Retour sur le Festival de Jazz à Nice

 

Chose promise, chose due ! Nous étions à Nice le temps d’un joli week end ensoleillé, pour le plus grand plaisir de nos yeux et de nos oreilles grâce au Festival de Jazz qui se déroule chaque année dans cette ville. La programmation était alléchante et nous avions hâte de profiter de ces concerts. Notre pass pour deux jours de festivités dans la poche, notre QG était la scène de la place Masséna et notre programme était de voir Dee Dee Bridgewater, Erykah Badu, Bernhoft et Selah Sue et nous n’avons pas été déçus.

Faire un festival c’est toujours sympa, l’ambiance n’est pas la même que dans une salle de concert classique, il se crée effectivement une atmosphère particulière. Le fait que cela se déroule en plein air, tout ce monde réuni pour partager la même passion, la douceur du temps joue aussi, bref c’est un univers différent dans lequel on a plaisir à entrer.

La journée on profite évidemment de la ville et de ce temps magnifique, peut-être même un peu trop puisque nous arrivons un peu en retard et nous ratons la prestation de China Moses, mais ce n’est pas grave puisque nous la verrons avec sa mère Dee Dee Bridgewater un peu après. Dee Dee Bridgewater qui sait évidemment faire le show, accompagnée de très bons musiciens elle nous a transporté avec sa voix puissante. Pleine d’humour, elle nous parlait en français et en anglais entre les morceaux, rendant le tout très convivial. Elle invite sa fille à la rejoindre à la fin de sa prestation pour partager la scène avec elle, et c’est avec beaucoup de tendresse et de complicité qu’elles ont interprété un titre ensemble. A la fin de tout cela, on se dit que le festival commence bien !

Maintenant il faut patienter, le temps que les musiciens et le staff d’Erykah Badu s’installent. Elle est souvent en retard et ne déroge pas à cette habitude, mais nous attendons patiemment. Son DJ, une grosse pointure de New York, fait chauffer l’ambiance en lançant le fameux titre de Jay-Z et Kanye West Niggas in Paris et ça marche car la foule s’enflamme dès les premières notes. Puis la voilà qui arrive, vêtue d’un superbe manteau aux allures militaires et c’était parti pour 1h30 de show. Elle passa en revu ses titres incontournables, comme The Healer, et revisita son répertoire pour notre plus grand plaisir. Elle a vraiment un univers particulier et certains n’ont pas appréciés les effets techniques, les choix musicaux etc, mais pour notre part nous avons été transporté. Elle a assuré sa partie, nous l’avons trouvé généreuse et investie, et ces souvenirs resteront longtemps dans  nos mémoires. Le bilan de cette première soirée fut donc très positif et nous avions hâte d’être au lendemain pour la suite.

Nous y voici, il fait encore bien jour lorsque la jolie tête blonde de Bernhoft fait son entrée sur cette grande scène. Il fait d’ailleurs un peu perdu au milieu de ce grand espace, avec sa guitare et ses quelques outils de travail. Ce qui nous avait déjà marqué lors de son concert au Trianon en mai dernier. Sa prestation ressemble beaucoup à ce que nous avons eu l’occasion de voir au Trianon, nous ne sommes pas déçus car l’ambiance du festival rend le tout différent mais nous attendions un peu plus. Malgré cela, tout seul sur cette grande scène, face à autant de monde, il a su faire bouger cette foule et ce fut très agréable. Juste derrière lui arrive le jazzman Gregory Porter, que nous découvrons avec plaisir, car nous ne connaissions pas ce grand bonhomme. Nous nous laissons guider par les notes de jazz des trompettes et autres contre-basses jusqu’à la tombée du jour. La foule applaudit et le jazzman laisse sa place à ce petit bout de femme qui a marque l’année 2011, nous nommons Selah Sue. Et c’est un sacré numéro sur scène, elle parait minuscule mais l’ayant déjà vu en concert également, nous ne doutons absolument pas de sa capacité à prendre la place qu’il faudra sur scène. Elle nous dit quelques mots avec son petit accent charmant et commence son show doucement avec quelques balades, mais une fois ces balades terminées il est temps de corser un peu les choses. Nos oreilles se voient alors gratifiées des tubes de son album tous plus dansant et puissant les uns que les autres autres. Une mention particulière pour les musiciens encore une fois, qui nous ont envoyé du lourd et qui nous ont fait vibrer du premier au dernier rang de spectateurs. Elle aussi a été généreuse, cela se sentait qu’elle était contente d’être là, et nous avons eu le droit à un rappel évidemment. Les dernières notes du rappel se terminent et la foule se dispersent, et vous savez quoi ? Eh bien nous on a déjà hâte de connaître la programmation de l’année prochaine pour y retourner et on espère vous y croiser.

Mots-clés : , , , , , ,

Il n'y a pas encore de commentaires pour cet article. Soyez le premier à en laisser un !

Laissez un commentaire