Idlewild Gangsters Club, bienvenue en Géorgie

 

Idlewild, c’est le sixième album studio du duo d’East Point. Mais pas seulement : l’album est en réalité une partie de la bande originale du film éponyme, Idlewild (Gangsters Club), croisement d’un clip géant de 1h55 et d’une comédie musicale à la Moulin Rouge (ou plus récemment Burlesque).

Sorti dans les salles obscures en 2006 (enfin 2007 chez nous), Idlewild raconte l’histoire de Rooster (Big Boi) et Percival (André 3000) en Géorgie, juste après la Prohibition. Amis d’enfance, les deux jeunes hommes voient leurs chemins se séparer quand Rooster commence les petites combines et que Percival apprend le métier de son père, croque-mort, dans le but de lui succéder un jour. Rooster devient la star du club local, appelé L’Eglise, où il harangue les foules sur scène tous les soirs au plus grand désespoir de sa femme. Il réussi à y faire entrer le timide et introverti Percival, pianiste virtuose mais dont tout le monde se moque (et qui déchiffre ses partitions grâce à des petits dessins animés). Une autre des artistes du club est Taffy, interprétée par la non moins talentueuse Macy Grey !

Après une réunion improvisée au cours de laquelle le parrain de la ville annonce sa retraite et cherche un arrangement pour la tenue de L’Eglise et le business lucratif de la vente d’alcool, une starlette du doux nom d’Angel Davenport (Paula Patton) débarque en ville pour se produire au club. C’est le coup foudre entre elle et Percy, et l’occasion de quitter Idlewild et le lourd héritage familial se présente. Pendant ce temps, Rooster doit faire face à la menace du nouveau parrain local, Trumpy (Terrence Howard) qui par tous les moyens possibles, cherche à s’enrichir et éliminer la concurrence.

Idlewild va donc dévoiler l’itinéraire des deux personnages jusqu’au happy ending (ou presque !), le tout en musique. Le film a été réalisé par Bryan Barber, à qui l’on doit de nombreux clips d’Outkast (parmi lesquels Roses, Hey Ya !, So Fresh, So Clean ou encore The Way You Move), mais aussi celui de Girl des Destiny’s Child, Ain’t No Other Man de Christina Aguilera ou plus récemment Carry Out de Timbaland. On comprendra donc pourquoi le film a cet aspect clip vidéo puisque chaque numéro musical est intégré comme un clip au scénario plutôt que comme un prolongement de l’histoire abordé de manière chantée. On y est littéralement plongés dans les années 1930 : les costumes, les décors, la qualité de la photo donnent un résultat final très satisfaisant et sûrement fidèle à la représentation que les deux membres d’Outkast souhaitaient. A noter que Patti LaBelle, l’interprète du mythique Lady Marmelade, fait une courte apparition dans le film.

Les inconditionnels d’Outkast (les autres aussi !) devraient passer un bon moment devant ce long métrage et noteront même que de nombreux titres de leur précédent album Speakerboxxx/The Love Below sont audibles dans le film (et que le reste est donc sur la B.O.). Pour la bande annonce c’est juste en dessous, on se retrouve demain pour parler des autres projets ciné / télé et de l’album Idlewild, justement !

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Commentaires Feed

  1. SoulYmaN - 23/06/2011 à 22 h 52 min

    Un film très sympa, avec, surtout, une bande son orgasmique qui prouve que le duo est capable de tout faire ! Vivement le come – back, peu importe la forme.

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    1. Mike - 24/06/2011 à 13 h 43 min

      Va falloir que je le regarde dès que possible, je n’ai plus le choix maintenant !

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  2. Anouk. - 24/06/2011 à 13 h 36 min

    Waw! Je pensais être la seule sur terre à connaître ce film. Je vois que non! Ça fait plaisir, c’est vrai que c’est un « petit » ovni à voir… absolument. Je keef définitivement Outkast! : )

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    1. Mimouna - 24/06/2011 à 19 h 40 min

      Ce à quoi je réponds : ouf, je ne suis pas la seule à le connaître ! :)

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    2. SoulYmaN - 24/06/2011 à 20 h 23 min

      Oui, pensais être le seul à l’avoir vu aussi en France, j’ai tellement eu de mal à mettre la main dessus à l’époque. Mais bon Outkast et moi c’est une grande histoire d’amour.

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