment travaillé avec un orchestre symphonique de 70 musiciens dirigés par Fayçal Karoui qui est à la tête du New York City Ballet, rien que ça !
Voilà un petit tour du monde et de l’univers de Djoe The Architect, restez attentif chaque mois à la sortie de la vidéo d’un nouveau titre de son album The Great Illusion. Nous lui souhaitons bonne chance pour le concours du remix du titre de C2C et nous suivrons son actualité pour vous donner de ses nouvelles.
Le 4 mai 2013 était un grand jour : le premier battle international de krump s’est donné en France au parc de la Villette à Paris à l’occasion de l’International Illest Battle 100% Krump. Pour les retardataires, le krump est une danse urbaine ultra nerveuse, nous vous présentions tout ça la semaine dernière lors de la présentation de l’événement. Il est temps de débriefer sur la façon dont s’est déroulé le spectacle.
Bande-annonce de l’International Illest Battle 100% Krump :
Le show a débuté tôt dans l’après-midi pour se terminer dans la soirée. DJ, animateurs au micro, le tout s’est déroulé dans une très bonne ambiance avec bien plus de 300 personnes sur place au WIP de la Villette. Durant tout ce temps les krumpers s’adonnaient à des combats de titans : 1 contre 1, 3 contre 3 et Seven to Smoke (une épreuve où deux danseurs s’affrontent et où le gagnant reste sur place et rencontre les challengers à tour de rôle qui sont au nombre de sept), des battles pour « guyz » et pour « girlz » sous fond de son lourd, bourré de basses comme les prods d’un DMX, d’un Busta Rhymes ou celles réalisées par SoFLY côté français pour vous donner le ton.
Car le krump c’est ça. De l’énergie, de la rage et de l’agressivité. Les danses sont animales, les rixes sont furieuses, les corps en ébullition et ça se voit sur les visages et dans les gestes qui expriment plus que jamais l’émotion. De quoi désarçonner le premier venu qui n’a pas été initié à la nature de ces échanges nerveux et qui ne semblent pas toujours compréhensibles au premier abord, mais nous vous le confirmons, tout se fait dans le plus grand des respects et juste pour le plaisir. Vous avez dit catharsis ? On est en plein dedans. Le krump est une danse récente (créée il y a un peu plus de dix ans) qui se développe en France grâce à quelques ambassadeurs reconnus dans leur milieu, notamment les organisateurs de l’événement, les Madrootz.
Tight Eyez en plein buck
Tight Eyez
Tight Eyez à gauche, Big Mijo à droite
Pour l’International Illest Battle 100% Krump premier du nom, les « bucks » (les bastons sur scène) étaient impressionnants et il arrivait souvent que les juges (Big Mijo et Tight Eyez, les inventeurs de la discipline) aient du mal à départager les compétiteurs des différentes catégories. De la passion à revendre chez les femmes, de la créativité débordante chez les hommes, on en a eu pour notre pognon. Dans les derniers moments, les deux juges se sont même livrés à une longue performance scénique qui semblait totalement improvisée dans les derniers moments de l’événement. A ce moment, l’ambiance est à son apogée, rien de mieux pour introduire les différentes finales après cette grosse journée qui nous a donné bien du plaisir. Voilà la liste des gagnants des différentes compétitions :
1 contre 1 masculin : Tony Lilwrecker 1 contre 1 féminin : Emilie Spencer Lima Seven To Smoke : Milad Rowdy Samim Team battle : Madrootz