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Le Dancehall au pays du Soleil Levant

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Nous savons que la scène street dance japonaise est très représentée et reconnue dans le monde mais ce que nous imaginions moins, c’est que le dancehall a, depuis quelques années, une place de choix parmi les jeunes japonais. C’est ce que nous explique, ce documentaire réalisé par Bose (l’un des spécialistes de matériel audio) à travers leur blog #ListenForYourself.

Pourtant très loin de la culture traditionnelle japonaise, nous apprenons que le reggae dancehall, a émergé dans la culture underground des années 90 avant de devenir une vraie philosophie de vie pour certains et surtout certaines japonaises. Ce documentaire de 6 min, nous montre à travers les parcours de célèbres représentants du pays (le groupe Yokohama, Batty Bom Bom qui a gagné le concours du dancehall Queen, le groupe de fille Illmatic Gyalz) comment cette musique et culture jamaïcaine a pris une place importante dans leur vie.

Documentaire : Scène cachée – Épisode 1 : Le Dancehall au Japon

Né d’une collaboration entre Bose et Facebook, Vice, Spotify, la série Scene Unseen (scène cachée) est une trilogie de mini-films et d’autres contenus visant à faire découvrir des scènes musicales uniques dans des lieux insolites. Et le deuxième volet, qui vient de paraitre sur la toile, est consacré à la scène indépendante de Mexico qui attire de plus en plus le public international.

Documentaire : Scène cachée – Épisode 2 : La scène indépendante mexicaine

Découvrez : la soul du monde hip hop de Customary

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C’est avec plaisir que nous venons nous immiscer dans votre mois d’août pour vous faire découvrir notre dernier petit coup de cœur : Customary, mais qui est-ce vous demandez-vous ? Eh bien, c’est un rappeur et producteur américain, ayant grandi dans les environs de Washington. Très influencé par des artistes comme Blackstar, Common, JDilla ou bien The Pharcyde, il commence très jeune à produire des groupes de sa ville. Après quatre albums, dont deux instrumentaux qui lui ont valu d’être repris à des fins publicitaires par des marques comme Apple, la chaîne NBC ou Netflix, Customary revient avec un nouveau album intitulé Compassion. Nous vous proposons de vous en faire une première idée avec le premier titre qui nous a tapé dans l’oreille, Hanging on, avec son supplément clip.

Regardez : Customary – Hanging On

Un titre hip hop à la texture nu soul au message positif qui nous a tout de suite plu, tout comme le reste de l’album d’ailleurs. Sur 14 pistes, Customary va se balader et vous proposer ce projet qui lui tient particulièrement à cœur dans lequel il parle d’acceptation, de pardon, de religion et d’amour. La religion est un thème qui reviendra au long de l’album et dont vous retrouverez une représentation sur la pochette.
Aussi à l’aise en chantant qu’en rappant, il propose un univers qui parlera forcément aux amoureux du hip hop qui sent bon les années 90-2000. Voici le deuxième clip de ce projet, le titre Fear, plus sombre, tout en noir et blanc et en simplicité dont le message n’est pas dénaturé.

Regardez : Customary – Fear

Quelques featurings agrémentent le tout, Customary sait s’entourer pour parfaire ce projet. De manière générale, vous devriez vraiment apprécier cet album, plutôt très bien produit et dont l’ambiance positive s’accorde très bien avec cette période estivale. Nous vous recommandons chaudement d’aller vous le procurer sur un des fameuses plateformes de téléchargement légal et d’en profiter le plus vite possible, nous il tourne déjà dans nos oreilles en boucle.

Pour en savoir plus :

Critique : The Herbaliser se remixe

HERBALISER_HEADER-ARTICLESDepuis 1995 The Herbaliser, un collectif anglais composé de Jack Wheery et Dj Ollie Teeba accompagnés par 7 musiciens, nous distille des perles hip hop/soul/funk. Durant toutes ces années, ils ont sorti sept albums studios portés par le label Ninja Tunes et K7!. The Herbaliser sont un peu les pionniers dans cette discipline de fusion de jazz/hip hop et soul. Le plus connu de leur morceau est le très sexy Sensual Woman, un extrait de la bande original du film Snatch, que nous vous proposons de (re) découvrir tout de suite.

Écoutez : The Herbaliser – Sensual Woman

The Herbaliser auraient pu se noyer dans la masse des productions après leur pause de 4 ans, mais il en a été autrement avec la sortie en 2012 de There Were Seven. Un album produit en indépendant qui reçu un très bon accueil, The Herbaliser a la bonne idée de se servir des nouveaux moyens de communication pour créer une nouvelle proximité avec leur public et en quelque sorte de relancer une nouvelle énergie autour du projet. La toile leur permet également de rencontrer des nouveaux producteurs. Le fruit de tous ces échanges fructueux aboutit à la sortie le mois dernier de l’album remix de There Were Seven. L’album fait peau neuve avec quinze nouvelles versions et remix réalisés entre autres par 2econd Class Citizen, Colman Brother ou encore le pionnier de la drum’n’bass Electronica T Power. Afin de vous donner un avant goût de ce retour en grande forme, voici l’introduction de There Were Seven Remix.

Écoutez : The Herbaliser – The Return Of Seven ( G Bonson remix )

On aime le côté soul planante du remix de Colman Brother du titre The Lost Boy, avec une instrumentale ressemblant à du Wax Taylor. Sur le remix dub de Welcome To Extravagance c’est le côté anglais qui ressort avec un son dub dans l’esprit de Clashs ou des puces de Camden. Plus loin on retrouve sur Zero Hill, remixé par Souns Sci, une ambiance plus caverneuse avec un son trip-hop à l’opposé de Take ‘Em Out sorte de morceau funk au ralenti remixé par T Power. Sur A Said State Of Affairs, remixé par Jenome, on pense à du Common mais c’est bien George The Poet au micro. On continue avec le virage électro de l’album sur Crimes & Misdemeanours remixé par Lopez. Le remix de March Of The Dead Things par Renegade Brass Band clôt l’album sur une note jazzy non négligeable.

Écoutez : The Herbaliser- March Of The Dead Things (Renegade Brass Band remix)

Pour résumé cet album est un condensé de bonne musique que l’on aime, accompagné de grosses basses et de rifles inspirés. Plus qu’un album de remix The Herbaliser nous offre leur vision de la musique à la fois en lui rendant hommage mais aussi en la bonifiant avec les ingrédients d’aujourd’hui. Le résultat est plaisant, The Herbaliser devient un peu moins sage en se remixant ce qui  leur fait le plus grand bien.

Pour en savoir plus :

Découvrez : Guts

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Guts fait partie de ces artistes au parcours atypique, aujourd’hui beatmaker français, il fut hier l’un des créateurs du groupe Alliance Ethnik. On se rappelle forcément dans les années 90 du tube Simple Et Funky qui mis tout le monde d’accord, grand public et critique. Ce que l’on sait moins c’est que leurs deux albums ont été réalisé aux États-Unis, ce qui permettra à Guts de se faire connaitre outre atlantique. Après la séparation du groupe, Guts se met à produire des sons pour des artistes comme Common, Rahzel, De La Soul.  Puis, comme il le dit lui-même, il avait un peu peur et préféra donc retourner vers la France où il produit des morceaux pour des groupes comme Les Sages Poètes De La Rue avant de se lancer en solo plus en confiance en signant sur le célèbre label anglais On Wax. Son premier album de sampling Le Bienheureux sort, on y retrouve des instrus reprenant pas moins de 80 samples différents. Il ne connaît qu’un succès d’estime malgré un bon single And The Leaving Is Easy qui est repris dans la série Skin mais aussi dans de nombreuses publicités à travers le monde.

Regardez : Guts – And The Leaving Is Easy

Ensuite Guts décide de partir de son label afin de s’associer à l’artiste Manbo pour créer Pura Vida. Son but étant de mélanger des sonorités plus tropicales à la soul ainsi qu’au reggae avec pour résultat un maxi Take A Look Around You et la création d’ une boite de production Pura Vida Production. Il en suivra un nouvel album Freedom qui regroupe toujours des instrus avec énormément de sample et de diversité musicale. Celle-ci peut s’expliquer par le fait que Guts soit originaire de Paris, qu’il ait approfondi sa culture hip hop à New York, qu’il soit passé également par Londres mais aussi par la Jamaïque pour la réalisation de l’album de Big Red Raggamufin Culture et pour finir parce qu’il vit depuis 2007 à Ibiza.
Son album suivant Paradise For All, auto-produit sur son label Heavenly Sweetness, est tout autant de qualité, on retrouve toujours les mêmes ingrédients avec des morceaux toujours autant non formatés, ce qui peut expliquer en partie qu’après 20 ans de carrière on méconnaisse Guts.

Son dernier Ep Open Wide, sorti il y a quelques semaines, est une bonne surprise. Le premier extrait Open Wide est un bel hommage à Nelson Mandela, le titre a même été conçu le jour de sa mort, en featuring avec Lorine Chia dont nous avons le plaisir d’entendre la voix soul et féline.

Regardez : Guts – Open Wide

On retrouve également un titre estampillé hip hop, The Forgotten en duo avec les rappeurs de Détroit Quelle Chris et Danmerk Vessey. Le morceau est très aérien avec ses gimmicks de bruit de bouche façon Timbaland et un flow bien cool et bien trainant. L’Ep permet un retour au premier plan pour Guts qui retrouve des productions qu’on lui avait connues à ses débuts. Open Wide est une sorte d’introduction à son prochain album dont le titre Hip Hop After All confirme cette tendance de retour aux sources. La liste des titres a été dévoilée et on découvre avec plaisir le recours à de nombreux featurings comme Tanya Morgan, Rah Diga & Akua Naru, Grand Puba, Patrice, Cody Chesnutt… Pour illustrer nos propos Ma Funk, qui est le premier extrait déjà disponible en écoute, est une bombe funk avec Leron Thomas au chant. Voilà de quoi  nous donner vraiment envie de découvrir l’album mais il faudra donc un peu de patience pour découvrir la suite en septembre.

Écoutez :  Guts – Ma Funk

Pour en savoir plus :

Critique : Bernhoft – Islander

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STO vous avait fait découvrir cet artiste exceptionnel en 2012 lors de la sortie de son deuxième album. Deux ans plus tard, il est toujours Norvégien, toujours avec ses lunettes et sa houppette mais il a un nouveau bébé musical : Islander. Ce dernier a vu le jour le 28 avril. En France, il est disponible sous forme d’EP et à l’import vous trouverez l’album complet. Comme on est super cools chez STO, on va vous faire découvrir l’album. Mais avant d’explorer Islander en détail et pour ceux qui ont raté le coche en 2012, revenons sur cet artiste aux multiples talents.

Né en 1976 à Nittedal (Norvège), d’un père chanteur d’opéra et d’une mère professeur de musique, Jarle Bernhoft, est aujourd’hui un chanteur de soul-groove, compositeur et multiinstrumentiste. On insiste bien sur « aujourd’hui  » car cela n’a pas toujours été le cas. En effet,  Bernhoft fut le leader de deux groupes de heavy rock, Explicit Lyrics et Span. Avec le premier, il sortira trois albums de 1996 à 1998 puis deux albums avec Span en 2004 et 2005. Avec ce dernier, Bernhoft rêve d’une carrière à l’international mais malheureusement pour le groupe le succès n’est pas au rendez-vous, d’ailleurs leur dernier album ne sort qu’en Norvège. En 2008, il se lance donc en solo et renoue avec la soul et le gospel; ces sonorités qui ont touchées son cœur d’enfant avec des chanteurs comme Michael Jackson, Prince, Marvin Gaye et surtout Steevie Wonder. En 2008, avec la sortie de son premier album solo Ceramik City Chronicles, la Norvège voit alors l’un de ses plus grands artistes s’envoler vers une carrière internationale et nous, français, avons le bonheur de le découvrir. Et oui, comme dit le dicton, le malheur des uns fait le bonheur des autres ! Cet album est ancré dans la soul des années 70 de Curtis Mayfield et de Sly Stone. La particularité de Bernhoft est qu’il sait tout faire et même plusieurs choses à la fois, non pas la vaisselle en passant un coup de fil mais par exemple, jouer de la guitare, du piano et du banjo tout en chantant. Et oui, c’est possible, grâce à un matériel de boucles et de samples qu’il manie à la perfection et qui rend ses concerts exceptionnels.

Voilà pour la petite histoire, revenons donc sur cet album intitulé Islander, un album soul et pop, énergique et suave mais également rétro et moderne. L’album de onze titres, dont les thèmes principaux sont l’amitié et l’amour platonique, s’ouvre sur le pétillant morceau Come Around qui est notre premier chouchou. En voici le clip. Attention, il va vous donner envie de piquer une tête.

Regardez : Bernhoft – Come Around

Don’t Let Me Go, le quatrième morceau de l’album est tout simplement beau, de la soul pure et douce sans fioritures, tout ce que l’on aime : un homme à la dérive qui supplie sa dulcinée de rester à ses côtés. Non pas que l’on soient sadiques, pas du tout mais c’est bien ça la soul non ? Un désespoir si fort qu’on est obligés de le chanter avec toute son âme. Si vous tendez l’oreille vous distinguerez cela : «All of my bridges are crumbling to dust and you might be the only one that I can trust» que l’on traduira par «Tous mes ponts se réduisent en poussière et tu es la seule en qui j’ai confiance» Snif, quelle beauté ! En musique c’est encore mieux, vous allez voir, vous allez sentir la soul !

Écoutez : Bernhoft – Don’t let Me Go

Séchez vos larmes, et retrouvez votre swing pour le huitième morceau de l’album intitulé No Us, No Them en duo avec la magnifique Jill Scott qu’il a rencontré en 2011 lors de la cérémonie du Prix Nobel à Oslo. Bernhoft confie lors d’une interview pour USA Today que c’est son morceau préféré de l’album sentimentalement parlant. Et vous qu’en pensez vous ?

Écoutez : Bernhoft – No Us, No Them

Nous arrivons à la fin de cet article, avant de nous quitter il y a un morceau que l’on se doit de vous faire découvrir et qui vous bouleversera autant que nous, enfin nous l’espérons. C’est le dernier morceau de l’album qui s’intitule I Believe in All the Things You Don’t. Un titre qui sent le règlement de compte, n’est ce pas ? Eh oui, c’est bien le cas, votre anglais tient la route, mais même quand il règle ses comptes Bernhoft le fait tout en délicatesse et avec une justesse époustouflante. Nous préférons la version acoustique qui est disponible sur les internets depuis peu. Bref on vous fait un cadeau, et oui encore un, mais s’il vous plait, savourez-le, de la première note à la dernière.

Regarder : Bernhoft – I Believe (in All the Things you Don’t)

On espère vous avoir insufflé l’envie de découvrir davantage ce bel album et d’aller voir Bernhoft dès que l’occasion se présentera. Il devrait être de passage à Paris à l’automne prochain.

Pour aller plus loin :

 

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