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Découvrez SZA, nouvelle princesse du RnB

A peine arrivée sur le devant de la scène qu’elle est déjà baptisée nouvelle princesse du RnB : SZA (prononcer Sizza) n’a donc pas intérêt à décevoir ! Elle aussi partie de la bande TDE avec les stars du moment (Kendrick, Schoolboy…) et les étoiles montantes (dont Isaiah Rashad), SZA vient de sortir ce 8 avril son troisième EP, Z. Première femme signée chez Top Dawg, on imagine la pression à son maximum alors qu’elle avance dans son parcours.

Déjà convaincante sur ses deux mixtapes SeeSZARun et S, c’est douceur et force qu’elle transmet à l’auditeur. Extrait officiel clipé fin 2013, Ice Moon nous plonge dans un monde charmant et lumineux, dans lequel il sera difficile de ne pas se sentir apaisé.

Regardez : Ice Moon de SZA

Pas totalement RnB, sa musique est également marquée par la soul, la pop et une touche de folk rendant son univers assez unique en partie produit par Mac Miller, entre autres. Sa voix douce accompagnée de productions aussi délicates que la demoiselle nous font parier sur son succès en 2014. Avec ce nouvel EP, elle continue de nous emmener dans son univers et ses clips, parfois réalisés par elle-même comme Babylon, font partie intégrante de l’expérience. Comme ses visuels très graphiques qui dénotent avec les imageries habituelles et marquent encore un peu plus la délicatesse de son univers.

Regardez : Babylon de SZA

Avec Z, c’est 10 titres qu’elle propose : Ur ouvre l’opus avec sa voix comme un souffle qui nous emporte dans son monde. En enchaînant directement avec Childs Play, elle profite de l’exposition ou la surexposition du chicagoan du moment, Chance the Rapper. Un titre qui combine bien les deux tonalités des artistes, Chano s’imposant tranquillement sur la seconde partie du morceau. Un featuring parmi trois en tout sur Z, les deux autres impliquant ses camarades de TDE, Kendrick Lamar sur Babylon et Isaiah Rashad sur Warm Winds. Encore un morceau plein de douceur qui est cohérent avec ce que le rookie masculin de l’écurie Top Dawg nous a proposé sur Cilvia Demo, et écho à Ronnie Drake, l’un de leurs duos d’alors.

Ecoutez : Childs Play de SZA featuring Chance the Rapper

Sur Julia, SZA explore un terrain plus disco-pop, rétro comme il faut, un peu comme ce qu’un Blood Orange a pu nous proposer récemment. Sweet November, comme son nom l’indique, est doux et simple, sans pour autant être facile : cette fois plus soulful grâce à son instru, le titre permet à SZA de toucher du doigt un autre de ces différents domaines musicaux qui construisent son univers. Un tantinet rock, Green Mile montre une facette un peu plus sombre de la chanteuse, pour un morceau intense que le twist sur ses dernières trente secondes rend lumineux.

Vous l’aurez compris, avec Z, la chanteuse propose un projet plutôt encourageant quant à son succès chez TDE. En attendant de boucler la boucle avec A, on vous souhaite de profiter de l’univers de SZA à travers cette nouvelle sortie et de plonger dans son monde et ces 10 titres comme on a pu le faire !

Quoi ? Vous en voulez plus ? Eh bien il semblerait que la jeune chanteuse ait pensé a vous, lecteurs de Soul Ton Oreille, en nous offrant son dernier clip. Continuons donc la visite de cet univers qu’est le sien, avec encore une fois, une touche TDE.

Regardez : Warm Winds de SZA featuring Isaiah Rashad

 

Pour aller plus loin :

Throwback Thursday : Eminem avant Slim Shady

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En novembre 1996, la 206 n’a toujours pas conquis le cœur de la capitale mondiale de l’automobile. Les ouvriers du bassin technologique ne s’attaquent pas encore à la tôle française mais la French Touch elle, est en train de révolutionner la techno locale. Les platines vibrent et les MPC bouillonnent car Détroit, confluent de styles, en pince aussi pour le hip-hop.

A une époque où le regretté J Dilla s’encanaille dans son studio et s’apprête à abreuver le monde entier de son talent, la Rolls Royce locale Xzibit tente de fuir les paparazzi à l’anglaise sur un sample de classique français. Au passage, il n’oublie pas de concocter un duo aux petits oignons avec Mobb Deep, dont la prod inspirera les plus lunatiques des frenchies. Le petit Royce, haut de 5,9 pieds, tente quant à lui de percer mais n’a toujours pas fait boom. Ailleurs, d’autres rappeurs explosent : Snoop Doggy Dogg, Warren G et feu Nate Dogg enchaînent les groupies et squattent le top 100 avec leur groupe 213, mais à Détroit, c’est le 313 qui retient l’attention en cette fin d’année.

Il n’est ici question ni de G-Funk, ni de French Touch. L’album qui passe sous le manteau en cette fin d’année est l’œuvre d’un petit gars blanc qui vit dans un camping avec sa mère. Celui qui ne s’appelle pas encore « tchiki-tchiki Slim Shady » enregistre ainsi son premier album, Infinite, en 1996.

L’accueil réservé au LP est rude. Seulement 1 000 copies s’en écoulent et les critiques reprochent à Eminem de manquer de personnalité en raison d’un flow jugé trop proche de celui de AZ et de Nas. Un comble quand on connaît la carrière du garçon par la suite. Pour faire court, Eminem est à l’époque à l’image de l’industrie de sa ville : en pleine recherche et développement, et c’est justement là que se trouve tout l’attrait de cet album. 18 ans plus tard, celui-ci fait figure d’ovni dans la carrière du rappeur.

Le choc se produit dès la première écoute, où deux morceaux attirent plus particulièrement l’attention. Le premier, Tonite, est loin d’être mauvais. Clairement estampillé dancefloor, il séduit l’oreille immédiatement. Peu étonnant quand on sait que le but du morceau était d’être diffusé en radio. Eminem ne fait qu’une bouchée du sample disco, mais les paroles tombent parfois dans la facilité : “Cause we came here to do this tonight / ‘Til the mornin’ light, hope that everyone’s feelin’ alright”.

Ecoutez Tonite d’Eminem :

Searchin’ est nettement plus choquant, du moins vu de 2014. Eminem déclare sa flamme à une femme comme un chanteur de soul à l’approche du printemps : “Ain’t no one special, special like you / I have been searching, but you’re the one I want in my life baby”. Jusqu’ici, rien d’anormal. Après tout le MC ne manque pas d’amour et sa fille peut en témoigner. Le seul hic, c’est que la femme en question semble être Kim, qu’il épousera en 1999, avant de la détruire de façon quasi systématique sur chacun de ses albums suivants.

Passées ces deux bonnes surprises, Infinite recèle son lot de bons moments qui lui donnent tout son charme, notamment It’s OkEminem s’extraie l’espace d’un instant de son triste quotidien avec une coolitude étonnante : “It’s a broke day, but everything’s ok”. Le morceau fonctionne comme une immense liste d’envies où Eminem parle du futur qui doit être le sien, même si le présent est compliqué : “It may be early to be planning this stuff / Cause I’m still struggling hard to be the man, and it’s tough”. Ces plans ambitieux ont au final pratiquement tous abouti … ! Là encore, le morceau est très optimiste, à l’opposé de ce qu’Eminem a pu faire par la suite.

Ecoutez It’s Ok d’Eminem :

Cette même ambition se retrouve sur Never Too Far : “You know what I’m saying, see what I’m talking about man? Cause that’s it. Yeah. A million dollars ain’t even that far away man”. La production sonne encore une fois très années 1990, comme avec l’excellent Infinite, sur lequel un Eminem technique et rimeur ouvre l’album. Ce pur produit d’egotrip, avec ses nombreuses allitérations et sa production très minimaliste, trouve facilement sa place dans les morceaux les plus marquants des 1990s.

Ecoutez Infinite d’Eminem :

Intéressant mais moins marquant, Maxine a pour sujet une fille facile qui vend son corps contre des MST. Le sujet, mi-drôle mi-grave, permet au MC de Détroit de s’amuser dans un style qu’il affectionne, à savoir la discussion rappée. Il récidivera plusieurs fois au cours de sa carrière, notamment sur Guilty Conscience ou What’s the Difference en collaboration avec Dr Dre et Xzibit.

Le reste de l’album se détache nettement moins. 313 décrochera un sourire aux fans du film 8 Mile mais ne restera pas dans les annales. Idem pour Open Mic, qui frôle la limite du soutenable sur le refrain. Ces quelques coups de moins bien n’altèrent cependant pas la bonne tenue de l’ensemble.

En définitive, Infinite n’a pas besoin de carbone 14 pour être daté : tout ici, des prods aux flows en passant les thèmes abordés, nous ramène dans les années 90. L’album ne bénéficie pas de la production du Docteur et cela se voit par moments. Malgré tout, son petit côté vintage et son décalage avec le reste de la discographie du MC de Détroit le rend particulièrement intéressant et suffisamment atypique pour être classé au rang de classique par de nombreux fans. Finalement, cet Eminem, s’il n’avait pas encore trouvé son style, possédait déjà une technique bien au-dessus de la moyenne. Papa Doc aurait dû le savoir.

Découvrez : Lo-Fang et son premier album Blue Film

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Lo-Fang de son vrai nom Matthew Hemerlein, est un chanteur et musicien américain de 30 ans qui a grandi dans une ferme dans le Maryland. Jusqu’à l’âge de 13 ans, il n’a pas été scolarisé et son éducation a été prise en charge par ses parents. Pour ces derniers, savoir jouer d’un instrument de musique était aussi indispensable que de savoir lire ou compter donc tout comme ses frères et sœurs, Matthew Hemerlein a appris à jouer de la musique. Il a suivi une formation classique et plus précisément de violoniste. Aujourd’hui, c’est un multi-instrumentiste de talent qui joue du violon, du violoncelle, du piano, du banjo, de la guitare et de la basse à la perfection.

Adolescent, il était passionné par le taoïsme, Bach, Tim Burton, Wu-Tang, le Thai-Chi et les comédies musicales. Vous l’aurez compris l’éclectisme fait partie intégrante de la personnalité de Lo-Fang. Ce trait de caractère se retrouve donc dans son premier album Blue Film sorti le 24 février dernier, qui est un mélange de musique classique, de pop, de soul, d’électro et de folk. L’album a été écrit et enregistré entre le Maryland, le Cambodge, Londres et Nashville, puisque pour lui « éclectique » et « baroudeur » vont de paire. Voici Look Away qui ouvre l’album, un morceau aérien qui commence sur des notes pop-électro et qui petit à petit tend vers une ballade lyrique aux sons du violoncelle et du banjo.

Regardez : Lo-Fang – Look Away 

Certains reprochent à Lo-Fang d’avoir fait un album qui n’a pas d’identité clairement définie, en d’autres termes, un album qui part dans toutes les directions. Mais il est comme ça, Lo-Fang, il ne peut pas s’empêcher d’aller où son cœur le mène. Nous, ça ne nous dérange pas le moins du monde : cet album est une invitation au voyage, une rafraîchissante promenade musicale. Avec Boris, nos oreilles surfent sur une haute vague de folk : le surf pour le côté frais et la hauteur pour le côté léger du morceau. Le début ressemble un tantinet à du Ben Harper. Un aspect obscur se dégage du morceau notamment à travers les paroles car Lo-Fang essaye d’entraîner une femme à tromper son compagnon. En fond, on entend des bruits de jouissance féminine, ce qui sous-entend sûrement que Lo-Fang a réussi à la convaincre. Eh oui, c’est aussi un séducteur : il faut se méfier des hommes aux cheveux ébouriffés et au style négligé. Voici donc Boris, attention mesdemoiselles, ne cédez pas!

Écoutez : Lo-Fang – Boris

On aime également #88 qui erre entre la grandeur des temples d’Asie du Sud et l’intimité d’un opéra. La répétition de « crystal clear » ajoute de la fragilité au morceau. Oui c’est beau, oui nous sommes inspirés, oui on vous laisse le découvrir !

Écoutez : Lo-Fang – #88

Light Year est, nous devons l’admettre, notre chouchou. Lo-Fang a réussi ici à créer un morceau soul-électro, doux et entraînant à la fois. Sa voix suave s’occupe d’apporter de la douceur et le beat légèrement étouffé se charge de vous faire bouger. Mais ne vous attendez pas à remuer tout votre corps avec frénésie, non ! On a testé pour vous : ça commencera par une ouverture-fermeture des mains, qui entraînera vos bras et vos épaules et pour finir, votre tête rejoindra la cadence. Tout en subtilité, on vous laisse essayer !

Écoutez : Lo-Fang – Light Year

Lo-Fang est actuellement en tournée avec Lorde pour qui il fait la première partie. C’est une chance extraordinaire pour ce chanteur encore méconnu il y a un an à peine. On lui souhaite donc une belle carrière et nos oreilles le remercient pour Blue Film.

 

 

Critique : 1er album pour le Cool Kid Chuck Inglish

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L’Illinois, ce n’est pas que Chicago. Bon, ok, c’est surtout Chicago quant on en vient à aborder la scène rap, mais un duo de gamins plutôt cool venus de Matteson est au chaud sous notre oreille. Vous les aurez peut-être reconnus, on parle bien sûr de The Cool Kids. Duo composé de Mickey Rocks et Chuck Inglish, on les avait découverts en 2008 avec leur EP The Bake Sale. Aujourd’hui, c’est en solo que Chuck se lance avec son album Convertibles. Passons-le donc en revue !

Sorti ce 8 avril, l’album penche plutôt du bon côté de la balance auditive. On comprend cependant dès le début qu’une des forces de l’album tient dans les collaborations, qui soutiennent, complètent ou portent 12 de ses 14 titres. Pas moins. D’abord sur le morceau Elevators qui ouvre l’opus et nous donne envie de faire une virée sous le soleil, puis un peu plus loin sur Legs, un duo surprenant avec Chromeo pour un ode aux gambettes. Un titre très efficace, rétro et  funky comme il faut, et (mais !) très marqué de la patte du duo canadien.

Ecoutez Legs de Chuck Inglish featuring Chromeo :

Sur Came Thru, l’instru alliée aux flows de Mac Miller, Ab-Soul et donc Chuck Inglish, est certes moins lumineux que le précédent titre mais efficace (on vous voit déjà bouger la tête en rythme). Sur Attitude, les interventions posées et pleines de soul de BJ The Chicago Kid (Chi-Town représente sur tout l’album) à l’opposé de son instru parfois bourrine et électrique, donnent un rendu intéressant et éclipsent totalement Chuck Inglish. Ingles (Mas o Menos) featuring Cap Angels nous emmène cette fois dans un univers latino inattendu. Que de voyages en quelques pistes !

Grâce à Money Clip, on revient à Chicago avec les interventions notamment d’un Vic Mensa présent partout, qui se lance sur la fin du titre, point d’orgue après avoir entendu chacun de ses protagonistes poser l’un après l’autre (sont aussi présents Retch, Hassani Kwess et Sulaiman). Faux-airs de cypher pour un morceau quoi qu’il en soit bien mené.

Regardez Came Thru / Easily de Chuck Inglish featuring Mac Miller et Ab-Soul :

Game Time sera reconnu entre mille, avec la grosse voix d’Action Bronson qui prend d’entrée aux oreilles. Un morceau à l’opposé de celui qu’il précède, P.R.I.S.M. :  cette fois accompagné de Jade Hurtado, ce sont 5 minutes structurées que Chuck Inglish propose, au cours desquelles la chanteuse prend le dessus, faisant donc ensuite place à 2 minutes de rap bien gras. Avant-dernière piste, Dreamy est comme un rêve devenu réalité : Chuck Inglish en solo sur son album solo ! Il aura fallu être patient ! Si deux pistes plus haut on a droit à H.M.U. en solo aussi, on ne pouvait manquer de noter ce Dreamy.

Loin de raconter et nous transporter dans ses rêves comme par exemple un Kid Cudi sait si bien le faire, le morceau a son importance pour donc essayer de vraiment juger la performance de Chuck Inglish tout seul. Malheureusement, le morceau s’efface comme un songe en moins de 3 minutes, nous laissant sur notre faim.

En conclusion de Convertibles, un dernier duo prend place, cette fois pour notre plus grand plaisir : accompagné de Chance the Rapper (plus Nico Segal et Macie Stewart si l’on fait confiance à notre pavillon auditif), Glam permet de finir l’album en beauté, introduit par une trompette magique dont on ne se lasse pas. La douceur de l’entrée de Chance the Rapper lui permet de s’immiscer dans le morceau sans paraître intrusif. Encore une fois, l’invité devient la star du morceau, laissant peu de place à Chuck Inglish pour faire ses preuves ou marquer les esprits, puisque le rappeur n’intervient qu’au début, cédant ensuite entièrement sa place.

Ecoutez Glam de Chuck Inglish featuring Chance the Rapper :

Vous l’aurez compris, ce premier album solo de Chuck Inglish n’en est pas vraiment un et on ressort frustré de ne pas avoir entendu plus du rappeur/producteur des Cool Kids. Très éclectique et donc pas du tout homogène, l’album fait preuve de qualité mais aurait profité de plus de cohérence et de recentrage sur son auteur, plutôt que de cette quantité de featurings quand bien même on apprécié la majorité de ces invités. On recommandera tout de même l’écoute et l’adoption de Convertibles, le produit final étant bon malgré ses défauts. Restez connectés, un nouvel album des Cool Kids est également attendu pour cette année.

Grems et Cheef : 2 clips en 1, signés Lejeune

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A l’heure où de nombreux rappeurs sortent des clips banals, sans aucune volonté d’apporter ou de créer quelque chose de neuf, se satisfaisants généralement d’un visuel « street credibility » pour accompagner leurs sons, d’autre continuent de nous surprendre à travers leur créativité et leurs prises de risques. C’est le cas de Cheef et Grems, qui au détour d’un seul et même concept, nous livrent chacun un clip. Réalisé par le talentueux Steve Lejeune, le but est ici de filmer les deux rappeurs accompagnés de leur gestuelle et de leur jeu, poser leur son en même temps face caméra. L’originalité est là, mais qu’en est-il du résultat ?

Regardez : Cheef – Crade-Honnête

Regardez : Grems – Camisole

Il n’y a pas a dire, la prise de risque est réelle puisque si l’on regarde l’un sans l’autre (pourtant la même vidéo finalement), on ne comprend pas vraiment le sens, étant donné que chaque rappeur passe pour fou dans le clip de l’autre ! Après avoir visionné les deux, le résultat est probant, l’idée est géniale ! Le fait que les deux textes partagent la même la folie, permet une interprétation qui colle entre les deux protagonistes, qui jouent de ce concept en échangeant tout le long de ces 3 minutes de vidéo. De plus, il est intéressant de remarquer que le visuel colle très bien aux deux sons, qui sont pourtant bien différents par leurs instrus.

Au final, Steve Lejeune, qui confiait lors d’une interview à nos confrères de l’abcdrduson.com en avril 2013 « à un moment, même si ça a déjà été fait d’ailleurs, je voulais faire un clip où deux rappeurs changent leur playback. Mais pareil, ça passe mal, les gens ont envie que ce soit leur tête qui soit sur leur texte. Idem pour les ambiances, tu ne peux pas mettre n’importe quel type d’ambiance sur du rap, donc ça devient un peu compliqué », semble avoir réussi en grande partie à exploiter son concept. En espérant de nouvelles surprises de la part du rap français plus régulièrement dans le futur.

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