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Lunikar explique son projet – le titre Dreamin’

LUNIKAR-HEADER_SOULTONOREILLELunikar a bien vu que nous le suivions depuis quelques temps, c’est pourquoi il s’est tourné vers nous afin de nous faire participer à son projet d’explications des titres de son prochain EP qui sortira le 31 mars prochain. Nous vous en avions déjà fait découvrir les 2 premiers extraits.
Le concept c’est : une explication de titre par jour et par média, aujourd’hui c’est notre tour et c’est du track 3 qu’il vous donne l’histoire et les explications.

« Dreamin’ est une production signée Chef Scout, qui en a fait un titre très dynamique et énergique à l’ambiance planante accompagné de saxo pour embellir le tout.
De l’égo trip pur et dur. Le son me faisait penser au style d’A$ap, style avec lequel mes fans ont tendance à faire un lien d’ailleurs. Le son de base était totalement différent et dans la production j’ai trouvé cette boucle que j’ai choisi d’utiliser. J’ai réédité le son et vous entendrez le résultat final sur ce titre.
J’ai ensuite découvert ce que faisait Redburry sur Soundcloud, j’ai énormément accroché et nous voilà en collaboration sur ce son. Son couplet qui ouvre le morceau est vraiment surprenant. Moi je commencerai ma partie avec cette phrase « N’oublie pas que l’homme est proche de l’insecte », qui est pour moi assez parlante. Je parlerai des autres artistes, de leur égo démesuré et de leur manière de changer d’attitude lorsqu’ils te voient avancer plus vite qu’eux, à vouloir participer aux projets juste pour le buzz. Je ne ferai pas parti de ceux qui changent pour faire le buzz, et c’est un sujet que je reprends souvent dans l’EP car c’est important pour moi de faire passer ce message.
La cover pour ce morceau a été faite par Johann Dorlipo, le titre correspondait très bien à l’image nuageuse et planante qui s’en dégage. »

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En espérant que c’est petite introduction vous aura donné envie d’écouter Dreamin et de découvrir l’EP de Lunikar dans son intégralité lorsqu’il sortira le 31 mars 2014.

Pour aller plus loin :

Game of Thrones : pas qu’une série télé

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En promotion de la saison 4 de Game Of Thrones débutant le 6 avril, HBO nous offre une mixtape intitulée Catch The Throne. Le projet ? Inviter de grands noms du hip hop et du reggaeton tels que Big Boi, Wale, Common ou Daddy Yankee, ainsi que quelques nouveaux talents comme Snow tha Product ou Dee Goodz, pour poser sur des instrus faites de samples tirés des épisodes de la série.

Résultat ? 10 titres propres et efficaces, chaque artiste faisant le boulot mais avec ses intros tirées d’épisodes et ses thèmes évidemment uniquement basés sur la série, ça ne prend pas pas aussi bien qu’espéré. L’univers de Game Of Thrones n’est pas suffisament présent et certaines instrus vont presque jusqu’à desservir le titre, telle que la fameuse mélodie du générique au refrain de Magazeen. A trop vouloir en faire, on en ressort étouffé par les références sans pour autant avoir été embarqué dans l’atmosphère de la série.

Et si finalement la vraie surprise musicale venait d’un protagoniste de la série ? En effet, l’acteur Jacob Anderson incarnant Grey Worm, le chef des immaculés rendus libres par la reine Daenerys, est également connu sous le nom de Raleigh Ritchie. Ce pseudonyme surgit courant 2013 avec un EP 3 titres intitulé The Middle Child mené par le morceau Stay Inside.

Regardez Stay Inside de Raleigh Ritchie :

Porté par une voix sobre et efficace, parsemé d’un flow que pourraient envier certains rappeurs, le premier opus est suivi début 2014 par son nouvel EP Black and Blue et le single Stronger Than Ever. Ces deux projet nous entrainent dans un RnB personnel et torturé, que le talent du comédien servent à merveille dans des clips inspirés et d’un grand esthétisme. Raleigh Ritchie semble donc être la vraie pépite musicale de la série, et on va assurément suivre son parcours musical avec attention.

Regardez Stronger Than Ever de Raleigh Ritchie :

Battle Next Urban Legend 2014 : c’était mortel !

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Du côté de Sevran (région parisienne), il y avait des votes ce week-end. Les élections municipales en effet, mais aussi pour les prétendants à la troisième édition du Next Urban Legend et de ses battles ; Perrine vous présentait l’événement il y a quelques jours.

Tandis que la ville de Sevran nous livre sa fournée d’images, nous vous laissons plus bas nos images maison ainsi que nos impressions. En un mot, c’était terrible !

Nous sommes arrivés à la fin des qualifications, peu après midi. Peu de monde à ce moment-là, mais c’était bien avant la pause et la validation des différents danseurs qui allaient s’affronter lors de duels en 1 contre 1 côté hip-hop, break, popping, et locking. Début des hostilités autour de 15h30, juste après la présentation des 4 membres du jury, des danseurs qui sont là pour décider si oui ou non les 2 ou 3 dizaines de danseurs retenus iront plus loin ou non.

Tout au long de l’après-midi et sous l’œil bienveillant du maître de cérémonie (qui avait la classe, façon Shaft), des DJs (qui passaient tellement de bons sons !) et des invités à se produire sur scène, que ce soit les jeunes danseuses pleines d’énergie qui étaient là pour introduire les vétérans qui jugeaient les prestations scéniques ou bien le beatboxeur CJM’s qui a fait une double démo saluée d’une ovation du public. Extrait. (Le son sature à mort, mais c’est pas de notre faute !)

Regardez : la performance live de CJM’s au Battle Next Urban Legend 2014

Revenons à nos b-boys et b-girls : impossible de tous vous les présenter (on ne se rappelle plus des noms, faut dire la vérité) mais globalement c’était de haute volée. On retiendra avant tout une ambiance survoltée mais globalement un peu plus sage que dans bien d’autres battles. Les grands gagnants nommés sont Ness du côté popping, Dany Dan pour le break, Manu au locking (qui avait déjà remporté les éditions précédentes 2012 et 2013 du Next Urban Legend). Par contre nous avons loupé l’info concernant le gagnant côté hip-hop et c’est bien dommage car nous avons dû partir un peu avant la fin (confirmez-nous cela si vous avez l’info.)

Nous reviendrons l’an prochain quoiqu’il en soit, on vous invitera à y passer dès que nous aurons des infos sur la prochaine édition, toujours à Sevran en Seine-Saint-Denis.

Disiz, le dernier volet Transe-Lucide

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Le voyage de Disiz à travers sa trilogie Lucide est terminé, le dernier volet Transe-Lucide étant sorti il y a peu de temps. Il fait partie des artistes que nous apprécions particulièrement et que nous suivons avec assiduité, nous ne cachons pas d’ailleurs, que nous étions impatient de découvrir le contenu de cet album. En effet, nous n’avions pas réussi à le suivre avec Fuck Les Problèmes, bien qu’il s’agisse d’un titre qui lui tienne à cœur, et nous nous interrogions sur le reste. Même s’il n’est pas foncièrement mauvais, c’est le volet qui globalement nous a le moins plu. Il est la synthèse des deux premiers, la conclusion de l’introspection d’un homme sur sa vie et sa vision du monde, ce qui est tout à fait louable, mais musicalement nous attendions autre chose et lyricalement nous avons été déçus, même si les sujets abordés sont intéressants.

La première partie, la plus sombre, est celle qui nous a le plus plu. Banlieusard Syndrome ouvre très bien l’album, l’instru sonne bien hip hop avec son flow ainsi que le texte réaliste qui aborde sans stigmatisation les populations de banlieue.

Écoutez : Disiz – Banlieusard Syndrome

Miskine continue l’ouverture et suit bien la logique de ce que peut aborder Banlieusard SyndromeKamikaze et son instru façon musique 8 bits nous plaît et on l’imagine comme étant le Bète de Bombe de cet album, la touche marrante et décomplexée. Arrive Rap Genius, single de l’album, qui soit on l’aime soit on ne l’aime pas. L’instru lancinante qui aide à transporter l’auditeur dans un état d’esprit qui correspond bien à ce long discours de 7:31 minutes.

Fuck Les Problèmes ouvre la partie du milieu, qui se dirige vers la lumière et traite d’un sujet important mais, même si le choix de l’auto-tune a un but précis pour toucher un certain public, nous n’arrivons pas à apprécier Disiz dans cette vague. On retrouve son côté subversif à travers Mc Kissinger, qui débute avec le discours polémique de Nicolas Sarkozy à Dakar. Le sample du titre C’est Beau La Bourgeoisie fonctionne très bien et on regrette que ce titre ne dure qu’à peine 2 minutes. Spirales et la douceur de la voix de Mad nous font vite oublier que nous étions restés sur notre faim. Cette touche féminine, que nous retrouvons sur plusieurs titres, est vraiment bien choisie : très aérienne et correspond très bien au thème de ce titre.

Écoutez : Disiz featuring Mad – Spirales

Burn Out est un titre à l’inspiration plus légère qui ne nous marque pas plus que cela, contrairement à King Of Cool qui fait partie des titres que nous avons le plus appréciés : bon texte, bonne instru, bon délire. Le titre a beau être moins sérieux, plus tourné vers l’égo trip, il n’en reste pas moins intéressant.

Arrivés là, nous sommes dans la dernière partie de l’album qui va faire la conclusion de la trilogie et se tourne vers quelque chose de plus lumineux mais moins appréciable. Quand Drake est devenu le symbole des rappeurs « fragiles », Disiz assume ce côté depuis longtemps (pensez à Nébuleuse sur l’album Poisson Rouge) et Kadija est ici la continuité, toujours en hommage à sa femme. Il dépeint les difficultés d’une vie de couple et la force qui en découle. L’introspection générale de ce projet prend tout son sens sur le titre Echo, très juste. C’est d’ailleurs un adjectif qui caractérise particulièrement cette trilogie dans son ensemble.

L’instru de Luv, tambour battant, nous fait bouger la tête avec un thème très cohérent avec l’état d’esprit de Disiz, ce jeune rappeur devenu un homme qui assume ses sentiments et le revendique. Le voyage touche à sa fin avec les deux derniers titres de l’album, dont l’important Complexité Française qui permet de boucler la boucle du message que Disiz souhaitait transmettre. A la première écoute de ce titre, nous n’avons pas du tout été transportés mais il prend tout son sens avec le clip, que nous vous proposons de regarder.

Regardez : Disiz featuring Simon Buret – Complexité Française

Encore une fois, le mot justesse nous vient à l’esprit car son approche de ce sujet, en effet très complexe, l’est, et les images le sont encore plus. Lui-même en tant qu’artiste, se base sur plusieurs univers ce qui crée une certaine complexité, et même si Peter Punk fait partie de Disiz, il nous manque un peu de hip hop musicalement dans ce titre, que nous retrouvons finalement dans le final, Happy End, qui comme son nom l’indique vous offre une fin heureuse sans être « gnan-gnan » pour autant car il est évidemment composé de la lucidité qui compose l’entièreté de ce projet.

Lucide marquait son retour et a été un gros coup de poing, Disiz représentant musicalement une valeur sûre dans le paysage du rap français de l’époque dans lequel nous ne retrouvions pas. Il en a été de même avec Extra-Lucide qui représentait toujours plus ou moins son retour et qui fleurait bon ce renouveau dans le rap avec aussi Youssoupha et Orelsan par exemple. Maintenant qu’il était bel et bien de retour peut être en attendions-nous trop pour ce dernier volet, qui reste malgré tout très cohérent avec l’ensemble du projet, même s’il nous a moins plu musicalement.

Qu’on se le dise, Disiz est définitivement de retour pour ceux qui en doutaient encore et il n’a pas rigolé sur sa manière de revenir. En espérant que ça mette un peu la pression à d’autres qui se contentent de peu dans leur musique.

OVNI : Cosmo Sheldrake, l’homme qui sait tout faire

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Cosmo Sheldrake est un jeune anglais multi-instrumentiste de 24 ans qui vit entre Londres et Brighton. Il fait de la folk à la fois traditionnelle et moderne grâce à de très nombreux instruments de musique et de composition qu’il maitrise à la perfection. Parmi les premiers, on retrouve des instruments tels que la double basse, la batterie, le piano mais également d’autres moins communs comme la flûte irlandaise, la banjo, le sousaphone qui appartient à la famille des cuivres ou encore le didgeridoo, ce long instrument à vent utilisé à l’origine par les aborigènes du nord de l’Australie.

Pour donner vie à tous ces différents sons, Cosmo Sheldrake utilise une loop station qui lui permet de jouer de le musique en boucle et en direct. Avec tout ça, Cosmo Sheldrake n’a besoin de personne, non pas qu’il soit réfractaire aux collaborations, pas du tout, puisqu’il fait d’ailleurs partie du groupe anglais Gentle Mystics, mais cela lui permet d’être libre, de se produire où il veut, quand il veut et surtout d’improviser, chose qu’il apprécie tout particulièrement.

Avant de visionner un de ses clips, il faut que vous sachiez une dernière chose sur cet étonnant musicien : il aime les bruits. Les bruits en tous genres, celui des feuilles au vent, de pneus sur une route caillouteuse, d’un hérisson, de cloches, de papier qui se froisse… Il se balade et enregistre les bruits pour ensuite les intégrer à ses compositions. Voici donc, The Fly Part 2 qui est, comme son nom l’indique, une déclinaison de son titre phare The Fly, sorti il y a 10 mois et que vous pourrez écouter juste après. Dans cette vidéo filmée en Bulgarie, Cosmo Sheldrake se crée un petit studio d’enregistrement dans un endroit on ne peut plus insolite.

Regardez : Cosmo Sheldrake – The Fly Part 2

Écoutez : Cosmo Sheldrake – The Fly

Sa musique est harmonieusement cacophonique, tous les sons se mélangeant parfaitement à sa voix qui nous transporte dans un monde folk excentrique, traditionnel, électronique, cuivré et moderne.

Cosmo Sheldrake n’a pas encore sorti d’album mais d’après les bruits de couloirs, cela ne devrait pas tarder. En attendant, le 5 mars dernier, il sortait le titre The Moss sur le label paradYse/ Trangressive Records qui sera disponible en vinyle le 21 avril prochain. Cosmo décrit ce titre comme « an ode to nonsense for its own sake » que l’on traduira par « une ode à l’absurde pour l’absurde ». En effet, à travers ce titre, il nous raconte plusieurs histoires dont celle d’un lapin sur la lune, d’une vache qui saute de planète en planète ou encore d’une petite fille qui, après avoir passé la journée à chanter, mange de la soupe de larme au diner. Bref des histoires qui n’ont ni queue ni tête ! « Et alors ! », nous répondrait sans doute Cosmo Sheldrake. Nous vous laissons découvrir ce morceau qui, musicalement, n’a vraiment rien d’absurde.

Écoutez : Cosmo Sheldrake – The Moss

Cosmo Sheldrake est également compositeur et producteur pour le cinéma et le théâtre. Il travaille actuellement sur la musique qui accompagnera les pièces du Samuel Beckett au Young Vic à Londres. Il donne des cours de chant pour particulier et dans les écoles et il s’investit dans l’organisation de colonies de vacances ayant pour but de sensibiliser les jeunes au respect de l’environnement. Bref, vous l’aurez compris, Cosmo Sheldrake a plusieurs cordes à son arc, et ça nous plait !  On vous a gardé le meilleur pour la fin, Rich le titre qui a lancé sa carrière solo. Laissez-vous emporter, frappez des mains, des pieds, c’est bon pour la santé !

Écoutez : Cosmo Sheldrake – Rich

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