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Cee-Lo Green, le clip de Bodies

Le voilà enfin, le clip de Bodies, chanson extraite de l’album The Lady Killer de Cee-Lo Green, dont le trailer avait bien fait parler de lui il y a deux semaines. De par la réalisation et la direction artistique toute en animation grâce à des photos animées du plus bel effet, l’assassine vidéo est un vrai coup de cœur. Vous y verrez biensûr Cee-Lo, mais aussi l’actrice Kerry Washington, la chanteuse Janelle Monáe, ainsi que des apparitions presque subliminales du rappeur Common et du couturier Karl Lagerfeld.

En fin de clip après un « To be Continued » presqu’attendu, Mikael Colombu (le réalisateur du clip) en profite pour glisser des teasings d’un clip de Reggie B., Elevation (un trailer qui tourne depuis un moment sur le net d’ailleurs.) Et puis tout aussi intéressant, on entend aussi le début de la chanson Locked Inside de Janelle Monáe : pour le coup rien n’est confirmé, mais il semblerait logique qu’il soit à la réalisation du futur clip de l’artiste à la choucroute capillaire. Encore une affaire à suivre de près !

Grammy Awards : Janelle, Bruno & B.o.B

Hier soir se tenaient la 53ème édition des prestigieux Grammy Awards au Staples Center de Los Angeles (aux Etats-Unis), un grand moment pour les artistes autant pour les prestations scéniques que pour les récompenses attendues. Il y a eu tout un tas de prix distribués pour Eminem, John Legend & The Roots et puis Jay-Z aussi, parmi tout plein d’autres que j’aurai du mal à énumérer ici (il y a même des artistes country dedans.) Mais si je voulais vous parler ce soir, c’est à propos d’une des performances live de la soirée, celle qui réunissait B.o.B, Janelle Monáe et Bruno Mars.

D’abord on découvre un Nothin’ On You de B.o.B totalement renouvelé pour l’occasion. Le morceau-phare issu de l’album B.o.B Presents: The Adventures of Bobby Ray est toujours interprété par B.o.B et Bruno Mars, ce dernier qui s’essayera au piano tandis que Janelle est là pour les chœurs le temps de la chanson. Là, ils sont accompagnés de violonistes pour une mélodie du plus bel effet, tout simplement saisissant. Dans la foulée, Bruno Mars nous livre une version « vintage » de Grenade, un morceau issu de son album Doo-Wops & Hooligans. Pour ma part, il m’est impossible de savoir d’où vient cette excellente version (version d’origine ?)  qui renvoie la version du disque au rang de simple comptine. Enfin, place à Janelle Monáe et son célèbre morceau Cold War (de l’album The Archandroid.) Ici, rien de spécial au niveau musical puisque le morceau reste inchangé par rapport à la version d’origine. Au global, cela représente un peu plus de sept minutes de show qui a la classe des plus grands. Décidément, nous sommes bien loin de telles prouesses avec nos NRJ Music Awards

Love The Way You Lie, la vraie version

Souvenez-vous, c’était un des hits de l’été 2010, Eminem rappait sur Love the Way You Lie avec Rihanna en featuring (à retrouver dans l’album Recovery), Rihanna qui reprendra elle-même ce morceau pour en faire Love the Way You Lie (Part II) où là Eminem était l’invité du titre pour les besoins de son disque, Loud.

Pour la petite histoire, ils avaient tous deux flashés sur la version originale entonnée et tout simplement écrite par Skylar Grey, la petite protégée du producteur anglais Alex da Kid. Voici donc la démo originale du morceau par la mystérieuse artiste : plus intimiste, plus limpide aussi, cette version originale n’a pas à pâlir face aux versions des deux artistes nommés plus haut. Espérons que le titre de Skylar sera consacrée ce soir, lors de la 53ème cérémonie des Grammy Awards (13 février 2011 aux Etats-Unis) où Love The Way You Lie apparaît dans les catégories :

- Record of the Year (single de l’année)
- Best Best Rap/Sung collaboration (meilleure collaboration/featuring)
- Best Short Form Music Video (meilleur clip.)

D’ailleurs, Skylar Grey en profitera pour faire une prestation scénique et ainsi se révéler réellement à tous lors de cette occasion, puisque comme nous vous le disions il y a peu, elle agissait plus ou moins à visage couvert jusque là. A suivre !

Joss Stone, Tell Me ‘Bout It

Dans cinq minutes, on entre dans l’autre semaine, celle qui me renvoie au fait que la semaine Joss Stone, c’est fini déjà. J’aurai voulu vous faire partager tant d’autres titres, tant d’autres merveilles (notamment du dernier album Colour Me Free) mais tant pis, vous irez l’écouter un de ses quatre hein ? Surtout le dernier titre, Mr. Wankerman, une merveille de près de 15 minutes.

Allez filons vers ce dernier morceau, Tell Me ‘Bout It, un titre où l’on entend discrètement le grand Raphael Saadiq, d’ailleurs il en est le producteur, tout comme le titre Tell Me What We’re Gonna Do Now que Joss Stone interprétait avec Common. Un titre bien funky, qui fait partie de ceux que je préfère dans le troisième album de la belle. Allez, longue vie à Joss, il n’est pas exclut que vous la retrouviez sur Soul Ton Oreille de temps à autre, car une semaine, ça passe vraiment trop vite…

Interview : Malone

En ce début février, nous avons pu nous entretenir avec Malone, un rappeur en provenance du 91. Nous sommes dans un café parisien et c’est à l’occasion de la sortie d’Une Touche de Rêve, sa mixtape sortie fin 2010, que nous en profitons pour faire le portrait d’un artiste qui a des choses à dire, fort d’un passé hip-hop conséquent et pluri-culturel.

[STO] : Malone, qui es-tu ? D’où te vient ton intérêt pour le hip-hop ?

[Malone] : Je suis un artiste hip-hop issu d’Evry (91), plus précisément du quartier des Epinettes, des artistes comme Disiz La Peste, Éloquence ou encore différents membres du groupe Fuck Dat. Le quartier est considéré par beaucoup comme la capitale hip-hop de l’Essonne : beaucoup de monde y font soit du DJaying ou passent leur temps à rapper, à grapher, à danser, ce qui poussent naturellement les jeunes vers ce mouvement.

Moi j’ai commencé le hip-hop en 1996, j’avais à l’époque beaucoup d’amis de mon âge qui étaient dans le rap et avaient un groupe où je me suis greffé. S’en sont suivis des fêtes de quartier, des freestyles, des mixtapes, jusqu’en 1999 où j’ai réalisé ma première collaboration solo pour la compilation Paris Sud Connexion 1 avec un morceau qui s’appelle Je Parle Fort. Par la suite et toujours du côté du 91, j’ai pu poser avec Nubi sur le premier disque solo d’Éloquence, Le Début de la Fin. Après cela j’ai un peu mis de côté le hip-hop pour me concentrer sur l’organisation d’événements, notamment les battles « Restent-ils des Vrais » en partenariat avec Generations 88.2 notamment : les rappeur Philemon et Aladoum y avaient participé et gagné certaines éditions d’ailleurs. Cela s’est soldé par une compilation nommée Wake Up Vol. 1 sur laquelle on pouvait y retrouver Kamnouze, Fdy Phenomen, Nubi et bien d’autres artistes…

Après cette aventure, j’ai eu envie de revenir sur mes premiers amours, le rap. J’ai donc commencé à travailler sur un nouveau projet solo avec DJ Stofkry (producteur des 1er et 2ème albums de Fabe), qu’on a dû mettre un peu de côté le temps que je réfléchisse à une façon de l’amener. C’est là que j’ai commencé à travailler sur la mixtape Une Touche de Rêve qui était sensé être réalisée en trois mois, mais qui nous a finalement demandé un an et demi. Cette mixtape s’est révélée être un peu comme un projet hybride : ce n’est pas vraiment un album, mais elle a été travaillée comme si ça en était un.

[STO] : Comment définis-tu ta musique et qui sont ces artistes qui t’inspirent ?

[Malone] : Ma musique je la définis comme un melting-pot culturel. Quand les gens écouteront Une Touche de Rêve, le projet le plus révélateur de mon univers, ils verront qu’il réunit autant des influences africaines qu’à des références plus « streets », mais comme je suis féru de musique en général et que j’aime écouter différents types de musiques, alors tout naturellement vous retrouverez toutes ses inspirations diverses se ressentent.

Pour ce qui est de ces artistes d’où je tire mon essence, je pense à Common ou The Roots par exemple. Ce sont des artistes qui ont une richesse musicale qui est vraiment impressionnante. Prenons précisément Common pour illustration, un rappeur qui peut passer d’un album comme Like Water For Chocolate, très soul et aux morceaux magnifiquement travaillés, à un album comme Electric Circus aux tendances un peu plus « rock »… C’est de cette qualité, cette écriture, ce travail poussé qui m’inspirent.

[STO] : La phrase qui représente ton dernier projet est « J’ai les ambitions d’un roi, car je suis le fils d’une reine. » Mais jusqu’où vont « les ambitions d’un roi » ?

[Malone] : (Rires) Excellente question ! En fait c’est un peu l’idée d’aspirer à la grandeur et la noblesse dans le vrai sens du terme : rechercher tout ce qui fait qu’on pourra marcher avec dignité et regarder dans les yeux les gens qui nous entourent et faire en sorte qu’ils soient fiers de nous. Les ambitions d’un roi n’ont pas de limite, ce sont  toutes ces expériences à venir qui nous font grandir…

[STO] : Quels sont tes projets à venir ? Des prestations scéniques dans l’année, de nouveaux enregistrements prévus ?

[Malone] : Pour les projets à venir, il y a toujours le premier album que j’avais commencé à travailler avec DJ Stofkry que je vais reprendre et rajouter de nouveaux morceaux. Je dois aussi travailler sur un six titres en téléchargement gratuit avec un autre DJ, avec plein de collaborations, dans un tout autre couleur par rapport à Une Touche de Rêve.

Pour les scènes par contre, de façon générale je tourne avec un bassiste, un pianiste, un batteur ainsi qu’un DJ pour réaliser une orchestration musicale un peu plus poussée que sur le disque et garder cette ligne hip-hop grâce au DJ. Nous serons :

- le 26 février 2011, nous serons au Gibus (Paris.)
- le 3 mars 2011 à Evry (91), pour le projet « Talents Cachés, »
- le 11 mars 2011, salle André Malraux à Fleury-Merogis (91) pour le concert Malone & Pals,
- le 18 mars 2011, à La Scène Bastille (Paris), en 1ère partie de Dernier Rempart,
- le 29 avril 2011, nous ferons la 1ère partie du concert de Rocé, à Fleury-Merogis.

[STO] : Donne-nous trois mots qui peuvent te définir ?

[Malone] : Pour le premier, ce sera « la famille, » car elle m’aide beaucoup. Mon deuxième mot, « l’espoir » : il y a une phrase qui dit que si l’on perd l’espoir, on perd la vie, le fait d’espérer est un moteur de tous les instants. Le troisième mot, ce sera « les désillusions » puisque c’est à force de tomber que l’on devient plus fort en se relevant.

[STO] : Un dernier mot avant de se quitter ?

[Malone] : J’aimerai pousser les gens à croire en leurs rêves et donner le maximum pour essayer de les atteindre, tout simplement.

Pour aller plus loin :
- Le site MySpace de Malone : Myspace.com/Maloneofficiel
- Le clip de Malone Hymne à La Paix, juste en-dessous.

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