Pink Friday

 

Nicki Minaj, peut-être que ce nom ne dira rien à certains, mais à Soul Ton Oreille, on le connaît depuis un moment.  Rappeuse américaine dans la pure lignée des Lil Kim et consorts, elle vient tout juste de sortir son premier album intitulé « Pink Friday ». Et croyez-moi, à la vue des passions qu’elle déchaine déjà, il y a eu pire comme début de carrière.
Pour les non-initiés, Nicki Minaj nous vient de New York, quartier général du Hip Hop mondial, et évolue sous la protection de Lil Wayne depuis trois ans déjà. Après plusieurs mixtapes, apparitions sur différents albums et compilations, cette « Barbie » avait su se faire un nom et un buzz phénoménal, rendant l’attente pour ce premier opus extrêmement élevée. Mission réussie ?

Ce qui est sûr, c’est que Nicki sait s’entourer des bonnes personnes. Premier album et pas moins de six featuring avec des stars de renommée internationale. Eminem, Kanye West, Drake, Rihanna, Will I Am ou encore Natasha Bedingfield (oui oui), ils ont tous décidé de lui prêter main forte pour son lancement sur la scène mondiale. Et à l’écoute des morceaux sur lesquels ils apparaissent tous, on reconnait véritablement les sonorités propres à chacun d’entre eux. De l’égo trip d’un Kanye West (« I think I’m Marc Jacobs/ I think I’m Lagerfeld ») aux vibes de Rihanna sans oublier les sons décalés et les lyrics tranchants d’Eminem, tout y passe. Pink Friday n’est pas pour autant ce qu’on peut appeler un album éclectique, il est bien plus que cela. C’est un véritable patchwork rassemblant toutes les influences de la rappeuse et ce, de la plus belle façon qui soit. Nicki Minaj allie des beats aussi différents que complémentaires à des textes qui ne manquent pas de rafraichir nos habitudes musicales.

Évidemment, malgré toute l’originalité et l’énergie que Nicki insuffle à sa musique, on retrouve un côté « américain » dans ses compositions qui ne plaira peut-être pas à tout le monde. Un peu d’histoire de son enfance triste dans le Queens jusqu’à son arrivée au sommet, d’où le titre humblement intitulé « I’m the best ». Elle le dit elle-même, Nicki est plus « Aladdin que Jasmine ». Elle s’affirme une fois de plus comme quelqu’un ayant connu la vie dure, loin des palais et des sacs Louis Vuitton. Heureusement pour elle (ou pas), cette époque semble révolue puisqu’avec sa signature chez Universal Motown et la sortie de cet album, elle ne devrait plus avoir de soucis à se faire sur son avenir. Et si Nicki Minaj est destinée à suivre les traces d’une Rihanna (l’épisode Chris Brown en moins) ou encore Lil Kim, c’est vraiment tout le malheur qu’on lui souhaite. Pour ceux qui voudront se procurer son album, nous vous conseillons largement la version deluxe qui comporte pas moins de quatre morceaux supplémentaires, et pas des moindres.

On adore : Roman’s Revenge (Feat. Eminem)


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