Après son premier album en solo, Jeune à la retraite, récompensé par un disque d’or, l’ancien du Saïan revient avec un nouvel opus. Une galette dans lequel il semble régler beaucoup de comptes.
Égal a ce qu’il nous disait lorsque nous l’avons interviewé, Féfé annonce la couleur dès le morceau d’ouverture de l’album, Lalala Song (Ou Le Chant D’Une Etoile). Il n’est pas là pour donner ce que veut la masse mais bien pour faire ce que lui plait, ce qui le touche. L’album est clairement porté par ses ballades, la première parmi toutes est clairement Parodie, un morceau très entraînant que l’on imagine aisément repris en chœur par son public en concert. Une chanson optimiste sur les difficultés de la vie, bien loin des clichés du « star system », il fait définitivement réaliser que Féfé a une vie normale et paie des dettes comme tout le monde.
Ecoutez : Féfé – Parodie
Amours, patrie, amitiés sont autant de thèmes qui semblent inspirer Féfé. Dans Nous, il pointe du doigt tous nos travers qui nous empêchent de nous remettre en question. Une introspection, bonne si elle ne nous conduit pas au formatage, une chose qu’il refuse en l’exprimant dans Cause toujours.
L’album donne son nom a un single porté par le sample de Sugar Man de Sixto Rodriguez qui fonctionne toujours aussi bien, le tout accompagné d’un clip qui n’est pas sans rappeler celui du morceau Bye Bye de Menelik dans la mise en scène : double hommage pour ce morceau.
Et comme pour beaucoup d’hommes, la paternité lui tient à cœur dans sa vie de jeune à la retraite, alors il dédie une chanson à ses enfants, chanson touchante et pleine d’humilité.
Ecoutez : Féfé – La Somme
Ailleurs est un morceau qui tranche avec le reste de l’album. Sur une sonorité reggae, Féfé parle du fait que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs et que notre bonheur est souvent là, juste devant nous. L’album se finit sur Doux Pays, énième et douce ballade mais pourtant très agréable a écouter et qui confirme que l’artiste est doué pour créer des mélodies et refrains efficaces, que l’on se surprend a fredonner dès la première écoute.
Pour résumer, ce Féfé-là est bien loin de celui que l’on a connu à l’époque du Saïan, un artiste qui a fait du chemin et qui semble donner un peu plus de sa personne à chaque nouveau projet pour se dévoiler toujours un peu plus par la même occasion.











