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Battle Next Urban Legend 2014 : c’était mortel !

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Du côté de Sevran (région parisienne), il y avait des votes ce week-end. Les élections municipales en effet, mais aussi pour les prétendants à la troisième édition du Next Urban Legend et de ses battles ; Perrine vous présentait l’événement il y a quelques jours.

Tandis que la ville de Sevran nous livre sa fournée d’images, nous vous laissons plus bas nos images maison ainsi que nos impressions. En un mot, c’était terrible !

Nous sommes arrivés à la fin des qualifications, peu après midi. Peu de monde à ce moment-là, mais c’était bien avant la pause et la validation des différents danseurs qui allaient s’affronter lors de duels en 1 contre 1 côté hip-hop, break, popping, et locking. Début des hostilités autour de 15h30, juste après la présentation des 4 membres du jury, des danseurs qui sont là pour décider si oui ou non les 2 ou 3 dizaines de danseurs retenus iront plus loin ou non.

Tout au long de l’après-midi et sous l’œil bienveillant du maître de cérémonie (qui avait la classe, façon Shaft), des DJs (qui passaient tellement de bons sons !) et des invités à se produire sur scène, que ce soit les jeunes danseuses pleines d’énergie qui étaient là pour introduire les vétérans qui jugeaient les prestations scéniques ou bien le beatboxeur CJM’s qui a fait une double démo saluée d’une ovation du public. Extrait. (Le son sature à mort, mais c’est pas de notre faute !)

Regardez : la performance live de CJM’s au Battle Next Urban Legend 2014

Revenons à nos b-boys et b-girls : impossible de tous vous les présenter (on ne se rappelle plus des noms, faut dire la vérité) mais globalement c’était de haute volée. On retiendra avant tout une ambiance survoltée mais globalement un peu plus sage que dans bien d’autres battles. Les grands gagnants nommés sont Ness du côté popping, Dany Dan pour le break, Manu au locking (qui avait déjà remporté les éditions précédentes 2012 et 2013 du Next Urban Legend). Par contre nous avons loupé l’info concernant le gagnant côté hip-hop et c’est bien dommage car nous avons dû partir un peu avant la fin (confirmez-nous cela si vous avez l’info.)

Nous reviendrons l’an prochain quoiqu’il en soit, on vous invitera à y passer dès que nous aurons des infos sur la prochaine édition, toujours à Sevran en Seine-Saint-Denis.

Disiz, le dernier volet Transe-Lucide

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Le voyage de Disiz à travers sa trilogie Lucide est terminé, le dernier volet Transe-Lucide étant sorti il y a peu de temps. Il fait partie des artistes que nous apprécions particulièrement et que nous suivons avec assiduité, nous ne cachons pas d’ailleurs, que nous étions impatient de découvrir le contenu de cet album. En effet, nous n’avions pas réussi à le suivre avec Fuck Les Problèmes, bien qu’il s’agisse d’un titre qui lui tienne à cœur, et nous nous interrogions sur le reste. Même s’il n’est pas foncièrement mauvais, c’est le volet qui globalement nous a le moins plu. Il est la synthèse des deux premiers, la conclusion de l’introspection d’un homme sur sa vie et sa vision du monde, ce qui est tout à fait louable, mais musicalement nous attendions autre chose et lyricalement nous avons été déçus, même si les sujets abordés sont intéressants.

La première partie, la plus sombre, est celle qui nous a le plus plu. Banlieusard Syndrome ouvre très bien l’album, l’instru sonne bien hip hop avec son flow ainsi que le texte réaliste qui aborde sans stigmatisation les populations de banlieue.

Écoutez : Disiz – Banlieusard Syndrome

Miskine continue l’ouverture et suit bien la logique de ce que peut aborder Banlieusard SyndromeKamikaze et son instru façon musique 8 bits nous plaît et on l’imagine comme étant le Bète de Bombe de cet album, la touche marrante et décomplexée. Arrive Rap Genius, single de l’album, qui soit on l’aime soit on ne l’aime pas. L’instru lancinante qui aide à transporter l’auditeur dans un état d’esprit qui correspond bien à ce long discours de 7:31 minutes.

Fuck Les Problèmes ouvre la partie du milieu, qui se dirige vers la lumière et traite d’un sujet important mais, même si le choix de l’auto-tune a un but précis pour toucher un certain public, nous n’arrivons pas à apprécier Disiz dans cette vague. On retrouve son côté subversif à travers Mc Kissinger, qui débute avec le discours polémique de Nicolas Sarkozy à Dakar. Le sample du titre C’est Beau La Bourgeoisie fonctionne très bien et on regrette que ce titre ne dure qu’à peine 2 minutes. Spirales et la douceur de la voix de Mad nous font vite oublier que nous étions restés sur notre faim. Cette touche féminine, que nous retrouvons sur plusieurs titres, est vraiment bien choisie : très aérienne et correspond très bien au thème de ce titre.

Écoutez : Disiz featuring Mad – Spirales

Burn Out est un titre à l’inspiration plus légère qui ne nous marque pas plus que cela, contrairement à King Of Cool qui fait partie des titres que nous avons le plus appréciés : bon texte, bonne instru, bon délire. Le titre a beau être moins sérieux, plus tourné vers l’égo trip, il n’en reste pas moins intéressant.

Arrivés là, nous sommes dans la dernière partie de l’album qui va faire la conclusion de la trilogie et se tourne vers quelque chose de plus lumineux mais moins appréciable. Quand Drake est devenu le symbole des rappeurs « fragiles », Disiz assume ce côté depuis longtemps (pensez à Nébuleuse sur l’album Poisson Rouge) et Kadija est ici la continuité, toujours en hommage à sa femme. Il dépeint les difficultés d’une vie de couple et la force qui en découle. L’introspection générale de ce projet prend tout son sens sur le titre Echo, très juste. C’est d’ailleurs un adjectif qui caractérise particulièrement cette trilogie dans son ensemble.

L’instru de Luv, tambour battant, nous fait bouger la tête avec un thème très cohérent avec l’état d’esprit de Disiz, ce jeune rappeur devenu un homme qui assume ses sentiments et le revendique. Le voyage touche à sa fin avec les deux derniers titres de l’album, dont l’important Complexité Française qui permet de boucler la boucle du message que Disiz souhaitait transmettre. A la première écoute de ce titre, nous n’avons pas du tout été transportés mais il prend tout son sens avec le clip, que nous vous proposons de regarder.

Regardez : Disiz featuring Simon Buret – Complexité Française

Encore une fois, le mot justesse nous vient à l’esprit car son approche de ce sujet, en effet très complexe, l’est, et les images le sont encore plus. Lui-même en tant qu’artiste, se base sur plusieurs univers ce qui crée une certaine complexité, et même si Peter Punk fait partie de Disiz, il nous manque un peu de hip hop musicalement dans ce titre, que nous retrouvons finalement dans le final, Happy End, qui comme son nom l’indique vous offre une fin heureuse sans être « gnan-gnan » pour autant car il est évidemment composé de la lucidité qui compose l’entièreté de ce projet.

Lucide marquait son retour et a été un gros coup de poing, Disiz représentant musicalement une valeur sûre dans le paysage du rap français de l’époque dans lequel nous ne retrouvions pas. Il en a été de même avec Extra-Lucide qui représentait toujours plus ou moins son retour et qui fleurait bon ce renouveau dans le rap avec aussi Youssoupha et Orelsan par exemple. Maintenant qu’il était bel et bien de retour peut être en attendions-nous trop pour ce dernier volet, qui reste malgré tout très cohérent avec l’ensemble du projet, même s’il nous a moins plu musicalement.

Qu’on se le dise, Disiz est définitivement de retour pour ceux qui en doutaient encore et il n’a pas rigolé sur sa manière de revenir. En espérant que ça mette un peu la pression à d’autres qui se contentent de peu dans leur musique.

OVNI : Cosmo Sheldrake, l’homme qui sait tout faire

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Cosmo Sheldrake est un jeune anglais multi-instrumentiste de 24 ans qui vit entre Londres et Brighton. Il fait de la folk à la fois traditionnelle et moderne grâce à de très nombreux instruments de musique et de composition qu’il maitrise à la perfection. Parmi les premiers, on retrouve des instruments tels que la double basse, la batterie, le piano mais également d’autres moins communs comme la flûte irlandaise, la banjo, le sousaphone qui appartient à la famille des cuivres ou encore le didgeridoo, ce long instrument à vent utilisé à l’origine par les aborigènes du nord de l’Australie.

Pour donner vie à tous ces différents sons, Cosmo Sheldrake utilise une loop station qui lui permet de jouer de le musique en boucle et en direct. Avec tout ça, Cosmo Sheldrake n’a besoin de personne, non pas qu’il soit réfractaire aux collaborations, pas du tout, puisqu’il fait d’ailleurs partie du groupe anglais Gentle Mystics, mais cela lui permet d’être libre, de se produire où il veut, quand il veut et surtout d’improviser, chose qu’il apprécie tout particulièrement.

Avant de visionner un de ses clips, il faut que vous sachiez une dernière chose sur cet étonnant musicien : il aime les bruits. Les bruits en tous genres, celui des feuilles au vent, de pneus sur une route caillouteuse, d’un hérisson, de cloches, de papier qui se froisse… Il se balade et enregistre les bruits pour ensuite les intégrer à ses compositions. Voici donc, The Fly Part 2 qui est, comme son nom l’indique, une déclinaison de son titre phare The Fly, sorti il y a 10 mois et que vous pourrez écouter juste après. Dans cette vidéo filmée en Bulgarie, Cosmo Sheldrake se crée un petit studio d’enregistrement dans un endroit on ne peut plus insolite.

Regardez : Cosmo Sheldrake – The Fly Part 2

Écoutez : Cosmo Sheldrake – The Fly

Sa musique est harmonieusement cacophonique, tous les sons se mélangeant parfaitement à sa voix qui nous transporte dans un monde folk excentrique, traditionnel, électronique, cuivré et moderne.

Cosmo Sheldrake n’a pas encore sorti d’album mais d’après les bruits de couloirs, cela ne devrait pas tarder. En attendant, le 5 mars dernier, il sortait le titre The Moss sur le label paradYse/ Trangressive Records qui sera disponible en vinyle le 21 avril prochain. Cosmo décrit ce titre comme « an ode to nonsense for its own sake » que l’on traduira par « une ode à l’absurde pour l’absurde ». En effet, à travers ce titre, il nous raconte plusieurs histoires dont celle d’un lapin sur la lune, d’une vache qui saute de planète en planète ou encore d’une petite fille qui, après avoir passé la journée à chanter, mange de la soupe de larme au diner. Bref des histoires qui n’ont ni queue ni tête ! « Et alors ! », nous répondrait sans doute Cosmo Sheldrake. Nous vous laissons découvrir ce morceau qui, musicalement, n’a vraiment rien d’absurde.

Écoutez : Cosmo Sheldrake – The Moss

Cosmo Sheldrake est également compositeur et producteur pour le cinéma et le théâtre. Il travaille actuellement sur la musique qui accompagnera les pièces du Samuel Beckett au Young Vic à Londres. Il donne des cours de chant pour particulier et dans les écoles et il s’investit dans l’organisation de colonies de vacances ayant pour but de sensibiliser les jeunes au respect de l’environnement. Bref, vous l’aurez compris, Cosmo Sheldrake a plusieurs cordes à son arc, et ça nous plait !  On vous a gardé le meilleur pour la fin, Rich le titre qui a lancé sa carrière solo. Laissez-vous emporter, frappez des mains, des pieds, c’est bon pour la santé !

Écoutez : Cosmo Sheldrake – Rich

Découvrez Kelvin Jones

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“[Regarding the album] I’ve decided it’s better if I slow down and take my time with it, and make it the best it can be, rather than rush it.” Le jeune homme qui écrit ces mots, en français « J’ai décidé de prendre mon temps pour concevoir mon album, je ne veux pas me précipiter et je souhaite le polir autant que possible », n’a même pas 20 ans et semble pourtant avoir déjà tout compris. Son nom ne vous dit peut-être rien. Alors faisons les présentations.

Kelvin Jones, c’est son nom, nous vient d’outre-Manche et sa maturité saute aux yeux. Artistiquement déjà, il suffit d’écouter son premier morceau Call You Home pour se rendre compte que le britannique a sauté quelques classes et n’en manque pas, de fait, de classe. Le titre est efficace et vous sort difficilement du crâne. La voix est posée, agréable et n’est pas sans rappeler un certain Aloe Blacc.

Regardez : Call You Home de Kelvin Jones

Ses autres compositions originales ne manquent pas de saveur mais ne recréent pas l’alchimie obtenue avec ce premier titre. Une production digne de ce nom et un léger ralentissement du tempo et du flow pourraient cependant suffire à faire de If You Know ou de The Paramount Deceptions of a Concubine des morceaux bien plus puissants qu’ils ne le sont actuellement.

Car le jeune homme est pressé et a des idées. Aussi à l’aise avec une guitare qu’avec son organe vocal, Kelvin Jones propose également des covers originaux sur sa chaîne Youtube. On ne saurait que trop vous conseiller de jeter un coup d’œil à sa reprise fantasque du cultissime Superstition de Stevie Wonder. Le rythme est très enlevé et laisse place en milieu d’interprétation au non moins célèbre Fresh Prince of Bel Air, toujours en acoustique. Culotté.

Regardez : Superstition (cover officielle) de Kelvin Jones

Et que dire de la reprise qu’il fait dans une gare, lieu réputé pour son acoustique exceptionnelle, du morceau I Need a Dollar d’Aloe Blacc. Là encore, le twist intervient en milieu de morceau, avec l’insertion de Dani California des Red Hot Chili Peppers. Le mélange des genres est élégant et se fait naturellement, à son image.

Pour résumer, le jeune homme aux faux airs de Raphael Saadiq et au style musical proche d’Aloe Blacc ne manque pas de talent et fourmille déjà d’idées à l’aube de ses 20 ans. Le meilleur reste à venir, on est du coup rassurés qu’il prenne son temps.

Pour aller plus loin :

On y sera : Battle Next Urban Legend 2014

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Si tu aimes la danse et ceux qui se battent pour ça, cet évènement est pour toi ! En effet, le samedi 22 mars aura lieu à Sevran la 3ème édition du Battle Next Urban Legend. L’idée de ce concours : imposer sa danse face aux autres adversaires et ainsi pouvoir devenir La Nouvelle Légende Urbaine 2014. Ce projet est porté par l’association Next Urban Legend et un groupe de jeunes danseurs de l’Espace François Mauriac, désireux de mettre en lumière leur passion pour la danse. A travers cet évènement, ils cherchent à encourager l’apprentissage de ses disciplines, fédérer les jeunes autour d’un projet commun et promouvoir la culture hip hop. Un état d’esprit qui nous parle évidemment : on vous laisse prendre connaissance du teaser.

Regardez : Teaser Battle Next Urban Legend 2014

Des présélections auront lieu dans la matinée du samedi 22 mars, desquelles sortiront 6 vainqueurs dans chaque catégorie pour participer aux phases finales. Les danseurs s’affrontent individuellement dans leur style de danse respectif, parmi les 4 proposés à savoir : le locking dont le représentant dans le jury sera Junior Almeida, le popping dont le représentant sera Claise M’Passi, le break dont le représentant sera David Colas et le hip hop dont le représentant dans le jury sera Dedson.

Par la suite, les vainqueurs de chaque catégorie s’affronteront lors d’une finale pour ne sacrer qu’un seul champion. Pour cette phase finale, chaque danseur devra dévoiler au public sa sensibilité artistique. L’artiste se retrouvera donc seul face au public avec une musique, sa danse et des expressions corporelles exprimant ses émotions, ce qui fait prendre tout son sens à la devise de la battle : « Peu importe ton style, impose-toi avec ta danse ! ».

Pour pimenter le tout, il y aura en plus des grands noms de la danse qui s’inviteront lors des phases finales afin de défendre leur nom, et aussi les vainqueurs de l’édition espagnole qui s’est déroulée le 15 février dernier à Madrid. Si tout ça ne vous a pas donné envie d’y aller, eh bien nous, on rend notre tablier.

Pour aller plus loin :

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