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Découvrez notre coup de coeur pour Ella Eyre

ELLAEYRE_HEADERQuand on rencontre la voix d’une artiste comme Ella Eyre qui, du haut de ses 19 ans a déjà l’ombre d’une grande, on ne peut que tomber en amour. Vous savez, ce genre de moments où la musique vous prend au cœur sans prévenir ? C’est exactement ce qu’on a ressenti en écoutant Ella Eyre. C’était plus que notre tasse de thé, c’était la théière entière. Nous avons découvert sa voix sur No Angels, un mash-up orchestré par Bastille entre No Scrubs de TLC et Angels de The XX. Il fallait creuser, on ne pouvait pas passer à côté d’elle. Heureusement pour nous, Ella Eyre a déjà quelques collaborations admirables à son actif, notamment avec Naughty Boy et Wiz Khalifa sur le titre Think about it, avec le quatuor britannique Rudimental sur le titre Waiting All Night mais aussi sur des reprises de Ready or Not des Fugees ou encore de Feel The Love – chanté initialement par John Newman - dans une version beaucoup plus calme et soul.

Regardez : Feel The Love (live) de Ella Eyre ft. Rudimental

Est-ce que vous le sentez l’amour ? Parce que nous, oui.
C’est donc après avoir caracolé en tête des ventes grâce à Waiting All Night qu’Ella a signé chez EMI pour un premier EP sorti il y a quelques jours de cela. Le projet s’appelle Deeper et ne contient malheureusement que cinq titres dont deux sont des remix du titre éponyme. La musique reste dans un entre-deux musical assez plaisant entre une soul grave dans la voix, des samples jazzy et une pincée de drum and bass, on ne saurait pas trop y mettre d’étiquette convenue même si on sent une influence de Rudimental dans les productions. Cet EP reste tout de même une sorte de bande-annonce d’une suite qu’on attend impatiemment. On ne sait pas si on en demande trop mais trois titres principaux et deux remix du premier, c’est peu. Nous en attendions un peu plus pour saouler nos oreilles du magnifique timbre de la jeune femme en attendant un premier album. On a beau râler, il faut reconnaître que la qualité est là sur chacun des morceaux – autant sur la production que sur l’écriture. Jugez par vous même sur cette session acoustique de Deeper enregistrée au mythique studio d’Abbey Road. Ça nous donne de jolis frissons.

Regardez : Deeper de Ella Eyre

Pour aller plus loin :

Le site d’Ella Eyre
La page Facebook d’Ella Eyre

Critique : le grand retour de Snoop Dogg

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Il est peut-être là le grand retour de notre Snoop Dogg international ? En tout cas lorsque nous avons lu que le Monsieur reviendrait avec un album G-Funk ça nous a forcément donné envie de vous en parler. Le G-Funk, dérivé du gangsta rap, c’est le retour aux sources pour Snoop. Il en est quasiment l’inventeur avec ce bon vieux Dr Dre. Celui-ci a même proclamé mort sa propre création en 1996 ce qui attise encore plus notre curiosité. C’est donc un album au titre énonciateur, 7 Days of Funk, qui est sorti dans les bacs le 8 décembre avec 8 petits titres. Snoop, qui décidément aime brouiller les pistes, se rebaptise pour ce projet Snoopzilla se faisant accompagner du beatmaker Dam Funk. La pochette façon coloriage pour adultes est un clin d’œil au premier album de Snoop, Doggystyle. Souvenirs.

Regardez : Snoop Dogg – Doggystyle

A l’écoute l’ambiance est toujours là. Un peu comme si elle n’était jamais vraiment partie. Notre tête se met à se balancer, nos épaules se mettent en mouvement tranquillement. Le premier morceau est une forme d’intro sur laquelle nous avons le plaisir de retrouver le flow si particulier de Snoop entrecoupé de petits gimmicks funky. Let It Go avec sa guitare saturée enchaîne sur une note toujours aussi tranquille, façon débuts de soirée à la maison. On continue avec Faden Away, le troisième titre et accessoirement single de l’album : légèrement décevant, ce titre mêle une touche d’autotune avec un son beaucoup plus synthétique que le reste. One Question a des accents new jack puis Snoop nous annonce « may the funk be with you » (NDLR : que la funk soit avec vous) sous influence George Duke mais sans l’égaler et même en s’y perdant un peu. D’ailleurs, nous constatons que sur la fin de cet album, Snoop tourne un peu en rond. Tel le moteur d’un de ces grosses voitures que nous avions l’habitude de voir dans ses clips, ça ronronne. Les sons se ressemblent et il y a comme un air de déjà entendu.

Regardez : Dam Funk & Snoopzilla – Faden Away

Nous prenons malgré tout un plaisir coupable à retrouver un Snoop Dogg en grande forme et en roue libre sur cet opus. Le bougre se fait plaisir, sans gros single ni de titre formaté pour les radios. Les Warren G et Nate Dogg d’hier sont ici remplacés par Steve Arrington, Kurupt ou Dog Pound. L’album est à contre-courant de toutes les productions du moment mais il ne faut pas s’attendre pour autant à album ultra-original. Il n’y a en effet rien de très nouveau sauf ce vague esprit vintage : maintenant Snoop est devenu old school ! Cette époque où vous pouviez descendre votre vitre de voiture, mettre le coude sur la porte, baisser le siège, avec cette impression de rouler sur la côte ouest en lançant un morceau de G-Funk de Snoop

Découvrez : Mack Wilds et son amour pour New York

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Il était une fois, un jeune homme ambitieux et plein d’envies. Né à New York en 1989, il commence sa carrière devant les caméras dès son plus jeune âge pour rencontrer un premier vrai rôle en 2005 dans la mini-série Miracle’s Boys. Il apparaît ensuite dans diverses séries avant de se faire remarquer dans la mythique The Wire puis d’obtenir le rôle qui montrera sa frimousse au monde entier de par son succès auprès des ados et quelques jeunes adultes nostalgiques des années 1990 : le reboot de Beverly Hills 90210, nous nommons… 90210 ! Campant le rôle de Dixon, féru de musique et DJ en devenir, Tristan Paul Mack Wilds (ou connu comme Tristan Wilds dans le show biz télé, et en tant que Mack Wilds dans la musique – schizophrénie quand tu nous tiens !) profite de ce rôle pour gagner en expérience et épaissir son carnet d’adresses. Peut-être lui devrons-nous l’apparition de Snoop Dogg ou encore de Nelly dans ladite série ?

Peu importe, Mack Wilds connait du beau monde et a pu se montrer dans un certain nombre de clips ces dernières années : Jay Z, Wale, Alicia Keys… Et le clip illustrant l’un des morceaux les plus marquants de cette fin d’année : Busta featuring Q-Tip, Lil Wayne et Kanye West. On vous laisse la vidéo ici et trouvez Charlie. Enfin Mack.

Regardez : Thank You de Busta Rhymes feat Q-Tip, Lil Wayne & Kanye West

Une surprise de voir Mack apparaître ici et esquisser deux pas de danse, mais occasion en or pour nous de rebondir et parler de sa carrière musicale, deux mois après avoir découvert son album (nos plus plates excuses). On se dit alors : le mec connait visiblement du beau monde, il sort un album dans la plus grande discrétion et il a joué dans 90210. Sentiments confus et mitigés de prime abord, on se demande à quelle sauce nos oreilles vont être mangées. Eh bien étonnamment, cet album est honnêtement bon. Parce qu’en plus quand on creuse un peu, on voit qu’il est produit par pas moins que Salaam Remi et quelques autres producteurs plutôt renommés : du Ne-Yo par-ci, du James Poyser par-là, une touche de Pete Rock ici et une pincée de DJ Premier là. Nous voilà donc avec New York: A Love Story et à la première écoute, on espère sincèrement que l’entourage ne fait pas tout le boulot et que Mack Wilds a de quoi faire honneur au carnet d’adresses.

Démarrage réussi et en force avec Wild Things, featuring Method Man (quand on vous dit que le p’tit jeune ne rigole pas niveau collaborateurs !) sur une production reprenant le légendaire Wu Tang Clan Ain’t Nuthin To F’ Wit. Ça pourrait sentir la facilité de jouer la carte du Wu, mais on ose imaginer que l’exercice est loin d’être facile et finalement la mayonnaise prend, et elle prend bien, propulsée par la production impeccable.

Ecoutez : Wild Things de Mack Wilds featuring Method Man

Premier single extrait de l’album, Own It est encore une fois aidé d’une prod efficace, et Mack Wilds en profite pour passer sans difficulté d’un phrasé rap à des refrains chantés. Il monte dans les aigus pour apporter plus de couleurs à sa performance sans trop de mal. Le visuel par contre n’aidera pas à accrocher au son : on sent que le rappeur/chanteur a grandi devant les caméras et en fait des caisses dans son clip, tout comme lors de ses quelques apparitions télé récentes. Dommage puisque ce qui passe très bien à l’écoute perd de son authenticité et de sa qualité en vidéo, en tous cas pour nous.

Regardez : Own It de Mack Wilds

Keepin’ It Real doux et smooth comme il faut, est enchaîné par le plus lourd U Can Cry To Me, profitant de la collaboration de Raekwon et Dougie Fresh, ni plus ni moins, sur une production de Salaam Remi encore et toujours. Un morceau surprenant tant il est efficace et bien exécuté, avec ses couplets rappés et ses refrains chantés, mettant bien en avant la voix de Mack.

Sur Sober Up, produit par l’excellent James Poyser et Salaam, il nous raconte son ivresse : si on aurait pu se passer des commentaires « off » ici et là, Mack Wilds mène l’exercice de A à Z et passe du chant au rap sur un rythme posé agréable. Puis vient l’exercice casse-gueule au possible, la reprise qui en général fait rentrer chez leurs mamans les quelques fous qui s’y attaquent : une reprise, difficile à assumer si ratée, de… Remember The Time. Rien que ça. Pas échaudés en ayant passé les 11 premières pistes avec un contentement non-dissimulé, on se doute tout de même que les fans absolus de Michael Jackson vont crier au blasphème. Nous, on trouve l’exercice réussi : c’est doux, c’est moelleux, c’est efficace, c’est propre. Nous n’y verrons pas en Mack Wilds le nouveau King of Pop mais sa prestation est loin de gâcher ce morceau imprimé dans les mémoires collectives.

Ecoutez : Remember The Time de Mack Wilds

Fier d’être new-yorkais, Mack Wilds n’hésite pas à mentionner encore et encore son lieu de naissance au cours de l’album, allant même jusqu’à consacrer une chanson à un produit qui visiblement (et après vérification auprès de new-yorkais) n’est disponible que dans la Grosse Pomme : Duck Sauce. Un morceau anecdotique mais qui en dit suffisamment sur l’attachement à sa ville de Mack Wilds, et assez différent du reste de l’album, étant cette fois entièrement produit par Pete Rock, tout comme The Art of Fallin’.

Alors qu’il avait tenté sa chance dans le monde de la musique il y a 3 ans sans grand succès quand bien même en pleine lumière avec sa carrière d’acteur et entouré alors de disciples de l’école Jazzy Jeff, ce n’est qu’en cette fin d’année que Mack Wilds réussit à marquer les esprits, grappillant au passage une nomination aux Grammy Awards dans la catégorie Best Urban Contemporary Album. Une surprise quand l’album est tout frais et sa carrière encore aux prémices, mais une preuve supplémentaire que Mack Wilds, ce n’est pas qu’un carnet d’adresses impressionnant quand bien même il est servi par les productions impeccables de Salaam Remi. Marqué par le hip hop et le RnB des années 1990 dans lesquels il a grandi, le jeune homme réussi le pari de faire un album solide, gage d’un succès futur s’il consolide ses atouts.

Mentalow Music te fait sortir ton lecteur cassette

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On vous a déjà parlé de Mentalow Music, le laboratoire musical de Pumpkin et Vin’S Da Cuero. Pour fêter la fin de l’année 2013 en beauté, ils ont décidé de sortir une vraie mixtape sur cassette, Mentalow Mixtape Volume 1. Les deux inséparables se sont entourés d’un bon nombre d’artistes français et internationaux pour réaliser ce rêve de gosses. Il n’y a plus qu’à ressortir vos baladeurs ou aller chiner si vous êtes fans de beaux objets. Une bonne raison de faire un tour chez vos aïeux pour récupérer ça dans un grenier poussiéreux. L’avantage, c’est que la mixtape est aussi téléchargeable gratuitement sur le Bandcamp de Mentalow Music. C’est un peu l’esprit de Noël avant l’heure : 26 morceaux, une trentaine d’artistes et 70 minutes de musique. Que demande le peuple ?

Si vous n’êtes pas encore convaincus, peut-être que ces quelques noms sauront vous donnez des frissons : vous retrouverez des remix made in Mentalow de Grems, C2C, Oddisee ou encore J-Dilla sur un mix de DJ Lyrik. Autant vous dire que bonne musique + bonne musique = tuerie. On vous conseille donc d’aller vite faire un tour dans la boutique en ligne de Mentalow pour commander votre cassette avant que le Père Noël ne puisse plus livrer votre cadeau à temps (avec une petite dédicace en bonus) !

Écoutez : Mentalow Mixtape Vol. 1

Voguez avec Jhéné Aiko sur Sail Out

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Après avoir refusé les diktats de l’industrie musicale en sortant en téléchargement libre son premier opus Sailing Souls, la jolie Jhené Aiko est revenue fin novembre avec un nouvel EP dont le nom joue encore avec les mots, Sail Out. Préférant évidemment laisser voyager son âme et sa musique plutôt que d’uniquement se vendre, elle a de l’esprit en plus d’être jolie. Eh oui, c’est possible.

Initialement annoncé comme étant le titre de son album, il ne s’agira finalement que de 7 titres qui composeront ce maxi dans une ambiance vaporeuse et douce, dans laquelle nous vous proposons de vous plonger pour ensuite déflorer ensemble le sujet.

Écoutez : Jhené Aiko featuring Vince Staples – The Vapors

Jhené sait s’entourer car 4 des 7 titres sont en featuring et elle n’a pas choisi les rappeurs les moins bons du moment, comme Vince Staples, que vous venez d’entendre mais aussi nos chouchous : Childish Gambino sur le très bon Bed Peace, Kendrick Lamar sur Stay Ready (What A Life) et Ab-Soul sur le titre WTH. Tout cela a beau être court, ces featurings de qualité laissent présager quelque chose de très bon pour le prochain album, qui devrait paraître courant 2014.

On a la sensation de sentir l’influence de Drake, notamment à la manière dont elle pose son texte sur The Worst qui nous rappelle le rappeur canadien. Mais c’est toujours The Fisticuffs qui l’accompagne à la production, ainsi que No.ID pour le titre de fin Comfort Inn Ending. Elle a beau être de la même génération que Rihanna, elle est loin de son univers hyper sexualisé, bien que la jeune demoiselle a elle aussi un physique très agréable. Elle écrit ses propres textes et nous emmène dans un univers mélancolique et torturé comme vous pouvez le voir dans le clip de 3:16am (qui date de 2012).

Regardez : Jhené Aiko – 3:16am

Teinté de mélancolie, ce projet ne s’écoute cependant pas forcément dans un moment de déprime, loin de là. A n’importe quel moment de la journée, l’écoute passe très bien et apaise grâce à son côté très aérien dans les productions. Nous avons eu plus d’un mois pour l’écouter encore et encore depuis sa sortie et nous ne nous en lassons pas, alors si vous ne l’avez pas encore approché, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Vous ne serez pas déçu et nous sommes prêt a parier que vous ne sauterez aucune piste.

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