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#Tweetzik : The Weeknd – Twenty Eight

J’ai lu chez un de nos confrères que le nouveau clip de The Weeknd était limite classé X, alors avec étonnement je me suis empressé de cliquer sur « lecture ». Connaissant un peu l’artiste et l’aura dégagée dans sa compilation Trilogy sortie il y a quelques temps, je savais qu’il y aurait arnaque façon « news à clics » car en dépit du fait que l’on voie quelques strip-teaseuses seins nus dans le clip de Twenty Eight, on est quand même aux antipodes de la pornographie, on est dans lemélo-sombre qui retranscrit bien ce que l’on entend. Et comme Maree Pop me tapote sur l’épaule pour me dire que j’ai oublié de parler de son chouchou, sachez que la vidéo est emportée par Nabil, le photographe et réalisateur entre autres de clips pour Frank Ocean, Kanye West, K’naan et bien d’autres.

Kendrick Lamar a mis le feu au Bataclan à Paris

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Focus sur l’étape parisienne du Good Kid M.A.A.D City World Tour 2013 de Kendrick Lamar, c’était ce mardi 29 janvier 2013 au Bataclan à Paris. Bilan de la soirée ? On a kiffé, bien qu’on soit loin du sans faute. On va s’expliquer tranquillement  mais revenons un peu plus en arrière une minute. Il faut savoir que le natif de Compton jouit d’une notoriété à rendre jaloux pas mal de rappeurs de la côte ouest américaine en ce moment et ça tout particulièrement depuis la sortie de son album Good Kid M.A.A.D. City qu’on a plutôt bien apprécié. Essai concluant pour cet album qui vient insister là où Section.80, le tout premier album de Kendrick Lamar faisait déjà bien parler de lui, confirmant ainsi les talents de narrateur hip-hop à la verve tantôt lancinante, tantôt tranchante. Loin de faire l’unanimité cela dit, The Source l’a tout de même adoubé en tant que « Rookie of The Year » pour 2012. Les haineux ont henni !

C’est donc en conquérant que Kendrick Lamar foule nos terres, rameutant son lot de fans et de curieux venus voir sur scène celui qui fait tant couler d’encre. Le parterre du Bataclan patiente durant une première partie soupesée par un gars gracile au look rastafari moderne, visage caché à cause de la pénombre environnante. Là il pose son séant sur le tabouret placé au milieu et dû se rassurer par la présence du clavier pour commencer à jouer et à chanter. Surprise. Une voix soul intéressante mais un vocodeur qu’on pénalise par principe, 20 minutes de show et le chanteur anonyme file par la petite porte tellement l’accueil fut glacial. Il a dû nous maudire puisqu’il est parti sans mot-dire, aller faire pipi ou se cacher on ne saurait dire. Vu qu’on n’a pas été présentés, ça nous a agacé un peu, mais surtout ça nous a pas mal intrigué, alors on a creusé. Il s’appelle Ofei, c’est un chanteur-producteur anglais considéré comme un authentique génie de la nouvelle soul. Une belle promesse de talent pour 2013 ? En tout cas c’était une première partie surprenante aussi parce que l’on attendait un artiste français, on avait entendu parler de Disiz par exemple. Que dalle ouais !

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La tracklist du concert (postée par Polydor France sur Instagram)

Après on a attendu. Une heure. Le temps de regarder la fosse se remplir complètement grâce à un public bien plus jeune qu’on ne l’imaginait. Des gens polis, policés à la peau lisse qui niquent la police seulement en chanson. N’empêche que ça commence à sentir la drogue là-dedans, ça hue quand l’ambiance lumineuse varie un peu car l’attente est décidément trop longue. Alors Kendrick Lamar arrive enfin. Il semble minuscule par rapport à la large scène et au DJ de Top Dawg Entertainment qui lui s’est posé bien en hauteur. K-Dot était vêtu d’un t-shirt noir au motif peau de serpent à l’avant à la limite du mauvais goût et d’une casquette avec les lettres « L.A. », il semble chaud et prend tout de suite possession des lieux et ça commence fort avec une liste de morceaux qui navigue entre les mixtapes de ses débuts et les deux albums.

La foule est remontée à block et répète les paroles de chaque titre sans tortiller, aspect assez étonnant d’ailleurs compte tenu de la fraîcheur de l’arrivée du rappeur dans l’hexagone. Force est de constater que ses « biatchs » et ses « niggas » ont su s’insinuer parfaitement dans nos cerveaux, surtout avec des titres puissants comme le sont Fuckin Problems, Look Out For Detox (qui n’apparaît pas directement dans sa discographie sauf erreur), Hol Up, Blow My High, Money Trees ou encore le plus parisien de ses morceaux, Backseat Freestyle, un tabac.

Regarder : Kendrick Lamar @ Paris, Bataclan – Backseat Freestyle

Des morceaux les plus mous aux titres qui font bouger la tête en passant par un monologue assommant et une sympathique distribution de bouteilles d’eau aux fou-furieux de devant, on aura eu droit à une vingtaine de chansons au total. Beaucoup d’entre elles bizarrement tronquées (quel regret d’avoir eu M.A.A.D City coupé en deux, sachant que la 2ème partie du morceau aurait assurément retourné l’assemblée) et ce qu’il nous restera de tout ça, c’est un petit goût de trop peu. Le roi Kendrick avait beau être en osmose avec son public, souriant, loquace et joueur, une heure tout juste c’était pas assez. Surtout quand il nous laisse la bouche ouverte à ce qu’il considère être la fin de son show ; terminer sur le titre Cartoon & Cereal (que je considère comme son meilleur titre) sans finition, sans un au revoir, c’est comme terminer un bon repas sans le petit digestif ou le dessert glacé qui va avec, en imaginant en plus le serveur qui vient vous retirer votre assiette et vous demander de quitter le resto et vite. Il parait que les shows américains sont comme ça, c’est pas pour autant que j’accepte la frustrante méthode.

Comment faire un concert de conquérant sans faire tourner le célèbre Hiii Power hors des simples gimmicks du DJ ? Pourquoi ne pas avoir passé le cultissime Rigamortis ? Frustration bis. Une dernière chose, les morceaux en featuring sans la présence du co-pilote musical sur scène, ça a un côté « désolé il n’a pas pu venir » un peu tristoune. Tout ça pour dire qu’il manquait effectivement un ou deux invités pour que la fête soit au top. On n’attendait pas forcément Dr. Dre pour le titre The Recipe, mais pourquoi à tout prix mettre ce morceau moyen si c’est pour le faire en solo ? Pour résumer, nous restons sur d’excellentes impressions, un show détonnant avec quelques creux salvateurs pour reprendre son souffle. Vivement la prochaine, avec des invités cette fois-ci.

Urbance : la guerre des sexes

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D’abord nous sommes tombés sur ce trailer :

Regardez : Urbance trailer

On y a vu un style graphique unique singulier aux couleurs qui pètent, des personnages classieux avec de grands corps aux habits futuristes taillés pour la danse, on y a entendu une musique qui a rendu curieuse notre oreille, bref on s’est demandé ce que c’est. Alors on a creusé et on a compris qu’Urbance était un délire artistique à la base qui s’est transformé en vrai projet de série animée. Le pitch ? Une sorte de Roméo et Juliette moderne avec deux autres protagonistes que sont Kenzell pour le bonhomme et Lesya pour la jeune femme. Insistons sur la notion de sexe car c’est la toile de fond de cette société bien trop moderne où se déchirent deux gangs : le gang féminin, les Death Eves contre les Mist Feet, la bande de Kenzell et de ses gars. Dans leur monde, nul droit d’aller plus loin que les petits bisous car un virus génétique mortel s’est répandu au point où garçons et filles vivent séparés dès leur plus jeune âge pour éviter toute tentation sexuelle. Alors forcément l’idylle de nos deux trublions provoque rixe non sans risque, si bien que tout ça va se régler à coups de battles de danse dans un lieu appelé Urbance. Pas plus de précision sur ce scénario qui semble classico-classique, mais on s’en fiche nous.

JOEL-DOS-REIS-VIEGAS-STEAMBOT-STUDIOS_SOULTONOREILLECe qu’on veut c’est voir tout ça en mouvement grâce à la société américano-canadienne Steambot Studios, d’autres noms du générique comme Florent Auguy pour les artworks Joël Dos Reis Viegas. Justement, attardons-nous sur ce dernier. Il est en fait l’un des co-fondateurs de Steambot, visual designer de métier et en tant que personne à la base du projet, il s’occupe du scénario également. Il avait précédemment fait ses classes dans le jeu vidéo en travaillant pour de grandes sociétés du milieu et comme on connaît un peu le domaine et en réfléchissant deux secondes, on se dit que le style graphique des corps élancés d’Urbance nous rappelle fortement le jeu vidéo Brink (avec un peu de Mirror’s Edge pour l’évocation de la liberté urbaine.) Autant dire que ça semble de bonne augure pour la cohérence graphique.

Du côté de la bande-originale d’Urbance, ça va assez loin quand même. Là on parle de Busy P (le boss d’Ed Banger Records) aux commandes. Une autre bonne raison pour garder Urbance à l’oeil ou à l’oreille. Ed Banger, c’est Uffie, DJ Mehdi, Justice, juste un sacré dénicheur de talent et précurseur sur les tendances musicales électro et un peu hip-hop.

De la baston et de la danse, on est curieux de savoir ce que ça va donner au final tout ça. Aucune précision pour la date de sortie de cette série ni d’info sur le support de diffusion, mais on a hâte d’en savoir plus.

Pour aller plus loin :

- la fanpage Facebook d’Urbance
- les travaux de Joël Dos Reis Viegas
- les réalisations de Steambot Studios

#Tweetzik : Justin Timberlake – Suit & Tie (lyric video)

The 20/20 Experience arrivera dans le courant de l’année, c’est le nom de l’album témoignant du grand retour sur la scène musicale de Justin Timberlake. Ainsi juste après avoir fait la promo du petit coup de neuf de MySpace.com (dont il est le patron depuis quelques mois), l’ex-N-Sync sort la lyric vidéo la plus classe du moment pour son nouveau single Suit & Tie à base de costume trois pièces et d’effets cartoonesques. Ce n’est pas encore le vrai clip mais c’est un bon petit apéro en attendant.

Regardez : Justin Timberlake – Suit & Tie (feat. Jay-Z)

Little Shao : ses clichés sur le hip-hop

LITTLE-SHAO_SOULTONOREILLES’il y en a un que j’envie tout particulièrement pour son talent, c’est Little Shao. Dans un monde où Instagram fait des ravages en photographie, c’est le genre d’artistes qui vous fait définitivement comprendre que prendre une jolie photo, ça ne s’improvise pas. Ancien consultant dans les finances après avoir fait l’ESG (une école de commerce à Paris), Thinh Souvannarath alias Little Shao, 30 ans, se nourrit quotidiennement de danse hip-hop et d’urbanité par le truchement de l’objectif de son appareil-photo. Et si la singulière dichotomie que chacun notera entre le mouvement gracile d’une danseuse contemporaine et un mur taggé avec soin qui fait office de tableau de l’instant attire autant votre attention, c’est parce que Little Shao ne laisse rien au hasard lors de ses séances de travail. La ville devient son terrain d’expérimentation et fait corps avec les performers.

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Danseur lui-même depuis ses 16 ans, il a appris la photo par lui-même et c’est désormais son travail à temps plein. De la publicité à la photo hip-hop, Little Shao semble s’intéresser à tout. Mais si nous devions le définir en trois termes, ce serait : mouvement, ville et urbanité. Dites un nom de breaker ou un groupe de b-boys/b-girls et il y a de fortes chances qu’ils se soient fait shooté par Little Shao. Ci-dessus, vous avez l’exemple des Twins, mais sur sa fanpage Facebook vous pourrez en découvrir tout plein comme les Wanted Posse, Serial Stepperz, Pro Phenomen, Yudat ou R.A.F. Crew (dont il était le photographe officiel) parmi plein d’autres.

Nous l’avons déjà croisé dans la plupart des battles de la région parisienne et contrairement à Soul Ton Oreille qui doit montrer patte blanche, lui est connu et reconnu pour être LE photographe les dancefloors hip-hop de France et de Navarre comme le Juste Debout, le Cercle Underground et le Chelles Battle Pro. Ailleurs dans le monde, ça ne doit pas être bien compliqué pour lui car comme il le dit lui-même sur Blog Photo Scope, on fait plus appel à lui qu’autre chose aujourd’hui. En 2012, le projet Hiphop Photography qu’il a monté avec WilliamK (un autre photographe urbain très talentueux) lui a permis de sillonner le monde et les plus grands battles hip-hop. Les deux collaborateurs se retrouvent régulièrement sur les mêmes shows, ils sont notamment ceux qui ont pris l’essentiel des clichés des derniers évènement Red Bull autour de la danse hip-hop, les fameux Red Bull Beat It. Cela donne des clichés incroyables et juste l’impression d’être sur scène avec les danseurs.

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Dernièrement, Little Shao est devenu le photographe attitré du label Def Jam. On vous en touchait déjà deux mots en décembre dernier pour le concert de Disiz, il enchaîne désormais les concerts et les shootings d’artistes pour une renommée qu’on imagine encore plus grande qu’avant. Son talent déjà connu et reconnu prend alors une nouvelle dimension et après les danseurs de rue, ce sont des artistes comme Orelsan, Mister You (sic), Disiz et sans doute beaucoup d’autres dans l’avenir qui lui diront merci. Pour suivre les aventures de Little Shao avec Def Jam Recordings France, il suffit de faire un tour de temps en temps sur la page qui lui est dédiée. En tout cas je suivrai ses aventures de près car je compte devenir aussi bon que lui un jour. Oui oui !

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