Découvrez : Léon le Showman

 

En fin d’année dernière, nous avons eu l’opportunité d’assister à un showcase pour me moins particulier, celui d’un artiste que nous ne connaissions pas du tout, j’ai nommé Léon. Premier réflexe avant de s’y présenter, trouver quelque chose qu’il a réalisé à l’aide d’Internet. On trouve quelques vidéos sur Youtube et là c’est un choc, on se retrouve en face d’un Barry White des temps modernes et il est impossible de rester de marbre face à cette voix envoûtante.

Le showcase s’est déroulé dans un hôtel de luxe, autant dire qu’il a mis les petits plats dans les grands pour cette occasion particulière qu’est sa première apparition face aux bloggeurs français. Seulement au lieu du Barry White découvert plus tôt sur la toile, c’est plutôt un Léon façon James Brown que nous avons vu débarquer, la surprise était complète. Après quelques morceaux en français et en anglais (un album à venir nommé Chocolate), plusieurs filles prises au filet et un bouton de chemise qui a sauté, nous avons pu poser quelques questions à Léon afin de vous le présenter un peu mieux. Ça se passe juste en dessous.

STO : Bonjour Léon, c’est ton premier passage à Paris ?

Léon : Non, j’étais déjà venu faire la première partie de Laure Milan il y a quelques mois, j’ai découvert le public parisien, les amoureux de la soul. Je me suis éclaté, c’était super cool.

Ce passage t’a-t-il servi pour tester ton album auprès du public ?

Ouais c’est ça, j’ai voulu prendre la température et ça s’est très bien passé. C’était une très bonne chose pour moi et quand je suis rentré chez moi, je me suis dis : c’est ça qu’il faut que je fasse !

Tu t’annonces en tant que Soul Man et lorsqu’on te voit, on trouve quelqu’un de possédé par le démon de la funk. Ou vois-tu la limite entre les deux ?

Pour moi il n’y a pas vraiment de les limites. Les deux vont très bien ensemble et ma soul à moi, il faut qu’elle sente la sueur, faut que ça danse, donc c’est ça qui ramène un petit peu au funk. Je suis un mélange des deux en fait, une sorte de « bad boy gentleman. »

Concernant tes textes, tu chantes en français et en anglais. Est-ce que tu te cherches encore ou est-ce vraiment un choix de ta part ?

J’ai décidé de faire les deux pour la simple et bonne raison que je suis français et la source de la soul vient des États-Unis. Donc elle sonne mieux en anglais mais comme je suis français, je me suis dis « merde, on va essayer de la faire sonner en français aussi ! » Faire les deux c’est un vrai plaisir, je trouve que ça amène autre chose, quelque chose que les américains ne peuvent pas faire (rires).

N’as-tu pas peur de te mettre une partie du public à dos ?

Je suis assez open au niveau de la musique, j’ai pas une vision sur un public ou un autre. Selon moi la musique est un partage, j’ai pas envie de viser uniquement un public soul non, je veux atteindre tout le monde. La musique pour moi c’est « un dimanche à Bamako, c’est le jour du mariage », et quand je fais un concert je veux que ça ressemble à ça, qu’il y ai une sorte de fusion.

Tu parles de partage, quel est LE message que tu souhaites partager dans ta musique ?

Sur cet album, c’est l’Amour. Je l’ai fait après une séparation et ça m’a servi de thérapie. Certains vont voir des psys, d’autres se mettent à boire, moi j’ai fais mon album. D’ailleurs faudrait que j’appelle mon ex pour la remercier (rires à nouveau).

Sur scène, tu te dépenses beaucoup : est-ce un trop plein d’énergie ?

Sur scène c’est un peu comme chez moi, j’y vis. Quand je suis sur scène, je suis un peu comme un gosse qui vient d’avoir un nouveau jouet à Noel, je suis toujours tout excité.

Passeras-tu dans les salles de concerts parisiennes prochainement pour diffuser ton message ?

J’espère oui, c’est en cours de négociation.

Si tu pouvais collaborer avec un artiste, vivant ou mort, lequel choisirais-tu ?

Marvin Gaye, sans hésitation. Il est classe, il dégage quelque chose.

Et enfin, quel est ton meilleur souvenir part rapport à ton expérience actuelle de musicien ?

C’était un concert à Saragosse, en Espagne. Pendant que j’étais sur scène avec sept autres musiciens, il y a un projecteur derrière nous qui a pris feu. Au début on ne s’en était pas rendu compte mais le public nous l’a quand même fait remarquer. Par contre, on a continué à jouer et le public, en voyant ça, a continué à danser pendant que l’arrière de la scène prenait feu. L’ironie, c’est que ça s’est passé au Festival de l’Eau.

Et maintenant, son portrait chinois.

Léon, si tu étais :

Un objet : un disque

Un animal : une panthère

Une pièce dans une maison : un salon

Un continent : l’Afrique

Une femme célèbre : Aretha Franklin

Un vêtement : un short

Une chanson : You Sexy Thing par Marvin Gaye

Une insulte : Enfoiré !

Pour aller plus loin :

Le site Internet de Léon ainsi que sa page Facebook.

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Commentaires Feed

  1. Armelle - 28/02/2012 à 1 h 16 min

    Quelle énergie !

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    1. Arnaud - 01/03/2012 à 10 h 15 min

      Il était carrément à fond pendant tout le show !

      Répondre

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