Concert : retour sur la venue de Nas à Paris

 

Ils étaient là bien avant 20h,  les nombreux amateurs de hip hop venus assister à l’un des concerts les plus attendus de l’été. Et il faisait chaud ! Certains en  jeans-baskets, certaines en tenue de soirée, quelques uns avaient prévu la serviette éponge autour du coup. Des fans de l’un des meilleurs rappeurs de New York aux simples curieux et amateurs de musique, tous étaient « ready for Naaaas » !

A 21h10, le rappeur de Queensbridge arrive enfin sur scène, devant un Bataclan complet. Autour de lui, un DJ et une formation musicale composée de deux guitares électriques, une batterie, un synthé et même un trombone. Au micro, un descendant de Nat King Cole dont on a pu apprécier la voix, les pas de danse et la bonne humeur !

Et c’est alors parti pour 1h15 (seulement) de show. Nas passe en revue tous ses tubes : « passe en revue » car il n’en interprète que peu en entier et s’arrête souvent après le premier refrain. L’occasion de se remémorer le meilleur du hip hop, des classiques intemporels comme NY State Of Mind ou Affirmative Action, en passant par If I Ruled The World, Street Dreams ou encore Hate Me Now, moment où le concert prend des allures d’un show de rock star ! Effets de lumières, riffs de guitares, le sol tremble… La température est bien montée et les fans les plus fragiles abandonnent la moiteur de la fosse, en sueur, pour aller reprendre leur respiration. Et Nas laisse enfin tomber le t-shirt… pour laisser dévoiler face à ces mesdemoiselles un débardeur noir qui fait ressortir ses biceps tatoués et permet de deviner un torse bien dessiné.

Après un mot pour Barack Obama puis un hommage à son père le jazzman Olu Dara sur le très bon Bridging The Gap, Nas présente son nouvel album. Il explique ainsi qu’il voulait des sonorités des années 1990, présentes notamment sur le premier single Nasty. Il raconte aussi comment il est passé de Life’s A Bitch à Life’s Good puis arrivent alors Daughters, extrait de l’opus qui sera dans les bacs le 17 juillet, suivi du fameux I Know I Can, dont le refrain est repris par le public du Bataclan.

Après 1h15 de partage et un unique rappel (le public parisien a été habitué mieux récemment à un concert plutôt royal), Nas aka The Don, nous quitte sur un « I love you for real. Merci. » Nous aussi on t’aime Nas.

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